Mers chers petits lecteurs, je dois dire que je suis très mécontente de vous. En effet pour ce chapitre, j'ai dû relire le troisième et qu'elle ne fut pas ma surprise de voir que personne ne m'avais prévenu. Je m'explique j'ai l'habitude de faire un copier/coller des reviews afin de simplifier la rédaction des réponses. Seulement ce fourbe de PC a décidé de mettre ça dans le chapitre et maintenant que j'y pense je ne sais même pas comment c'est possible enfin bref, l'erreur est corrigé.
Mathiewpr, en effet tu as deviné. Bien sur il y aura d'autres chapitres et pour les dédicaces, à toi de me donner de bonne idées =) Pour la bande, ne t'inquiète pas je ne compte pas réitérer l'expérience, je préfère me centrer sur les deux gugusses.
Personnes, merci pour tes encouragements et on rentre enfin dans le vif du sujet, enfin presque.
Eihpostaro, c'est ça toute la classe du truc =) Plus sérieusement je pensais vraiment partir sur une grosse discussion entre les deux mais je pense que ce sera mieux un peu plus tard.
Chapitre 5
Le groupe commence à se dissoudre. Kiba dit au revoir à chacun d'entre eux et Shika en profite pour me prendre à part.
- Je peux te parler un instant ?
Il prend un ton sérieux, il doit vouloir me parler de quelque chose d'important.
- Euh oui.
- Ça fait longtemps que tu connais Kiba ?
- Une à deux semaines à peu près, pourquoi ?
- C'est étrange, vous avez l'air de bien vous entendre et surtout il ne m'a jamais parlé de toi, dit-il légèrement irrité.
- J'ai cru comprendre que ça faisait un moment que vous ne vous êtes pas parlé.
- Je ne sais pas ce qu'il se passe entre vous mais s'il sourit à nouveau c'est tous ce qui importe.
Je suis perplexe, il n'y a pas plus joyeux que lui pourquoi… Ce qu'il s'est passé ces derniers jours me revient subitement en mémoire. Je l'observe. Si je comprends bien, il lui est vraiment arrivé quelque chose de grave et vu sa réaction à mon sujet, ça doit concerner le suicide. C'est quelqu'un qu'il n'a pas pu aider ou ça le concerne directement ? Je sens une boule se former dans ma gorge à cette idée. Je le vois sourire au loin, il m'a sauvé deux fois et je compte bien lui rendre la pareille. Je me tourne brusquement vers Shika qui me regardait du coin de l'œil.
- Tu sais ce qu'il s'est passé ?
- Ça, c'est à lui de t'en parler.
Pourquoi il a lancé le sujet alors ?
Il se tourne vers Kiba et le regarde avec un sourire affectueux. Il a l'air de beaucoup tenir à lui. Il me refait face.
- En tout cas continue à le faire sourire, il le mérite.
Il me claque l'épaule et part à sa rencontre. Kiba se retourne sur lui avec un grand sourire. Ils sont trop loin pour que j'entende ce qu'ils disent. Ça dure quelque minute avant qu'ils ne s'enlacent et que Shika suive le même chemin que les autres. Je m'assoie et finis ma boisson pendant que Kiba prend place à mes côtés.
- La soirée t'a plu ?
- Oui c'était bien sympa même si je ne suis pas habitué à autant de monde d'un coup.
- Ne t'inquiète pas les soirées de cette ampleur se font rare. Je vois généralement que Shika même si ça faisait bien longtemps que je ne l'avais pas vu.
- Vous avez l'air de vraiment bien vous entendre.
- C'est pas pour rien que c'est mon meilleur ami.
La chanson Prayer in C résonne et Kiba me regarde dangereusement.
- Non, je ne danserai pas. Je l'ai suffisamment fait pour une vie entière.
Il se rapproche, se fichant bien de ce que je lui dis et m'agrippe le bras avant de me forcer à le suivre. Il se plaque dans mon dos et commence à se déhancher contre moi. Je sens une multitude de fourmillements me traverser le corps à chacune de ses ondulations.
- Tu vas le regretter quand on sera rentrés, articulais-je difficilement.
- Ah oui ? chuchote-t-il à mon oreille.
Je le fixe du coin de l'œil et cette situation à l'air de bien l'amuser.
- C'est moi ou ça te dérange moins que je fasse ça maintenant que mes amis sont partis ?
Sa question me perturbe. C'est vrai qu'il est beaucoup plus proche de moi que tout à l'heure avec Hinata. J'ai peut-être réagi de manière excessive tout à l'heure.
- Non c'est pas ça, moi non plus je ne sais pas pourquoi j'ai réagi comme ça.
- Chaton est un grand timide ?
- Non c'est pas de la timidité sinon je t'aurais dégager de mon dos depuis bien longtemps.
Il semble y réfléchir aussi en posant sa tête sur mon épaule. Je me laisse aller contre lui bien malgré moi et je perçois son sourire contre mon cou. Il glisse ses mains autour de ma taille et on ne bouge plus. Je profite de sa présence contre moi et la chanson se termine bien trop vite. Je l'entends bailler.
- Je suis claqué, on rentre ?
J'acquiesce et on prend le chemin de la sortie.
Sur le chemin du retour, je réfléchi à ma vengeance. Il semble l'avoir oublié mais qu'il ne compte pas trop sur moi pour que je fasse de même. Je l'observe discrètement et rien ne viens. Comme le chemin est encore long, mon esprit vagabonde et je repense à la discussion qu'on a eue quand on dansait tous les deux. Rien qu'avec cette pensée, je ressens à nouveau les mêmes sensations bizarres. Mais bref je m'égare, pourquoi j'ai réagi aussi excessivement alors qu'il est plus tactile d'habitude et ce n'a m'a jamais posé de problème ? Une certaine séance de massage mutuelle, bien que séparé d'une bonne heure, vient pointer le bout de son nez dans mon esprit. Oui, il est très tactile et moi aussi en fait, j'en rougirai presque. Je comprends mieux l'expression qu'il affichait quand je suis sorti des toilettes. Il ne devait rien comprendre le pauvre, je ferais mieux de me décoincer un peu. L'illumination se fait dans mon pauvre crâne, je la tiens ma vengeance. Tu vas morfler mon gros.
OoOoOoOoOoO
Il se gare devant la fenêtre comme à son habitude et nous sortons. Il déverrouille la porte et on rentre se mettre au chaud. Je regarde l'heure et mine de rien il est déjà plus de quatre heures et demi du matin. Kiba part dans la salle de bain et j'en profite pour mettre en place mon plan. Je rentre dans la chambre, la pièce est obscure mais pas trop on discerne aisément ce qu'il se trouve dans la pièce. J'avise mon pyjama, tout du moins le short que Kiba m'a généreusement prêter, non si je le mets ça ne fera pas naturel. Il ne reste plus qu'à bien analyser le terrain et je suis prêt. Je sors furtivement de la pièce et je bois un verre d'eau dans la cuisine pour qu'il ne se doute de rien du plan machiavélique qui l'attend. Il sort de la salle de bain avec son short qui lui sert de pyjama à lui aussi et se vautre sur son canapé.
- On pourrait échanger pour que tu ne te cogne pas à chaque fois le canapé.
- Et pour ne plus avoir ton massage en guise de réveil, JAMAIS.
Il se terre dans sa couverture et ne bouge plus. Bien, je peux commencer mes représailles. Je vais dans la chambre et patiente deux-trois minutes.
- Bordel Kiba, il y a un truc ÉNORME dans la chambre, hurlais-je en courant hors de la pièce.
Kiba se lève d'un coup et j'essaie de prendre une expression alarmée.
- Où ça ?
- Mais bordel, je viens de te le dire.
Je le pousse dans la chambre et ferme silencieusement la porte.
- Si t'allumais on verrait plus facilement quelque chose. Pourquoi elle est éteinte d'ailleurs ? s'interroge-t-il en regardant au plafond.
Merde, j'ai oublié ce petit détail mais ce n'est pas bien grave. Je m'approche de lui silencieusement avec un sourire malveillant et il ne se doute de rien.
- Toujours à mon secours, hein Super Kiki ? lui murmurais-je une fois dans son dos.
Il marque un temps, surpris, mais se reprend bien vite.
- Putain, pourquoi il a fallu que tu le retiennes ? soupire-t-il.
- Simple vengeance mais je n'en ai pas fini avec toi.
Je le plaque, face contre le mur entre l'armoire et la table de nuit. Mon regard se perd sur son dos avant de me presser contre lui. Son expression est totalement différente de la mienne, lui ça à l'air de lui plaire.
- Vas s'y, fais-moi regretter chaton.
Il n'a pas oublié finalement mais du coup, ça me coupe un peu dans mon élan et je ne suis plus bien sûr de ce que je dois faire. Il semble remarquer mon hésitation et s'en amuse. Il se retourne et s'adosse au mur dans une pose aguicheuse. Une forte rougeur se propage sur mes joues et je le détaille honteusement pendant de nombreuses minutes.
- Ah la la, faut tout faire soi-même ici.
Hein ? Il pose sa main sur mon pec et me force à reculer, je butte contre le lit et il me pousse pour que je bascule avant qu'il me grimpe dessus.
- C'est pas vrai, c'est toujours moi qui finit en dessous, me lamentais-je.
- Ça n'a pas que des désavantages.
- Parle pour toi.
- Mais c'est ce que je fais.
Il sourit et viens me faire un bisou sur la joue. Le temps semble s'être arrêté momentanément et on se fixe.
- C'est vrai que mon lit est beaucoup plus confortable que le canapé mais je crois avoir trouvé quelque chose de bien mieux.
Et il s'allonge sur moi sans autre forme de procès. Il n'est pas des plus légers mais c'est agréable et quelque part rassurant. Je regrette presque d'être toujours vêtu. Ma respiration se calme et son odeur m'entoure complètement. Je me sens partir dans les vapes.
- Tu comptes dormir fringué ?
C'est à croire qu'il peut vraiment lire dans mes pensées. Je fais descendre mes mains le long de mon corps et touche par inadvertance son abdomen.
- Je savais bien que t'était curieux chaton.
- Mais non mais comment tu veux que j'enlève mon haut alors que t'es vautré sur moi ?
- Chut, ne te cherche pas d'excuse, dit-il en mettant son index sur mes lèvres entrouvertes.
Je roule des yeux et soupire.
- Bon laisse-moi t'aider, t'as pas l'air bien doué.
- Heiiin ?
Il se saisit du bas de mon tee-shirt et le fait remonter jusqu'à mes épaules.
- Si t'y met pas du tien, on va pas y arriver.
En effet, j'ai toujours mes bras de part et d'autre de mon corps et dans ces circonstances, il a un peu de difficulté à me le passer au-dessus de la tête. Je les relèves et il s'empresse de me l'enlever complètement avant de le balancer au hasard sur le sol de sa chambre. Il me regarde deux secondes avant de s'attaquer à mon pantalon. Le bouton saute très vite mais la braguette se montre quelque peu récalcitrante. Il s'acharne dessus et je prends peur pour mes bijoux de familles.
- Calme toi Jean-Pierre tu vas finir par me les coincer.
Je la défais moi-même avant de faire glisser mon pantalon le long de mes jambes et il suit mes mouvements de près. Son regard remonte littéralement mon corps et j'en suis fortement gêné. Il farfouille sous mon oreiller et en sort mon pyjama.
- Bon, il reste plus qu'une chose à enlever.
J'ai peur de trop bien comprendre ce qu'il insinue. Il me sourit et fait descendre sa main avant de claquer l'élastique de mon boxer sur ma taille afin que je réalise bien ses intentions. J'attrape vivement sa main et panique quelque peu.
- T'es pas le seul à être curieux chaton, murmure-t-il dans mon cou et forcant un peu ma main ce qui lui permet de descendre de quelques millimètres mon sous-vêtement.
Je le repousse plus violemment que prévu. Il est surpris mais son regard change radicalement. Non, tout mais pas ça, je ne veux pas voir cette lueur dans ses yeux. Je le regarde douloureusement et lui regarde ailleurs avant de quitter le lit. J'ai l'impression que mon cœur se fissure, ça ne m'a jamais fait aussi mal. Faut dire que c'est arriver qu'une fois. Il atteint la porte mais ça ne se passera pas comme ça, je ne veux pas qu'il s'en aille. Je le rattrape et le serre dans mes bras. Il me repousse si fortement que je tombe, lui me regardant de haut. Il s'approche une lueur mauvaise dans les yeux.
- Tu pensais vraiment que tu pouvais m'intéresser ? Que j'en ai quelque chose à faire de toi ?
- Pourquoi tu dis ça ? Qu'est-ce que j'ai fait ?
- Qui voudrait sortir avec toi ? Tu t'es bien regardé ?
Mais qu'est-ce qu'il lui arrive d'un coup ? Il continue à me poser des questions en montant le ton de plus en plus fort et je sens les larmes me piquer les yeux. Il me fait peur, qu'est ce qui lui prend ? Je recule jusqu'à me retrouver bloqué contre la table de nuit.
- Tu penses vraiment que j'ai envie de TOI ? hurle-t-il en me mettant une raclée qui me colle au sol. Je touche ma joue brûlante et le regarde effrayé. Quelque chose ne va pas, comment un couteau est apparu dans sa main et surtout que compte-t-il en faire ? J'ai ma réponse quand il se jette sur moi et me plante avec. Une douleur lancinante me traverse de part en part et la seule chose que je vois avant de sombrer est son sourire, fier de lui.
OoOoOoOoOoO
J'ouvre soudainement les yeux et je suis plongé dans la pénombre. J'ai le cœur qui bat à cent à l'heure et je transpire comme pas permis. Je touche ma poitrine et je ne suis pas blessé. C'était qu'un rêve, un putain de rêve. Je pars me rafraîchir dans la salle de bain. Je ne sais pas où s'arrête la réalité et où commence le rêve seulement un petit détail me permet de le déterminer. Je suis toujours habillé, j'ai dû m'endormir quand il s'est allongé sur moi. Quelque part je suis content qu'il ne m'ait pas réellement dit tout ça mais d'un autre coté la première partie du rêve était plutôt agréable. Je me sèche le visage et bois un verre d'eau avant de rejoindre le brun.
Une fois dans la chambre, je retire tee-shirt et pantalon et je m'assoie sur le lit en dessous de la couverture. J'ai le cauchemar encore en tête et je crois que je vais avoir du mal à me rendormir. Kiba dort comme un bien heureux et il a profité de mon absence pour s'étendre au maximum. Je m'allonge comme je peux et je me cale sur son bras. Il semble se rendre compte de ma présence puisqu'il ramène son bras contre lui, m'emmenant en même temps. Maintenant c'est moi qui suis vautré sur lui, ma jambe gauche entre les siennes et je sens sa main échouer dans le creux de mon dos. C'est encore plus agréable que dans mon rêve, je sens parfaitement le contact chaud de sa peau contre la mienne. Je niche ma tête dans son cou et inspire profondément, j'aime décidément trop son odeur. Sa respiration calme me berce et me ferai presque oublier mon cauchemar.
Il bouge un peu et tourne son visage face au mien. J'ai bien envie de faire quelque chose que je ne devrais peut-être pas mais après tout il dort je ne risque rien. Je me redresse sur mes coudes et je me penche vers lui. J'hésite un peu, c'est mon premier baiser après tout et j'étais loin de l'imaginer dans ces circonstances. Je caresse ces cheveux de la même manière que lui et ça à l'air de lui plaire. Je m'approche encore un peu et son souffle se répercute sur mes lèvres ce qui fait céder la moindre petite parcelle de raison qui aurez pu résister. Je ferme les yeux et je presse mes lèvres contre les siennes. C'est bizarre le contact n'est pas si différent que d'embrasser de la peau, je suis un peu déçu. J'ouvre les yeux et je comprends mieux pourquoi le contact me semblait si peu différent. J'ai été si impatient que je me suis jeter sur lui et j'ai dérapé sur sa joue et non sur ses lèvres. Mais quel con ! Je secoue la tête de dépit et le regarde à nouveau. Il ne bouge pas et est toujours profondément endormi. Bon cette fois je garde les yeux ouvert et j'y vais plus calmement. Je me penche et pose doucement ma bouche sur la sienne. C'est agréable et doux mais trop court à mon goût. J'humidifie mes lèvres machinalement, j'ai bien envie de recommencer. J'ai pas le temps d'y penser que ma bouche à déjà rejoint la sienne. C'est doux, chaud et légèrement humide. Je bouge quelque peu créant une friction. Je m'arrache à lui car je risque d'aller trop loin si je continue. Il y a eu au moins une chose positive dans ce sale rêve c'est que j'ai vraiment envie de tenter quelque chose avec lui et je ferai tout pour lui plaire. Je me recale contre son cou et son bras m'enserre, cette position est vraiment confortable. Mais ce que je ne savais pas c'est que la marmotte n'était pas aussi endormi qu'elle le laissait paraitre.
OoOoOoOoOoO
Voila pour ce petit chapitre où le petit blond se décide enfin à passer à l'acte, enfin plus ou moins.
