Et oui mes enfants, vous ne rêvez pas c'est bien un nouveau chapitre. Petite panne d'envie et un quantité non négligeable de jeux à tester enfiinnnnn breffff... sinon je suis plutôt contente de vos réactions quant au cauchemar, c'était le but recherché.

Tout de suite les réponses aux reviews.

Eihpostaro, oui le cauchemar était un petit délire que je voulais placer. Je pense que je vais quand même acheter un bouquin de survie contre la torture tu comprendras mieux à la fin de l'histoire =D

Mathiewpr, bon bah rien puisque tu sais déjà LLLOOOOOOOOOOOOOLLLLLLLLL

Personnes, la suite devrai te plaire.

Chapitre 6

Bien que je sois calé, je commence à avoir des fourmis dans ma jambe droite. Je me détache de lui à contre cœur et m'allonge sur le dos. Il me suit dans mon mouvement et se colle à moi. Peut-être un peu trop puisqu'il me pousse jusqu'à ce que je sois obligé de me mettre sur le flanc gauche. Il loge sa tête dans mon cou et sa main vient se glisser autour de ma taille en prenant bien soin de me caresser le ventre au passage. Une multitude de frissons suit sa trajectoire ce qui me fait bouger de quelques centimètres. J'essaie de m'endormir mais il semblerait que l'emplacement de sa main ne lui convienne plus. Il la fait donc remonter pour la poser sur ma hanche et ensuite l'agripper. J'essaie de convaincre mon corps de ne pas réagir mais il est sacrément têtu. Surtout qu'il y en a une qui n'a pas l'intention de me laisser dormir apparemment. Non seulement contente de me provoquer ce genre de réaction, elle continue en faisant de petit cercle sur ma peau qui est plus sensible que je ne le pensais. Il est bien actif pour quelqu'un qui pionce !

Mais tout ceci n'était en réalité qu'une mise en scène pour camoufler l'odieux complot qui est en train de se dérouler sous nos yeux, mesdames et messieurs. En effet cette fourbe en a profité pour tenter une intrusion dans mon caleçon. Nan mais dit donc, tu vas repartir par là d'où tu viens ! Je m'insurge pendant quelques minutes en ayant pris soin de virer le malotru de mon calbute. Je m'allonge sur le ventre histoire d'avoir la paix mais c'est mal le connaitre, déjà qu'il est borné éveillé alors endormi je vous en parle même pas. Il revient à la charge et me caresse doucement le dos en mettant une de ses jambes entre les miennes. Je sens son souffle sur ma nuque et je m'assoupis de plus en plus. Je baisse ma garde et je sens une chose se faufiler insidieusement sur mes fesses. Mais il ne va pas me laisser tranquille ?! Malheureusement ces caresses ne manquent pas de me faire pas mal d'effet et j'y prends goût. Je tourne la tête vers lui et me serre un peu plus en profitant honteusement de sa tendresse.

Quelques minutes passent et ses caresses n'ont pas cessé, bien au contraire. C'est plus qu'agréable et j'ai un peu honte de profiter de lui alors qu'il ne sait pas ce qu'il fait. J'ouvre un œil et je l'observe. Son visage est plus proche que je ne le pensais et ses lèvres sont vraiment attirantes. Je mets ma main sur son épaule et le pousse pour le placer sur le dos, son bras me ramenant sur lui. Ses cheveux s'étalent sur l'oreiller et sa bouche s'entrouvre légèrement. Un petit bisou de plus ne peut pas lui faire de mal, non ? Je me penche et savoure le moment où mes lèvres rencontrent les siennes. Je me recule de quelques centimètres et passe ma langue sur mes lèvres. Je suis si absorbé par le bas de son visage que je ne remarque pas qu'il ouvre doucement les yeux. Je l'embrasse à nouveau et je le sens remuer. Merde. Je me crispe, les yeux écarquillés. Il marmonne puis tourne la tête. Fausse alerte mais il m'a bien fait peur quand même. Le problème c'est que je ne peux plus continuer mes conneries maintenant. Je redresse sa tête avec deux doigts posés sur sa joue. Je me repenche mais quelque chose me stoppe dans ma descente. Ses yeux. Ses putains d'yeux OUVERTS. Je me jette en arrière, en passant sur le cri peu viril que j'ai émis et me recroqueville dans un coin du lit, la tête cachée dans mes genoux. Le lit bouge, signe qu'il se déplace tel un requin fasse à un pauvre phoque sans défense. Sa main remonte mon tibia et se pose sur mon genou. Je tremble comme une feuille par grand vent et je sens un poids sur mon crâne. Je ressors ma tête de mes genoux et son front retombe sur ces derniers. Il n'a pas l'air de mal le prendre, je lui caresse presque tendrement les cheveux. Il se redresse vivement et se jette sur moi me clouant au mur, ses mains plaquées de part et d'autres de ma tête. Il y a une infinie douceur dans ses yeux mais après il fait sombre, c'est surement le fruit de mon imagination mais pour le moment je veux y croire. Une de ses mains se pose sur ma joue sans me quitter des yeux. Je déglutis difficilement en le voyant se lécher les lèvres. Il se rapproche de moi lentement et je sens mon cœur s'emballer. Je ferme les yeux et je l'attends.

Pendant quelques secondes, il ne se passe rien et je mordille ma lèvre inférieure d'impatience et rouvre lentement les yeux. Les siens vacillent et sont surtout concentrés sur le bas de mon visage. Je pensais que dans ce genre de situation il saurait prendre les devants mais quelque part ça me rassure qu'il ne me saute pas dessus. Je pose la main sur sa cuisse et le regarde peut-être un peu trop intensément. Il me regarde et on dirait qu'il a pris sa décision. Il se penche et m'embrasse. Bien que ce ne soit pas la première fois, cette fois-ci c'est lui qui initie le mouvement et ça change tout. Nous restons immobiles et j'ai une sensation étrange dans le creux de mon ventre. On se recule sans dire un mot. Il sourit timidement ça fait bizarre de le voir comme ça, on dirait qu'il est gêné.

- C'est pas bien de réveiller les gens quand ils dorment, chaton, dit-il tout bas.

Je le reconnais enfin, toujours à plaisanter.

- D'accord, je le ferais plus.

Je me lève du lit et j'aperçois pendant deux secondes le choc se peindre sur son visage. Je n'ai pas fait deux pas que j'entends le lit grincer violemment avant de sentir ses bras m'enlacer et sa tête se loger dans mon cou. C'était une plaisanterie bien sûr mais il n'a pas l'air de l'avoir saisie. J'attrape doucement ses mains et tourne ma tête dans sa direction. La position n'est pas des plus adéquates mais je dois le rassurer tout de suite. Avec ma main libre je lui caresse légèrement la joue et l'embrasse à nouveau. Il me retourne vivement dans ses bras et nos bouches s'écrasent l'une contre l'autre. C'est maladroit et un peu violent mais putain ce que c'est bon ! Il bouge ces lèvres contre les miennes et n'ayant que peu d'expérience dans ce domaine pour ne pas dire aucune, je ne sais pas trop quoi faire. J'essaie de suivre son mouvement et je le sens s'exciter davantage contre moi.

- Vas s'y mollo Jean Pierre, dis-je en me dégageant, une main sur sa poitrine et l'autre posé sur ma bouche.

- Désolé je me suis un peu enflammé, rit-il en se grattant la tête nerveusement.

On se regarde un instant comme deux enfants qui aurait fait une grosse connerie mais qui sont content d'eux. Il m'attrape le poignet et me rallonge sur le lit. Le stress monte d'un coup mais il ne tente rien, il s'allonge juste à mes côtés. Il me caresse le torse et je l'imite, bien qu'un peu plus timide dans mes gestes. On finit par s'endormir sous nos caresses mutuelles.

OoOoOoOoOoO

J'émerge de mon sommeil, le pif écrasé contre sa clavicule. Il y a eu du mouvement cette nuit puisque que je me retrouve vautré sur lui et lui est en diagonale dans le plumard avec une jambe pendant dans le vide. Il papillonne des yeux et se redresse sur ses coudes.

- Salut, chaton. J'ai pas le droit à mon réveil spécial aujourd'hui ?

Il se retourne mollement sur le dos et attend visiblement que je fasse quelque chose. Je vais te faire un tout autre massage tu vas voir. Je secoue la tête espérant virer ainsi de mon esprit les pensées obscènes que je peux avoir de si bon matin. Je grimpe sur ses cuisses et m'affaire à mon travail. Il aime ça et j'y prends de plus en plus goût moi aussi. Je redessine avec lenteur ses muscles dorsaux avec application. Il se rendort mais ce n'est pas le but de l'opération. Je me penche et lui lèche la nuque. Au moins maintenant, il n'a plus du tout envie de dormir.

- Tes massages sont de mieux en mieux.

Il a la tête à demi tournée et me sourit tendrement. Je me penche, obnubilé par cette vue, et lui fais un bisou sur sa joue glissant sur sa bouche.

- C'était pas qu'un rêve cette nuit alors ?

Je secoue la tête de gauche à droite en me mordillant les lèvres. Il se tourne sur le dos, je me retrouve donc assis un peu plus bas que son bassin. Il se redresse sur ses coudes et m'observe attentivement. Je me tortille les doigts sous son inspection, un peu nerveux de ce qu'il pense. Pour ma part, ma décision est prise. S'il m'accepte, j'ai bien l'intention de sortir avec lui.

- T'a pas l'air réticent au contact humain, pourquoi t'as voulu te suicider ?

Il a l'art et la manière de péter l'ambiance mais après tout il le saura bien un jour et il doit le savoir.

- Tu te souviens ce que je t'ai dit peu après que tu m'ais rattrapé de mon plongeon ?

- Quand tu m'as gueulé dessus ?

Mes yeux bifurquent à gauche et du rouge s'étale sur mes pommettes.

- Euh… oui.

Il ricane et s'assoit le dos contre le mur, m'attire pour que je m'installe entre ces jambes et ramène la couverture sur nous, je vous rappelle que nous sommes toujours en pyjama. Je sens nettement la chaleur de son torse sur mon dos mais je ne dois pas me laisser déconcentrer, c'est le meilleur moment pour que nous ayons une petite discussion qui me permettra de déterminer s'il est la personne que je recherche. Au fond de moi, j'ai vraiment envie qu'il le soit.

- Quand j'étais bord de la falaise, j'étais vraiment…

- … au bord du gouffre ?

Je souris à son commentaire et le fait qu'il ne soit pas face à moi me permet de pouvoir m'exprimer plus clairement.

- En effet, ma vie était loin d'être désagréable mais je me sentais seul. Je me sens seul…

- Et tu crois qu'en te suicidant ça résoudra le problème ?

- Pas vraiment, j'en avais pas envie plus que ça mais faut dire que je n'avais pas les idées bien nettes. Tu dois surement te dire que c'est ridicule de vouloir ce supprimer pour un motif si futile.

- Non. La solitude peut être très pesante, elle peut agir dans des circonstances différentes et peut faire très mal.

Je me retourne vers lui. C'est bien ce que je pensais, lui aussi a connu ça.

- C'était quoi pour toi ?

Il me regarde, surpris par ma question.

- Je suis très proche de ma sœur. On se confier presque tout et on faisait plein de choses ensemble. Peu de gens peuvent se vanter de l'entente que l'on avait tous les deux. Seulement il y a trois ans, elle est tombée malade. C'était trois fois rien mais elle retomber malade sans arrêt et en empirant à chaque fois.

Je vois dans ces yeux que c'est difficile pour lui de raconter ça et au vu de la tournure de son récit, j'ai peur pour la fin.

- Ça a duré un an, elle ne sortait plus de l'hôpital. Les médecins n'y comprenaient rien et… et…

Il a les yeux bloqué sur un cadre photo, posé sur la table de nuit dont je n'avais remarqué l'existence. On peut y voir une fille plus âgée que le garçon avec qui elle est, je suppose que ce doit être sa sœur et lui. Ses yeux brillent comme s'il était au bord des larmes, cette vue me fait un pincement au cœur.

- Ne me dit pas que…

- Si, la maladie a était plus forte qu'elle.

Je me sens honteux de la raison de ma solitude. Ça a l'air de l'avoir beaucoup affecté, quoi de plus normal en même temps. Il semble remarquer la peine que j'ai pour lui.

- Ne fais pas cette tête, ça va faire deux ans maintenant…

- La perte d'un proche est toujours difficile.

- Toi aussi t'as perdu quelqu'un ?

- Non mais je peux imaginer ce que ça doit faire.

Un silence pesant se forme et je me rends compte que j'ai vraiment était un crétin d'avoir voulu me suicider alors que des personnes souffre de la disparition non voulue de leurs proches. Sa main dans mes cheveux me coupe dans mes pensées et me ramène au moment présent.

- Je suis vraiment désolé d'avoir était un crétin…

- Mais tu l'est toujours si ça peut te rassurer, se moque-t-il.

Je me retourne et le frappe dans mon élan.

- CONNARD !

Il rigole mais avec tout de même un fond de tristesse. Je le regarde un peu plus sérieusement et lui explique la raison de mon auto insulte.

- Je suis conscient que ma disparition pourrait faire du mal à ma famille mais t'avoir rencontré m'a parmi de vraiment percuter.

- Et pour tes amis ?

- Si j'avais vraiment des amis, tu crois que j'aurais était dans cette situation ? Ouais enfin c'est paradoxal puisque que j'ai ma meilleure amie mais même elle ne semble pas tout comprendre.

- Tu lui en as parlé ?

- Oui plus d'une fois mais elle est assez naïve et crois toujours en l'espèce humaine.

- Et toi non ?

- Exactement. Jusqu'à il y a une semaine.

Il rougit comprenant sans doute ce que j'insinue. Je lui tourne le dos, son regard est trop intense.

- Faut pas dire des choses comme ça chaton, me souffle-t-il dans le cou en frottant son front sur ma nuque.

- C'est ce que je pense, dis-je troublé.

Des frissons me parcourent l'épiderme et mon cœur cogne fortement dans ma poitrine. Ces sensations sont géniales, puisque nouvelles. Je tourne à demi mon visage vers le sien et je sens sa joue se presser contre la mienne. J'en peux plus, il est trop proche et j'en ai trop envie. Je saisis son visage d'une main et happe ses lèvres. Sa tête se cogne contre le mur et il me serre dans ses bras, encerclant mes hanches de ses cuisses. Je sens sa bouche remuer contre la mienne et ses mains se loger dans mon cou. On se sépare à bout de souffle et il me regarde étonné mais ses yeux vacillent.

- Je crois que je t'apprécie de plus en plus.

- Tu m'apprécie juste ?

Je suis un peu déçu, ça s'entend dans ma voix. Il me sourit tendrement et me caresse les cheveux en descendant sur ma joue.

- Je vais te montrer à quel point je t'apprécie.

Je n'ai pas le temps d'assimiler ces propos qu'il m'embrasse et me renverse sur le lit. Ma tête n'est pas loin du bord mais son lit est assez large pour pourvoir m'étendre complètement, bien qu'on ne soit pas dans le bon sens. Sa bouche est toujours collée à la mienne et il se tient en équilibre sur ses mains, les miennes se glissent sur ses épaules. Il se recule de quelques centimètres et je détourne le regard en me mordillant les lèvres.

- Ohh putain… murmure-t-il.

Je le regarde avant qu'il ne fonde sur moi et m'embrasse fougueusement. Son corps se presse contre moi et mes mains se perdent dans ses cheveux. Un mouvement particulièrement habile de sa part me laisse échapper un gémissement. Ma bouche s'ouvre, mes yeux s'agrandissent et je ne respire plus. Kiba me regarde et je sens mes joues chauffer.

- C.. c'était moi ça ?

- Oh ouais et crois-moi tu vas en refaire d'autres ou du moins je t'obligerai à recommencer.

Il me sourit espièglement et me replace une mèche de cheveux. Il emprisonne mes lèvres entre les siennes et sa main se faufile sur mon flanc droit. Pendant quelques minutes, la pièce résonne des bruits mouillés de nos baisers. Il cesse de m'embrasser pour mieux revenir à la charge, mon corps se tortille sous ses caresses et mon souffle s'accélère. C'est tellement bon que des gémissements s'échappent sans mon autorisation. Il se recule et sa main parcourt toujours mon corps. Il prend de la hauteur et observe mon torse, dessinant des arabesques invisibles sur ma peau et semble se faire un malin plaisir de passer et repasser sur les zones qui me chatouille le plus. Un sourire en coin est figé sur son visage au vu de mes réactions.

- Tu crois que je peux arriver à te faire ronronner ?

- Tu n'y arriveras pas, souriais-je.

- J'ai qu'a essayé alors. Si j'y arrive, je gagne quoi ?

- Je sais pas… ce que tu veux, dis-je aguicheur en me caressant lentement le torse du revers de la main et en me mordillant la lèvre inférieure.

Je rigole ne prenant pas au sérieux ma plaisanterie ce qui n'est pas son cas.

- J'ai plus qu'à gagner alors.

Je crois que je me suis mis dans la merde tout seul mais ce genre de galère est souvent bien plus agréable qu'on ne le pense. Il m'embrasse passionnément et je sens rapidement quelque chose d'humide me titiller la lèvre inférieure. Cette présence se fait un peu plus présente et j'ouvre la bouche de surprise et elle en profite pour s'infiltrer. C'est vraiment bizarre de sentir une autre langue que la sienne dans sa bouche mais ce n'est pas désagréable, bien au contraire. Il m'embrasse de plus en plus fougueusement manquant de m'étouffer tellement il s'excite.

- Eh doucement mon gros, dis-je essoufflé en m'essuyant la salive au coin des lèvres.

Il rigole doucement et me caresse voluptueusement le torse tout en m'embrassant plus calmement. Il dérive ensuite sur ma joue puis sur mon cou tout en continuant ses caresses sur mes points sensibles. Ses lèvres effleurent ma veine jugulaire et sa langue retrace son tracé. Il reste concentré sur cette zone et commence à me mordiller en alternant avec des baisers et léchouilles. Il cale sa jambe droite entre mes cuisses et trace des cercles avec ses doigts sur mon bassin. Il continue son manège dans mon cou et ça me plait vraiment entre le piquant de ses dents, l'humidité de sa langue et la douceur de ses lèvres, je ne sais plus où donner de la tête. Il se redresse quelques minutes après et me regarde affectueusement.

- T'es à moi maintenant chaton.

Je ne comprends pas tout de suite le sens de cette phrase mais sa signification m'apparaîtra plus tard. On s'embrasse à nouveau mais sa nouvelle position, c'est-à-dire son bassin plaqué sur ma hanche me fait sentir qu'il est légèrement « tendu » par la situation. J'ai un halètement à cette sensation et il en remarque la cause.

- Désolé chaton, je m'enflamme un peu.

- Il n'y a pas de mal, je suis dans le même état.

- Ah oui ? Ça demande vérification.

Il dérive rapidement sa main vers ma région basse et je tente de l'intercepter mais il est trop rapide. Ses doigts frôlent mon entrejambe et j'ai un hoquet de surprise.

- En effet, c'est bien dur, me murmure-t-il à l'oreille.

Je rougis violemment quand il commence des mouvements de va et vient sur ma virilité à travers mon boxer. Les halètements et les gémissements se disputent pour sortir en premier de ma bouche et je n'arrive pas à les retenir. Il se penche et m'embrasse doucement le cou en descendant vers mes clavicules. Une fois arrivé à destination, il s'y arrête et y applique le même traitement que dans mon cou. Il n'a pas arrêté ces mouvements en bas, bien au contraire.

- Ça te plaît ?

Contrairement à ce que j'aurais pu penser, connaissant sa personnalité, il dit ça d'un ton inquiet et non pervers. Pourquoi ça me fait autant d'effet alors que je me suis déjà touché et plus d'une fois ? Il dérive ensuite vers mon téton gauche et le léchouille pendant quelques instants, le temps de perturber mon esprit pour pouvoir faire lentement glisser mon boxer jusqu'à mes genoux. Un courant d'air me permet de me rendre compte de ma nudité.

- Qu'est-ce que tu fais Kibaaahh ?

Un mouvement sur ma peau mise à nu me coupe dans ma phrase. Il a repris ses gestes de va et vient sur mon sexe et ça me plait beaucoup plus que quand c'est moi qui le fait. Il imprime un rythme lent qui fait doucement monter le plaisir en moi. Une de mes mains est sagement posée sur le lit pendant que l'autre se perd dans ses cheveux, les caressant par moment. Il remonte jusqu'à mes lèvres et m'embrasse en accélérant son geste, me tirant quelques gémissements. Son souffle s'accélère et il a une lueur indescriptible dans le regard. Je tente de l'embrasser à nouveau mais il se recule avec un sourire taquin.

- T'à l'air d'avoir encore tes esprits, je vais y remédier.

Il me regarde droit dans les yeux et accélères franchement son mouvement. Son pouce vient titiller le sommet de ma hampe et ma respiration se bloque dans ma gorge. J'agrippe fermement le drap d'une main et je passe ma seconde main dans ces cheveux, tiraillant par moment ces derniers. J'en peux déjà plus, s'il continue à ce rythme je ne vais pas pouvoir me retenir. Je ferme les yeux, tentant de me calmer pour profiter le plus longtemps possible de son massage. Ce n'est finalement pas une bonne idée puisque n'ayant plus la vue, mes sensations sont décuplées. Il arpente à présent mon torse de ses lèvres s'attardant sur mes points sensibles. Je pars complètement dans les vapes et un mouvement particulièrement habile de sa part m'arrache un cri qui part un peu dans les aigus. J'ai un peu honte mais il me fait rapidement oublier en m'embrassant le nombril puis dérive lentement vers mes cuisses. Je me redresse un peu sur mes coudes et je vois sa tête particulièrement proche de mes bijoux de famille. Il lève légèrement la tête et me sourit lubriquement avant de venir me léchouiller l'aine. C'est la goutte de trop, mon corps est pris de tremblements et je me libère sur mon torse dans un cri rauque et un cambrement à m'en péter le dos. Mon cœur bat à tout rompre et je tente de calmer ma respiration.

- Ça a était du rapide, dit-il en me claquant un bisou sur la joue.

Je rougis fortement et détourne le regard. Je le sens partir du lit puis quitter la pièce. Je me lève précipitamment, m'emmêle les jambes dans mon boxer mais je parviens à rétablir mon équilibre. J'essuie les traces blanches encore présentes sur mon ventre et remet en place mon sous-vêtement. C'est bizarre qu'il soit partit aussitôt, ça m'inquiète un peu. Je sors de la chambre dans l'idée d'aller dans la cuisine mais du bruit ce fait entendre dans la salle de bain. Il doit être là, la porte est entrouverte. Je la pousse par à-coup pour qu'elle ne grince pas et j'en reste baba du spectacle qui s'offre à moi. Kiba est accoudé au lavabo, le boxer à mi-cuisse et les yeux fermés. Je le vois de profil mais je n'ai aucun doute sur ce qu'il fait. J'en ai la bouche sèche et mon corps bouge de lui-même. Je le rejoins sans un bruit et l'embrasse délicatement dans le cou. Il est surpris et tourne vivement son visage vers moi.

- Naruummph

Je le fais taire d'un baiser et je décide de prendre les choses en main au propre comme au figuré. Je me plaque contre lui et l'embrasse dans le cou. Ma main descend le long de son torse et reprend le relais de celle qui est bien occupé à son entrejambe. Il semble vouloir dire quelque chose mais mon mouvement de va et vient le coupe efficacement. Sa respiration suit mon rythme et je me fais un malin plaisir de varier la cadence afin de voir les différents faciès qu'il peut afficher et enregistre ce qui lui plait le plus. Ma bouche rejoint son épaule où elle s'y attarde quelques instants avant de tracer un parcours sinueux jusqu'à son cou en passant par ses clavicules. Une fois arrivé à destination, je remonte vers son oreille que je mordille. Un faible gémissement se fait entendre et je suis bien déterminé à en entendre d'autres. Ma main libre s'amuse à dessiner des cercles dans son dos pendant que l'autre s'active avec toujours autant de vigueur sur son membre. Je décide de découvrir un peu plus son torse et mes doigts se portent volontaire. Je mémorise la texture de sa peau ainsi que sa réaction quand je passe dessus. Il est chatouilleux aux mêmes endroits que moi en étant toutefois moins sensible. Mes lèvres sont jalouses et se mêlent donc à mes doigts pour poursuivre l'exploration. Je parviens à lui tirer quelques gémissements et j'en suis bien content. Ses mains sont crispées sur le lavabo, il suffit d'y ajouter la touche finale. J'imite sa descente et me retrouve bien vite à genoux. Il ouvre difficilement les yeux et quand il s'aperçoit de ma position, il écarquille les yeux et tout son corps se contracte avant de se relâcher par à-coup. Je ne pensais pas qu'il lui en fallait si peu pour le faire venir ce qui m'aurait éviter de me prendre le fruit de sa libération en plein sur le torse et je crois même en avoir reçu un peu sur le visage. Pendant qu'il reprend son souffle, je passe deux doigts sur ma joue que j'inspecte ensuite. Oui, c'est bien ce que je pensais. Entre temps, Kiba s'est remis de ces émotions et m'observe pendant que je me nettoie innocemment.

- Désolé, j'ai pas réussi à me contrôler.

- C'est pas grave, dis-je en me relevant entraînant également son boxer dans mon ascension, je l'ai un peu chercher en même temps.

On se sourit et je l'embrasse tendrement en étant peut être un peu trop plaqué sur lui.

- Je voulais pas te brusquer c'est pour ça que j'ai préféré me finir seul.

- J'aurais peut-être pas dû venir…

Il me fixe et m'agrippe fermement les épaules.

- Crois-moi t'a très bien fais de venir.

Il me serre un peu plus et je me niche dans son cou en caressant son dos de bas en haut. Kiba fait de même avec une préférence particulière pour mes reins. Il passe et repasse dessus avant de me les masser. De toutes mes zones sensibles, c'est surement celle-là la pire et il a fallu qu'il la trouve ! J'essaie de rester de marbre mais ça deviens difficile quand il ne trouve pas de meilleure idée que de grattouiller la zone à risque. J'empoigne ses épaules et colle ma bouche sur sa peau pour camoufler les sons que je pourrai éventuellement laisser filer. Malheureusement pour moi, il est habile de ces mains le fourbe et je produis un son proche d'un ronronnement. Il n'arrête pas pour autant sa gestuelle, il n'a pas dû le remarquer. Je me réjouis cependant bien trop vite puisqu'il semble avoir trouvé le bouton qui me fait agir comme un chat. Je pensais qu'il ne pourrait pas me faire plus ronronner quand il met sa deuxième main en action sur le bas de mon dos. Mes mains se resserrent un peu plus et mon ronronnement s'accentue d'autant plus. Là c'est sûr il n'y a pas moyen qu'il ne l'ait pas entendu.

- J'ai gagné on dirait, dit-il plus que content.

- On dirait bien, que veux-tu ? lui souriais-je.

Il me regarde droit dans les yeux et fais descendre lentement ses mains jusqu'à mon fessier accompagné d'un haussement de sourcils pervers. Ma déception doit surement se voir dans mes yeux ainsi que dans mon penchement de tête. Mes mains ont échouées sur ses hanches et je sens les siennes faire de même.

- C'est quoi cette tête ? me questionne-t-il en relevant mon menton avec deux de ses doigts.

Je me laisse faire et le regarde tristement.

- Il n'y a que mes fesses qui t'intéresse ?

- Ohh OUAIS !

Son expression me fait rire malgré moi mais je redeviens sérieux et il le remarque.

- Eh tu sais que je plaisante, il n'y a pas que ça qui m'intéresse. Ce qui m'attire le plus…

Sa main qui me tient le menton rejoint ma clavicule.

- c'est…

Elle glisse ensuite vers mon sternum.

- ça…

Pour s'arrêter dessus comme si ses doigts indiquaient mon cœur. Cœur qui à cette idée s'emballe et pendant un moment j'ai l'impression qu'il va s'éjecter de ma cage thoracique. Je le regarde les yeux écarquillés et quelque chose m'attire l'œil dans le miroir. Mon cou. Mon cou orné d'un magnifique suçon rouge-violet qui prend bien toute la place. Un flash m'éblouit ma petite cervelle "T'es à moi maintenant chaton.", je comprend mieux maintenant ce qu'il voulait dire par là. Je saisis son visage à toute allure et l'embrasse passionné me répond avec autant envie que moi en me plaquant contre l'étagère. On se sépare bien vite, le souffle court.

- Si on continue je vais pas pourvoir me retenir.

Je fais doucement descendre mon boxer avant de me diriger vers la douche, l'invitant à me rejoindre.

OoOoOoOoOoO

Et voilà pour ce chapitre qui ce sera fait attendre. Le prochain sera sûrement le dernier et là vous allez vous dire mais que ce passe-t-il cette histoire est plus courte que la précédente ? Certes mais j'ai deux autres histoires en mémoires qui me permettra de mieux faire ce que j'ai envie. Ça ne veut sûrement rien dire pour vous mais bref. La suite au prochain épisode qui je l'espère ne mettra pas trois plombes à arriver =)