Je poste enfin le chapitre 3 ! (...qui, soit dit en passant, m'a pris du temps à écrire)

Tout d'abord, je remercie Natsuko qui m'a écrit une review toute mignonnette, ça m'a fait super plaisir. Je te remercie également d'avoir pris le temps de lire mes chapitres et j'espère que la suite saura t'intéresser.

Ensuite, en réponse à la review de yukata, je tiens à te dire que tu as raison et que je comprends ton point de vue. Malgré cela, j'aimerais que tu continues de lire ma fiction encore un peu, car j'espère que la suite te montrera que ma fiction, au moins de par l'histoire principale, est légèrement différente des autres. Je te suis tout de même reconnaissante de m'avoir laissé une review.


Pour elle

Chapitre 3

« Attendre et voir venir. »

by Daniel Defoe

Lorsque Tsukiyo se réveilla, elle constata qu'elle était dans un lit. Elle se mit alors à penser :

« Qu'est-ce que je fais là ?... Ah mais oui ! Cet homme m'a drogué et je me suis évanouie. Quel sale... ! ».

Tsukiyo s'arrêta aussi sec en s'apercevant que son bras droit et sa jambe gauche étaient tous deux menottés aux barreaux inférieurs et supérieurs du lit. Alors qu'elle tirait sur les parties menottées, la porte de la cabine s'ouvrit soudain, laissant pénétrer la voix du capitaine pirate :

« - Tu es enfin réveillée. Tu auras quand même dormi près de 32 heures, déclara simplement Law en s'approchant du lit.

- Vous ! À quoi vous jouez exactement ?! Pourquoi vous avez fait ça ?!

- Tout simplement parce que je veux que tu rejoignes mon équipage.

- Votre équipage ? Qu'est-ce que je ferais sur un navire de voyageurs ?! J'ai plus urgent à faire !

- Je vois que tu n'as toujours pas compris.

- Compris quoi ?

- Tu es sur un navire pirate et j'en suis le capitaine.

- ! ...Un navire... pirate ?

- C'est ça et mon nom est Trafalgar Law.

- ... Alors vous êtes un pirate... Et vous voulez en plus que je devienne l'un des vôtres...

- Tout à fait, acquiesça Trafalgar, qui ne cessait de sourire depuis le début de la conversation.

- C'est absolument hors de question ! Je ne deviendrais jamais pirate, c'est clair ?! »

À l'entente de la réponse de la jeune fille, le sourire de l'homme au bonnet redoubla, il certifia alors :

« - Je savais que tu dirais ça. Toutefois, je ne pense pas que tu prennes la bonne décision.

- Comment ça ? Demanda la bretteuse d'un air méfiant.

- Dis-moi, sais-tu où nous nous trouvons ?

- Sur votre navire évidemment.

- Réponse correcte mais plus précisément, sur une côte près de la mangrove 27 de l'archipel Shabondy.

- Quoi ?! On est à Shabondy ?!

- Oui, et donc pour en revenir à ce que je disais, tu devrais accepter mon offre parce que sinon...

- Sinon quoi ?!

- Sinon tu ne poseras pas le pied sur cet archipel.

- ?!

- De ce fait, tu ne pourras pas rencontrer Roronoa Zoro.

- !

- Enfin bon, ... »

Law se dirigea alors vers le bureau présent dans la pièce, en prit la chaise la déposa au niveau du chevet de lit et poursuivit :

« - J'imagine que pour toi ce n'est pas une décision facile à prendre c'est pourquoi je vais te laisser ceci, annonça-t-il en sortant quelque chose de sa poche et en le posant sur la chaise.

- Un escargophone ? supposa Tsukiyo reconnaissant la présence de l'animal.

- Tu me contacteras avec si tu changes d'avis.

- Je vous ai déjà dit que je ne deviendrai pas pirate !

- Si tu refuses ma proposition, oublie également l'idée de rencontrer Roronoa Zoro.

- Ne pensez pas que vous me retiendrez ici ! Je le trouverai !

- Vraiment ? Et as-tu déjà pensé au fait que tu ne le rencontres pas sur cet archipel ?

- ...

- Parce que si tu ne le trouves pas vite, son équipage et lui vont partir pour le Nouveau Monde et alors là, il te sera très difficile de t'y rendre, surtout si tu voyages seule. Il est plus facile et plus sûr de se rendre dans cette partie du monde quand on fait partie d'un équipage. Et malheureusement pour toi, la plupart des personnes qui désire aller dans le Nouveau Monde sont des pirates. Donc par syllogisme, si tu veux te rendre dans le Nouveau Monde tu dois embarquer sur un bateau pirate.

- Merci pour cette passionnante explication, mais je n'aurai pas à faire ce que vous dites... Parce que je vais le trouver !

- Oui et bien, on verra. Bon, moi je vais en ville. Entre-temps, réfléchis bien à ce que je t'ai dit et surtout n'hésite pas à te servir de l'escargophone, conclut-il en marchant vers la sortie.

- Attendez ! Où sont mon sabre et mes affaires ?!

- Ah ceux-là... Ne t'inquiète pas, je les garde bien au chaud dans ma cabine et tu ne les récupéreras qu'une fois que tu feras officiellement partie de mon équipage. Ah oui, une dernière chose. Il paraît que l'équipage du Chapeau de paille est déjà sur l'île...

- !

- ...Alors, ne tarde pas trop. »

La porte claquée et la serrure verrouillée symbolisèrent l'arrêt définitif de la conversation.

Tsukiyo, toujours maintenue sur le lit par les menottes qui l'entravaient, se focalisa sur la présence de Trafalgar Law. Elle fixa toute son attention sur celle-ci et attendit une vingtaine de minutes environ avant de ne plus pouvoir la percevoir signifiant le départ du capitaine du navire. Une fois cela fait, elle affirma « Vous ne devriez pas me sous-estimer Trafalgar Law. ». Elle agrippa ensuite sa main gauche sur les menottes entourant son poignet droit et prononça les mots suivants « Busoshoku : Koka. ». Après cela, Tsukiyo tira sur ses menottes et celles-ci cédèrent. Elle fit de même avec les menottes de sa cheville gauche et se leva du lit. La poignée de la porte subit le même sort que les entraves et c'est ainsi que la jeune épéiste entama donc son évasion. Bien qu'elle se dit que la première chose à faire soit de récupérer son sabre et son sac. Elle se concentra donc sur la présence de son sabre afin de localiser son emplacement sur le navire. Dès qu'elle l'eut perçue, elle la suivit en faisant toutefois attention à ne pas se faire voir des membres d'équipage restés à bord.

Au terme d'une suite d'innombrables couloirs, elle arriva enfin dans la cabine de Law dans laquelle se trouvait l'objet de ses convoitises. Elle s'empara donc de son sabre et heureusement pour elle, celui-ci était posé sur son sac, elle n'eut donc pas à le chercher. Ses affaires récupérées, Tsukiyo sortit de la pièce et commença à se focaliser sur la direction dans laquelle elle percevait le plus de présences. Dès que cela fut fait, elle se contenta de suivre ce cap dans l'espoir d'être conduite directement à l'entrée du navire. Toutefois, trouver l'entrée se révéla aussi difficile que sortir d'un dédale. Ce qui n'empêcha en rien Tsukiyo de persévérer et cela paya puisqu'elle arriva vers une grande porte ouverte. Cependant, lorsqu'elle voulut passer la porte, elle entendit :

« - Hé toi ! Où tu vas comme ça ?

- Tu es un membre de l'équipage de Trafalgar Law, c'est ça ?

- Parfaitement ! Et toi tu retournes dans ta cabine ! Le capitaine t'a formellement interdit d'en sortir tant que tu n'auras pas accepté d'entrer dans l'équipage !

- Vous suivez peut-être les ordres de cet homme à la lettre mais moi pas. Je ne reçois d'ordre de personne et encore moins d'un vulgaire pirate.

- ... Retourne dans ta cabine.

- Sinon qu'est-ce que vous allez faire ? »

L'homme à la combinaison blanche fléchit les genoux, prit une impulsion, sauta en direction de Tsukiyo, avec l'intention de lui porter un coup de pied et cria :

« - Je vais t'y contraindre !

- Je n'ai pas assez de temps à perdre pour te le consacrer. »

La bretteuse saisit de la main droite le manche de son sabre pendant que la gauche tenait le fourreau, le sabre toujours à l'intérieur. Elle saisit l'instant, esquiva l'attaque et se retourna rapidement afin d'asséner un coup dans les côtes de son adversaire. Celui-ci fut d'ailleurs violemment projeté sur le mur latéral et s'évanouit. Tsukiyo, dans l'encadrement de la porte, tint alors ces propos « Si tu m'avais simplement laissé passer, tout cela ne serait pas produit. J'espère au moins que tu auras retenu la leçon, personne ne se met entre Roronoa Zoro et moi.» et elle s'en alla.

Désormais hors du sous-marin, Tsukiyo prit la même direction que celle qui lui avait permis de s'échapper du navire de Law, la direction dans laquelle se trouvait un grand nombre de présences.

Après quelques minutes de course, Tsukiyo pénétra enfin dans la ville. Une fois là-bas, elle interrogea plusieurs personnes au sujet de Roronoa Zoro et de l'équipage du Chapeau de paille pour savoir si quelqu'un les avait ne serait-ce qu'aperçus. Cependant, elle ne reçut pas vraiment de réponses encourageantes. Un peu dépitée mais bien décidée à persévérer, la jeune fille continua de marcher jusqu'au moment où elle fut interpelée. Cet appel provenait d'un vieux vendeur de fruits et légumes, celui-ci lui fit signe de la rejoindre, ce qu'elle s'empressa de faire. Arrivée devant l'étalage du commerçant, Tsukiyo ouvrit la conversation :

« - Vous m'avez appelé, je crois...

- Bah oui ma petite demoiselle. Depuis tout à l'heure, je vous vois courir à droite et à gauche et interpeler les passants. Alors moi, je me suis demandé pourquoi.

- En fait, je suis à la recherche d'un pirate dénommé Roronoa Zoro, c'est un homme qui porte trois sabres.

- Ah oui, ce pirate.

- Vous l'avez vu ?! Où allait... ?! »

Interloquée par la main tendue du commerçant au creux de laquelle se trouvait une pomme, Tsukiyo ne put terminer son interrogation. Le sexagénaire reprit :

« - Goûtez-moi donc cette pomme. Après tous ces efforts, vous devez avoir faim.

- Eh bien... Pas vraiment en fait...

- Allez-y voyons, ne vous gênez pas.

- ... Bon, si vous insistez. »

La jeune fille se saisit de la pomme, en croqua un morceau et déclara :

« - C'est très bon !

- N'est-ce pas ?

- Ah ça oui !

- Bon, ça fera dix Berrys.

- Comment ça ?! Je pensais que vous me l'offriez ! Et puis, c'est quoi ce prix pour une pomme ?!

- Je n'ai jamais dit que je vous l'offrais, en plus, sachez ma petite demoiselle que rien n'est gratuit. Et puis, les temps sont durs vous savez... Ah ça...

- Les temps n'ont rien de durs, surtout sur un archipel aussi touristique que Shabondy ! C'est juste vos prix qui ne vont carrément pas ! ... Attendez… Mais pourquoi est-ce que je perds mon temps avec ça ?! C'est Roronoa qui m'intéresse ! Alors qu'est-ce que vous savez ?

- Mon argent d'abord.

- Bon d'accord, tenez, dit Tsukiyo en farfouillant dans ses poches, en sortant un billet et en le frottant pour s'assurer qu'il s'agissait bien d'un billet de dix. Alors ?

- ... Bah, je ne sais rien. »

À cette phrase, sa jeune interlocutrice trébucha violemment et après s'être relevée, lui hurla :

« - Mais je croyais que vous saviez quelque chose !

- Ben non désolé.

- Vous me faites vraiment perdre mon temps ! »

Tsukiyo, plus qu'énervée par cette discussion, s'en alla précipitamment, laissant ainsi le commerçant.

Après avoir retrouvée son calme, Tsukiyo poursuivit ses recherches durant près d'une heure, mais celles-ci ne portèrent pas leurs fruits. Fatiguée et la faim commençant à lui tirailler l'estomac, la jeune bretteuse décida de se reposer. Elle s'assit donc dans l'herbe et finit la pomme qu'elle avait entamée auparavant. Une fois son « repas » achevé, elle jeta le trognon dans une poubelle et au moment où elle pensa reprendre ses recherches, elle entendit une conversation entre trois individus :

« - Je n'arrive pas à croire qu'on est croisé Roronoa Zoro deux fois dans la même journée.

- Et que l'on se soit pris deux fois une dérouillée par ce type.

- Moi, j'espère juste qu'on ne le recroisera plus.

- Pour ça, je pense qu'il n'y a pas à s'inquiéter. Vu comment il partit avec le mec sur le poisson volant, je ne pense pas qu'on le reverra de sitôt.

- Ouais. »

Tsukiyo, interpelée par le nom de sa cible, rejoignit les trois hommes qui marchaient et tapota le dos de l'individu du milieu :

« - Excusez-moi.

- Hein ? grimaça l'homme en question.

- J'ai entendu votre conversation et...

- Franchement, je sais pas qui t'es mais tu ferais mieux de dégager.

- Ouais parce qu'on est vraiment pas d'humeur là.

- Et pour la peine, tu vas nous donner tout ce que t'as sur toi.

- ... Pardon ? »

Quelques coups reçus plus tard, les trois complices recouverts de bosses et d'hématomes et agenouillés en face de leur « agresseur » expliquèrent :

« - On est vraiment désolé. On ne s'avait pas que vous étiez chasseuse de primes.

- Oui, j'imagine, répondit froidement Tsukiyo. Quoiqu'il en soit, je vous ai entendu dire que vous aviez croisé Roronoa Zoro. Où allait-il ?

- Non pas lui ! Laissez-nous l'oublier s'il vous plaît !

- Oui, s'il vous plaît !

- En plus, on ne sait plus là où il a dit vouloir aller.

- Je vois. Bon, vous voulez que je vous aide à retrouver la mémoire ? Demanda-t-elle en brandissant le poing.

- ... Finalement ça me revient. Je crois qu'il a dit vouloir se rendre au grove numéro 1.

- C'est ça !

- Tout à fait !

- Et qu'est-ce qu'il y a là-bas ? »

Les trois bandits désorientés par la question se regardèrent et répondirent ensemble :

« - Bah la boutique humaine.

- Une boutique humaine ?! Non mais qu'est-ce que ça veut dire ?!

- Eh bien, c'est un endroit où l'on achète des esclaves.

- C'est vraiment abominable... Et par où faut-il aller pour s'y rendre ?

- Vu que vous êtes aveugle c'est un peu difficile à expliquer. Bon, là nous sommes au grove 17 donc...

- Je comprends... alors vous allez m'y conduire.

- Quoi ?! Euh... Non, non, non, non, non !

- C'est vrai ! Si on y va, on risque de se trouver de nouveau nez à nez avec Roronoa Zoro !

- Bon, allons-y.

- Ne nous ignorez pas ! On vous a dit qu'on ne voulait pas y aller !

- Je ne crois pas avoir bien compris. Vous pouvez répéter ? demanda Tsukiyo brandissant de nouveau le poing dans leur direction.

- ... On disait que c'est avec le plus grand plaisir que l'on vous y conduirait, Patronne !

- Bien alors dépêchons-nous. »

Tsukiyo menée par ses « acolytes » se dirigeait donc vers la boutique humaine, se trouvant au grove numéro 1. Durant leur course folle, Tsukiyo ne put s'empêcher de s'interroger sur les raisons qui pouvaient conduire Roronoa Zoro dans cette boutique. Voulait-il acheter un esclave ou profiter du spectacle que la vente d'esclaves produisait ? Toutes ses idées la répugnaient au plus haut point toutefois, elle dut d'abord les mettre de côté. En effet, après un peu plus d'une heure de course sans interruption, ils arrivèrent au grove numéro 2, mais alors qu'ils voulaient continuer jusqu'au grove 1, bien que les trois bandits essoufflés insistèrent pour se reposer, Tsukiyo perçut une vague de présences venir de la direction dans laquelle ils se rendaient. Elle demanda alors :

« - Qu'est-ce que c'est que tous ces gens ?

- Hein ? Ah oui, c'est vrai ça.

- C'est bizarre, on dirait qu'ils viennent tous de la boutique humaine. »

Une des présences arrivée à leur niveau, Tsukiyo l'interpela :

« - Excusez-moi, mais qu'est-ce qui se passe ?

- Comment ça « Qu'est-ce qu'il se passe ? » ?! Vous n'êtes pas au courant ?! Le pirate Luffy au chapeau de paille a défoncé un dragon céleste ! Et maintenant, tout cet archipel est en danger ! termina l'homme en s'enfuyant.

- QUOI ?!

- Non mais il est taré ce Chapeau de paille !

- Carrément, mais il faut que l'on s'enfuit aussi !

- Bon bah Patronne, on va devoir vous laisser, annonça un des bandits en faisant demi-tour.

- Attendez. Expliquez-moi d'abord ce qu'est un dragon céleste.

- Vous ne savez pas ce que c'est ?

- La plupart du temps quand on pose une question c'est que l'on n'en connaît pas la réponse.

- Bon, les dragons célestes sont, paraît-il, les descendants des fondateurs de ce monde, des mecs super importants quoi.

- Ils sont tellement importants que si quelqu'un tente de s'opposer à eux, il y a un amiral et un navire de guerre qui rappliquent.

- Mais l'homme de tout à l'heure a un peu exagéré en prétendant que tout l'archipel était en danger, non ? interrogea Tsukiyo. Après tout, les marines ne s'en prendront pas aux civils.

- Au contraire ! Quand c'est pour les dragons célestes, les marines ne font plus forcément de distinction entre les civils et les criminels.

- ... Je comprends. Alors dépêchez-vous de partir.

- Et vous, vous restez là ?

- Je dois d'abord trouver Roronoa Zoro... Allez-y maintenant et encore merci de m'avoir accompagnée jusqu'ici, termina-t-elle en leur offrant un sourire.

- ... De rien Patronne et faites attention à vous, crièrent les trois hommes à l'unisson, en train de s'éloigner. »

À ces mots, Tsukiyo sourit de plus belle, mais retrouva son sérieux lorsqu'elle se tourna en direction du grove 1. Elle reprit donc sa course et après avoir suivi la vague de présences, elle arriva enfin près de la boutique humaine. Là-bas, elle sentit plusieurs présences affaiblies, des marines blessés sans doute, mais en reconnut une en particulier, celle du chirurgien de la mort. Trafalgar Law était là aussi. Ne tenant absolument pas à le croiser, Tsukiyo partit dans le sens opposé au sien et en suivant ce cap, la jeune bretteuse perçut quelque chose et dit alors « C'est lui ! Pas de doute, c'est bien lui ! Cette sensation, je la reconnaitrai entre mille.». Elle se dirigea donc rapidement vers ce qu'elle percevait, cependant, elle eut de plus en plus de mal à le suivre car elle sentit que ce qui lui faisait ressentir cette sensation venait de... s'envoler ?! C'est à ce moment-là que Tsukiyo se souvînt d'une histoire de poisson volant, d'où l'envol.

Le temps d'y penser la jeune fille ne perçut plus rien, néanmoins, elle était sur d'une chose : la sensation s'était éloignée en prenant la direction d'où Tsukiyo était arrivée. La bretteuse dut donc revenir sur ses pas.

Elle courut à travers les groves et cela pendant une quarantaine de minutes, c'est épuisée et totalement essoufflée qu'elle finit par s'arrêter à l'entrée du grove numéro 12.

C'est alors qu'elle reprenait son souffle, qu'elle ressentit de nouveau cette sensation, Tsukiyo pensa alors « Je l'ai finalement retrouvé et cette présence qui le porte, ça ne peut être que Roronoa Zoro. ». Elle se précipita donc vers cette présence quand soudain...

« La présence... Elle a... disparu... Ce-Ce n'est pas possible ! I peine un instant, je la percevais et maintenant plus rien ! Roronoa se serait fait tuer... Non, ça ne peut pas être ça... S'il était mort, sa présence se serait affaiblie et aurait fini par disparaître... Or là, elle a littéralement disparu d'un coup... Mais qu'est-ce qui se...?! »

Tsukiyo s'interrompit car elle perçut la disparition d'une autre présence. Et cela ne s'arrêta pas là, en plus de ces deux présences, sept autres disparurent successivement. La jeune fille complètement désemparée ne comprenait plus rien à la situation. Néanmoins, elle passa outre son désarroi et se focalisa sur la disparition de Roronoa Zoro. Mais tout ce à quoi cela la conduisit fut « Qu'est-ce que je vais faire maintenant ? Je ne sais pas du tout où il se trouve... ». Tsukiyo resta sur place, ne bougeant pas, pendant une dizaine de minutes.

Quand soudain, les paroles d'un certain pirate lui revinrent à l'esprit « ...son équipage et lui vont partir pour le Nouveau Monde... ...il te sera très difficile de t'y rendre, surtout si tu voyages seule. Il est plus facile et plus sûr de se rendre dans cette partie du monde quand on fait partie d'un équipage... ...si tu veux te rendre dans le Nouveau Monde tu dois embarquer sur un bateau pirate... ...sur une côte près de la mangrove 27 de l'archipel Shabondy. ». La jeune bretteuse fulmina presque qu'à un moment pareil, ces paroles lui reviennent. Elle resta silencieuse, se calma et réfléchit. Lorsque son travail mental fut terminé, Tsukiyo se remit à courir avec un nouvel objectif en tête.

Trafalgar Law, de retour à son sous-marin, accompagné de ses hommes et d'un esclave récemment libéré, nommé Jean Bart, ordonna que l'on abaisse la passerelle. Ce qui fut fait dans les minutes qui suivirent, une fois à bord, le capitaine pirate déclara qu'ils devaient quitter l'archipel sur le champ. N'essayant même pas de comprendre pourquoi, les hommes restés sur le sous-marin s'exécutèrent bien que l'un d'entre eux interpela tout de même son capitaine :

« - Capitaine, on ne peut pas partir maintenant. Il manque encore Jeff et Pitt, qui étaient partis pour chercher des provisions.

- Tch... Bon, on va entendre alors, mais entre-temps assurez-vous que tout soit prêt pour le départ.

- Bien Capitaine. Mais pour le revêtement?

- On verra ça plus tard, la priorité est de quitter cet archipel.

- D'accord. Mais une dernière chose, Capitaine, c'est au sujet de la chasseuse de primes.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Eh bien... Elle s'est...échappée.

- Échappée ? Et comment ? Elle était menottée... Et puis, même en admettant qu'elle se soit libérée, il n'y avait personne pour l'arrêter ?

- Érik a bien essayé mais... Il n'a pas réussi.

- ... En plus, elle doit être loin maintenant... Quoiqu'il en soit, va aider les autres à tout préparer.

- Bien capitaine ! »

Trafalgar Law regarda partir son subordonné, puis il posa sa main sur la rambarde qui entourait le pont et attendit le retour de ses compagnons. Néanmoins, la jeune bretteuse qu'il venait de perdre occupa également ses pensées. Cela le frustra un peu, que tout ce qu'il avait prédis ne se soit pas passé comme prévu. Il y songea un moment, mais décida de se focaliser sur le principal problème, à savoir quitter l'archipel.

C'est au terme d'une heure d'attente que Jeff et Pitt firent leur apparition. Le capitaine soulagé, mais ne le montrant pas, leur ordonna de monter au plus vite. Une fois ses subordonnés à bord, Trafalgar donna l'ordre de s'immerger. Étant le dernier à rentrer, il posa un ultime regard sur l'île... et c'est à moment-là qu'il l'aperçut. Le pirate ordonna donc de stopper l'immersion. Cela fait, il se dirigea vers la rambarde et observa la silhouette de la jeune bretteuse qui semblait reprendre son souffle. Voyant qu'elle avait du mal à parler, du fait de sa course effrénée, il prit la parole arborant un sourire :

« - Tu as pris ta décision ?

- …, inspirant un grand coup, Tsukiyo cria, je déteste les pirates !

- ?

- Je les déteste vraiment… Mais,… Mais si c'est pour elle,... alors je suis prête à le devenir ! C'est pourquoi je te le demande ! Accepterais-tu de me laisser entrer dans ton équipage, Trafalgar Law ?! »

Après cette question, un silence s'installa pendant quelques secondes. Silence durant lequel Law se dit « Les choses ne sont pas déroulées exactement comme je le voulais. Mais après tout, c'est le résultat final qui compte. ». Ce mutisme prit fin en même temps que les pensées du capitaine pirate, son sourire s'étant accentué, il déclara alors « Bienvenue à bord Miss. ».


Je suis désolée pour ce chapitre très long, dans lequel il ne se passe pas grand chose à mon avis. Mais bon, il faut bien mettre en place l'histoire. J'espère que le prochain chapitre plaira plus.

Et un grand merci à toutes les personnes qui auraient pris le temps de lire ce chapitre jusqu'au bout !