Bonjour à tous ^^

Tout d'abord, je souhaite à tout le monde une bonne rentrée !

Ensuite, je m'excuse de poster ce chapitre si tard, j'aurais aimé le poster avant la rentrée mais je n'ai pas eu le temps. Je suis désolée T_T

Comme toujours, je remercie les personnes qui me laissent des reviews dont umichan. Un grand merci à toi !

Mais également, à tous ceux qui me suivent ou qui m'ont mise en favori ! Merci à tous !

Sur ce, voici le chapitre 4 !

(et aussi désolée pour la mise en page de ce chapitre, il y a eu un petit problème avec le site, donc ce n'est pas très aéré)


Pour elle

Chapitre 4

« D'abord voir, après savoir. »

Proverbe turc

Non loin de l'archipel Shabondy, un sous-marin jaune était tapi dans les profondeurs de l'océan. Un homme en combinaison blanche sortit de l'infirmerie en se frottant les côtes et marcha en bougonnant dans les couloirs du navire. Ses pas le conduisirent jusqu'à la salle principale dans laquelle tous les membres d'équipage étaient réunis. Interpelé par ce rassemblement, le jeune homme aux cheveux bleus observa ses camarades, lorsque son regard se posa sur elle. Elle était là debout à côté de son capitaine, tous deux en face du reste de l'équipage.

« - Qu'est-ce que tu fais ici toi ?! S'écria le pirate en pointant du doigt la jeune bretteuse.

- C'est une bonne chose que tu sois là Erik, certifia son capitaine. Justement, j'étais en train de leur présenter notre nouvelle camarade, Miss Tsukiyo Arima.

- Vous n'allez tout de même pas garder cette espèce de folle furieuse Capitaine ?!

- Qui traites-tu de folle furieuse ?!

- Toi évidemment ! Tu as déjà oublié ce que tu m'as fait ?! Je te signale que tu as failli me casser les côtes ! Alors la moindre des choses à faire, maintenant que tu es avec nous, serait de t'excuser !

- ... Et pourquoi donc ?

- « Pourquoi » ?! Tu n'as pas entendu ce que je viens de dire ?!

- J'ai parfaitement entendu. Toutefois, je ne vois pas pourquoi je devrais m'excuser maintenant.

- Quoi ?! Dis donc, ce n'est pas parce que tu m'as frappé il y a quelques heures qu'il y a prescription !

- Ce n'est pas ce que je voulais dire. Simplement, cela s'est produit alors que je ne faisais pas encore partie de votre équipage. De ce fait, en tant que camarade, je ne t'ai absolument rien fait de mal.

- Tu te fous de moi ou quoi ?! »

Les traits d'Erik ne faisant de plus en plus sévères, Sachi et Penguin crurent bon d'intervenir en se plaçant devant celui-ci afin d'éviter tout débordement, physique en particulier. Tsukiyo persistant dans son attitude froide donna donc suite aux propos de son interlocuteur :

« - Pas du tout. De plus, sache que si tu es blessé c'est uniquement de ta faute.

- De quoi ?!

- Parfaitement. Si tu ne t'étais pas trouvé sur mon chemin à ce moment-là il ne te serait rien arrivé. Mais maintenant tu sais que lorsque j'ai un objectif, il ne fait pas bon de se mettre en travers de ma route.

- Tu es vraiment en train de te foutre de ma gueule ! C'est toi qui m'as blessé et c'est moi qui devrais culpabiliser ?!

- Vois les choses comme tu veux.

- Tu commences vraiment à m'énerver, affirma Erik se rapprochant hostilement de Tsukiyo, espèce de...

- Ça suffit ! Ordonna sèchement le capitaine pirate. »

Obéissant aux consignes de son supérieur, Erik s'arrêta dans les secondes qui suivirent, bien que mécontent de ne pas avoir réglé son différent avec sa nouvelle camarade. Le ton s'étant calmé, Law reprit la parole :

« - Bon, Miss Tsukiyo tu viens avec moi, j'ai à te parler.

- ... D'accord. »

Law se dirigea donc vers la porte, suivi par la jeune bretteuse. Tous deux passèrent à côté d'Erik, qui, après l'ordre du capitaine, n'était désormais plus encadré par Sachi et Penguin. Cependant, lorsque Tsukiyo passa près de lui, il laissa échapper à voix basse « Sache que ce n'est pas terminé. ». La jeune fille, bien qu'ayant parfaitement perçu son message, ne s'en préoccupa pas et continua à marcher sur les traces de son capitaine. Le reste de l'équipage observa le regard qu'Erik avait jeté sur la bretteuse. Pressentant la situation entre ses camarades, Jeff déclara « J'sens q´ça va être tendu ent' ces deux-là. ». Tous hochèrent la tête en guise d'accord avec le cuisinier, dans un « Hu-huh » collectif.

Marchant dans les couloirs de son sous-marin en direction de sa cabine, Trafalgar Law, ayant toujours Tsukiyo à sa suite, dut la reprendre par rapport à ses précédents actes :

« - Miss Tsukiyo, tâche de faire en sorte que ce que j'ai vu ne se reproduise pas, c'est bien compris ?

- ... Tu veux dire avec ce garçon très bruyant. Franchement, il s'est plus énervé tout seul qu'autre chose.

- Je ne te demande pas ton avis, affirma le brun en se tournant vers la jeune fille. Dans ce cas précis, ce n'est une demande que je te fais, c'est un ordre que je te donne, c'est clair ?

- ... »

Tsukiyo n'apprécia guère le ton autoritaire que venait d'employer son capitaine, néanmoins, elle fut bien obligée d'exprimer son consentement.

« - Tu devrais être plus amicale avec tes nouveaux compagnons.

- C'est vrai, être plus amicale avec des gens qui m'ont menti, drogué, menotté et séquestré... Huuummm... Oui, je crois que je vais pouvoir le faire, ironisa la jeune fille. »

Son supérieur, toujours face à elle, esquissa un sourire suite à ces propos. C'est en l'observant que Trafalgar remarqua que Tsukiyo avait la main posée sur le mur, comme si elle la laissait glisser le long des parois. Intrigué, il questionna la bretteuse :

« - Qu'est-ce que tu fais avec ta main posée sur le mur ?

- Ah, ça. En fait, vu que je vais rester sur ce navire, je me suis dit qu'il fallait bien que je puisse me repérer. Donc, c'est le seul moyen que j'ai.

- ...

- En laissant glisser ma main sur les murs, cela me permettra d'identifier les différents couloirs, du fait des rugosités que ma main est susceptible de rencontrer. »

Le brun écouta les explications avec attention et cela aboutit à une simple réflexion : « En fait, quand elle ne se bat pas, cette fille reste une aveugle ordinaire. Enfin, presque... ».

Trafalgar reprit donc sa marche à travers cet enchevêtrement de couloirs. Arrivé à sa cabine, il entra et proposa à Tsukiyo de s'asseoir en prenant bien soin de la guider jusqu'au fauteuil placé en face d'un large bureau sur lequel reposait plusieurs papiers et cartes plus ou moins bien rangés les uns sur les autres ainsi qu'une lampe et un escargophone situés dans un des coins. Un autre fauteuil semblant encore plus confortable était, lui, placé derrière le bureau. Le jeune homme y prit place dès qu'il eut fini d'aider sa camarade. Les doigts entremêlés, les deux coudes posés sur la table, le capitaine pirate entama donc la conversation :

« - Bien, Miss Tsukiyo, j'ai quelques questions à te poser.

- ...

- La première et la plus importante je pense est : pourquoi es-tu autant obsédée à l'idée de rencontrer Roronoa Zoro ?

- ... Je suis désolée de dire ça, mais je ne vois pas en quoi cela te regarde.

- Ça me regarde parce que tu es sur mon navire et sur mon navire, on suit mes règles.

- ... »

Les réponses de Trafalgar Law ainsi que son autorité flagrante avaient le don d'énerver Tsukiyo. Néanmoins, Tsukiyo se dit que vu que c'était elle qui avait demandé à embarquer, elle n'était pas vraiment en position de s'opposer aux ordres de cet homme, car en effet, cet homme était peut-être son seul espoir de retrouver Roronoa. Après un soupir, la bretteuse dut se résoudre à prendre la parole :

« - Très bien, je vais t'expliquer. Mais pour que tu comprennes, il faut que je remonte à il y a longtemps...Bien avant que je ne devienne aveugle... À l'époque où elle était encore en vie.

- Qui ça « elle » ?

- Ma meilleure amie... Elle s'appelait Kuina. »

Tsukiyo laissa alors ses souvenirs l'envahir...

À l'entrée d'une forêt, Tsukiyo alors âgée de dix ans combattait au shinaï (sabre en bambou utilisé au kendo) une autre fille d'à peu près son âge. Alors que les coups s'enchaînaient, Tsukiyo essaya soudain de frapper l'épaule de son adversaire dont le bras tenait le plus fermement le shinaï. Son opposante, ayant anticipée son attaque, donna un coup à l'horizontale dans le shinaï de Tsukiyo, celle-ci fut donc propulsée sur le côté et tomba dans l'herbe. Tsukiyo bien qu'étourdie tenta de se relever le plus vite possible mais fut aussitôt stoppée par l'extrémité du shinaï de son adversaire pointée devant son visage. Sa jeune opposante aux cheveux courts teintés d'une couleur bleue nuit observait Tsukiyo d'un regard sérieux, mais ce regard laissa aussitôt place à un sourire malicieux. Ce sourire fut immédiatement transmis à la perdante du duel qui déclara alors :

« - Il n'y a pas à dire tu es vraiment la plus forte Kuina.

- Merci mais toi aussi, tu ne te défends pas trop mal, rétorqua-t-elle en tendant la main à son amie qui n'hésita pas à la saisir.

- Tu dis ça pour me faire plaisir, mais depuis que je te connais je n'ai pas pu gagner une seule fois contre toi.

- Ça c'est normal. Le meilleur bretteur au monde se doit d'essuyer le moins de défaites possibles.

- C'est vrai que c'est ton rêve, devenir le meilleur bretteur.
- Oui et crois-moi que j'y arriverai, affirma Kuina confiante. »

C'est sur ce sourire radieux de son amie que le souvenir de Tsukiyo prit fin.

« - … Kuina était la fille du maître d'un dojo se situant dans le village voisin au mien. Comme nos pères, tous deux maîtres de dojo, étaient amis nous le sommes devenues également. Mais, il n'y avait pas photo, de nous deux, Kuina était bien la plus forte. D'ailleurs, elle battait tout le monde, même des adultes. Et la combattante hors pair qu'elle était n'avait qu'un but...

- ...

- Devenir le meilleur bretteur au monde. Je me disais toujours que si c'était elle alors elle pouvait y arriver. Je la soutenais vraiment dans la réalisation de son rêve, mais comme je voulais également m'améliorer, nous avons commencé à nous entraîner ensemble. Nous nous retrouvions toujours à l'entrée de la forêt qui séparait nos deux villages. Tout se passait pour le mieux, bien que malgré le nombre incalculable de fois que j'ai combattu contre elle je n'ai pas pu gagner une seule fois, certifia Tsukiyo arborant un sourire nostalgique. Néanmoins, les choses ont radicalement changé quand il est arrivé.

- « Il » ?

- Roronoa Zoro ! Quand ce garçon est arrivé dans le village de Kuina et après avoir intégré le dojo de son père, il n'a eu de cesse de la défier. Évidemment, Kuina gagnait à chaque fois et venait toujours me rendre visite mais... Petit à petit, elle a commencé à moins venir me voir. Elle me disait qu'elle ne pouvait pas car elle devait s'entraîner. Quand elle me l'a dit, je n'ai plus eu de doute, c'était Roronoa qui était à l'origine de tout ça et bien que je sois sûre que Kuina refusait de se l'avouer, elle a commencé à le voir comme une menace. Et malheureusement, les choses ont encore empiré à partir du moment où son père lui a dit qu'une femme ne pourrait jamais devenir le meilleur bretteur.

- ...

- Le jour où elle me l'a raconté, je ne voulais pas y croire. Toutefois, maintenant je comprends. Le corps d'une femme a des handicaps que celui d'un homme n'a pas. Il est certain que le corps d'un homme est plus taillé pour l'effort... Mais ce jour-là, pour moi, accepter ça était inconcevable. Tout ce que j'ai pu dire à Kuina à ce moment-là c'était « Ne t'en fais pas, la différence entre un homme et une femme, ce n'est qu'un détail. Je suis sûre que ça ne t'empêchera pas de réaliser ton rêve. » et elle, elle m'a souri. Mais après, elle s'est mise à pleurer. Kuina, que j'avais toujours vu si fière, pleurait... en n'ayant de cesse de répéter qu'elle aurait aimé être un garçon... C'est l'une des dernières fois que je l'ai vue. Et ces quelques semaines plus tard que j'ai appris qu'elle était morte...

- ...

- Quand je l'ai sue, j'étais littéralement dévastée... Mais c'est à partir de ce moment, que j'ai pris la décision de réaliser le rêve de Kuina.
- Devenir le meilleur bretteur au monde afin prouver qu'une femme en est capable, c'est ça ? en déduisit Trafalgar.
- Non...

- ?!

- Je vais faire de Kuina le meilleur bretteur au monde.
- Je ne te suis pas Miss. Comment veux-tu faire ça alors que ton amie est morte ?
- En devenant moi-même, le meilleur bretteur.

- ?

- Si moi, qui n'ai jamais réussi à vaincre Kuina ne serait-ce qu'une fois, deviens le meilleur bretteur alors cela voudra dire sans conteste, que Kuina était la meilleure. »

Cette déclaration surprit fortement Trafalgar cependant, sa surprise laissa place à un de ses fameux sourires.

« - Et pour mener à bien mon objectif, je tiens à utiliser le sabre de Kuina. En plus, ce sabre, le Wadô Ichimonji fait partie des 21 grandes lames de ce monde.
- Mais c'est ce sabre dont tu te sers ? Parce que d'après ce que tu dis, j'ai l'impression qu'il n'est pas en ta possession ?
- C'est exact. Celui que j'utilise n'est pas celui de Kuina.
- Ça veut donc dire que tu cherches également le sabre de ton amie. Mais comment comptes-tu faire pour le trouver vu que tu es aveugle ?
- En suivant sa présence.
- Sa présence ? Les sabres dégagent une présence ?
- Pas tous non. En fait, comme je l'ai expliqué à votre ami l'ours, mis à part les êtres humains, il y a des objets qui dégagent une présence. Ces objets sont, soit naturels comme des arbres ou des roches, soit des objets d'exception comme les meilleures lames du monde
- ... Jusque-là je comprends, cependant je ne vois toujours pas pourquoi tu veux vaincre Roronoa.
- Tout simplement, parce qu'il est celui qui détient le sabre de Kuina. Lorsqu'elle est morte, j'ai demandé au père de Kuina de me confier son sabre mais il m'a répondu qu'il l'avait donné à Roronoa. C'est pourquoi je dois le battre pour le récupérer, car s'il perd contre moi ça voudra dire qu'il ne peut pas devenir le meilleur bretteur et n'est donc pas digne du sabre de Kuina. Et une fois, ce sabre en ma possession, je défierai Dracule Mihawk, l'actuel meilleur et je le vaincrai.
- Je vois, répondit simplement Trafalgar son sourire s'étant encore élargi. »

Quelques secondes s'écoulèrent, puis le capitaine décrocha l'escargophone présent sur le bureau et composa un numéro.

« - Capitaine ?
- Yoh, viens dans ma cabine récupérer Miss Tsukiyo. Ensuite, tu iras lui faire visiter le sous-marin.

- Très bien capitaine. Mais si elle est aveugle, y a-t-il vraiment nécessité de lui faire visiter ?
- C'est impératif, elle t'expliquera pourquoi.
- ... D'accord. J'arrive tout de suite Capitaine. »

Sur ces paroles, Law raccrocha donc son escargophone. Tsukiyo interpelée par un élément de la conversation ne put s'empêcher de demander :

« - Attends ! Tu viens de dire « sous-marin » ? Ça veut dire que depuis le début, je suis sur un sous-marin ?
- C'est ça. Tu n'avais pas remarqué ?
- Il est vrai que pour un bateau, je trouvais les murs étrangement froids et qu'au bruit on aurait dit du métal, mais je ne me doutais pas que j'étais à bord d'un sous-marin.
- Eh bien maintenant tu sais.
- Mais au fait, je pensais que tu voulais me poser plusieurs questions et en l'occurrence, tu m'as principalement questionnée sur le pourquoi de ma recherche de Roronoa. Puis-je donc espérer que mon interrogatoire soit terminé ?
- Pas encore et puis ne t'inquiète pas pour ça. »

On cogna soudain à la porte, Law donna son autorisation pour entrer, laissant donc apparaître un homme en combinaison blanche. Cet homme sans doute âgé d'une vingtaine d'années avait les cheveux blancs coupés courts, un visage droit et sérieux, orné de pupilles d'un vert émeraude. Tsukiyo, conformément aux ordres, suivit donc Yoh. Une fois, la porte fermée, Law se plongea dans ses pensées :

« Tu ne devrais vraiment pas t'inquiéter pour ça Miss. Maintenant que tu es là, des questions je vais pouvoir t'en poser quand et comme je veux. ...Mais franchement, vouloir devenir le meilleur pour prouver que quelqu'un est meilleur que toi, c'est vraiment atypique comme objectif. Il n'y a plus de doute, déclara le brun un sourire toujours fixé aux lèvres. Tu es vraiment très intéressante Miss Tsukiyo. »


Voilà ! ^^ J'espère que ce chapitre vous aura plus.

Maintenant, vous savez pourquoi Tsukiyo cherche Zoro. Alors, dites-moi ce que vous en pensez s'il vous plaît.

Je vous remercie d'avoir lu et à la prochaine pour le chapitre 5 ! ^^