Bonsoir à toutes et à tous ! Je suis heureuse de vous retrouver pour notre chapitre du week-end, le chapitre numéro cinq, soit la leçon numéro quatre, de Comment séduire Dean Winchester en douze leçons !
Je suis d'autant plus heureuse de l'avoir fini aujourd'hui que j'ai été malade en début de semaine, et que j'avais pris du retard sur la rédaction de cette fic'. M'enfin visiblement, la fin des vacances m'a motivée ! ^^
En parlant de ça, il est possible que mes publications s'espacent un peu, au rythme d'un chapitre par semaine, avec l'arrivée de la rentrée. En raison du travail, des devoirs, des contrôles et tout ce qui s'ensuit, j'ignore si je parviendrai à tenir le rythme de deux chapitres par semaine. Je préfère publier plus lentement avec un récit soigné, plutôt que de le faire plus souvent mais avec une qualité d'écriture moindre. Voilà voilà. On verra bien, après, ma foi.
Sinon, au programme aujourd'hui : Cas' s'exerce à un art complexe et surtout… subtil. Que Dieu soit avec lui !
Je rappelle que ni Supernatural, ni les personnages, ni Cosmopolitan, ni Dr Sexy M.D., ni l'échelle de Kinsey ne m'appartiennent. Que voulez-vous. Le monde est injuste.
Bonne lecture ! On se retrouve en bas pour la review !
Chapitre 5
Leçon n° 4 : Ton homme tu flatteras
- Dean m'évite, depuis l'autre jour, se lamenta Castiel en piochant une frite dans son assiette.
En tant qu'ange, il n'avait peut-être pas besoin de manger, mais les frites étaient réellement délicieuses.
En face de lui dans le diner ambiance années 50 où ils étaient installés, Sam leva les yeux au ciel.
- Non, tu crois ? railla-t-il en désignant de la main l'Impala, sur le parking où Dean effectuait des réparations probablement plus qu'inutiles plutôt que de manger avec eux.
- Penses-tu que j'ai commis un mauvais pas ? s'enquit l'ange.
Que Dean l'évite, c'était un fait nouveau auquel il ne parvenait pas à s'habituer. Une douleur monstrueuse qui pesait sur tout son être et dont il ne parvenait pas à se débarrasser.
Sam s'essuya lentement les mains avec sa serviette en papier, l'air pensif.
- Non, je ne pense pas que ce soit toi. C'est que… Comment dire ? (Sam fronça les sourcils.) C'est depuis que Dean a vu ton espèce de magazine.
Castiel soutint le regard de Sam sans ciller. Il était convaincu que le cadet Winchester avait toujours su précisément de quel magazine au juste il s'agissait, et le regard malicieux et entendu du chasseur ne le détrompa pas. Toutefois il ne posa aucune question et l'ange lui en fut reconnaissant. Il était ravi de savoir qu'il avait au moins un allié dans cette histoire, mais il ne souhaitait surtout pas que cette aide devienne invasive. Dean reconnaîtrait immédiatement la signature de Sam dans le plan de Castiel – un vrai « tue-l'amour », d'après l'expression humaine.
- Disons que, reprit Sam, il ne s'attendait pas à ça. Mis à part l'article sur la french-pédicure, je veux dire. (Il se mordit la lèvre, l'air amusé.) C'est celui sur l'épilation du maillot, en fait.
- Je ne comprends pas, tiqua Castiel qui ne voyait pas le rapport.
- Ça a montré à Dean que tu t'intéressais aux choses du sexe, soupira Sam en détournant le regard, gêné. Et donc que… tu n'étais pas aussi asexué qu'il le pensait. Que tu étais un être avec des… hum, des désirs (Sam rougit un peu) et un corps sujet à ces désirs. Que des gens pouvaient être attirés par toi, et que tu pouvais être attiré par des gens. Et ça lui a causé un choc. Ça a modifié totalement la façon dont il te voyait.
- Oh, souffla Castiel, comprenant soudain d'où venait le problème.
- Alors, continua Sam, ça a influé sur ses pensées à ton propos, et sa… hum, réaction de l'autre jour a fini de le chambouler. Il a réalisé que non seulement tu étais un être sexué, mais qu'en plus son corps pouvait réagir à ça. Et ne compte pas sur moi pour t'en dire plus, ajouta-t-il très vite. Discuter de la vie sexuelle de mon frère…
Le cadet Winchester grimaça, répugné. Castiel, lui, s'abîma dans ses réflexions.
Quelque part, ce constat de la part de Dean ne pouvait pas être une mauvaise chose. Il était à présent conscient que son propre corps n'était pas indifférent à la présence de Castiel – et ce dernier se sentit sourire, extatique, à cette pensée. Visiblement, la fille de la librairie et Sam n'avaient pas tort, il y avait une petite attirance physique de la part de Dean… Cette idée l'emplissait de bonheur et faisait battre ses ailes plus vite.
Le tout, à présent, était que Dean prenne conscience de cette attirance physique… et qu'elle devienne également émotionnelle.
- Il faut battre le fer tant qu'il est chaud, marmonna-t-il en employant une expression que Dean lui avait expliquée un jour.
Sam acquiesça vigoureusement.
- C'est l'occasion ou jamais, approuva-t-il en avalant une frite à son tour.
Castiel fronça les sourcils. Si Dean l'évitait, c'était parce qu'il avait honte. Il n'assumait sûrement pas cette tension physique et donc encore moins sa propre réaction corporelle. Il ne voudrait sûrement pas reparler à Castiel tant qu'il ne pourrait pas appliquer la règle numéro un de Dean « Déni » Winchester : si ça ne te plaît pas, alors ça n'est jamais arrivé.
Et si la solution était de lui laisser penser que l'ange ignorait tout de la raison de sa fuite ? Castiel pourrait alors appliquer la suite de son plan, et toutes les étapes feraient malgré tout leur chemin dans la tête de Dean, mieux encore peut-être…
S'excusant auprès de Sam, Castiel se leva, sortit du diner et s'approcha de Dean un gobelet de café fumant à la main, qu'il lui tendit. Dean l'accepta avec réticence, l'air de vouloir s'enfuir loin, très loin de l'ange.
Castiel prit une petite inspiration discrète, tenta d'oublier la sensation de bonheur qu'il éprouvait en songeant à la réaction de Dean, puis, s'excusant mentalement pour l'acte qu'il allait commettre, demanda :
- Ai-je fait quelque chose de mal, Dean ?
L'espace d'un instant, le chasseur fut si surpris par la question qu'il parut en oublier qu'il voulait se trouver à l'autre bout de la planète.
- De mal ? répéta-t-il, éberlué. De mal ? Cas', enfin, que…
- Avant-hier, explicita Castiel en baissant la tête, refusant fermement de se sentir coupable – ce qui n'était pas si simple. Tu es parti précipitamment… et j'ignore pourquoi…
Pardon, Dean. Mais Dean n'avait pas l'air trop offusqué par ce mensonge. Au contraire, une lueur de soulagement passa dans son regard, et ses épaules se détendirent légèrement… Avant de se raidir lorsqu'il réalisa qu'il devait inventer une excuse.
Castiel, quelque part, était curieux de savoir ce que Dean allait dire.
- Dean ?
- Je… euh, je… C'était l'heure de Docteur Sexy ! répliqua le chasseur, l'air paniqué.
Sauf que ce n'était pas le bon jour de la semaine… songea Castiel.
L'ange et l'humain se dévisagèrent. Dean, visiblement, se rendait parfaitement compte de l'énormité de ce qu'il venait de dire. Castiel – chose rare s'il en fut – sentit monter en lui une envie irrépressible de rire.
Puis il songea au quatrième conseil donné par Cosmopolitan.
Les compliments, ça fait toujours plaisir ! Flattez votre homme, caressez-le dans le sens du poil, et vous lui plairez d'autant plus que vous l'admirez !
C'était le moment ou jamais.
- Tu es un très bon menteur, Dean ! s'exclama Castiel avec toute l'admiration qu'il put convoquer.
Dean recracha sa gorgée de café et toussa, s'étouffant presque.
- T'es un sacré numéro, toi, hein ? grommela-t-il. (Puis il se mit à rire.) Laisse tomber cette histoire, Cas'. C'est pas ta faute, c'est tout ce qu'il faut savoir.
Il prit l'ange par les épaules et l'entraîna à l'intérieur du diner.
Castiel n'avait pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin. A présent que Dean faisait comme si rien ne s'était passé et qu'il parlait de nouveau à l'ange le plus naturellement du monde, il fallait continuer le Plan Séduction – comme Castiel avait fini par le surnommer – pour parvenir à ses fins.
La leçon numéro quatre du magazine parlait longuement des compliments à faire à l'homme à séduire.
Le compliment, c'est tout un art, mesdemoiselles ! Vous devez savoir doser et en user avec subtilité.
Chose qui avait bien fait grommeler Castiel. Pour la dernière fois, comment était-il censé savoir comment doser, au juste ? Pourquoi n'y avait-il pas d'unité de mesure précise ? D'échelle du compliment subtil ? Ou mieux, de la séduction ? Pourquoi élaborer des échelles de Kinsey, pour ne pas mesurer si vous plaisez à un homme ?
Par exemple, vous pouvez le complimenter sur sa tenue. Dites-lui qu'il est bien habillé, que son jean lui va bien : c'est une manière de lui dire « tu es beau » sans l'effaroucher !
Castiel n'osait imaginer la réaction de Dean s'il lui disait qu'il le trouvait beau…
Il passa donc à l'action un matin où Dean, Sam et lui-même se réunirent pour converser du plan à suivre pour empêcher une réunion de demi-dieux de tourner au carnage de la ville.
- J'apprécie beaucoup ta tenue, Dean.
Dean, interloqué, fit de gros yeux et baissa la tête vers son jean bleu tout simple, sa chemise à carreaux verte, son t-shirt noir et ses chaussures militaires. Il releva du chef pour dévisager Castiel, l'air de penser : « Hey, Cas', qui t'a dit que les anges étaient autorisés à se shooter ? »
- Mais, Cas'… Ce sont les mêmes habits que je portais hier, renifla-t-il avec mépris.
- Je trouve qu'elle te sied très bien, rétorqua Castiel patiemment.
Dean haussa un sourcil mi-amusé, mi-réprobateur. Sam toussota pour masquer un rire.
- C'est quoi ton truc avec mes fringues, mec ? Tu t'es improvisé police de la mode ? Tu veux te reconvertir en styliste, peut-être ? Je vois ça d'ici : des trench-coat partout. (Dean ricana.) Sérieux, Cas', c'est quoi la prochaine étape ? Tu vas me dire que tu me trouves à ton goût ?
Castiel hésita. Il n'allait tout de même pas affirmer ça à Dean ! Ce serait la fin de ses espoirs ! Il se souvint du conseil numéro deux : le mystère. Allié à la subtilité… L'ange sourit.
- Et pourquoi pas, Dean ?
Pour la deuxième fois en moins d'une semaine, le chasseur recracha son café.
Sur Sam.
N'hésitez pas à jouer de vos connaissances sur votre homme. Comparez-le à son acteur préféré, dites-lui que la chanteuse qu'il adore serait ravie d'avoir un rendez-vous avec lui…
- Tu sais, Dean, j'ai toujours trouvé que tu possédais une ressemblance avec Docteur Sexy.
Le chasseur laissa tomber son donut sur le tapis. Puis, sous les gloussements de Sam, il se passa une main dans les cheveux avec un grand sourire.
- Oh ? Tu crois, Cas' ? se réjouit-il, le visage illuminé.
- Ouais, vous avez autant de modestie l'un que l'autre, ricana Sam.
- Et puis, ajouta Castiel, je suis sûr qu'il serait ravi de t'emmener dîner un soir.
Dean se mit quasiment à rayonner, le sourire aux lèvres et les yeux pétillants.
- Bah rassure-toi, Cas', marmonna Sam entre ses dents, ton plan avec Dean se profile bien. Visiblement, avoir un rendez-vous gay, ça le perturbe pas plus que ça…
Les hommes sont obsédés par leurs cheveux. Si vous voulez marquer des points auprès d'eux, surtout, flattez-les là-dessus… Succès garanti !
- J'aime beaucoup la manière dont tu es coiffé ce matin, Dean.
De fait, Castiel admirait sincèrement les épis de la chevelure de Dean. Il trouvait ça attirant et fascinant. Il aurait aimé y passer la main, les caresser, ces cheveux châtain doré, ces mèches rebelles qui semblaient l'appeler.
Dean haussa un sourcil, sur ses gardes.
- … Cas'. Je sors à peine du lit. Je suis pas coiffé.
- Moi, j'aime bien. On dirait un petit hérisson.
- Un petit…
Dean s'étrangla à moitié, la bouche grande ouverte, suffoquant quasiment sur place, comme manquant d'air – le visage d'un rouge soutenu et les yeux exorbités. Castiel poursuivit, pensif :
- Ou un écureuil. A cause de tes taches de rousseur.
- Mes taches de… Je n'ai pas de taches de rousseur ! Et puis… et puis merde ! Je ne ressemble pas à un écureuil ! balbutia le chasseur. Tu te prends pour Crowley ou quoi ?
- C'est mignon, pourtant, un écureuil… réfléchit Castiel, cherchant un compliment.
Il évita de très peu une décapitation angélique subite par livre interposé.
- Dean ? Tu cuisines à merveille.
- Cas', c'est juste une pizza réchauffée...
- Je la trouve délicieuse. Tu as du talent pour réchauffer des pizzas.
- ... et en plus c'est Sam qui l'a mise au four.
- Dean ! Tu chantes vraiment très bien !
- Cas', enfin... On dirait une casserole fêlée sous antidépresseurs qui a respiré de l'hélium.
- Tais-toi, Sam. Tu ruines mes plans de séduction.
- Tu savais que complimenter quelqu'un, ce n'est pas mentir ? Non parce que là, il va s'apercevoir d'un truc.
...
- Cas' ? Où est Sammy ?
- Sam ? Oh, il dort. T'ai-je déjà dit à quel point tu chantais bien ?
- Dean... Tu es tellement musclé... Je veux dire, c'est extraordinaire. Non, je ne cherche pas à te draguer, absolument pas, voyons ! Je trouve juste ça très... euh, très... très impressionnant. C'est très seyant. Puis-je toucher ? Non ? Pourquoi ? C'est juste par curiosité, tu sais. Dean ? Est-ce que ça va ?
Castiel avait lu dans le magazine qu'il fallait complimenter Dean sur, non seulement quelque chose de physique, mais aussi de plus spirituel. « Vous draguez forcément le bonhomme parce qu'il est beau gosse : alors montrez-lui que vous savez voir au-delà des apparences ! », enseignait la revue d'un ton très docte. Castiel ne pouvait que se fier à une chose aussi compétente, et il s'était incliné.
Votre compliment doit, avant tout, faire plaisir à votre chéri. Montrez-lui que vous avez vu quelque chose d'absolument exceptionnel en lui, quelque chose qui vaut le détour ! Soyez douce et agréable, et votre choupinou s'en sentira le cœur tout réchauffé !
Depuis plusieurs jours, il cherchait quel compliment spirituel et agréable adresser à Dean. Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, ce n'était pas chose si facile à trouver.
La revue enseignait bien qu'il fallait trouver un compliment unique, quelque chose qui émouvrait son destinataire, un compliment très personnel. Le problème étant que Dean avait une fâcheuse tendance à rejeter les compliments plutôt que de les accepter.
Aussi l'ange avait-il établi une liste qu'il biffait au fur et à mesure qu'il découvrait qu'il ne pouvait pas flatter Dean sur le sujet.
Son intelligence ? Oh, Castiel savait pertinemment que Dean était intelligent. Beaucoup plus intelligent qu'il ne souhaitait le faire croire. C'était précisément là que résidait le problème : Dean refusait qu'on le prenne pour intelligent. Il faisait semblant d'ignorer beaucoup de choses et de ne pas comprendre le reste desdites choses. C'était sûrement un moyen de préservation, une barrière supplémentaire pour cacher sa sensibilité, sa profondeur – de passer pour un caricature qui ne devait pas être approchée plus que ça. Castiel ne pouvait pas complimenter Dean là-dessus. Le chasseur ne lui en laisserait pas l'occasion et rejetterait le compliment. Il faudrait des mois à l'ange pour le convaincre de la validité de la chose.
Son intelligence sociale, alors ? Oui, mais Castiel n'en possédait guère, lui. Il en était sincèrement admiratif, mais Dean ne prendrait pas la flatterie comme elle devait l'être. Il estimerait qu'elle était due aux incompétences de son ange…
Idem pour sa culture.
Quant à son courage, ses qualités de chasseur, sa générosité… Ce serait réduire Dean à l'état de chasseur. Ce que l'humain ne voulait pas – Castiel savait que malgré ce qu'il disait, il aurait souhaité une vie normale, lui aussi – et l'ange pas plus.
Son dévouement pour Sam, alors ? Non plus. Castiel faisait peut-être « la fine bouche », comme disait son humain, mais il préférait que ça reste entre eux…
Castiel ne savait pas. Dean représentait pour lui tellement plus que tout ça. Il voulait quelque chose d'exceptionnel, quelque chose de marquant… Puis l'occasion se présenta d'elle-même.
Il suffit d'une dispute avec Sam, d'un cellier rempli de whisky, et d'une déprime profonde du chasseur alcoolisé.
- Allez, Dean, repose cette bouteille… Tu n'as pas besoin de boire, tu le sais comme moi…
- Arrête de parler comme Sam, Cas'… grogna le chasseur en buvant une pleine goulée de whisky. Putain, t'es comme lui… Tu lui ressembles trop, c't'horrible. Pas b'soin d'deux élans, moi.
- C'est parce que lui et moi ne voulons que ton bien, Dean, argua Castiel en désespoir de cause – ça faisait une demi-heure qu'il essayait d'arrêter Dean dans l'explosion progressive de son foie, en vain.
- Ouais, c'est ça. La vérité, c'est qu't'es comme lui. Tu t'casseras aussi, rétorqua le chasseur, amer. Tu t'en fous de moi. J'le sais bien, t'inquiète.
- Dean, enfin ! protesta l'ange, choqué.
Mais Dean poursuivait, le regard dans le vague.
- T'sais, j'ai toujours pensé que j'méritais pas d'avoir un ange. Surtout toi, Cas'. C'est Sam qui aurait dû en avoir un… T'aurais dû veiller sur lui, mec. J'sais pas ce que tu fous avec moi… Pourquoi tu t'casses pas avec Sam ? Tu s'rais tellement mieux…
- Dean, interrompit sévèrement Castiel.
Il ne supportait pas d'entendre Dean dire de telles horreurs sur lui-même. Il ne supportait pas de savoir que son ami s'estimait indigne de lui.
Il saisit le menton de l'aîné Winchester et le força à le regarder. Cette fois-ci, Castiel était furieux.
- Plus jamais, martela-t-il avec colère, plus jamais je ne veux t'entendre dire ça, Dean !
- Mais, Cas'… protesta mollement Dean, surpris.
Castiel secoua son humain par les épaules, sentant la fureur couler dans ses veines et sa grâce. Comment, comment Dean pouvait-il penser ça ?
- Tu crois vraiment que j'aurais été en Enfer, que je me serais rebellé contre le Paradis, que j'aurais fait autant de conneries, que j'aurais remué le Ciel et la Terre, pour Sam ? (Castiel fusilla le chasseur du regard.) J'apprécie énormément ton frère. Mais toi, Dean, toi, tu es mon meilleur ami. Tu es l'être humain le plus extraordinaire que j'aie rencontré. Tu comptes plus pour moi que n'importe qui. S'il y a une personne envers qui je suis reconnaissant de tout ce qu'elle m'a apporté, c'est toi ! Je suis heureux et fier de te connaître, Dean ! Alors ne redis plus jamais ces horreurs, jamais. Parce que c'est faux, et parce que je ne peux pas supporter de les entendre.
La bouteille de whisky tomba à terre.
Le lendemain, Dean semblait avoir tout oublié de ce qui s'était passé. Mais pour l'avoir vu dans ses rêves, tandis qu'il le veillait, l'ange savait que neuf petits mots étaient restés gravés dans la mémoire du chasseur. Les seuls qui comptaient.
Je suis heureux et fier de te connaître, Dean.
A suivre...
