Le réveil sonne m'arrachant un grognement de frustration. Pile au moment où je rêvais qu'un magnifique jeune homme me couvrait de baisers en me déshabillant. Quand j'y pense ce magnifique personnage ressemblait étrangement à mon patron. Je soupire à cette drôle d'idée et pars pour la salle de bain. Je prend une douche, je me rase, je m'habille puis je vais prendre mon petit-déjeuner.

J'arrive au bureau une heure et demie plus tard. Je m'installe et pour mon plus grand bonheur je n'ai pas une pile monstrueuse de dossiers en attente. Il n'y en a que trois. Je pose mes affaires, je m'assois et commence à lire. On toque à ma porte ce qui me fait sursauter. J'invite la personne à entrer.

La secrétaire de monsieur Écu-de-Chêne entre. Elle a un dossier dans la main. Elle me le tend:

«-C'est un dossier urgent.

-Très bien. J'ai combien de temps?

-Une semaine.»

Elle s'en va. Je soupire, super, la semaine reprend bien. Je sens déjà que ma semaine de repos est loin derrière moi et que je ne suis pas prêt d'aussi bien dormir de si tôt. Je regarde le dossier et commence à l'étudier.

Quand je rentre chez moi mon lit semble se moquer de moi. Il me rappel les merveilleux moment que nous avons passé lui et moi la semaine précédente, le sommeil reposant qu'il m'a offert, et tout les rêves agréables.

Je lui lance un regard mauvais comme si il pouvait me voir et je vais me préparer de quoi manger. Une pizza surgelée au fond de l'estomac plus tard je vais me coucher. Je fais encore des rêves pour le moins… osés. Je me réveil en sursaut quand je constate une fois encore que le type en face de moi ressemble beaucoup à mon patron. Je vais prendre une douche glacée pour calmer mes hormones.

Je grogne quand l'eau froide arrive sur moi mais c'est la seule solution. Je me demande pourquoi est-ce que mon amant imaginaire a les traits de mon supérieur. Ceci m'arrache un nouveau soupir et je regarde l'heure. Il n'est que deux heure du matin. Je décide donc de me recoucher.

A peine endormis et bien je vous le donne en mille, les idées cochonnes reviennent et encore avec lui. Je me réveille plus mécontent que jamais et je décide de lire.

Le réveil sonne un peu plus tard. Je me prépare avec ma routine matinale et repars au travail.

Je me sens assez nerveux au bureau, car je sens que si je vois monsieur Écu-de-Chêne je vais ou glousser bêtement ou rougir comme une tomate. Peu importe laquelle des deux, mais ça sera pour le moins embarrassant.

Par chance la journée se passe sans que je le croise. J'avance sur le dossier et repars dans la soirée. Je l'emmène à la maison. Si je travaille je n'aurais pas de rêve érotiques, et je n'imaginerai pas les grandes mains fines de mon patron sur moi. Rien que cette idée me donne chaud et me fait rougir.

Je la chasse en secouant la tête et me concentre sur les chiffres du dossier. Alors que je suis en train de faire un calcul mon esprit divague à nouveau et je me vois allongé sur mon bureau en bois sombre, monsieur Ecu-de-Chêne au dessus de moi en train de me dévorer la gorge de baisers et de suçons.

Je me prend la tête dans les mains et pousse un grognement d'énervement. Je ne sais pas pourquoi ça me fait ça mais c'est très agaçant. Pourquoi est-ce que je fantasme sur mon patron comme une ado sur son prof de sport sexy ou je ne sais quoi?

Je décide d'aller marcher un peu, ça me changera les idées avec un peu de chance. J'ouvre la porte et me tape le front, abruti il fait nuit tu va aller où?! Je referme la porte et me laisse tomber dans mon fauteuil.

Le lendemain au travail je suis plus perturbé que jamais. J'ai honte, j'ai l'impression que tout le monde va voir sur mon visage que dans mes rêves je fantasme sur mon patron. Ce qui est étrange car dans la vraie vie il ne m'attire pas. C'est vraiment curieux. Je travail en espérant qu'on oubliera ma présence.

J'ai beaucoup de chance car personne ne vient me voir. Je soupire de soulagement en rentrant chez moi le soir. Je continue de travailler sur le dossier et fini par m'endormir dessus. Cette fois je suis attaché à la tête de lit, à la merci des envies de monsieur Écu-de-Chêne. C'est à la fois gênant et très excitant. D'autant que d'après son corps nu je vois qu'il adore ça le petit coquin. Je me réveil en sursaut en voyant ça.

Je lance un regard apeuré autour de moi et me passe une main sur le visage avec soulagement en voyant que je suis chez moi, seul. Je grimace en voyant que j'ai un peu bavé sur la feuille sur laquelle je travaillais. Je rougis aussi en sentant que je suis en pleine érection. Je lève les yeux au ciel en me maudissant intérieurement.

J'essuie la bave, je vais me préparer un thé en essayant de calmer mon esprit et cette maudite érection. Quand j'y arrive enfin je retourne m'asseoir et me replonge dans le travail.

Deux jours plus tard j'ai terminé le dossier et je le donne à la secrétaire de notre cher patron. Je retourne dans mon bureau en soupirant. Je sais qu'il va m'appeler pour parler de mon travail et je n'en ai pas envie. Après les rêves tous plus étranges les uns que les autres et de plus en plus réguliers je ne veux pas le voir.

J'ai peur qu'il y ai des effets… indésirables si je me retrouve face à lui. Je fais donc mon possible pour ne pas le croiser. Car mon cerveau est trop stupide pour faire la différence entre un amant imaginaire et son patron qu'on ne désire pas dans la vraie vie.

Une fois à mon bureau je me pose dans mon fauteuil, je pose mes bras sur le meuble et ma tête dessus. Je pousse un soupir à fendre l'âme, pourquoi ça m'arrive à moi? Je n'ai pourtant rien fait de mal je ne mérite pas d'être puni. En plus ça ne me ressemble pas de faire des rêves érotiques chaque fois que je ferme les yeux. Avant dans mes rêves agréables je mangeais mon gâteau préféré ou j'étais en vacances, mais depuis un peu plus d'une semaine maintenant chaque fois que je ferme les yeux je rêve que mon patron me fait l'amour dans toutes les positions imaginables et tous les lieux possibles.

C'est officiel: je déteste ma vie. Rien que de repenser à mes rêves j'ai chaud et je me sens durcir dans mon pantalon. Et si je me jetais de la fenêtre du vingtième étage? Non, je sais que je n'aurais pas le cran de le faire. Je dois juste prendre mon mal en patience et ça me tue, c'est si horrible comme situation. Je reçois un mail pro: «Dans mon bureau dans 10 minutes. T.E.d.C.».

Je lève les yeux au ciel, décidément le sort s'acharne contre moi!