Bon comme j'ai surpris et plus ou moins choqué pas mal de monde avec ce lemon surprise je me rattrape et espère me faire pardonner en postant un autre chapitre. Enjoy ^^
Plus j'y pense sous ma douche et plus je me dis que je suis victime d'un pacte avec le diable ou sous une emprise vaudou quelconque. C'est pas possible que tout ça se soit produit. Je sors de la douche quand elle devient glacée, signe que j'ai utilisé toute l'eau chaude de ma chaudière. Super! Je me sèche et je continue de réfléchir.
Pourquoi est-ce que mon patron m'insulte comme un moins que rien et qu'il me fait l'amour moins de vingt-quatre heure plus tard. Bon ok j'arrondis à vingt-quatre parce que vingt-trois quarante-sept ça revient au même. Bref, là je m'éloigne du sujet. Pourquoi est-ce que je travaille pour lui depuis cinq ans, qu'il dit que je lui ai tout de suite fait de l'effet mais qu'il n'ai pas agis plus tôt? C'est vrai, pendant tout ce temps où je l'attirais soit-disant ça a été le désert. Et là BOOM en vingt-quatre heure il m'appelle dans son bureau et me fait l'amour comme un fou.
Je soupire et me sers une tasse de thé. Je n'aime pas beaucoup cette situation. Soudain un éclair de lucidité me traverse l'esprit. Il n'a pas attendu cinq ans! Si je ne l'ai vue que de loin avant, et que la première fois que je l'ai vue de près c'était il y a deux semaines, ça devait être pareils pour lui. Ce serait déjà plus logique. Et puis, après peut-être que me traiter plus bas que terre l'a émoustillé et que ça l'a fait passer à l'acte.
Je hoche la tête avec un petit sourire. Cette théorie est en effet beaucoup plus plausible. Bon, maintenant que j'ai réfléchis à ses motivations je vais me reconcentrer sur ma petite personne. Pourquoi j'ai autant prit mon pied? Bon ok il baise incroyablement bien et il a un pénis qui fait très bien ce qu'il a à faire. Mais bon quand même, mis à part ça? Je savais pas que j'étais le mec banal qui rêve de se faire prendre par son patron.
Mais en fait si… car tous mes rêves érotiques de ces deux dernières semaines me reviennent à l'esprit. Et chaque fois, j'te l'donne en mille Émile, le héros sexy qui me faisait connaître les plaisirs défendus était toujours Thorin. Je frissonne en pensant à son prénom, je ne le connaissait pas il y a encore quatre heures. Bon alors tout ça montre simplement que je fantasme sur mon patron. Mais bon, je ne suis pas le premier à qui ça arrive donc ce n'est pas si grave. Sauf qu'en général ce fantasme ne s'accomplit jamais.
Je soupire encore et ai une mimique de bouche nerveuse. Je deviens écarlate quand je repense au petit sourire et au regard de la secrétaire. Je crève de honte à l'idée que demain au bureau tout le monde va savoir ce qui s'est passé et je vais me faire charrier. Monde impitoyable de merde! Je termine mon thé puis je regarde la télé sans me concentrer vraiment sur ce que je regarde. Ensuite j'avale un petit quelque chose et dodo.
Le lendemain quand j'arrive à l'entreprise j'ai les mains moites, des sueurs froides et le cœur qui bat à tout rompre. Je tire la porte et traverse le hall la tête baissée, lançant vaguement un salut aux réceptionnistes. Je monte dans l'ascenseur désert, béni sois-tu mon Dieu, et appuie sur le bouton du vingtième. Malheureusement mon soulagement n'est que de courte durée car la cabine se stoppe au douzième, laissant entrer quatre personnes. Il s'arrête à nouveau au quinzième, accueillant trois personnes supplémentaires. J'aimerais devenir invisible ou aussi petit qu'une souris.
Les sept regards se tournent vers moi dans une synchronisation parfaite. Je déglutis avec peine et affiche un semblant de sourire. Ils échangent tous des regards et un petit sourire entendu. Je saute presque de l'ascenseur quand les portes s'ouvrent au vingtième. Je cours me réfugier dans mon bureau et ferme la porte à clé.
Un peu plus tard on toque à ma porte. Je soupire et vais ouvrir viens que je n'en ai pas envie. C'est un collègue qui tient un dossier. Il sourit:
«-Tiens c'est pour le patron. Je me suis dit que tu pourrai lui porter vue que vous avez des relations… privilégiés.»
Je plisse les yeux devant sa perfidie mais ne répond rien, il ne mérite pas que je m'abaisse à son niveau en lui répondant. À la place je redresse le menton et me dirige vers l'ascenseur. J'arrive au dernier étage. Tiens curieux la secrétaire n'est pas à son bureau. Je fais une moue et hausse les épaules. Je m'approche de la porte de mon supérieur et toque à la porte.
Pas de réponse. Je fronce les sourcils et baisse la poignée pour voir. La porte s'ouvre sur un spectacle on ne peut plus surprenant. Thorin est assit sur son fauteuil à roulette entièrement nu et sa secrétaire est assise à califourchon sur ses genoux. Elle est nue elle aussi et ondule des hanches. Je lache le dossier et m'exclame sans m'en rendre compte:
«-Putain c'est quoi ce bordel?!»
Ils tournent vers moi un visage surpris, et la secrétaire doit avoir du hiboux dans les veines car je crois que sa tête fait un trois-cent-soixante degré. Thorin lève une main vers moi comme pour me retenir à distance:
«-Attends c'est pas ce que tu crois!
-Je crois que je vous vois à poils en train de niquer sur ton fauteuil! Toi pétasse c'était bien la peine de me lancer un regard moqueur hier!»
Je décoche une gifle à la secrétaire et un crochet du gauche à Thorin:
«-Et toi c'est parce que t'es qu'un enfoiré! Je démissionne!»
Je quitte le bureau. Je m'abaisse, ramasse le dossier et fais demi-tour. Ils sont toujours assit comme des abrutis sur le fauteuil. Je leur balance le dossier à la face, il s'ouvre et les feuilles se dispersent dans toute la pièce:
«-Tenez vous avez du travail bande de cons!»
Je descend dans mon bureau et rassemble mes affaires dans un petit carton. Thorin rentre en trombe dans mon bureau:
«-Laisse moi t'expliquer!
-Je ne veux rien savoir monsieur j'aime-les-papouilles-après-l'amour!»
Je lui balance mon agrafeuse, il a tout juste le temps de l'esquiver avant qu'elle ne lui atterrisse dans la figure. Il soupire:
«-Tu es obligé de démissionner? Tu es mon meilleur comptable!
-Justement! Je veux te laisser dans la merde, et arrêter d'être exploiter depuis cinq ans! Car oui je suis exploité! Je fais plus d'heures que n'importe qui, même plus que vous monsieur le PDG et pourtant mon salaire n'a jamais augmenté! J'en ai marre je me casse, bonjour chez vous!»
Je prend mon carton, lui donne un coup d'épaule bien violent au passage et je m'en vais. Je rentre chez moi et lance furieusement le carton par terre. Je ne sais même pas pourquoi je me met dans cet état mais c'est plus fort que moi. Je décide d'aller marcher pour me changer les idées. Mon portable sonne. Je regarde et vois le numéro de l'entreprise. Je bascule directement sur messagerie. Je me maudit d'avoir mit mon numéro privé sur mon CV et ma fiche de renseignements au sein de l'entreprise. Mon téléphone vibre sans discontinuer. J'en ai tellement marre que je l'éteint. Je pars marcher pour me changer les idées.
Quand je rentre chez moi trois bonnes heures plus tard je réalise enfin tout ce qui s'est passé. Les images me tombe dessus comme un piano qui tomberait du dernier étage d'un immeuble et je me laisse tomber sur mon fauteuil. On tambourine à ma porte. Je n'ouvre même pas, je suis sûr que ce sera mon ancien patron et je n'ai aucune envie de le voir. Je me lance alors dans la recherche d'un nouvel emploi. J'envoie des CV dans plusieurs entreprises. Malheureusement elles m'appellent aussitôt et me disent qu'ils ne peuvent pas me prendre.
Je jette mon téléphone fixe contre le mur ce qui le réduit en morceau. Ce salaud a téléphoné à toutes les entreprises de la région et les a interdit de m'embaucher. Il veut m'avoir? Il va m'avoir! Que la partie commence il va s'en mordre les doigts, il ne sait pas ce qu'il en coûte d'énerver un Saquet!
