Bonjour à tous. Je publie aujourd'hui, car je ne suis pas sûre que demain j'aurai pu donc maintenant, je publierai chaque dimanche au lieu du lundi.
Miriamme: Eh oui, me voilà de retour après de longs mois d'absences... Mais cette absence n'a pas été vaine puisque j'ai quelques chapitres d'avances. En tout cas, je suis ravie de te retrouver et d'ailleurs dès que juin sera passé, je filerai lire tes deux nouvelles histoires. :)
DrWeaver: Eh oui, l'attitude de notre cher écrivain est bizarre, mais je te rassure il n'a rien fumé -enfin je crois...-. Enfin, seul l'avenir nous dira ce qui lui arrive, mais il faudra attendre encore un peu. En tout cas, merci du commentaire et de m'avoir ajouté en favoris.
Merci pour vos reviews et vos ajouts en favoris ou follower, ça fait toujours énormément plaisir de voir qu'on est lu et peut-être même apprécié. Alors tout ce que je peux vous dire maintenant c'est: Bonne lecteur en espérant que cette suite vous plaira !
Chapitre 1
« La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant. »
Sören Kierkegaard
6 ans plus tard.
Un réveil résonna dans une pièce obscure d'un appartement de New-York, réveillant son unique locataire. Elle se leva de mauvais gré, éteignant l'objet qui avait osé la sortir d'un sommeil paisible. Elle prit une bonne inspiration chassant les dernières traces de son rêve et s'enfonça dans son appartement, prête à entamer sa journée. Beckett ne se prépara qu'un café qu'elle but d'une traite avant de filer à sa douche. Elle se détendit enfin sous les jets d'eau brûlante, laissant ruisseler le liquide sur sa peau sans défaut. Elle fut une nouvelle fois sortie de sa bulle par une sonnerie, mais cette fois ce n'était pas son réveil, non, c'était pire. C'était son portable qui lui annonçait certainement le début précoce de sa journée. Elle éteignit l'eau et sortit donc de sa douche, quittant le cocon réconfortant que lui offrait celle-ci. La fraîcheur de la pièce la faisant frissonner, elle chercha rapidement autour d'elle une serviette pour s'en couvrir. Ceci fait, elle prit son téléphone posé dans un coin et répondit sans même regarder l'identité de l'appelant.
_ Beckett.
_ Bonjour Beckett, c'est Esposito. Désolé de te déranger aussi tôt, mais on a une affaire, une bombe a explosé dans un restaurant huppé sur la 5th Avenue.
_ Bien. J'arrive dans vingt minutes.
_ Attend Beckett. Tu dois savoir que... Il hésita à finir sa phrase sachant que ce qu'il avait à annoncer mettrait sa collègue de plus mauvaise humeur encore.
_ Oui Esposito, autre chose ? Son ton était impatient, elle n'aimait jamais perdre son temps surtout lorsqu'elle avait une nouvelle affaire sur le dos.
_ Non, non, c'est bon, on verra ça plus tard. Il se rétracta. Après tout, elle le découvrirait bien assez tôt et il espérait qu'à ce moment, il aurait déjà déserté la scène de crime.
Elle raccrocha alors, ne se posant pas plus de questions sur ce qu'il allait lui dire. Elle n'avait maintenant qu'une idée en tête : trouver le poseur de bombes, le faire avouer et le mettre en prison pour toutes les victimes qu'il avait pu faire. Elle se plongerait corps et âme dans cette enquête comme elle le faisait toujours. Elle ne laisserait rien la perturber, ni les journalistes qui seraient certainement nombreux car pour les rapaces qu'ils étaient, une bombe était un événement plutôt rare qui pourrait leur offrir une belle opportunité, ni les curieux qui ne cesseraient de la déranger pour avoir quelques détails morbides et malheureusement ceux-ci seraient tout aussi nombreux étant donné que la 5th Avenue était une artère importante dans le borough de Manhattan. Le plus important pour elle était de rendre hommage aux familles endeuillées.
Cette fois, c'est avec plus d'énergie qu'elle se mit à la tâche de se préparer. Elle s'habilla rapidement avec des vêtements simples et sombres qui n'avantageaient pas vraiment sa silhouette puis elle se maquilla légèrement, juste assez pour effacer un minimum les traces de fatigue de son visage. Enfin prête, elle se rendit à l'adresse que lui avait donnée Esposito.
Exactement dix-huit minutes plus tard, elle arriva sur la scène de crime. Les vitres du restaurant avaient toutes explosées et de nombreux déchés jonchaient le sol. Elle aperçut dans un coin une ambulance avec quelques médecins qui s'occupaient des blessés tandis que les experts commençaient déjà à ramasser les détritus. Il y avait aussi de nombreux agents du 12th ainsi que quelques autres qu'elle ne reconnaissait pas, mais ce qu'il l'étonnait le plus c'était l'absence des journalistes, il y en avait relativement peu par rapport à ce à quoi elle s'attendait. En général, sur une affaire comme celle-ci, tous les reporters, blogueurs et chroniqueurs de l'état se battaient entre eux comme des fauves affamés pour obtenir la moindre petite information, mais pas ici. Elle s'avança alors vers ses collègues qu'elle avait repérés près de l'ambulance.
_ Qu'est-ce qu'on a Ryan ?
_ Explosion d'une bombe, artisanale selon les experts. Elle a fait sept morts et deux blessés graves qui sont actuellement à l'hôpital et quelques autres légèrement blessés. Mais avant, le F...
_ La bombe a été placé dans un coin du bar. Heureusement qu'il n'y avait pas grand monde à cette heure-ci, le restaurant venait d'ouvrir, sinon nous aurions eu probablement plus de victimes sur les bras. Enchaîna Esposito en lançant un regard complice à Ryan.
_ Bon Esposito, tu vas voir les familles pour leur annoncer la nouvelle. Essais de savoir si l'une d'entre elles avait reçu des menaces auparavant et si les victimes ont un lien entre elles.
L'hispanique soupira, content de pouvoir partir avant qu'une seconde bombe bien plus dangereuse et dénommée Beckett n'explose ne laissant cette fois aucun rescapé. Ryan le regarda alors s'esquiver lui lançant un regard qui l'aurait tué sur place si ses yeux avaient été des revolvers. Il le savait tirer d'affaire car les foudres de sa boss retomberaient impitoyablement sur lui, lui qui devait actionner la bombe et la regarder exploser, lui qui était obligé d'annoncer la nouvelle à Beckett avant qu'elle ne l'apprenne d'elle-même -ce qui serait à coup sûr bien pire-, alors il commença, hésitant:
_ Euh boss ?
_ Oui Ryan ?
_ Je... Il déglutit. Des agents du FBI veulent vous parler, ils veulent diriger l'enquête.
_ Dis leur que c'est hors de question.
_ Le problème c'est qu'à priori l'enquête leur appartient déjà. C'est pour ça qu'ils veulent vous parler.
_ Où sont-ils ?
Il ne put manquer le ton sec de sa voix. Il savait qu'elle détestait collaborer sur une affaire surtout lorsque celle-ci s'avérait plutôt difficile et que c'était le FBI qui s'en mêlait. D'ailleurs, il se souvenait qu'une fois, elle avait qualifié les agents fédéraux d' « œuvre d'art » car ils étaient bien payés mais ne servaient à rien, sauf à faire beau pour la presse. Alors c'est avec dépit qu'il lui indiqua où trouver ces « œuvres d'art ».
_ Ils sont actuellement avec Lanie. Ils attendent de vous parler, car elle ne veut pas collaborer avec eux tant que vous ne donnez pas votre accord.
_ Bien.
C'est d'un pas lourd qu'elle se dirigea vers l'endroit indiqué par Ryan tandis que celui-ci prenait la fuite discrètement, allant parler à quelques témoins. Beckett détestait collaborer. Elle détestait travailler avec des bureaucrates qui n'étaient pas sous sa supervision et qui se prenaient pour des dieux. En quelques mots, elle détestait simplement les agents du FBI. Elle arriva à proximité d'un petit groupe où elle vit Lanie qui se disputait avec un homme d'âge mûr.
_ Bonjour Lanie ! Beckett ignora sciemment les deux hommes qui se trouvaient à côté.
_ Ah, Kate enfin ! Ce « docteur » veut embarquer mes corps. Elle exagéra sur le possessif.
_ Lieutenant Beckett, je suppose ? Agent Stène du FBI et voici le Dr Flaneur, notre médecin légiste.
_ Vous supposez bien. Qu'est-ce que vous faites là ? Son ton était glacial, à refroidir n'importe quelle personne. Le ton était donné.
_ Nous sommes sur cette affaire tout comme vous alors nous allons devons collaborer. Il crut bon d'ajouter : Que vous le vouliez ou non, vous n'avez pas votre mot à dire là-dessus. Cette affaire est bien trop importante.
_ Bien. Mais elle ne baissa pas réellement les armes -métaphoriquement parlant bien sûr-, elle était bien résolu à être tout sauf aimable. En quoi cette affaire est-elle si importante pour intéresser le Grand FBI ?
_ À première vue, la bombe a été posée par quelqu'un que nous recherchons depuis plusieurs années. Il a déjà fait de nombreuses victimes un peu partout dans le monde, mais la plupart des attentats ont eu lieu sur notre territoire. Mais on vous parlera de tout ça dans nos locaux.
_ Bien. Pour les corps, nous souhaitons que ce soit le Dr Parish qui s'en occupe.
_ Je ne pense pas que ce soit possible lieutenant.
_ Comment ça vous ne savez pas ? C'est bien vous qui dirigez, non ? Sa colère augmentait petit à petit. Ils n'avaient même pas commencé que déjà les problèmes s'annonçaient.
_ Euh non. Tout à-coup, l'agent perdit toutes traces d'assurance, trouvant un soudain intérêt au sol.
_ Où est votre supérieur ? Elle était maintenant franchement irritée.
_ Il n'est pas encore là. Il doit arriver dans une dizaine de minutes à peu près.
_ Vous prenez notre affaire et nos corps et vous n'êtes même pas foutu d'arriver rapidement ! Lanie, tu peux prendre les corps. Elle se tourna vers l'agent qui restait coi. Si monsieur veut vraiment ses corps, il n'aura qu'à daigner me rejoindre au poste. Et dites lui de s'acheter une montre pour être à l'heure la prochaine fois !
Elle partit sans écouter plus longtemps les plaintes de l'agent qui essayait de la retenir. Lanie, fière d'avoir gagné, passa devant l'autre médecin légiste pour récupérer les corps qu'elle mit dans des sacs mortuaires avant de les installer dans son fourgon, puis elle partit sous les yeux hébétés des deux hommes.
À peine arrivée au poste, le lieutenant Beckett s'installa à son bureau pour commencer à rassembler les quelques éléments qu'ils avaient déjà et d'en trouver des nouveaux, cherchant les rapports des soi-disant précédents dont lui avaient parlé l'agent. Elle vit apparaître sur son écran une liste de rapports tous différents, mais celle-ci était bien trop remplie. Il ne pouvait pas y avoir eu autant d'attentat comme celui d'aujourd'hui sans qu'elle n'en entende parler, c'était impossible non ? Il devait forcément y avoir une erreur. Alors elle ouvrit plusieurs rapports et les parcourut rapidement des yeux, mais non, il n'y avait pas d'erreur, il y avait bien de grandes similitudes entre toutes ces explosions, malheureusement. L'affaire était donc bien plus compliquée qu'aux premiers abords... Alors pour se donner du courage avant de lire une bonne partie de ces rapports -elle laisserait Ryan et Esposito lire le reste à leur retour- elle se dirigea vers la salle de repos. Elle se prépara un café bien corsé et regarda le liquide brûlant couler doucement dans la tasse. Elle repensa alors à la future collaboration dont elle ne voulait pas, à l'agent de ce matin. Elle espérait encore en quelque sorte que l'agent du FBI en charge de ce dossier soit tellement incompétent qu'il laisserait tomber l'affaire ou bien qu'il soit trop occupé à parlementer avec les hautes instances qui réclameraient rapidement des comptes. Elle priait presque un dieu en lequel elle ne croyait plus pour qu'il ne trouve jamais le chemin du poste et ainsi avoir le champ libre, mais malheureusement rien ne se passa ainsi... Ses pensées dérivèrent vers un sujet tout aussi morne, Castle et ses années de partenariat. Ces années-là avaient été parmi les meilleures de sa vie certes, mais chaque fois qu'elle y repensait, elle ne pouvait s'empêcher de se rappeler qu'il était parti, qu'il l'avait laissé, abandonné comme tous les autres. Elle ne savait toujours pas pourquoi il était parti du jour au lendemain, elle n'avait toujours pas compris. En fait personne n'avait compris. Personne n'avait eu de ses nouvelles ou de celles de sa famille, même pour la presse, il demeurait un véritable fantôme, il n'avait donné aucune interview depuis sa « démission », aucune photo de lui, rien... Au poste, il était même devenu un sujet tabou, celui dont on ne devait pas prononcer son nom sans se récolter un regard noir de Esposito ou de Beckett. Mais à chaque fois qu'elle était un peu seule avec elle-même, ses souvenirs avec Castle venaient la torturer, lui rappelant qu'elle avait perdu l'unique personne en qui elle avait eu complètement confiance -mis à part ses parents- et qu'elle avait aimé au point de pouvoir se sacrifier pour lui... Elle voulait l'oublier, passer à autre chose, mais elle n'y arrivait pas, elle s'attendait toujours à le voir débarquer par l'ascenseur, un sourire triomphant aux lèvres et un café dans chaque main. Mais ça n'était jamais arrivé, il n'était jamais revenu. Jusqu'à maintenant...
En sortant de la salle, quand elle l'aperçut, elle crut à une hallucination, il ne pouvait pas être là, c'était impossible, elle devait l'imaginer à force d'y penser, non ? Alors elle se pinça discrètement et ferma les yeux quelques secondes, mais lorsqu'elle les rouvrit, il était toujours là comme dans ses rêves, il l'attendait à son bureau avec deux cafés néanmoins, il ne souriait pas, il était même tendu. Comme le soir de son départ. Quelque chose l'avait vraiment fait changer lors de son séjour en Europe... Mais quoi ?
Alors ça vous a plu ?
Les retrouvailles de toutes l'équipe dans le prochain chapitre... Je vous souhaite une bonne semaine et à dimanche prochain.
