Bonjour à tous !

Voici la suite avec l'interrogatoire du suspect. J'espère que ça vous plaira. Bonne lecture !


Chapitre 7

« La colère est juste une extension lâche de tristesse. Il est beaucoup plus facile d'être en colère contre quelqu'un que de leur dire que vous êtes blessé. »

Tom Gates

En entrant dans la petite pièce sombre, ils observèrent quelques secondes le suspect puis ils allèrent s'installer côte à côte en face de celui-ci. En les entendants, le suspect releva pour la première fois la tête pour leur présenter un visage apeuré.

_ Alors Mr Dorles, comment allez-vous? Commença Rodgers.

_ Pourquoi je suis ici ?

_ Vous êtes suspecté d'avoir posé une bombe dans un restaurant de la 5th Avenue, faisant sept morts et quelques blessés graves. Alors connaissez-vous cet homme ? Il lui tendit une photo du poseur de bombes voulant tester l'homme en face de lui.

_ Non, je ne le connais pas. Dit l'homme, regardant à peine la photo.

_ Alors pouvez-vous nous dire pourquoi nous avons des témoins qui affirment vous avoir vu tous les deux sortir du restaurant juste avant que la bombe n'explose.

_ Je ne sais pas... Ils doivent se tromper...

_ Bien sûr... Et pour la capsule de cyanure que nous avons trouvé dans votre dentition, qu'avez-vous à nous dire là-dessus ? Le suspect garda le silence n'ayant rien à répondre à ça, alors Castle enchaîna : Saviez-vous que cet homme avec qui on vous a vu, est suspecté d'être le commanditaire de nombreux attentats ? Il n'attendit pas la réponse du suspect pour poursuivre: Donc le fait que vous ayez été vu ensemble sortant d'un restaurant qui a explosé quelques minutes après votre visite, vous rend directement complice de ses actes. Or, étant donné toutes les victimes qu'il a laissées derrière lui ces dernières années, si vous portez le chapeau pour tous ses crimes, vous resterez en prison pour le restant de vos jours. Est-ce vraiment ce que vous voulez, plonger pour des actes dont vous n'êtes même pas responsable ?

Castle laissa le suspect réfléchir quelques minutes avant de faire un signe à Beckett pour qu'elle continue l'interrogatoire.

_ Nous avons un marché à vous proposer... Vous nous dites toutes les informations que vous possédez sur cette affaire ainsi que où nous pouvons trouver cet homme et on ne vous accusera que de cet attentat. Ce marché peut vous éviter de croupir en prison pour le restant de votre vie. Ça vous convient ?

Le suspect, comprenant que dans tous les cas il allait plonger, se défit de sa peur pour afficher un air suffisant puis il regarda les deux inspecteurs, les défiant du regard:

_ Vous savez quoi ? Mettez-moi en prison tout de suite si vous voulez, mais je ne dirai rien. En plus, quand les gars, là-bas, sauront ce que j'ai fait, ils me prendront tous pour un dieu, n'est-ce pas agent Rodgers ? Ou dois-je plutôt dire Castle ? Le suspect ne s'occupait plus de Beckett. A la place, il planta son regard meurtrier dans les yeux aciers de l'agent du FBI, ne s'adressant plus qu'à lui : Elles méritaient de mourir vous savez et si il le fallait, je serais prêt à les tuer moi-même, mais d'une manière beaucoup plus lente.

Les deux inspecteurs furent momentanément décontenancés au changement brutal d'attitude du suspect, mais le plus touché fut Castle. Il était clair que le suspect le connaissait, lui ainsi que son histoire et le pire, c'est qu'il s'en amusait. Une colère sourde monta alors en Castle, néanmoins, il prit quelques minutes pour se calmer avant de reprendre l'interrogatoire d'un ton plus agressif sous les yeux inquiets de Beckett.

_ Elles ne méritaient pas de mourir ! Aucune de ces victimes ne méritaient de mourir comme ça. Il prit une profonde inspiration puis continua :Si vous souhaitez toujours assumer ces crimes, alors c'est avec plaisir que je vous livrerais à l'État de Pennsylvanie, de Washington ou à la Californie, là où vous avez commis assez d'attentats pour être condamné à la peine de mort. De plus, il me semble que votre ami a commis trois attentats en Chine et je suis sur que le président chinois Xi Jinpingserait ravi de vous accueillir dans ses humbles prisons... Le suspect frissonna presque imperceptiblement, mais assez pour que Castle le remarque et décide de continuer : D'ailleurs, aux dernières nouvelles, la torture y est encore courante.

_ Agent Rodgers ! Essaya de l'arrêter Beckett, trouvant qu'il allait trop loin.

_ Revendiquez ses actes, ne fais pas de vous un dieu ou héros, au contraire, il fait de vous un monstre et un lâche. Finit Castle.

_ C'est peut-être ce que vous pensez, mais en les tuant, il a rendu un énorme service à l'humanité. Ces personnes étaient des bourges qui passaient leur vie à piétiner, voler et truander les autres et c'est de leur faute si les honnêtes citoyens comme moi voient leur vie ruinée. Vous verrez, elles méritaient de mourir et un jour lorsque vous vous en rendrez compte, vous nous remercierez.

Castle se leva subitement, n'arrivant plus à contenir sa colère. Il se rapprocha de l'autre homme et le prit par le col avant de le plaquer contre le mur, l'empêchant de respirer.

_ Vous vous prenez pour un honnête citoyen alors que vous avez tué sept personnes sans même éprouver de regrets ! Jamais je ne pourrais accepter toutes ces morts inutiles. Alors arrêtez de jouer et dites-moi où se trouve cet homme !

Il relâcha légèrement son emprise sur lui, juste assez pour qu'il puisse parler. Et alors que Beckett essayait d'éloigner Castle du suspect, l'agent Stène déboula dans la salle pour lui prêter main forte. Cependant, l'emprise de Castle sur l'autre homme était bien trop forte pour l'en déloger et plus ils essayaient d'intervenir, plus Castle resserrait ses mains sur son cou, faisant suffoquer l'homme. Alors d'un accord commun, l'agent Stène sortit de la pièce pour aller chercher de l'aide tandis que Beckett essayait toujours de le convaincre de s'arrêtait.

_ Rodgers, relâchez le, vous êtes en train de l'étouffer.

Mais il ne l'écoutait pas, à la place, il se laissait envahir par la vague de haine et de colère qui le submergeait. Il continuait à menacer le suspect pour obtenir des informations sans même se rendre compte qu'il l'empêchait de parler et de respirer.

_ Rick, s'il vous plaît ne faîtes pas de bêtises, relâchez le. Le pria Beckett.

Au ton inquiet de Beckett, il relâcha un peu son cou, mais il continua tout de même à le plaquer contre le mur. Et l'homme en profita bêtement pour lui murmurer quelques mots que les autres ne comprirent pas, mais ces mots eurent l'effet d'une bombe pour l'agent qui le retenait et aussitôt, il réagit, lui mettant une droite dans la tête avant de le lâcher. Il regarda alors quelques secondes sa victime qui était étendue au sol, sans conscience et lorsqu'il réalisa ce qu'il avait fait, il prit la fuite. Aussitôt, Beckett se précipita vers l'homme gisant sur le sol et lui prit son pouls. Elle fut alors soulagée en se rendant compte qu'il n'était pas mort, mais seulement inconscient. Elle se retourna donc et vit l'agent Stène revenir avec trois autres agents.

_ Je vais le chercher, occupez-vous de lui. Dit Beckett en indiquant l'homme allongé à terre.

Et elle sortit à son tour trop inquiète pour l'ancien écrivain, laissant le suspect aux mains de Stène et des autres agents. Instinctivement, elle savait que quelque chose clochait et que Castle n'aurait jamais agi ainsi s'il n'y avait pas eu un problème. Certes, beaucoup de choses avaient pu changer depuis ces cinq dernières années, mais malgré cela, elle n'arrivait pas à croire que l'homme qu'elle avait connu puisse être devenu aussi violent sans raison. Une fois sortie de la salle d'interrogatoire, elle courut vers les ascenseurs pour essayer de le rattraper. Toutefois, elle vit les portes métalliques se refermer sur lui. Elle descendit alors rapidement l'escalier, le voyant disparaître par les portes du grand bâtiment. Arrivée à l'extérieur, elle regarda partout autour d'elle, mais elle l'avait perdu de vue dans la foule new-yorkaise. Elle retourna donc dans les bureaux du FBI.

_ Vous l'avez trouvé ? Demanda l'agent Stène.

_ Non... Comment va Mr Dorles ?

_ Il va bien. Un peu sonné, mais ça va.

_ Tant mieux. Vous savez pourquoi Rodgers a réagi comme il l'a fait ? Et ce que Dorles lui a dit ?

_ Non, mais comme je vous l'ai dit lorsque Rodgers est sur cette affaire, il ne réagit pas vraiment normalement. Il laissa un petit temps de réflexion avant d'annoncer : Vous devriez rentrer, la journée a été longue.

_ Vous avez raison. Tenez-moi au courant si Rodgers réapparaît.

_ Vous pouvez compter sur moi lieutenant Beckett. Bonne soirée.

Beckett se décida alors à rentrer chez elle, mais elle fit d'abord un détour vers le parc des balançoires, là où elle lui avait demandé quelques années plus tôt de l'attendre. Elle voulait vérifier si il y était présent même si elle en doutait. Évidemment lorsqu'elle y arriva, elle ne trouva personne et c'est la tête pleine de questions qu'elle se rendit chez elle se reposer un peu.


Alors qu'avez-vous pensé de l'attitude de Castle ?

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Et à la semaine prochaine...