Me revoilà enfin après plusieurs mois... Tout d'abord, je vous souhaite à tous une bonne nouvelle année ainsi que de réussir dans ce que vous entreprendrez. Ensuite, je vous remercie de me suivre encore malgré mes posts plus qu'irréguliers et je ne peux malheureusement pas vous promettre de mettre fin à cette situation étant fortement occupée avec les études de médecine...
Enfin, je remercie tout particulièrement Miriamme car c'est grâce à ses messages que je reviens de temps à autre à l'écriture et donc que je peux poster ce chapitre aujourd'hui en espérant qu'il vous plaise.
Bonne lecture.
Chapitre 9
"Nous sommes tous les architectes de notre destin alors ne nous tournons pas avec tristesse sur notre passé. Il ne reviendra jamais."
Henry Wadsworth Longfellow
Au même moment, dans les bureaux du FBI, l'agent Stène passait une assez mauvaise mâtiné.Comme à son habitude, il était arrivé aux alentours de 8h et avant de se rendre à son bureau, il s'était dirigé vers celui de l'agent Rodgers, s'attendant à l'y , celui-ci n'y était pas contrairement à l'ordinaire où il était toujours le premier arrivé -ou alors il n'était pas parti du tout- et cela le déconcerta un ène se rendit à son bureau et il décida alors à appeler son supérieur, mais il tomba uniquement sur sa messagerie et c'est cette fois dépité qu'il commença à écrire le rapport de la bout de deux bonnes heures de travail, l'agent réessaya d'appeler son collègue, mais toujours sans réussite, alors ayant besoin d'une bonne pause, il alla se servir un café.Malheureusement pour lui, au même instant, le grand directeur sortit de son propre bureau, l'air passablement énervé.Lorsque ce dernier vit l'agent Stène se diriger vers la salle de pause, il l'apostropha :
_ Agent Stène ?
_ Oui, monsieur.Répondit Stène en se détournant de sa pause tant méritée.
_ Vous n'auriez pas vu l'agent Rodgers ?
_ Non monsieur, l'agent Rodgers n'est pas encore arrivé, mais il doit être auprès des inspecteurs du 12th.
_ Bien, alors appelez le et faites le revenir ici immédiatement !Le ton du directeur n'acceptait aucune voulait voir son agent et si jamais quelqu'un osait l'en empêcher, cette personne en subirait les conséquences.
_ Je suis désolé monsieur, mais il n'est pas joignable depuis ce matin...Dit Stène, souhaitant plus que tout éviter les foudres de son supérieur.
_ Alors allez le rejoindre et ramenez-le-moi !
_ Bien monsieur.
Alors que l'agent Stène allait s'éloigner, le directeur l'apostropha de nouveau, mais cette fois, il semblait un peu plus calme.
_ Stène, attendez une minute !
_ Oui, monsieur ?
_Vous étiez avec Rodgers hier, n'est-ce pas ? L'agent hocha de la tête puis laissa son supérieur continuer. Alors que s'est-il passé ?Rodgers a failli tuer un suspect et pourtant, ce n'est pas dans son habitude d'être violent.
_ Je ne sais pas monsieur.Je crois que Mr Dorles, le suspect, l'a provoqué, car il ne s'adressait qu'à l'agent Rodgers et juste avant de perdre connaissance, il lui a murmuré quelque chose, mais je n'ai pas réussi à l'entendre.
_Provocation ou pas, maintenant, j'ai son avocat sur le dos...Et je risque de perdre un de mes meilleurs agents pour ça, alors vous avez intérêt à me clore cette affaire cette fois.Et vite...
_ Nous faisons de notre mieux pour ranger cette affaire aux archives le plus vite possible, je peux vous l'assurer monsieur.
_Bien.Une dernière chose, je crois qu'il y avait quelqu'un de l'extérieur avec vous pendant l'interrogatoire, alors, pourriez-vous faire en sorte qu'elle aussi me transmette son rapport le plus rapidement possible.
_ Je n'y manquerai pas monsieur.
Sur ces derniers mots, le directeur partit enfin permettant à son agent de souffler. Celui-ci réessaya alors à rappeler son collègue avec l'espoir que cette fois, il réponde et ainsi éviter d'avoir à le chercher partout, mais a priori, la chance n'était pas avec lui ce jour-là, car une nouvelle fois, il tomba sur cette satanée messagerie. Le pauvre agent soupira devant la chasse qui l'attendait, puis il regarda vers la salle de repos, grandement tenté par le si fameux liquide qui lui permettrait de tenir le reste de la mâtiné avant d'y entrer pour enfin y succomber.
Après l'appel de son amie, Lanie s'était précipitée pour la rejoindre. Le retour de l'écrivain dans la vie de Kate l'inquiétait, car lorsqu'il était parti quelques années auparavant, il avait laissé un gros vide dans leurs vies notamment dans celle de sa meilleure amie. Celle-ci s'était alors renfermée sur elle-même, ne s'autorisant plus à espérer et ne vivant qu'à travers son travail, et même la résolution de l'enquête de sa mère n'avait pas ramené la lumière qui avait quitté sa vie depuis le départ de son écrivain... Alors lorsqu'elle avait entendu de l'inquiétude et de la tristesse dans la voix de Kate et que celle-ci lui avait demandé de venir au plus vite et que ça concernait Castle, elle n'avait pas hésité une seconde, craignant que le retour de cet écrivain ne l'ait encore profondément blessé.
A présent, elle attendait sur le seuil de l'appartement de Kate qu'elle vienne lui ouvrir et lorsque enfin la porte dévoila celle-ci avec les yeux légèrement rougis, Lanie ne put s'empêcher de la prendre dans ses bras.
_ Ça va Lanie, ne t'inquiète pas. Chuchota la propriétaire des lieux.
_ Alors dans ce cas pourquoi tu as pleuré girl ?La questionna la nouvelle venue.
_ Viens, mais parle moins fort s'il te plaît, il dort.Elle lui montra alors Castle qui dormait encore sur le canapé puis elle la conduisit dans la cuisine.
_ Qu'est-ce qu'il fait ici ?Et pourquoi dort-il sur ton canapé ? Chez Lanie, l'incompréhension l'emportait largement face à l'inquiétude maintenant.
_ C'est une longue histoire, mais pour faire court, il est allé se saouler dans un bar hier soir et j'ai dû aller le chercher... Tu as pris ton matériel pour recoudre une blessure ?
_ Oui, mais s'il s'est battu dans un bar pourquoi ne pas l'avoir conduit à l'hôpital ?
_ Il ne s'est pas battu, en tout cas pas dans un bar. C'est juste une blessure qui s'est réouverte et je ne l'ai remarqué qu'une fois ici...
_ D'accord, mais étant donné qu'il dort, tu vas me dire pourquoi je te retrouve dans cet état ainsi que me raconter en détail ce qu'il s'est passé depuis hier soir.
_ Je ne...
_ Non, non, non ma chérie. La coupa Lanie. Tu me racontes tout sinon tu vas devoir le recoudre toi-même.
_ Lanie... Voyant le regard noir de sa meilleure amie, elle se résolut : Bon pour hier, tu as dû en entendre parler, mais Castle a agressé un suspect en plein interrogatoire et ensuite il s'est enfui. J'ai essayé de le poursuivre, mais il était déjà parti donc je suis rentrée chez moi. Sauf que dans la soirée, un homme m'a appelé pour me prévenir que Castle avait trop bu et donc que je devais aller le chercher dans un bar pas très loin des bâtiments du FBI donc je suppose qu'il y a passé le reste de son après-midi en plus de sa soirée. Alors quand je suis arrivée, j'ai pu remarquer que la personne qui m'avait contacté ne me mentait pas lorsqu'il avait dit que Castle n'était pas en état, car il était complètement saoul. Je l'ai tout de suite installé sur le canapé en rentrant et c'est en enlevant sa veste pour dormir que j'ai remarqué sa chemise tachée de sang... Ensuite, il s'est endormi avant que je ne puisse nettoyer la plaie et c'est tout.
_ Et il dort depuis tout ce temps ?
_ Oui. Mentit Beckett.
_ Tu ne sais pas mentir Kate, alors que s'est passé lorsqu'il s'est réveillé ?
_ On a discuté c'est tout.
Pour ne pas subir un interrogatoire plus poussé sur cette discussion qu'elle désirait garder pour elle, Beckett faucha compagnie à son amie qui lui lança son fameux regard du « tu ne vas t'en tirer comme ça » et elle alla réveiller Castle. Celui-ci se réveilla alors en sursaut et en a peine quelques secondes il fut debout, observant autour de lui. Lorsqu'il remarqua la présence de la jeune métisse, il ne put s'empêcher de se tourner vers Beckett, lui lançant un regard qui réclamait quelques explications concernant sa présence.
_ Pendant que vous dormiez, j'ai appelé Lanie pour qu'elle vienne recoudre votre blessure.
_ Oh merci...
Le Dr Parish s'approcha alors doucement de son patient et tout en installant son matériel pour le soigner, elle remarqua ses yeux encore rougis. Elle demanda ensuite à l'ancien écrivain d'enlever sa chemise pour avoir une bonne vue de la plaie et ne pas être gênée par le bout de tissu, mais ce qui se trouvait sous la chemise laissa les deux femmes sans voix. Le torse de l'ancien écrivain était parsemé de bleus et cicatrices plus ou moins récentes et les côtes déjà apparentes de l'homme ressortaient d'autant plus que sa maigreur contrastait avec sa musculature développée. Il n'y avait pas besoin de mot pour comprendre que cet homme avait subi de nombreuses tortures, son corps parlait pour lui, mais c'est surtout sa maigreur qui inquiétait les jeunes femmes, car un homme de sa carrure ne peut pas s'affamer sans répercussion physique... Ce fut alors dans un silence de plomb que le médecin commença à s'occuper de sa blessure. Elle désinfecta tout d'abord la plaie ainsi que les alentours avant de retirer les fils pré-existants.
_ Je vais vous anesthésier l'épaule pour éviter de sentir la douleur, mais ça tirera sûrement un peu comme même.
_ Non merci. Pas d'anesthésie, faites au plus vite, s'il vous plaît.
Lanie jeta un coup d'œil à son amie pour vérifier qu'elle pouvait continuer comme il lui avait demandé avant de poursuivre son travail. Elle prit alors l'aiguille et le fil qu'il lui fallait pour faire ses points de suture et c'est consciencieusement qu'elle commença. De son côté, Beckett observait la scène, voyant Castle grimacer de temps à autre sans jamais se plaindre. A part les mouvements occasionnels de son visage, il ne laissait une fois encore rien entrevoir, toujours dans sa posture droite et rigide, le regard rivé sur un point quelconque du salon semblant reparti dans ses pensées.
_ C'est bon, j'ai fini. Déclara Lanie une fois son travail terminé. Surtout ne forcez pas trop sinon les points pourraient de nouveau casser et la plaie se rouvrir.
_ Merci. Lui murmura Castle.
_ Si vous voulez vraiment me remercier ne faîtes plus souffrir Kate... Et si jamais vous la faîtes souffrir à nouveau vous aurez affaire à moi. Le menaça Lanie d'un ton suffisamment bas pour ne pas se faire entendre par la lieutenant.
Pour la première fois depuis son retour, Castle se permit un faible sourire en guise de réponse, mais rapidement, il s'effaça lorsqu'une sonnerie retentit.
_ Excusez-moi, c'est mon portable, je dois répondre. Les prévient Beckett alors qu'elle retournait dans la cuisine s'isoler.
Profitant que Beckett soit au téléphone et d'être seul avec l'ancien écrivain, Lanie saisit la chance d'avoir une discussion en tête à tête avec lui.
_ Alors Castle, pourquoi êtes-vous parti il y a six ans ?
_ Si je suis parti, c'est parce que j'avais besoin de m'éloigner de certaines choses.
_ C'est parce que vous avez réglé ces « choses » que vous revenez maintenant après autant de temps ?
_ Je ne savais pas que j'allais devoir enquêter avec le 12th avant que l'agent Stène m'en fasse part. Mon retour n'est pas intentionnel, je vous l'assure. D'ailleurs, il est même assez rare que je sois à New-York.
_ D'accord votre retour n'est peut-être pas intentionnel, mais vous devez vous douter que votre départ précipité a laissé des traces... Alors pourquoi n'avez-vous pas laissé un de vos collègues s'occuper de l'affaire, ça aurait été mieux pour tout le monde...
_ Je ne pouvais pas, mais je suis sincèrement désolé de vous avoir blessé. Je peux vous assurer que mon seul but en revenant ici était d'attraper ce meurtrier.
_ Et une fois que ce sera fait, que comptez-vous faire ? Repartir comme il y a six ans ? Le détachement de Castle face à la situation avait exacerbait la colère du médecin légiste.
_ Je ne sais pas, c'était le plan... De toute façon, je pense que c'est mieux pour tout le monde si je repars.
_ Mieux pour tout le monde ou pour vous Castle ? Devant l'incompréhension de Castle, elle poursuivit, espérant qu'il y réfléchirait. Qui pensez-vous protéger en agissant ainsi ? Certainement pas nous.
Face à cette question, Castle ne sut pas quoi répondre. Lui-même était un peu perdu depuis son retour. Prisonnier entre les souvenirs de sa vie d'avant qui le hantent et le torturent et son amour envers Beckett qui subsiste malgré les années et la tristesse qui étreint son cœur. Il n'osait même pas se demander ce qui arriverait une fois cette affaire close, car à présent, il ne vivait plus que pour obtenir justice pour sa famille.
Mon prochain chapitre est en cours, cependant je ne peux pas vous dire quand je le publierai... Alors en attendant, n'hésitez pas à me transmettre vos avis sur ce chapitre, qu'ils soient positifs ou pas, j'en prendrai compte.
Passez une bonne semaine !
