Hello les filles

Je tiens le rythme pour l'instant. Je vous livre le fruit de ma réflexion...et des relectures attentives de LifeChrys.

On se retrouve en bas pour de petits commentaires

Disclaimer : Les personnages de Twilight appartiennent à S. Meyer, ils ne font que peupler mes nuits et stimuler mon imagination débordante.

Chapitre 5 Proposition

Vendredi 16H30

Transmettre des messages faisait partie de mon rôle et je l'accomplissais généralement avec plaisir, mais rarement avec autant de jubilation que lorsqu'il m'avait fallu interrompre la scène de séduction du Sieur Cullen et de ma jolie brune. J'avais un prétexte pour les déranger, seulement rien ne s'est passé comme je l'avais prévu.

J'ai eu l'impression qu'ils riaient à mes dépens et je me suis senti... comme un chiot qui avait fait une bêtise sans le savoir et dont les maîtres se moquaient.

Humilié.

Et en plus, elle est montée chez lui.

ooOoo

POV Edward

En une heure, Bella avait résolu pour moi, sans que je lui demande, ce qui m'aurait… désespéré si j'avais dû le prendre en charge.

Esmée serait furieuse de m'entendre, ne serait-ce que penser ceci, mais la disposition de la commode par rapport au lit et la couleur des rideaux et de la couette m'étaient totalement indifférentes.

Je me demandais souvent si c'était un locus particulier du chromosome X qui exigeait la parfaite coordination de tout ceci. Si mon hypothèse était vraie, Bella possédait, tout comme ma mère, un chromosome X, plutôt deux, parfaits et le mien était loin de suffire pour me transformer en chef décorateur, même pour ma Bree.

Je restai donc assis très tranquillement sur mon canapé, caressant distraitement Luna, dont l'humeur agacée par la présence des livreurs, se traduisait par des frissons réguliers de sa peau sous la fourrure soyeuse. La voix patiente et malgré tout ferme de Bella, distillait dans la pièce voisine, des indications précises à deux des hommes pour monter les meubles, installer les rideaux et le home-cinéma pendant que le troisième faisait disparaître l'ancien lit et autres affaires, jugés inadéquats par ma mère. Il les montait sur mes ordres, dans la pièce voisine de mon bureau à l'étage supérieur du loft jusqu'ici non utilisée.

Bella avait été… adorable. Je ne reconnaissais pas la jeune femme qui m'avait traité de tous les noms. Ou plutôt si, c'était comme une évidence, elle était « elle », elle faisait ce qu'elle disait et pensait.

C'était rafraîchissant pour moi, j'avais cette impression reposante que je n'avais pas à réfléchir au sens caché de ses paroles.

Elle avait d'abord accepté de me suivre dans mon appartement lorsque Jacob Black avait interrompu notre conversation.

Je n'avais pas le souvenir d'une discussion aussi riche et intense avec une inconnue. J'avais voulu instinctivement créer un lien avec elle, juste après sa réaction – ou plutôt son absence de réaction - lorsqu'elle avait compris mon problème. Bella, à contrecœur au départ, était entrée dans mon jeu dans le jardin.

Ensuite, elle avait pris les choses en main dans mon appartement, pour mon plus grand bonheur. J'avais l'impression de la connaître depuis longtemps et je brulais d'en savoir plus sur son histoire, sur les raisons de sa colère et de sa fragile situation.

La vibration de mon téléphone dans la poche de mon jean interrompit ma réflexion.

- Edward, tu vas bien ? Je suis désolée de t'avoir laissé en plan.

La voix de ma mère était légèrement affolée.

- Tout va bien, maman. Ne te tracasse pas.

- Mais je t'ai laissé les livreurs à gérer et je sais que tu n'aimes pas cela. Je t'avais promis de m'occuper de tout et je t'ai…

- Maman ! l'interrompis-je, il n'y a rien de grave, mais pourquoi es-tu en retard ?

C'était à mon tour de m'inquiéter. Ce n'était pas son style en effet de me laisser tomber ainsi.

- J'ai rencontré une amie par hasard dans une galerie, Carmen. Nous nous sommes attardées à discuter car tu le sais, nous ne nous sommes pas vues depuis longtemps. Elle ne savait même pas que Bree allait venir à New York. Elle voudrait que j'aille prendre un thé avec elle mais…

Ma mère hésita à poursuivre. Carmen était une femme adorable. Son seul défaut était d'avoir assez mal élevé sa fille, Tanya. Mais cela ne me regardait plus.

- Maman, n'hésite pas, je te dis que tout va bien. J'ai une… amie qui dirige l'opération « Chambre de Bree » de main de maître, aussi bien que tu l'aurais fait. Profite de la présence de Carmen et embrasse-la de ma part.

Immédiatement je sentis les antennes maternelles s'agiter en frémissant d'espoir.

- Une amie ? Je la connais Edward ? Je serai là dans une heure tu sais ! Garde cette amie avec toi, que je la remercie de son aide.

- Non, tu ne la connais pas, maman. On verra, si elle peut rester un peu plus longtemps, je la retiendrai. À tout à l'heure.

Je replaçai mon téléphone dans ma poche en souriant aux intentions clairement affichées d'Esmée.

Je lui parlais rarement – voir jamais - de mes relations, aussi je comprenais sa surprise. Elle ne l'avait pas dit, mais je savais qu'elle bouillait de curiosité de voir mon « amie ». Curieusement, même si je préférais rester seul avec Bella, cela ne me dérangeait pas que ma mère arrive et fasse sa connaissance. Nul ne pouvait résister aux femmes de la famille Cullen. Peut-être saurait-elle mieux que moi la convaincre, si j'échouais. Enfin, il faudrait d'abord que je lui demande. Je me trouvais pour une fois et curieusement, assez hésitant devant la réaction probable d'une femme.

Un des livreurs se planta alors devant moi et me demanda timidement si je pouvais signer le bon de livraison. Soudain irrité… je grimaçai. J'étais aveugle, pas manchot. Je lui demandai de poser son doigt à l'endroit exigeant ma signature, puis paraphai nerveusement le papier qu'il avait mis devant moi.

- Tout a été placé suivant les indications de Mademoiselle Swan ? le questionnai-je.

- Bien sûr M. Cullen ! Elle est drôlement efficace votre amie, s'exclama-t-il.

Même si j'étais tout à fait d'accord avec son commentaire, je ne lui répondis rien et me contentai de sortir de mon portefeuille, un billet que je glissai dans son bon de livraison, lui rendant ensuite le tout.

- Merci Monsieur Cullen. Nous vous souhaitons un bon après-midi.

Il s'éloigna, appelant ensuite ses deux collègues et j'entendis Bella les saluer avant de refermer la porte d'entrée derrière eux.

- Voilà Edward, tout est fin prêt pour accueillir Bree. C'est une petite fille gâtée par son père et sa grand-mère.

Je souris en direction de la jeune fille et me laissai guider vers sa voix joyeuse.

- Et ceci, aussi grâce à toi.

Je la tutoyai soudain.

- Assieds-toi ici Bella, s'il te plaît.

Je la dirigeai de ma main, en effleurant son coude, vers un des tabourets qui s'alignaient derrière le comptoir de ma cuisine. M'éloignant rapidement d'elle, je contournai le bar et posai alors devant elle, une assiette pleine des muffins de ma mère et un jus de fruits frais que j'avais préparé pendant qu'elle surveillait le chantier dans la chambre de ma fille.

- Pour te remercier de ton aide, je t'offre ce modeste goûter. On peut se tutoyer n'est-ce pas ? demandai-je en m'installant en face d'elle.

- Merci Edward, c'était un plaisir pour moi.

Elle marqua une pause, je la sentais hésitante.

- Vas-y, dis-moi ce qui te tracasse ?

- Il y a une heure, tu envoyais mes livres en l'air, ensuite tu m'entraînes à venir voir des personnages magiques sur un vieux mur très laid qui devient un livre d'histoires, maintenant, je suis chez toi à boire un jus de fruits comme si nous nous connaissions depuis longtemps. C'est curieux non ? Je ne suis pas comme ça. Ma mère dit que je suis encore plus asociale que mon père.

Elle se posait les mêmes questions que moi. Je choisis de lui répondre franchement à mon tour.

- Je n'ai pas d'explications. Je ressens un peu la même chose. Il semblerait que tu m'apportes un petit quelque chose dont j'avais besoin sans le savoir. Une amitié spontanée, ça existe peut-être.

Je haussai les épaules. Quitte à être sincère, autant se jeter à l'eau. Le moment était idéal. Je prononçai les mots qui m'étonnèrent moi-même.

- Je vais être franc. Il me faut une personne à domicile pour accompagner ma fille. L'aider. Lui tenir compagnie, que sais-je. À partir d'aujourd'hui et pour une durée indéterminée. Accepterais-tu ce rôle ?

J'entendis un petit hoquet de surprise et m'empressai de poursuivre.

- Je tiens à préciser qu'il ne s'agit pas de moi. Je m'occupe de moi tout seul. C'est pour Bree. Ma mère s'inquiète, elle pense que je ne peux pas la prendre en charge.

Une pointe d'agacement m'avait échappé. Le tabouret racla le sol et j'entendis Bella marcher de long en large.

- Je comprends ce que tu veux dire Edward. Mais… je ne sais pas si je pourrais m'occuper d'une enfant.

- Je ne veux pas que tu t'occupes d'elle. C'est mon rôle. Elle aura sûrement besoin d'une compagnie féminine de temps en temps. Et puis, quand je travaille, même si je suis présent physiquement dans mon bureau, je montrai d'un geste du menton les pièces de l'étage, concrètement je ne vois pas le temps passer. Je risque de l'oublier, ajoutai-je un peu confus.

- Je suis sûre que non. Ta mère a peur par rapport à ta cécité, n'est-ce pas ?

Droit au but.

- Oui. Elle a peur de tout pour moi. Jusqu'ici, j'avais une assistante pour mon boulot qui, peu à peu, avait pris un rôle plus conséquent : courses, repas, vêtements. Elle faisait de l'intendance dès qu'elle venait ici. Ça rassurait Maman de la savoir présente pour moi. Mais je n'ai plus besoin de cela. Je refuse de prendre une nouvelle assistante qui ferait tout à ma place.

- Que lui est-il arrivé ? Pourquoi n'est-elle plus avec toi ?

- Je l'ai poussée vers son futur conjoint.

Elle souffla, tournant toujours autour de moi. Quelque chose semblait la perturber.

- Bella que se passe-t-il ? Dis-moi franchement quel est le problème ? Tu n'auras pas à faire tout cela. Je cuisine, enfin j'essaye et je commande une pizza ou autre chose sinon. Une femme de ménage passe tous les deux jours. Tu aurais juste à prendre soin de ma fille quand je ne suis pas disponible pour elle. Je te propose un emploi, logée, nourrie, qui te laissera beaucoup de temps pour préparer tes cours afin être kiné. Mais je sens que ça ne te plaît pas.

Je finis de parler, un peu découragé. Dès le départ, je savais que ce serait difficile de la convaincre. Mais je n'avais pas prévu cela. C'était un des moments où mon handicap me faisait rager. Je ne la voyais pas. Je sentais juste qu'elle s'éloignait. Que je perdais sa complicité, son aide, sa présence.

- Quel âge a ta fille ?

- Bree aura 7 ans dans un mois, le 18 février exactement.

Un gémissement à peine audible lui échappa. Elle ne bougea plus ensuite. C'était le silence le plus lourd qui puisse exister.

- Edward…

Un seul mot franchit ses lèvres. Plaintif. Elle souffrait. Je m'aperçus que je détestai absolument l'idée même de l'avoir fait souffrir. J'avais juste voulu l'aider, en aucun cas rajouter à sa douleur.

- C'est pas grave Bella. Oublie ma proposition.

- J'ai… besoin de temps. De réfléchir aussi. Tu veux bien attendre un peu ?

Retenait-elle des sanglots ?

- Bien sûr, répondis-je. Prends tout le temps que tu veux. La proposition reste valable, de toute façon, je ne cherche pas d'autres candidates. Promis !

Elle s'approcha de moi, créant un léger courant d'air autour de nos corps et sa main effleura la mienne. Elle hésitait à me toucher.

- Je repasse ce soir te donner ma réponse.

- Bien. Prends soin de toi, lui glissai-je alors qu'elle rejoignait précipitamment la porte de l'appartement qui se referma derrière elle.

Je me sentis affreusement malheureux d'être seul.

Dans le terrible calme de mon loft, je ne savais pas vraiment comment interpréter cette fuite, ni même comment réagir aux sentiments terriblement protecteurs que cette femme avait su réveiller en moi.

Et voilà pour cette semaine.

Il a sauté le pas et demandé ce que certaines avaient déjà pressenti. C'était bien la peine de s'énerver contre Esmée :)

Quelques petites remarques

- comme d'habitude je remercie toutes celles qui me lisent, me suivent et me laissent une trace de leur lecture. Un Commentaire est un plaisir dont je ne me lasse pas (une autre de mes addictions). Je prends aussi un grand plaisir à vous répondre plus ou moins rapidement.

- Je voulais à ce propos remercier les guests que je ne peux contacter So06 , toujours fidèle, Alex 16 et puis Doriane.

Doriane : ton petit mot m'est allé droit au cœur. Je vous souhaite beaucoup de courage.

- N'étant nullement médecin et n'ayant pas de proches concernés je fonctionne à l'intuition et grâce à diverses lectures. Je ne suis pas à l'abri d'erreurs ou de maladresses involontaires. J'ai eu la même "pression" lorsque avec Tied nous avions abordé le cancer dans Respire !

En tout cas pour finir : sur une note plus joyeuse j'aimerais avoir votre avis sur Jacob/ Ca vous plait ou pas un Point de vue de la porte de l'immeuble ? (Debby t'es pas OBLIGEE de répondre ! )

Bonne WE et bonne semaine. A bientôt.

Kiss

Nic - Cullen15000