Hello les filles

C'est vendredi

Une semaine achevée et un weekend qui arrive.

Un peu de lecture

Un grand merci à Chrys qui a accepté de traquer mes fautes...(Merci LyraParleor d'être passée par ici aussi MAJ faite )

Bonne lecture

Disclaimer : Les personnages de Twilight appartiennent à S. Meyer, ils ne font que peupler mes nuits et stimuler mon imagination


Chapitre 7 Un Parfum de victoire

Vendredi 22h :

Raccrochant rageusement l'interphone après avoir prévenu Cullen de l'arrivée de Melle Swan, je suivis des yeux la jolie brune qui prenait l'ascenseur, me maudissant de mon inertie. Je n'aurais jamais dû accepter, mais c'était madame Cullen qui m'avait demandé de monter les affaires de la jeune femme chez son fils. Et il avait insisté. Lourdement. J'en grimaçai encore.

Isabella Swan avait eu l'air désolée, presque effrayée, d'apprendre que son sac et ses livres étaient chez lui. Puis curieusement, son visage s'était détendu et un discret mais superbe sourire, avait illuminé son regard lorsqu'elle m'avait dit d'une voix douce :

- Quand on n'a pas le courage d'avancer M. Black, parfois la vie se charge de vous donner un grand coup de pied aux fesses pour vous forcer à faire ce que vous devez faire.

Comme je ne comprenais rien à son discours, mon air ahuri devait parler pour moi et elle avait secoué ses longs cheveux bruns en ajoutant :

- Ne m'écoutez pas. Je suis fatiguée et dis n'importe quoi. Je devais voir Edward de toute façon. Vous avez bien fait pour mes affaires. À tout à l'heure.

Promis, si elle redescend en pleurant tout à l'heure, moi je monte chez lui !

ooOoo

Je tournais en rond depuis le départ d'Esmée pour l'aéroport. Elle n'avait pas voulu que je l'accompagne. Finalement, elle avait fait ses adieux, assez apaisée.

J'avais tenté d'écrire un peu mais trop de questions et d'incertitude me perturbaient. L'impatience m'agitait. Régulièrement, je passai la main sur le sac de Bella que j'avais placé sur la console de l'entrée. Jacob avait protesté avant de les monter, tentant d'argumenter en râlant désagréablement « Elle me les a confiés ! » mais maman m'avait expliqué dans quel état Bella était sortie de l'ascenseur, je m'inquiétai pour elle et je l'avais remis sèchement à sa place.

J'avais peur qu'elle ne revienne pas. Je n'étais pas très fier du procédé mais prendre ses livres en « otage », était le seul prétexte dont je disposais pour être certain de lui parler à nouveau.

Il semblait que les grands yeux marron de Bella, portaient en sortant de chez moi, toute la tristesse du monde et Esmée avait senti derrière son sourire bravache et ses paroles apaisantes, beaucoup de craintes pour son avenir.

Esmée avait complété avec un plaisir évident, la description succincte que Bella m'avait laissé d'elle et maintenant je brûlais de retrouver la jeune femme mince au visage en forme de cœur, pâle et triste, afin de lui promettre mon aide, et aussi pour étoffer cette amitié étonnante qui était née entre nous. Je n'étais pas sociable moi non plus, en particulier depuis mon… accident mais j'avais besoin de revoir cette femme. D'une façon que je ne comprenais pas très bien encore, j'avais besoin de la sentir heureuse près de moi et d'entendre à nouveau son sourire.

La sonnerie de l'interphone interrompit mon introspection.

- Oui ?

- M Cullen, Mademoiselle Swan souhaite reprendre les affaires qu'elle m'avait confiées. Celles que j'ai dû monter chez vous. Dois-je venir les chercher ?

C'était une impression de ma part ou Jacob Black cherchait la bagarre ? Sous des propos polis, il affichait ouvertement une agressivité.

- Black ! Laissez Mademoiselle Swan me rejoindre. Je m'occupe d'elle. Vous avez la consigne de la laisser monter quand elle le souhaite. Est-ce compris ?

- Bien Monsieur.

Sans plus de cérémonie, je raccrochai et attendis impatiemment Bella. Lorsque j'entendis le son caractéristique de l'ascenseur arrivant à l'étage, j'ouvris la porte de l'appartement. Le menu bruit de ses pas dans le couloir, précéda son parfum de quelques secondes. Ma gorge se serra. Le léger effluve printanier qui l'accompagnait, faisait naître des sensations étonnantes au creux de mon ventre. Une envie de la protéger, de la prendre dans mes bras et de plonger mon visage dans les cheveux bruns au parfum de lilas, m'assaillit et je serrai les poings pour garder mes distances.

- Bonsoir Bella, lançai-je d'un ton que je voulais accueillant mais ma voix fut curieusement rauque.

- Bonsoir Edward, je suis désolée de te déranger si tard. J'avais des… choses à régler et je ne me suis pas aperçue de l'heure. Monsieur Black m'a dit que mon sac était chez toi ?

Son ton hésitant traduisait sa gêne.

- Bien sûr ! Tu devais passer me voir donc, je l'ai fait monter ainsi que tes livres… pour m'assurer aussi que tu ne t'esquives pas. Entre Bella, on ne va pas discuter sur le palier.

Je me poussai légèrement sur le côté afin de la laissant passer. Elle posa un bagage sur le sol et se dirigea vers le salon. Je suivis son sillage parfumé et restai muet quelques secondes avant de me reprendre.

- Je voudrais te dire…

- Il faut que nous …

Nous avions parlé en même temps et j'aurais juré sentir son sourire. Soudain détendu, je repris :

- Bella, si tu ne crains pas le froid, je te propose de me suivre à l'étage pour poursuivre notre conversation.

Elle hésita un peu avant de répondre d'une voix douce et ferme.

- Je te suis.

Je tendis le bras dans sa direction et patientai un peu afin qu'elle s'approche. Ses doigts fins se posèrent sur les miens, je refermai alors ma main sur elle.

Sans dire un mot, nous montâmes l'escalier qui conduisait à l'étage supérieur. Plus petit que le rez-de-chaussée du loft, il se composait juste de deux chambres, de mon bureau largement ouvert sur la mezzanine et d'une salle de bains.

- Je te ferai visiter le reste de l'appartement plus tard. J'ai l'intention de te convaincre de rester, de m'aider avec Bree et pour cela, je te dévoile mon meilleur atout de suite, Bella. Si tu n'es pas séduite, là, maintenant, j'ai tout perdu.

J'ouvris alors la porte du palier, ouvrant sur l'extérieur.

Elle donnait sur une grande terrasse en L qui entourait l'appartement sur deux de ces façades. J'avais acheté cet appartement grâce au succès de mes premiers livres. J'avais à l'époque, l'ambition de me stabiliser sur New York juste après ma séparation d'avec Tanya et j'avais eu un coup de cœur pour ce loft avec sa terrasse privative. Je me souvenais encore de la magnifique vue sur Central Park et sur le réservoir Jacqueline Kennedy Onassis distants de quelques centaines de mètres à peine. J'avais réservé l'appartement immédiatement après ma première visite. Bree, toute petite, adorait venir ici avec moi pour admirer le coucher de soleil de notre petit jardin sur le toit.

« Papa, le soleil est parti prendre son bain dans le lac ou dans la mer ? »

Son regard vert intrigué et sa question me faisait encore sourire 3 ans après. Depuis mon retour de l'hôpital, j'y allais beaucoup moins souvent mais j'espérais que le spectacle séduirait Bella.

Je m'écartai pour la laisser passer devant moi. Sur le sol carrelé, je suivis son évolution. Elle s'était avancée vers la rambarde de verre.

- Tu triches Edward. C'est juste… magnifique.

J'imaginai sans peine, dans l'obscurité, les lueurs de la ville qui éclairaient Central Park et je souris encore une fois, m'adossant contre le mur. Je lui laissai le temps d'admirer le paysage nocturne, mi-urbain, mi-naturel. Nous dominions le sol d'une dizaine d'étages et pour une fois, tout sembla étrangement calme.

- Alors ? demandai-je négligemment alors que j'étais suspendu à ses lèvres.

- Alors tu crois que cette magie que tu as créée ce soir peut suffire à m'influencer ?

Je m'approchai d'elle et regardai au loin comme si je pouvais encore admirer cette obscurité.

- Oui, je crois. Je l'espère en tout cas. J'ai besoin de quelqu'un pour elle. Cela va être… compliqué entre elle et moi.

Elle soupira et je poursuivis :

- Et je voudrais que ce quelqu'un soit toi.

- Edward ! Je ne peux pas. C'est… impossible pour moi, je ne peux pas m'occuper d'un enfant. Je ne sais pas faire cela.

La panique était à nouveau présente dans sa voix.

- Personne n'a de recette miracle. On fait au mieux. Je voudrais juste que tu essayes.

- Je…

- Chhhh, je déposai un doigt sur son visage, cherchant ses lèvres pour la faire taire. Ne prends aucune décision ce soir. Je crois que ta journée a été extrêmement compliquée. Dors ici et… demain il fera jour.

Son souffle sur mes doigts se suspendit quelques secondes et elle secoua la tête.

- Pourquoi ? Pourquoi fais-tu cela pour moi ?

Elle parlait doucement.

- Est-ce que cela a vraiment de l'importance de savoir pourquoi ? Je n'ai pas envie de me poser de questions. Reste dormir, j'ai maintenant une chambre d'ami grâce à ma mère qui vient d'acheter une chambre neuve à ma fille. Je te promets que demain, je ne te retiendrai pas si tu veux partir.

Son silence valait un acquiescement et j'allais rentrer lorsqu'elle me retint par le bras.

- Je veux juste te dire que je crois que je ne pourrais pas. Je voudrais essayer mais, je ne sais pas. Pour être honnête, je suis venue avec l'idée, la décision très ferme de te dire que ce n'était pas possible.

Je serrai les dents, résolu à ne mettre aucune pression sur elle. Décidé à ne pas laisser tomber non plus. Discuter davantage ce soir serait inutile.

- On verra demain Bella, lui dis-je en caressant doucement sa joue, viens on rentre, il fait plus froid que je ne pensais et New York sera toujours là demain.

Elle n'opposa aucune résistance et me suivit vers la tiédeur du loft. En quelques minutes je lui montrai la chambre que je lui réservais. Elle donnait sur la terrasse, comme la mienne, nous devrons partager la salle de bains placée entre les deux pièces. Pendant qu'elle descendait chercher ses sacs, je vérifiai encore une fois la présence de draps propres et de la couette sur le lit.

Esmée m'avait aidé à préparer cette chambre avant de partir, très enthousiaste à l'idée qu'une amie accepte - éventuellement - de rester prendre soin de Bree.

Après son départ, au péril de mes tibias, j'avais pris le temps de découvrir le nouveau plan de cette pièce qui jusqu'à cet après-midi, était vide. J'avais déambulé dans la chambre, redécouvrant ces dimensions et les angles des meubles, mémorisant l'emplacement de chacun d'eux, me construisant une image mentale qui me permettait ce soir de décrire à Bella ce que j'espérais être son futur territoire personnel.

Sur le mur de gauche l'ancien bureau d'Angela, avait pris place sous la fenêtre. En face de la porte se trouvait le grand lit en bois clair et à côté de la porte de la salle de bains, une commode et un immense placard encastré, complétaient l'ameublement de cette pièce agréable. Dans mon souvenir, les murs étaient d'une teinte ocre et beige assez plaisante. J'avais préféré l'autre chambre uniquement parce qu'elle était située directement en face de la mezzanine du palier qui abritait mon immense bibliothèque et mon bureau.

L'entendant remonter, je retournai sur le palier. Elle s'approcha de moi et je sentis ma peau frémir lorsque j'inspirai une nouvelle fois l'odeur légère et agréable qui la caractérisait.

- Tu n'as besoin de rien ? Tu es sûre de vouloir dormir maintenant ?

- Non je te remercie, j'ai tout ce qu'il me faut. Je... suis épuisée. Tu avais raison tout à l'heure. En plus ce lit me tend les bras.

Son parfum flotta autour de moi et je sentis ses lèvres se poser furtivement sur ma mâchoire.

- Bonne nuit Edward et merci pour tout. À demain matin.

Agréablement surpris et troublé par cette proximité inattendue, je levai ma main vers son visage et sa joue se posa quelques secondes contre mes doigts avant de disparaître.

- Bonne nuit Bella. Chuchotai-je.

Elle referma la porte derrière elle et je restai un instant entouré de cette fragrance de lilas.

ooOoo

Je me réveillai dans ce même parfum. Enfin plus exactement, j'étais persuadé d'avoir respiré l'odeur printanière de Bella dans mes rêves. Cependant, aucun souvenir précis ne revint à ma conscience, malheureusement. Consultant l'horloge vocale de mon réveil, j'appris qu'il était 7h30. Décidé de préparer à mon invitée le meilleur petit déjeuner qu'elle n'ait jamais partagé, je me levai avec un dynamisme étonnant. Je frappai doucement à la porte de la salle de bains afin de vérifier qu'elle n'était pas là avant d'ouvrir le battant. L'effet fut extrêmement perturbant pour mes sens. Je reçus au visage une bouffée de vapeur tiède odorante. Bella venait indubitablement de prendre une douche. Son shampoing et son savon avaient laissé dans la petite pièce, une empreinte olfactive puissante et intime qui était loin de me laisser indifférent. Ma fertile imagination d'écrivain prit immédiatement un chemin dangereux. Finalement cela allait être plus compliqué que prévu de cohabiter avec elle.

A vouloir certaines choses parfois on obtient plus que souhaité. Tant pis ... ou pas

Et voila un p'tit chapitre de plus ! Merci de me suivre.

J'ai hâte de lire votre avis.

Kiss

Nic