Hello les filles
Dimanche ? deux jours de retard
C'est pas ma faute ... fanfiction ne voulait pas … L'essentiel est que cela remarche :)
Un grand merci à LifeChrys qui a accepté de traquer mes fautes, mes erreurs, mes tournures de phrases bizarroïdes, etc...(MAJ Merci LyraParleor pour les corrections et l'éclat de rire BeautifulWard )
Bonne lecture
Disclaimer : Les personnages de Twilight appartiennent à S. Meyer, ils ne font que peupler mes nuits et stimuler mon imagination
Chapitre 8 le gout de l'amitié
Samedi 8h
C'était mon dernier jour de travail de la semaine, j'aurais dû être heureux. Voir la vie en rose, sourire au monde entier et me réjouir de retrouver mes amis ce soir au pub.
Ben non. J'étais très irritable et j'avais envie de mordre férocement le premier qui empiéterait sur mon territoire.
Premièrement : Je n'ai pas eu de cookies ou de douceurs ce matin. Madame Cullen était repartie et mon estomac commençait déjà à gargouiller. Mon envie de bouder grandissait proportionnellement à ma frustration.
Deuxièmement : ELLE était restée chez LUI. Toute la nuit. Enfin je crois. Je n'avais quand même pas couché sur leur paillasson comme un vulgaire chien de garde pour vérifier.
Troisièmement… non la deuxième raison suffisait amplement à expliquer mon humeur.
Puis il arriva. J'étais dans le jardin quand je le vis emprunter les escaliers. Comme à chaque fois qu'il venait, il allait les monter quatre à quatre, jusqu'au 10ème étage. D'ordinaire ce grand blond sportif ne me plaisait pas trop. Trop parfait, trop poli, trop calme aussi, j'avais toujours l'impression que rien ne pouvait l'étonner ou lui faire perdre son air gentil.
Je haussai les épaules et un sourire vengeur étira mes lèvres. Après tout, je ne l'avais pas croisé, je ne l'avais presque pas vu, à peine une ombre dans le couloir. Je n'étais donc pas sensé l'annoncer à Cullen. Une visite surprise un samedi de bon matin, c'était chouette non ?
ooOoo
Ma toilette fut expédiée en quelques minutes. Hors de question de m'attarder dans la cabine de douche parfumée à la violette. Je pris dans le tiroir de gauche de la commode un jean que j'enfilai rapidement et la chemise à carreaux que ma mère venait de m'offrir. Rien de trop classe, mais je tenais à être présentable pour mon invitée. Il était hors de question de traîner dans mes vieilles fringues confortables aujourd'hui.
Avant de rejoindre la cuisine, je récupérai Luna sur mon lit. Je préférais l'avoir dans mes bras que dans mes jambes pour descendre l'escalier. Elle ronronna de plaisir, me saluant comme tous les matins en se frottant contre ma joue.
- Désolé ma belle, j'ai quelque chose de prévu ce matin, lui annonçai-je, caressant la fourrure tiède avant de la déposer sur le sol carrelé de la cuisine.
Il n'y avait aucun bruit au rez-de-chaussée, j'en conclus que Bella devait être retournée dans sa chambre après sa douche.
Le « miaou » vexé de celle qui partageait ma vie me fit comprendre qu'elle n'avait pas apprécié que j'abrège notre rituel du matin. Pour me faire pardonner - un peu - et avoir la paix - beaucoup - je lui versai une bonne dose de sa pâtée préférée. Petite boîte ovale avec bandeau en carton fin autour. Le luxe quoi.
- Allez ma Luna, tu manges et tu retournes ensuite sur le radiateur faire la sieste, j'ai de quoi m'occuper.
Ouvrant le placard, je dénichai à leur place, les ingrédients nécessaires pour rendre mon petit déjeuner attractif. Sans me vanter, le pain perdu à la Edward Cullen était imbattable et mes muffins au beurre de cacahuète n'avaient rien à envier à ceux de ma mère.
Je sortis le dernier litre de lait et je m'aperçus en déchiffrant le braille inscrit sur les autres bricks, que dans le placard il ne restait plus que du jus d'ananas et de pêche.
Grimaçant à l'idée d'une sortie obligatoire au drugstore du quartier, je m'attelai au travail. Ce fut en sifflotant le dernier air des Kings of Léon, Beautiful War, que je passai à la poêle, mes tranches de pain perdu. La musique n'avait jamais été mon point fort et devenir aveugle ne m'avait pas miraculeusement fait devenir un prodige de la chanson à l'oreille absolue mais j'adorais fredonner pour moi tout seul.
L'odeur vanillée sortant du four me fit plaisir, je n'avais pas perdu la main. Concentré sur ma tâche, je n'entendis pas Bella arriver et seul son petit rire me fit prendre conscience de sa présence.
- Bonjour Bella ! Tu as bien dormi ? commençai-je. Serais-tu en train de te moquer de moi de bon matin ?
- Bonjour Edward !
Sa voix était joyeuse, son ton léger et mutin. Elle fit deux pas de plus vers moi. Une bouffée de violettes, qui menaçait de devenir ma drogue favorite, m'assaillit et l'instant suivant ses lèvres effleurèrent ma joue gauche.
Baiser amical le soir puis baiser amical le matin. Une habitude qui me faisait regretter de ne pas l'avoir eu comme amie plus tôt. Elle paraissait plus sereine et accessible que la veille.
- J'ai très bien dormi. C'est confortable et reposant chez toi. Merci et sache que je ne me moquais pas, je n'oserais pas mais… ton tablier est… enfin… il te va bien je trouve.
Elle hoquetait de rire, cherchant vainement à dissimuler son amusement.
Faire abstraction de la main qu'elle avait posée sur mon biceps, juste avant de m'embrasser, était difficile. Je parvins toutefois à me souvenir que j'avais attaché autour de ma taille le tablier offert par Emmett deux ans plus tôt, pour fêter mon 5ème succès en librairie. C'était un tablier classique de soubrette, noir et blanc avec petits volants, portant une belle inscription « Pour les plaintes adressez-vous au Maître ». Enfin une phrase de ce style, d'après mes souvenirs. C'était l'humour subtil de mon frère, je n'y faisais plus attention depuis longtemps. Emmett restait mon frère malgré ce gros défaut.
Je répliquai avec humour :
- Comment ? Les goûts de mon frère ne te plaisent pas ?
- Si, si j'aime beaucoup.
Elle gloussa retirant sa main, malheureusement, pour étouffer son éclat de rire.
- Je te l'offre si tu veux. Je suis sûr que les volants t'iront mieux qu'à moi. Et puis le « boss » c'est moi de toute façon.
- Je peux aider le « boss » à faire quelque chose ? Ça sent drôlement bon !
- Non Bella, pas aujourd'hui. Tu t'assoies sur un des tabourets pour me tenir compagnie si tu veux ou dans le salon pour te mettre à l'aise, mais la cuisine est à moi ! Rien qu'à moi. Tu as juste le droit de mettre de la musique si tu le souhaites.
Tout en parlant, je sortis mes muffins du four avant de placer les boissons sur le plateau déjà prêt. Avec l'habilité que confère une longue habitude, je démoulai les gâteaux, même s'ils n'étaient pas encore assez tièdes et les plaçai dans l'assiette ovale qui leur était réservée. L'odeur de cacahuète et de vanille n'en était que plus appétissante.
- Le chat est superbe. C'est le tien ? Tu l'as depuis longtemps ? me demanda-t-elle.
- Une grosse boule de poils gris et blanc un peu angora, sûrement posée sur le radiateur ou le canapé ? C'est Luna, j'habite chez elle depuis 5 ans maintenant.
- Elle me regarde curieusement.
- Si elle te regarde, c'est déjà bon signe. Tu dois avoir ses faveurs. Elle a longtemps ignoré mon éditeur et ma mère avant de consentir à s'approcher d'eux. Bon, eh bien la séance « séduction du fauve » attendra un peu, car mademoiselle est servie.
Elle s'était assise derrière le comptoir donc, j'y déposai mon plateau et mon assiette avant de m'asseoir devant elle côté cuisine. Un peu comme la veille.
- Tu déjeunes comme cela tous les matins ?
- Non, juste les weekends. Ma mère nous a appris à cuisiner à Emmett et moi. Même si je pratique moins, je m'y suis remis depuis 6 mois. Pour me repérer. Me contrôler. C'est un bon exercice. Je te laisse te servir. Et s'il te plaît, tu fais comme chez toi.
- Chez moi, d'habitude, le petit déjeuner c'est plutôt un mug de thé et des céréales dégoulinantes de lait froid, juste avant de partir au travail en courant. Cela fait une éternité que je n'ai pas mangé de gâteaux sortant juste du four… Mmm… oh Edward !
Le gémissement de plaisir qui lui échappa, témoignait de la réussite de ma recette, ou alors d'un plaisir très particulier. Je ne pouvais faire comme si je n'avais pas entendu.
- Bella, je te rappelle accessoirement que je suis aveugle et je risque de mal interpréter certains sons.
Elle me tapa sur le bras, réagissant positivement à ma plaisanterie idiote.
- Ça suffit ! Tu cherches des compliments ? Je te l'accorde, c'est délicieux. Je n'ai jamais savouré de muffins aussi fondants et parfumés. Je payerais pour que tu me fasses cela tous les matins.
Je préférai ne pas relever l'ambiguïté de ses mots et me réjouissais que ma cuisine soit à son goût. Si le proverbe disait que le chemin du cœur d'un homme passe par son estomac, je savais pertinemment que le sexe féminin nous ressemblait beaucoup sur ce point-là.
- J'aurais dû embrasser ta mère hier pour la remercier de vous avoir aussi bien élevés. C'est bien ta maman que j'ai croisée hier après-midi ? Avec le portier, continua-t-elle tout en se resservant.
- Si tu étais la jeune femme brune au regard triste qu'elle m'a décrite, oui, tu as croisé Esmée.
Lui rappeler son état n'était pas forcément très adroit, mais nous devions mettre cartes sur table.
- Je me demande… Elle s'interrompit pour avaler quelque chose. Je me demande pourquoi j'hésite encore à accepter ta proposition. C'est vraiment un petit déjeuner fantastique pour moi. Tu promets de faire ceci tous les matins ?
- Pour être honnête, non. Pas tous les matins. Quand j'écris la nuit, je me lève tard, c'est une des raisons pour laquelle il faut quelqu'un pour veiller sur Bree.
Nous étions entrés dans le vif du sujet plus vite que je ne le pensais et elle n'était plus aussi catégorique dans son refus.
- Bree… va habiter avec toi définitivement ? Ou est-ce pour les vacances ?
Son ton était redevenu sérieux et posé. Elle était réellement intéressée à comprendre notre situation.
- Pour l'instant, elle ne sera avec moi que pour 3 semaines, mais j'ai déposé une demande au tribunal pour retrouver mes droits de garde complets. Attends-toi donc à rester longtemps si tu le souhaites.
Pendant le silence qui suivit ce début d'explication, je n'entendis que le bruit de la tasse qu'elle reposait sur le comptoir.
- Si je reste, enfin si j'essaie de prendre soin de ta fille, je voudrais savoir exactement ce que je devrais faire. Comment me présenteras-tu à ta fille ? À ta famille ? Je n'ai pas l'habitude de ce genre de situation.
- Moi non plus. Personne n'a jamais partagé ma vie et cet appartement, à part Bree et Luna. À vrai dire, je n'y ai pas vraiment pensé, commençai-je avant de faire une pause, en appuyant mon menton sur ma main.
Je réfléchis brièvement à notre situation un peu particulière.
- On peut établir ensemble nos propres règles ? Chacun édicte ses besoins et ses limites, dès maintenant. Ça te va ? suggérai-je.
- Pourquoi pas. Je… j'ai réfléchi cette nuit. Tu sais que je ne voulais pas accepter. J'étais prête à refuser ta proposition mais honnêtement, je n'ai pas trop d'autres choix.
Elle se tut quelques secondes avant de reprendre.
- Je me sens bien avec toi et c'est assez rare. Alors je vais essayer. Mais je ne te promets rien Edward.
Je sentis un poids disparaître de ma poitrine. Elle avait accepté. Elle allait rester. J'avais réussi. J'aurai la possibilité de tenter de décrypter cette femme et de l'aider si elle me laissait l'approcher un peu. Ma main s'aventura à la rencontre de la sienne. Je serrai ses doigts fins sur la table pour la remercier.
- Merci de ta confiance Bella. Je comprends. Nous ferons de notre mieux. Pour moi la première règle est que Bree soit notre priorité. Ton seul rôle est d'être auprès d'elle, de veiller à ce qu'elle ne s'ennuie pas trop. Moi, je n'ai nul besoin d'une infirmière, ni même d'une assistante pour mon travail. Une amie qui prend soin d'elle quand je travaille, c'est ce que tu peux être.
- Je vais essayer, répéta-t-elle, comme si elle cherchait à se convaincre elle-même. Tu… m'as posé peu de questions sur mon passé, c'est étonnant, tu me confies ta fille sans savoir qui je suis, je pourrais être folle ou totalement inapte.
- Le passé est une chose qui nous aide à nous construire. À faire mieux, à avancer. Ce n'est pas nous. Te souviens-tu hier, par deux fois je t'ai demandé de ne pas me poser de questions ? Réciprocité, j'estime que je dois agir ainsi avec autrui. Si tu veux me raconter, j'en serai heureux, mais notre passé est définitivement derrière nous. J'ai dû faire une croix sur pas mal de choses. Je pense qu'il en est de même pour toi. Nous avancerons chacun à notre rythme. Et puis une folle, ne prendrait pas le risque de me dire « non ».
J'avais conclu mon petit discours d'un sourire entendu.
- D'accord pas de questions. Ça marche pour cette seconde règle. Je discuterai avec Bree, la sortirai au parc ou ailleurs, je l'aiderai pour ses devoirs même. À condition qu'elle le veuille. Mais il reste un truc dont je voudrais te parler.
- Je t'écoute, répondis-je immédiatement.
J'étais tellement soulagé que j'accepterais n'importe quoi. Ou presque.
- Pour les repas. Je n'ai pas oublié ce que tu as dit hier soir, mais je refuse de rester sans rien faire. On partage le travail, ça me paraît plus juste. Puis comme tu dis, si tu écris la nuit, faut bien qu'on déjeune le matin, nous les filles.
Partager la préparation de nos repas ? Partager ma cuisine ? Comme un couple ? C'était à la fois terriblement tentant et effrayant. Je n'avais jamais fait cela. Je soupirai, j'aurais tant voulu voir son visage, comprendre ses attentes.
- Pourquoi pas mais là encore, il faut que je t'explique certaines choses. Chaque chose à sa place ici, dans la cuisine et dans les autres pièces aussi. Même si je m'adapte plutôt bien, j'aime que mon ordre soit respecté pour des raisons pratiques.
Je détestais parler de mon handicap et des conséquences qu'il avait sur ma vie et celle des autres. Mais nous n'avions plus le choix. Je fis la moue au souvenir du poulet au curry préparé par mes soins, juste après qu'Esmée ait, sans le vouloir, échangé la place du sel et du poivre dans le placard. J'avais inscrit en braille le nom des condiments sur l'étiquette, mais l'habitude faisait que je ne la consultais plus. Dommage pour nos papilles gustatives.
- J'ai déjà remarqué que tu étais très ordonné, par exemple, je t'ai vu remettre le sucre en poudre dans le placard de gauche, étagère du bas, juste après son utilisation. Je comprends cela. Je ferai de mon mieux. Mais comment envisages-tu les choses avec Bree ? Elle est encore petite.
- Je ne sais pas trop. Je vais lui expliquer les choses pour commencer. Ensuite je m'adapterai. Elle aussi sûrement un peu.
Elle avait été attentive à mes gestes et cela me surprit agréablement. En plus, elle posait les vraies questions. La réaction de Bree à mon handicap et les conséquences que ses gestes innocents pouvaient avoir sur ma vie quotidienne, étaient les raisons pour lesquelles Carlisle et Esmée m'avaient dissuadé de reprendre Bree avec moi plus tôt. Je m'étais rangé à leur avis, car cela m'avait permis de reprendre ma vie en main, à mon rythme, sans pression.
Je me savais prêt maintenant. Les premiers jours allaient sûrement être difficiles. Je souhaitais que Bella soit auprès de moi pour vivre cela. Mais à quelle place exactement ? Ma mère se faisait sans doute déjà des idées. Bree était une enfant, vive et curieuse, il me faudra être clair et franc avec elle. Avec moi aussi. Je ne voulais pas d'une petite amie. Cela ne m'intéressait absolument pas. Mais Bella me plaisait. Comme amie certainement.
- Edward ? À quoi penses-tu ? Tu sembles parti très loin ?
- Non pas très loin. Je pensais à toi et à une de tes remarques.
J'hésitai à poursuivre. La franchise pouvait parfois blesser ou faire peur.
- Laquelle ?
- Comment présenter ta « présence » ici à mes proches.
- Ah… Ton employée ? Non ?
- Non. Même si, concrètement tu travailleras pour moi, au même titre que le faisait Angela, et même si tu es rémunérée pour t'occuper de Bree, tu es plus que cela. Une amie. Toute jeune et récente certes, mais une amie.
Elle voulut prendre la parole mais je ne lui en laissai pas le temps.
- Non, laisse-moi finir. Bree ne te fera pas confiance si tu es une simple employée. Et tu n'es pas que cela. Nous sommes tous les deux… de drôles de personnages, pas très liants j'imagine, mais entre nous, il y a, et n'y aura, que de l'amitié. N'est-ce pas ?
Je ne savais pas trop quelle était la question que je posais et encore moins la réponse que je souhaitais entendre. Le tabouret de Bella racla légèrement le sol. Je m'inquiétai de sa réaction à ma remarque. Elle marchait de long en large.
- Bella ? appelai-je.
- Tu as raison. On peut dire que je suis ton amie. Depuis peu. Une récente… collision nous a rapprochés. Je n'ai besoin que de cela moi aussi… un ami. Nous sommes donc d'accord sur tout, pas de questions sur le passé, partage de la cuisine et je prends soin de Bree lorsque tu le demandes en échange d'un toit et d'une amitié.
- On scelle notre accord ?
- Bien sûr !
Elle s'approcha de moi et me serra la main. Je ne m'attendais pas exactement à cela. Mais à quoi pensai-je exactement ?
Je lui rendis sa franche poignée de main, mais ne la lâchai pas.
- Bella tu es mon amie ?
- Apparemment oui !
- Alors… comme ça c'est mieux.
Je la forçai doucement à faire un pas de plus vers moi et la serrai un peu dans mes bras, passant ma main derrière son dos. Mes doigts rencontrèrent le tissu doux d'un vêtement en coton puis la tiédeur de son cou. Je me baissai alors et posai mon menton sur sa tête un court instant, m'enivrant pleinement de sa senteur de violette avant d'embrasser doucement sa joue. Je n'étais plus dans la gentille provocation de la veille, ni dans la camaraderie de ses baisers du matin. J'embrassai mon amie avec une sincérité et une douceur rares.
- Merci Bella, chuchotai-je près de son visage, toi et moi on va réussir à s'entraider, j'en suis sûr.
Elle ne bougea pas, pas vraiment blottie contre moi, mais si proche que je pouvais sentir son souffle dans mon cou.
- Moi aussi, Edward.
La voix de Bella me parut changée, un peu hachée, comme essoufflée.
Je la relâchai soudain ne comprenant pas vraiment ce que je souhaitais faire.
- On va commencer par aller vadrouiller dans les magasins pour remplir mes placards si tu veux bien m'accompagner ? repris-je plus légèrement lorsqu'elle recula.
- Pourquoi pas ! Tu me laisses le temps de me changer ? Je ne suis pas présentable.
- Comment es-tu habillée ?
J'étais curieux et elle me donnait l'occasion de lui poser la question qui me brulait les lèvres depuis un moment.
- Hum... Ma vieille tunique en coton violette et un pantalon de jogging noir. Rien de très seyant pour sortir. Je n'en ai pas pour longtemps.
Je sentis qu'elle s'éclipsait très vite mais j'entendis son détour vers le comptoir.
- Par hasard Bella, tu n'aurais pas pris le dernier muffin en passant ?
- Qui moi ? Non ! Jamais je ne ferais cela !
Soit elle pouffait de rire, soit elle s'étouffait en mangeant le fruit de son vol.
- Désolée, mais c'est de ta faute ils sont trop bons.
Je l'entendis ensuite grimper à l'étage. J'en profitai pour commencer à ranger la vaisselle et les reliefs de notre repas. Ce fut rapide et je m'assis ensuite sur le canapé pour envoyer un message vocal à ma mère, l'informant du retour et de la décision de Bella. Elle serait tranquillisée.
Je consultai ma messagerie. J'avais reçu à l'aube, un texto de la mère de Bree. Furieux, j'écoutai le sms vocalisé par mon Smartphone.
« Loupé l'avion ce matin. Bree arrivera à JFK 15h18 dimanche. T. »
Et Merde ! J'étais furieux. Elle n'avait même pas pris la peine de m'appeler. Comme si je devais consulter ma messagerie continuellement ! Elle n'avait pas changé, toujours aussi indifférente à tout ce qui n'était pas elle.
Il était presque 9 heures, à peine 6 heures du matin à Los Angeles, je choisis donc de laisser un message à ma fille qui devait encore dormir. J'avais insisté, appuyé par mes parents, pour que je puisse contacter ma fille quand je le souhaitais avec le portable que je lui avais confié. Elle habitait à plus de 5000 kms et je ne voulais pas d'intermédiaire entre nous. Je lui confirmai simplement que je serais là pour la recevoir à l'aéroport dimanche. Et que j'avais hâte de la retrouver.
Je venais de terminer, lorsqu'on frappa à la porte. Étonné, en fronçant les sourcils je me dirigeai vers elle et appuyai sur l'interphone. Jake devait avoir pris son poste. Il ne manquait jamais de me prévenir d'ordinaire.
- Oui ?
- C'est moi, ouvre s'il te plaît.
Réprimant un soupir en reconnaissant la voix de mon visiteur, j'ouvris la porte, contrarié…
Hummm fini pour cette semaine. (Et quelle belle semaine pleine de bande annonces et de superbe annonce festivalière !)
Merci à toutes celles qui me lisent, me suivent, et me communiquent leur avis
Un gris bisou à mes amies Facebook qui sont toujours là pour me soutenir
Je compte sur vous pour me donner votre avis. J'ai vu que Jake vous convenait comme point de vue extérieur, que vous souhaitiez que Bella change d'avis (cela prend bonne voie). Jusqu'ici en tête à tête tout va bien mais lorsque le monde extérieur frappe à la porte ca va donner quoi ?
Allez bonne semaine à toute et à vendredi si tout va bien
Kiss
Nic - Cullen15000
