Hello les filles...
Un jour d'avance...
Parce que j'en avais envie.
Parce que Louise Malone a publié son 11eme aussi et je veux pas qu'elle me distance lol
Parce que le mois de Mai est beau aussi :)
Un grand merci à Chrys qui a accepté de traquer mes fautes...
Bonne lecture
Disclaimer : Les personnages de Twilight appartiennent à S. Meyer, ils ne font que peupler mes nuits et stimuler mon imagination
Chapitre 11 Regard attendri
Dimanche 6 h00 :
Je ne travaille pas le dimanche. Je devrais donc, être encore au lit. Tranquille au chaud. Mais après ma chute, je n'ai pas pu me rendormir. J'ai tourné en rond dans mon petit appartement, surveillant mon réveil dont les chiffres changeaient terriblement lentement. Je fronçai les sourcils en enfilant ma veste en cuir.
J'étais inquiet pour elle.
J'étais énervé contre lui.
J'étais furieux contre moi.
Ce n'était pas mes affaires. Je ne la connaissais pas. J'avais beau me répéter inlassablement ces mots, je savais que je serais devant ma loge pour accueillir le technicien de la société de maintenance. Je serais là et j'exigerais de passer un moment avec Bella Swan. Il fallait que je lui explique certaines choses. Elle devait savoir.
Je claquai donc la porte de mon studio et traversai le parc, totalement indifférent à la fraicheur de cette matinée de janvier.
Je rejoignis à petites foulées rythmées, l'immeuble où je travaillais. Quelques minutes plus tard, le technicien me rejoignit et après m'avoir salué, il commença, sous mon regard attentif, à vérifier les réglages et branchements de l'armoire électrique de l'ascenseur. Il semblait connaitre son boulot mais j'aurais voulu que tout aille vite.
On me tapa sur l'épaule et je me retournai promptement. Je n'aimais pas me laisser surprendre.
- Hello Black. Vous faites des heures supplémentaires ?
Le ton était poli, curieux. Mais légèrement moqueur. Comme toujours, je me sentis un peu mal à l'aise face au nouveau venu. Il n'était pas comme à l'ordinaire, impeccablement vêtu de son éternel costume d'avocat respectable, non, Emmett Cullen se tenait devant moi en jogging noir et sweat comme s'il venait de faire son footing dominical. Qu'est-ce qu'il fichait ici celui-là ?
- Bonjour Monsieur Cullen. Non pas d'heures supplémentaires. Je fais ce que je veux de mes dimanches.
Il recula d'un pas, levant les mains devant lui, comme pour me signifier qu'il ne me voulait pas de mal. Évidemment il se moquait de moi. Ces Cullen donnaient l'impression qu'ils étaient au-dessus des autres.
- Désolé, je cherchais mon frère. Il ne répond pas au téléphone et il n'y a personne chez lui. Je suis un peu inquiet.
- Vous appelez souvent votre frère à six heures du matin vous ?
- Je fais ce que je veux de mes dimanches Black ! Alors vous avez vu Edward ou pas ? aboya-t-il.
- Votre frère est… coincé dans l'ascenseur. Le technicien est au travail.
- Dans l'ascenseur ? Depuis combien de temps ? Il va bien ?
Bon sang avait-il besoin de hurler aussi fort ? Je grimaçai de douleur. Avant que je puisse lui répondre, le réparateur vint nous rejoindre et dit :
- Vous devriez aller devant les portes de l'ascenseur au niveau du 1er étage. J'ai changé la pièce défaillante, une bricole. J'l'ai toujours dit au chef : p'tites causes grandes conséquences. Faudra qu's'y décide un jour à faire de la Vraie Maintenance, sinon un jour, un connard d'avocat va lui mettre une plainte où j'pense.
Je regardai Emmett Cullen d'un air amusé mais il semblait plutôt stressé et désintéressé.
- Bon, vous vous en fichez j'vois ça. Ça va s'ouvrir entre le rez-de-chaussée et l'étage. Je vérifierai le reste des circuits quand ils seront sortis.
Dès la fin du discours du type, Emmett partit en trombe et je le suivis. Hors de question de ne pas être présent à l'ouverture des portes.
ooOoo
POV Bella- Quelques heures plus tôt
- En attendant ce moment-là Edward, je crois qu'il est l'heure de s'allonger sagement dans notre chambre improvisée…
Je me mordis les lèvres d'avoir prononcer ces mots. Quand est-ce que j'apprendrai à réfléchir avant de parler. Je devais laisser de côté ce que je venais d'éprouver sous ses doigts si inquisiteurs et troublants. Il serait toujours temps d'y repenser. Plus tard, quand je serai seule, loin de sa présence troublante.
- Je veux dire que… qu'il est tard et que nous… devrions nous reposer.
- Je vois ce que tu veux dire Bella.
Il souriait, j'en étais sûre. Encore une fois j'avais provoqué son amusement, je haussai les épaules. Il valait mieux cela que de le rendre triste.
- Tu n'as pas tort, poursuivit-il. Je ne suis pas sûr de m'endormir, j'ai mal aux jambes. Ce n'est pas très… spacieux ici.
- Allonge-toi. Mets-toi à l'aise.
- Facile à dire. Pourquoi ai-je hérité de la taille et des jambes de mon père ? grommela-t-il.
Je le sentis se déplacer légèrement à coté de moi, cherchant probablement une position plus confortable pour ses longues jambes, que je trouvais moi, parfaites. Vivre dans le noir rendait mes autres sens plus aiguisés. Libérée de la vision de son esthétique parfaite, j'étais encore plus sensible à sa voix veloutée, à sa chaleur si proche, à son parfum masculin. J'étais décidée à maîtriser cette attirance naissante pour lui car les hommes ne m'ayant pas apportée grand chose de bon ces dernières années, je préférai nettement garder notre précieuse et curieuse amitié. Je secouai la tête et repris avec effort le contrôle de mon cerveau.
- Ne bouge pas, surtout pas : je m'occupe de l'aménagement de notre logement provisoire. Ça me connait les déménagements tu sais.
Je me levai et, à tâtons dans la pénombre, je rassemblai rapidement nos sacs vers la porte inutile, dans l'angle le plus éloigné de nous. Passant à nouveau au-dessus des jambes d'Edward, je fis attention de ne pas m'écrouler sur lui, puis roulai ma veste en un oreiller improvisé que je plaçai sur mes genoux après m'être assise au fond de l'ascenseur.
- Allez, le canapé de Monsieur est prêt ! C'était rapide n'est-ce pas ? claironnai-je d'une voix joyeuse en attrapant son épaule musclée pour le guider.
Docile et étrangement silencieux, il se laissa faire, ne résista pas à la pression de mes doigts et pivotant d'un quart de tour, il s'allongea comme je l'y invitai, posant la tête sur l'oreiller, sur mes genoux.
Il poussa un soupir de soulagement, je supposai que la position était agréable.
- Alors ? demandai-je après quelques instants de silence.
- Alors oui, l'ascenseur est nettement plus grand dans ce sens, dieu merci. Je le savais pourtant. Et tu es très… confortable.
- Merci Edward, je vais prendre cela pour un compliment.
- C'en est un. Tu ne vas pas te reposer toi aussi ?
Je suis infirmière, les nuits de garde, assise sur une chaise, je connais ne t'inquiète pas.
Je le sentis se raidir et sans réfléchir, je passai une main sur son front d'un geste apaisant, lissant les mèches soyeuses qui s'y trouvaient.
- Tu n'es pas mon infirmière !
- Je n'ai pas voulu dire cela. C'est juste… mon métier. Ce que je sais faire de mieux. Enfin je crois. Si tu veux on échangera nos places dans quelque temps. Arrête de te tracasser et profite du confort de tes jambes allongées. En ce qui me concerne, même dans ce sens elles le sont, je suis bien aussi.
- Merci Bella.
Je le sentis se détendre, aussi, je continuai machinalement à lisser ses cheveux. C'était incroyablement injuste qu'un homme ait de si beaux cheveux. Ils avaient brillé sous le soleil toute la journée et maintenant je découvrais leur texture soyeuse. Je sentais même l'odeur mentholée de son shampoing qui se mêlait au parfum de sa peau. Ces gestes, ce parfum, agissaient sur moi comme un baume apaisant.
Je ne me reconnaissais pas. Je m'étais réveillée ce matin, légère, heureuse et décidée. À rester dans ce bel appartement, avec Edward. À tenter de dépasser mon angoisse. Edward semblait être un type bien. J'étais bien avec lui. Et puis, je n'avais pas trop le choix. Jamais décision n'avait été aussi facile à prendre finalement.
Notre journée de découverte avait été agréable, douce et tranquille jusqu'à ce que l'on se retrouve coincés dans ce… truc. J'étais un peu claustrophobe. Un peu trop.
Mais Edward avait été formidable là aussi pour me calmer, pour me laisser le temps de me reprendre. Il avait su me faire rire, satisfaire ma gourmandise. Le côté déstressant des chocolats m'était connu mais jamais il n'avait été aussi efficace que ce soir.
Je l'admirais. Edward paraissait parfois mieux me comprendre que quiconque. Son intuition et sa sensibilité étonnantes me séduisaient. Presque autant que le courage qu'il montrait face à son handicap. Son accident semblait récent mais il avait déjà conquis, à force de ténacité, un territoire et une indépendance auxquels il tenait énormément.
Les facettes de sa personnalité que je connaissais déjà étaient trop brillantes, trop intéressantes pour que je puisse m'en détourner. J'avais promis que je l'aiderais pour sa fille. Je tiendrai ma promesse quoiqu'il m'en coûte. Mais je n'irai pas plus loin. Même si, 24h après avoir fait sa connaissance, il était allongé sur mes genoux.
- À quoi penses-tu ?
Sa voix me surprit.
- À ta fille, Bree. Je dois faire sa connaissance demain et elle m'intrigue un peu. Je ne veux pas te paraître curieuse mais il me semble nécessaire d'en savoir plus.
- Évidemment. Tu as raison. Par où commencer ?
Il sembla hésiter. J'avais presque l'impression de sentir les rouages de son cerveau fonctionner sous mes doigts.
- Bree. C'est une superbe petite fille joyeuse, intelligente pétillante et têtue. Elle va avoir huit ans, je te l'ai déjà dit je crois ? Bon, je sais que j'en suis fier. C'est ma fille, je l'ai élevée… Elle est ce que j'ai de plus important. Si elle n'existait pas…
Il se tut, se racla la gorge avant de reprendre d'une voix différente, enrouée par l'émotion.
- … si elle n'existait pas, je crois que je n'aurais jamais eu la force de résister, de me battre et de réapprendre à vivre, à « voir ». Elle a toujours été avec moi depuis sa naissance. Toujours. Mais nous ne nous sommes pas revus depuis notre accident. Depuis un an.
J'étais sous le choc. Un an. Un silence, lourd de douleurs et de questions pesa entre nous. Il y avait tant de choses que je voulais savoir, comprendre. Il y avait tant d'amour et de tristesse, de regrets dans sa voix. Un jour peut-être, il se confierait. En attendant je devais l'aider. Autant que je le pouvais. De toutes mes forces.
- Vous allez pouvoir aller de l'avant maintenant. Ce sera presque une nouvelle naissance alors. Tu as de la chance, tu as une petite fille superbe à redécouvrir, vous aurez plein de choses à partager.
J'essayai d'adopter un ton léger, mais il n'était pas dupe.
- Bella, j'ai de la chance oui... de t'avoir bousculée sur un trottoir.
Sa voix était soudain méconnaissable, délicieusement rauque et un frisson me parcourut, naissant au creux de mon ventre.
Je sentis le poids de sa tête sur mes genoux disparaître lorsqu'il la souleva légèrement et, dans la pénombre, sans réfléchir, je me penchai vers lui. Mes cheveux libres tombèrent de chaque coté de mon visage, se posant sur son buste. Je distinguai vaguement les contours de son visage. Ses mains m'effleurèrent le cou, puis les joues.
Subtiles, douces, enivrantes. Je suspendis mon souffle dans l'attente de… de quoi ?
Je me sentis tomber en avant, au ralenti, comme aspirée par la magie de ses doigts me frôlant. Son parfum boisé flottait autour de moi et m'ôtait toute volonté.
Je me penchai vers lui, tandis qu'en prenant appui sur ses bras, toujours allongé en dessous de moi, son visage parfait, même dans la pénombre, se rapprochait. Nous restâmes ainsi, proches l'un de l'autre pendant de longues secondes, ou quelques heures, je ne savais pas, je ne savais plus. Mon cœur battait la chamade dans ma poitrine. Il allait se passer quelque chose, je ne pouvais plus ni avancer ni reculer. Ma peau me picotait agréablement à l'endroit où il m'avait effleurée. Nous étions statufiés l'un et l'autre.
Puis le temps s'arrêta lorsque nos lèvres se trouvèrent, se frôlèrent. Elles semblaient hésiter, savourer cette première fois qui ne reviendrait plus jamais.
Le bonheur m'envahit et mon cœur prit le rythme du sien. C'était si doux et tendre. Juste un effleurement qui me donna envie de plus, de beaucoup plus et comme s'il l'avait deviné, Edward entrouvrit la bouche et je sentis son souffle parfumé au chocolat se mêler au mien. Ses lèvres humides taquinèrent ma lèvre supérieure qui, sous leur douce incitation, s'entrouvrirent.
Je n'étais plus consciente que de la tendresse et de la tiédeur de sa bouche, de sa langue qui s'aventura doucement, sensuellement, ne rencontrant aucune résistance de ma part. C'était à peine un baiser. C'était un effleurement de douceur, mais il m'émut et me bouleversa beaucoup plus que n'importe laquelle des étreintes que j'avais pu connaître.
Je le voulais. J'avais envie. Nous n'étions plus Edward et Bella, deux inconnus encore la veille, mais deux corps qui se reconnaissaient.
Puis tout s'arrêta, aussi soudainement que nous nous étions rapprochés l'un de l'autre, en même temps nous reculâmes. Ses doigts disparurent de mes joues, laissant une traînée brûlante sur ma peau et sa nuque retomba sur mes genoux.
Je me plaquai contre la paroi métallique froide, fermant les yeux, sentant encore son empreinte et son parfum sur mes lèvres. Je refusai de me laisser submerger par cette émotion.
J'entendais le souffle haché d'Edward répondre au mien.
Nous nous taisions. Que pourrais- je dire ? Je ne savais pas comment ou pourquoi cela avait commencé. Je ne savais pas pourquoi ce baiser s'était achevé.
Nous savions juste ce que nous ne voulions pas : une relation compliquée entre nous.
- Humm, je sais que c'était une mauvaise idée, mais je ne te dirai pas que je regrette Bella.
J'écoutai ses paroles avec attention, attendant la suite en silence. Il soupira et sa main remonta le long de mon avant bras, le caressant doucement d'un geste réconfortant.
- Je ne regrette pas du tout, reprit-il, mais je ferai mon possible pour que ça ne se renouvelle pas. Je pense qu'on a un peu tendance à perdre la tête lorsqu'on se retrouve seul. Et ce n'est pas ce que l'on souhaite n'est-ce pas ?
Je devais répondre.
- Je ne regrette pas non plus ce… euh… baiser, mais je souhaite seulement rester ton amie. C'est trop… perturbant. J'ai besoin de simplicité.
C'était curieux de se sentir aussi sincère mais en même temps de regretter ses propres paroles.
- Bon alors mon amie, si nous sommes d'accord, on met cet instant de côté et tu vas t'allonger sagement à coté de moi. On va tenter de dormir jusqu'à ce que le preux chevalier Black et son assistant nous libèrent à l'aube.
- Black ? demandai-je tout en me laissant glisser à coté de lui.
- Oui je parie qu'il sera là. Il est déjà dingue de toi tu sais.
Edward avait parlé calmement et sérieusement, alors que j'étais sur le point de poser ma tête sur ma veste-oreiller, je relevai la tête stupéfaite.
- Qu'est-ce que tu racontes ? Comment sais-tu ça ?
- L'intuition masculine.
Je m'allongeai en grommelant. Il se moquait de moi. Le sol était dur et froid et je m'écartai un maximum de la source de mon mécontentement.
J'entendis un petit rire puis une main se glissa sous ma nuque et je me retrouvai blottie confortablement contre lui, sur la veste qu'il avait mise sur le sol et ma tête reposant sur son bras.
Il posa un baiser rapide sur mon front.
- Jake est un peu transparent pour moi. Il ne m'aime pas, il m'évite souvent, même si je sais qu'il m'espionne de loin. Hier, il nous a collés, j'ai entendu à sa voix qu'il était fou d'inquiétude. Pour toi. Pas pour moi. Tu es toujours fâchée ?
- J'étais pas fâchée, boudai-je, tout en tournant dans ma tête les arguments d'Edward.
Aveugle, il était plus observateur que moi, c'était agaçant mais je pensais qu'il se trompait. Jacob devait être inquiet pour Edward quoiqu'en dise celui-ci. Il ne pouvait pas s'être attaché à moi, nous avions à peine parlé, c'était insensé !
- Je sais que j'ai raison. Arrête de te déconsidérer. Tu fais de l'effet aux hommes. Plus que tu ne penses, même sur moi c'est pour dire !
Il lisait dans mes pensées. C'était effrayant !
- Pff tais toi et dors !
- Je t'obéis si tu arrêtes de gigoter contre moi. Bonne nuit Bella.
Je voulus m'écarter un peu, mais le bras sur lequel ma tête était appuyée, enserrait fermement ma taille. J'étais fatiguée. J'étais bien, alors je me contentai de fermer les yeux.
- Bonne nuit Edward.
ooOoo
Dimanche vers 6 heures du matin
C'est un curieux bruit qui me fit sortir de mon sommeil.
J'avais mal au dos. Aux jambes aussi, constatai-je avant même d'ouvrir les yeux. Pourtant j'étais plus reposée et tranquille que je ne l'avais été depuis longtemps, douillettement enveloppée dans de puissants bras qui me maintenaient au chaud.
Des bras ?
J'ouvris les yeux lorsque mon cerveau démarra.
Edward ! Il était tout contre moi et semblait dormir profondément. Sa tête reposait dans mon cou et il me serrait contre lui. Il faisait clair et je distinguai des petites rides autour de ses yeux. Son front était détendu, il dormait calmement. Son souffle régulier chatouillait mon oreille et je fondis de tendresse, il paraissait tellement plus jeune lorsque dans l'abandon du sommeil il relâchait la pression qu'il s'imposait toujours.
Délicatement de ma main libre, je dégageai les quelques mèches qui retombaient sur son visage.
- Désolé de vous déranger mademoiselle, je vois que vous prenez soin de mon frère, mais j'étais disons, inquiet. Je ne pensais pas qu'Edward serait assez malin pour se faire enfermer aussi bien accompagner dans un ascenseur. Il me surprendra toujours.
La voix inconnue et un peu moqueuse qui me parvint me fit tourner la tête brusquement.
Ils étaient deux hommes à genoux sur un palier, légèrement au-dessus de nous, car l'ascenseur semblait coincé entre deux étages. Il y avait Jacob Black, un air furieux et blessé plaqué sur le visage et un bel homme brun, celui qui venait de s'adresser à moi. Le frère d'Edward, celui qui lui avait offert le tablier au message ambigu. Zut !
Je me rassis brusquement, cherchant bêtement et machinalement à remettre mes cheveux en ordre. Ils avaient tendance lau réveil à me faire ressembler à un épouvantail. Dans mon mouvement, la tête d'Edward retomba sur le sol un peu plus brusquement que je ne l'aurais voulu.
- Merci Bella, je me souviendrai qu'avec toi les réveils sont plutôt brutaux, grommela celui-ci réveillé par ma faute.
- Je plaide coupable Ed, je pense avoir surpris la demoiselle, mais je ne voulais pas laisser Black seul pour s'occuper de toi après une nuit dans un ascenseur, lança Emmett qui semblait décidément beaucoup s'amuser.
Edward se rassit en se frottant la tête à l'endroit où il avait heurté le sol. Il tourna vaguement la tête vers la porte enfin ouverte d'où la voix lui parvenait.
- Salut Emmett, bonjour Jacob. Tu patienteras un peu pour les présentations. Suis pas encore réveillé. On se retrouve dans cinq minutes.
Puis il se retourna de mon côté.
- Bella comment vas-tu ce matin ?
Il avait baissé la voix sur ces derniers mots, et tendait sa main vers moi, cherchant mon contact. Je vérifiai du coin de l'oeil : Emmett s'était relevé entrainant Jacob avec lui, obéissant ainsi au vœu de son frère d'avoir un peu d'intimité. Ils semblaient parfaitement bien communiquer ces ceux-là. Je saisis la main d'Edward et embrassai le bout de ses doigts.
- Je vais bien. Merci Edward. Je crois que notre interlude est fini. On va grimper d'un demi-étage pour sortir rejoindre le monde. Ils nous attendent et on ne doit pas faire attendre ta fille.
Il eut un sourire éclatant à mes mots. L'impatience de retrouver sa fille se lisait sur son visage. Il se leva d'un mouvement souple, gardant ma main dans la sienne.
- Allez debout jeune paresseuse. Le monde nous attend, fit Edward d'une voix enjouée.
Il se pencha vers moi et je me demandai soudain s'il n'allait pas à nouveau m'embrasser. Lorsque ses lèvres frôlèrent mon oreille pour me chuchoter quelque chose, j''oscillai entre le soulagement et la déception avant d'éclater de rire à ses mots.
- Bella, l'appartement est au 9 ème étage… Soit huit à monter par l'escalier... de façon assez urgente. J'ai besoin de ton aide. On n'a pas bu énormément hier soir mais j'ai besoin que tu me promettes de me laisser passer le premier aux toilettes, les hommes sont très handicapés sur ce plan-là, je dois le reconnaitre.
- Promis Edward. Nous les femmes, sommes endurantes, c'est bien connu. Débarrasse-nous de ces deux curieux qui nous dévisagent et je te guide vers ton objectif aussi vite que possible. Que ferais-tu sans moi ?
- Je préfère ne pas te le dire. Allez dehors !
Il me prit par la taille pour me hisser dans l'ouverture où les bras solides de Jacob m'attrapèrent tandis qu'Emmett tendait une main secourable à Edward qui escalada le dénivelé sans trop de problèmes, à l'aide du grand brun.
Je n'étais pas sûre d'être aussi heureuse que lui de quitter notre refuge, mais son enthousiasme était agréable à voir. En quelques secondes, j'avais quitté l'espace protégé et intime pour me retrouver avec d'autres personnes que je ne connaissais pas. Je me sentis un instant perdue et avec un sourire poli, je quittai les bras de Jacob pour me rapprocher d'Edward qui était devenu en deux jours mon point d'ancrage. Je ne sais pas s'il sentit ma présence, mais une nouvelle fois, il tendit son bras vers moi et entoura mes épaules.
- Emmett, voici Bella. Bella Swann, mon amie, elle a accepté de tenir compagnie à Bree. Bella, je te présente mon seul et unique frère Emmett. Il parait séduisant au premier abord ,d'après ce que j'ai compris, mais je te conseille de ne pas t'approcher trop près de lui.
Il lança ces mots en me serrant contre lui et j'eus l'impression curieuse que le message qu'il adressait à son frère, qui releva un sourcil étonné en l'écoutant, était aussi pour Jacob Black.
- Maintenant les garçons, j'ai un truc à voir avec elle. Retournez voir si l'ascenseur est réparable rapidement. Emmett rejoins-nous dès que tout est rétabli.
- Pas de problème, Eddy, « Bob le bricoleur » est mon deuxième prénom, tu le sais bien !
S'il était surpris, Emmett Cullen n'en laissa rien voir et je ne m'attardais pas pour contempler leur étonnement tandis que je m'enfuyais vers les escaliers entraînant Edward.
Les frères Cullen étaient décidément de drôles d'oiseaux. J'avais hâte de rencontrer la jeune Bree.
PS : Merci à celle qui m'a suggéré un ajout un peu particulier dans ce chapitre elle se reconnaitra. Un thème sous-estimé ,en effet ,les effets secondaires d'une longue station en lieu clos, sans sanitaires.
Arrivée d 'un autre Cullen et une sortie de l'ascenseur.
Ils ne savent pas profiter des bonnes occasions ces deux là...si ils savaient ce qui les attends (sourire sadique)
Si le coeur vous en dit, je lis toujours avec plaisir vos suggestions et avis ...
Kiss
Nic
