Hello les filles

Nous sommes le 13 mai ...
Debut de semaine ? Pas le jour de publi ? Je m'en fiche je célèbre ce jour comme je veux et vous offre un chapitre.

Bonne Lecture

Un grand merci à Chrys qui a accepté de traquer mes fautes...

Bonne lecture

Disclaimer : Les personnages de Twilight appartiennent à S. Meyer, ils ne font que peupler mes nuits et stimuler mon imagination


Chapitre 12 Arrivée glaciale

Dimanche 16h Aéroport JFK NY

J'étais derrière un des gros piliers du hall et je les observais. Ils se disputaient. Enfin c'était l'impression que j'avais. Il faisait de grands gestes et paraissait très en colère.

La femme brune n'avait pas peur de lui, elle haussa les épaules avant de lui indiquer, d'un geste assez autoritaire, le fauteuil juste derrière lui. Elle partit ensuite vers les guichets de renseignements. Je la regardai s'éloigner en faisant la moue. Puis, je me retournai vers lui.

Il était furieux, cela se voyait. Il se laissa tomber sur le siège. Je m'approchai doucement, sans faire de bruit. Pourtant mon cœur battait si fort que j'avais l'impression de faire un boucan de tous les diables. Je savais qu'il ne me verrait pas mais je ne pouvais pas m'empêcher de craindre qu'il ne sente ma présence. Son regard passa sur moi comme si j'étais transparente. Cela me fit mal. Je le vis mettre sa tête entre ses mains. J'étais triste et ça, c'était quelque chose que je ne voulais pas.

J'avais reconnu la colère. C'était un truc que je connaissais très bien. Mais quelque chose d'autre avait assombri son regard. Une chose qui m'avait surprise. La peur.

Non, je ne me laisserai pas avoir ! Je suivrai mon plan. Il ne changera rien.
Je ne me laisserai pas faire. Les adultes et leurs ruses, je les connaissais. Avec Maman, j'étais à bonne école depuis un an.

Je m'installai sur un des sièges à quelques mètres derrière lui et j'attendis sans rien dire.

ooOOoo

Tout allait de travers. Je ne voulais pas laisser la panique m'envahir. Bella avait eu raison d'employer son ton de garde-malade autoritaire. Cela m'avait remis les idées à l'endroit. Je ne pouvais pas l'aider. J'étais en territoire inconnu et même la canne blanche que j'avais sortie du placard pour aller à l'aéroport, mettant ma foutue fierté de côté, ne me servait à rien. Impuissant. Totalement impuissant. Même si ma fille était à un mètre de moi je ne la verrais pas.

Je me laissai tomber sur le fauteuil sans plus aucune résistance et me couvris le visage de mes mains tremblantes.

Je détestais les aéroports depuis longtemps. C'était des lieux trop grands, trop impersonnels avec leurs immenses baies vitrées ouvertes sur les pistes. Le JFK, avec son gigantisme, était un des pires de tous. J'avais toujours eu l'impression que les gens qui s'y côtoyaient sans se voir, et surtout sans se regarder, vivaient entre parenthèse ce passage obligé de l'aéroport. Un moment « perdu » sans joie possible, sans importance. Chacun partait de son coté, rejoindre un travail ou quitter des amis. J'observais trop les choses avant. Je voyais le garçon qui pleurait le départ de son père, je souffrais avec la vieille dame qui souriait à ses petits-enfants quasi indifférents à sa tristesse. Finalement ne plus vivre cela, ne plus le voir aurait pu être agréable. Si je n'avais pas eu si peur.

Nous étions dans le terminal 4 et nous avions attendu. Silencieux, collés l'un à l'autre, ballotés par la foule dans un premier temps, j'avais protégé Bella de ma carrure, faisant écran entre les autres personnes venues attendre et mon amie qui scrutait les arrivants. Puis il y avait eu moins de monde, moins de bruit.

L'avion avait atterri avec ma fille depuis 40 minutes mais nous ne l'avions pas vue sortir. J'avais confié à Bella avant de partir, une photo de Bree pour qu'elle reconnaisse aisément la petite fille. Mais aucune fillette, seule ou accompagnée, n'avait franchi le portique de débarquement.

Je ne m'étais pas inquiété immédiatement. Elle avait fait le voyage sous la responsabilité d'une hôtesse. Je l'avais exigé de Tanya qui refusait de se déplacer pour que notre fille ne traverse pas le continent seule. Peut-être que les enfants accompagnés sortaient après, avec le personnel de l'avion ? Plus le temps étirait ses longues minutes et plus je sentais que ce hall de débarquement se vidait des voyageurs. Ils annonçaient déjà le prochain atterrissage. La main de Bella sur mon bras, s'était de plus en plus crispée, laissant son angoisse répondre à la mienne. J'aurais voulu arpenter les couloirs de l'aéroport, mais elle avait exigé que je reste ici pendant qu'elle allait aux renseignements. Je ne pouvais que me perdre et compliquer les choses avait-elle dit avant de rajouter plus doucement, « dans le cas où la petite apparaîtrait ». Je ne pouvais rien faire et la peur m'étreignit.

Où était Bree ?

Fébrilement, j'essayai de joindre une nouvelle fois Tanya. Sans aucun résultat. Le portable de Bree ne répondait pas non plus, nous avions déjà tenté de l'appeler plusieurs fois.

J'envoyai un bref message à mon ex-femme, lui demandant de me rappeler au sujet de Bree, espérant qu'elle me répondrait rapidement, ce dont je doutais. Elle avait toujours pris beaucoup de plaisir à me contrarier.

Je ne pouvais qu'attendre le retour de Bella. Je venais de m'adresser à elle assez brusquement, extériorisant ainsi mon angoisse mais elle ne m'en avait pas tenu rigueur, se contentant de me redire d'attendre.

Où pouvait être Bree ?

Je tentai de réfléchir. Elle avait pris l'avion. C'était un point presque sûr. Elle en était forcément sortie. Mais Bella et moi l'avions ratée. Pourquoi ?

J'étais certain que Bella avait été attentive... Que s'était-il passé ?

C'est dans de tel moment que j'aurais eu besoin de fumer. J'avais arrêté il y a longtemps. Pendant la grossesse de Tanya. Je savais que c'était encore plus mauvais pour les bébés que pour les adultes, alors j'avais arrêté. Ma consommation de caféine avait juste augmenté en échange mais cela ne perturbait que ma santé. À cet instant précis, je voulais inhaler une bouffée de cigarette, sentir la nicotine me monter au cerveau et stimuler l'oubli, le plaisir. Je soupirai longuement, cherchant à évacuer cette putain d'angoisse.

Les souvenirs voulaient remonter à la surface et il fallait que je les terre et les cadenasse bien au fond de ma mémoire.

Depuis la naissance de Bree, j'avais si souvent eu peur.

Il y avait d'abord eu les premières nuits, quand j'avais l'impression que le bébé avait arrêté de respirer dans le berceau à coté de mon lit. Je ne dormais pas pendant de longues heures, suspendu au rythme de son souffle.

Puis, pendant les premiers mois, Bree pleurait très souvent le soir, sans que je ne comprenne pourquoi. J'avais marché des heures durant avec mon bébé dans les bras me maudissant d'être incapable de comprendre pourquoi elle était mal.

À onze mois, elle avait fait ses premiers pas. Lorsque son petit pied nu se levait doucement sur la moquette blanche et partait brutalement en avant en même temps que son corps, je retenais mon souffle, j'avais peur. Je tentais de devancer le moindre obstacle, la moindre embûche sur sa route. J'avais entouré de coins ronds les moindres arêtes, mis des cache-prises contre les petits doigts trop curieux. J'étais un père anxieux. Un père comme un autre sûrement.

Puis, il y avait eu la première soirée à l'hôpital, l'attente interminable aux urgences et le soulagement lorsque le médecin m'avait remis ma petite fille de 3 ans avec un beau pansement sur le genou mais en ajoutant « rien de grave, juste 4 petits points de sutures et quelques larmes ». Elle avait fait une chute de tricycle dans Central Park sous ma prétendue surveillance. J'étais loin d'être parfait.

Et puis très vite, trop vite, le premier jour d'école était arrivé. Elle était si petite et si courageuse en lâchant ma main pour rentrer dans la cour, me décochant un petit sourire tremblant à travers les larmes qui embuaient ses yeux.

Avoir un enfant était formidablement beau mais, extraordinairement angoissant aussi. Il y avait toujours ce terrible tourment de ne pas être à la hauteur, de ne pas toujours pouvoir prévoir l'imprévisible, comme il y a un an…

Une main sur l'épaule me fit revenir à la réalité, avant que le passé ne m'attrape de son horrible griffe.

- Edward ? Ça va ?

Bella était inquiète pour moi. Et pour Bree.

- Ça va. Que t'ont-ils dit ?

- La dame à l'accueil a confirmé que la petite avait pris l'avion et était accompagnée d'une jeune hôtesse, Jessica. Ils l'ont appelée, elle va nous rejoindre. Ils vont aussi faire une annonce dans l'aéroport. La sécurité surveille les issues. Aucune petite correspondant à la description de Bree ne pourra sortir avant que nous ne l'ayons vue. On doit attendre ici.

- Dieu merci ! Assieds-toi à côté de moi s'il te plaît.

Je posai ma main sur elle, touchant son bras, puis sa main, que je serrais fortement.

- Sans toi, je ne m'en serais pas sorti.

- Si sûrement. Mais c'est vrai que c'est plus simple ainsi. Au moins, je n'usurpe pas mon salaire.

- Bella, que penses-tu qu'il se soit passé ? Elle doit être morte de peur.

- Je ne sais pas, ça ne sert à rien d'imaginer un scenario, laisse ton imagination d'écrivain au repos. Quant à sa peur, je ne pense pas…

Bella fit une pause semblant réfléchir.

- … si elle te ressemble un peu. Elle doit avoir hérité de ton courage, de ta façon de prendre les problèmes à bras le corps. Edward !

Sa voix avait brutalement changé. Elle chuchotait mon nom avec une note d'urgence qui réveilla ma peur.

- Que se passe-t-il ?

- Bree, tu m'as bien dit qu'elle avait de longs cheveux ?

- Oui mais pourquoi… Reviens Bella !

Elle s'était levée précipitamment. Sa chaleur, son parfum disparurent, me laissant dans le vague. Je me levai à mon tour mais je ne savais pas où aller.

- Par ici Edward. Je suis à quelques mètres sur ta gauche, trois rangées de sièges derrière. Oui continue. Tout droit.

Guidé par le son de sa voix, je rejoignis Bella, ne sachant pas ce qu'il s'était passé.

- Bonjour Papa.

Bree ! Je fis un pas de plus, cherchant à toucher ma fille. Je frôlai, une épaule, à la hauteur de ma taille.

- Bree ? C'est bien toi ?

Je tombai à genoux devant ma fille. Entourant de mes mains le fin visage dont je reconnus les traits, même si tant de mois avaient passé. Je la serrai contre moi, soulagé. Tellement soulagé. Le poids qui grandissait dans mon estomac depuis de longues minutes avait disparu comme par enchantement et je me sentais à nouveau respirer. Je fermai les yeux, avant de m'apercevoir qu'elle ne bougeait pas. Ses bras restaient pendants le long de son corps. Elle était raide, tendue contre moi, comme si elle évitait tout contact.

- Bree ? Qu'est-ce qui ne va pas ? Tu as eu peur ? Quelqu'un t'a…fait du mal ?

Les pires scénarios recommencèrent à défiler dans ma tête. Je la relâchai un peu et m'écartai légèrement lui laissant de d'espace. Je ne voulais pas l'effrayer.

- Non ça va. Je t'attendais.

Elle avait parlé d'un ton calme. Presque froid. Je ne reconnaissais pas ma petite fille si exubérante et câline.

- Tu m'attendais ? Mais où étais-tu ? Bella t'a guettée, tu n'es pas sortie avec les autres.

Je la pressai de questions. Ce n'était pas bien de lui laisser sentir mes craintes mais je n'étais pas en état de me maîtriser.

- Si. Mais je voulais juste te voir avant. Alors je me suis assise ici, en attendant.

Elle répondait calmement. Sans émotion. J'étais perdu. Je relevai la tête, recherchant de l'aide auprès de Bella.

Celle-ci posa sa main sur mon épaule et cela me rassura un peu.

- Bree était assise derrière nous. Elle ne bougeait pas et se contentait de te regarder Edward. Elle a changé, elle a les cheveux très courts, ce qui explique peut-être que je ne l'ai pas identifiée immédiatement. Je suis désolée.

Je me relevai doucement, tenant ma fille par la main, je cherchais à comprendre. M'aurait-elle évité sciemment ? Serait-elle fâchée contre moi ?

- Ce n'est rien Bella. Bree tu vas bien ? répétai-je.

- Oui. On va chez toi ?

Ce fut un choc supplémentaire d'entendre ses mots. Je pensais que ce n'était pas chez moi mais chez nous. Elle avait toujours vécu là, avec moi. C'était son foyer. Avant.

- On va chez nous, Bree, corrigeai-je d'une voix que je ne reconnus pas.

- Si tu le dis.

Elle avait l'air d'être indifférente. Je recherchai encore une fois l'avis, la présence rassurante de mon amie en me tournant vers elle.

- Laisse-lui le temps Edward s'il te plaît, me souffla Bella à l'oreille.

- Mr Cullen ?

Une voix féminine, flutée, avec un léger accent traînant assez désagréable, nous interrompit.

- Oui ?

La femme saisit ma main et la serra. Elle avait une poignée de main molle, hésitante.

- Je suis Jessica Stanley. J'ai accompagné votre fille depuis Los Angeles. Je... on m'a dit que vous la cherchiez mais je vois que vous l'avez retrouvée.

- Pas grâce à vous ! Vous étiez sensée l'accompagner jusqu'à moi. Qu'avez-vous fait ? On n'abandonne pas une enfant dans un aéroport comme cela !

Il fallait que ma colère sorte et cette Stanley tombait à point nommé.

- Edward s'il te plaît !

- Monsieur, je suis désolée.

Bella voulait me calmer. Miss Stanley était repentante et moi j'étais furieux, bien décidé à ne pas laisser cette inconsciente repartir sans qu'elle ait saisi la gravité de son geste.

- Nous allons voir vos supérieurs et vous vous expliquerez. Ma fille aurait pu se perdre, être agressée, kidnappée !

- Je suis désolée, je… j'avais un appel à passer à... un ami et Bree… commença la fille en pleurnichant presque.

- Papa, c'est moi qui lui ai demandé de s'en aller. Je lui ai dit que je t'vais vu et je suis partie en courant.

- C'est vrai M'sieur, je l'ai vue se jeter dans les jambes d'un homme qui s'est accroupi pour lui parler, j'ai pensé que c'est vous... Mais euh… ce n'était pas vous. Je suis vraiment désolée, j'aurais dû vérifier.

L'hôtesse semblait effondrée. Moi aussi. Je ne comprenais qu'une chose dans tout ce cirque. Bree l'avait sciemment induite en erreur.

- Vous pouvez retourner à votre travail, mademoiselle. Je vais régler cela avec ma fille. Soyez plus attentive la prochaine fois.

- Bien sûr. Au revoir monsieur. Au revoir Bree.

J'entendais ses talons claquer sur le sol pendant qu'elle s'éloignait rapidement. J'appuyai alors mes doigts sur mes tempes, sentant une migraine pointer. De la main, je repérai le dossier d'un fauteuil et m'y assit. Le silence régnait entre nous trois. Je n'entendais même plus le brouhaha autour de nous. Je déglutis et essayai de parler calmement pour commencer.

- Bree, Je te présente Bella Swan. Une amie. Elle vit à la maison. Bella voici Bree, la petite fille dont je ne cesse de te parler depuis deux jours.

- Bonjour Bree, la voix de Bella était calme et douce, comme je m'y attendais, mais assez tendue. Ton père avait hâte de te retrouver. Il vient de passer de sales moments à t'attendre.

- Alors papa a une petite amie ? Vous êtes moins jolie que maman. Si je dérange je peux reprendre le prochain avion pour Los Angeles. Je connais les horaires par cœur. Et puis il a à peine attendu, rien de grave. Je voulais juste rigoler un peu. Une sorte de cache-cache.

- Bree !

J'étais indigné. Elle se moquait de nous et insultait délibérément Bella.

- Tu t'excuses auprès de Bella tout de suite.

- Je m'excuse.

Le ton était provocateur et la tournure mal choisie, volontairement j'en étais certain. Elle cherchait la bagarre. Un an chez sa mère avait changé ma fille. Ce que je craignais était arrivé. J'avais écouté mes parents et pourtant je savais ce qu'elle était capable de faire.

Ma fille était devenue une inconnue.

Le trajet de retour à la maison fut calme. Trop calme. Nous étions à l'arrière du taxi, La chaleur rassurante de Bella m'envoyait des ondes apaisantes. Elle n'avait pourtant rien dit de plus. Quand à Bree, elle s'était installée le plus loin possible de moi et elle fredonnai sans fin un air à la mode dont le titre m'échappait et que je trouvais de plus en plus agaçant.

J'étais conscient que son silence était une provocation en lui-même. Elle avait grandi, changé. Il allait falloir composer avec ce changement et tenter de réparer les dégâts. Je pensais en être capable avec l'aide de Bella.

Le taxi s'arrêta. Bella sortit pendant que je réglai la course et je saisis ma fille par la main avant de sortir. Je n'avais aucune envie qu'elle s'éclipse dans les rues de Manhattan et cette « nouvelle » Bree m'en paraissait capable.

- Papa ! Laisse-moi je suis plus un bébé.

- Sûrement ma belle. Mais on a pas mal de choses dont on doit parler avant tout et je te lâcherai quand je l'aurai décidé.

Je l'entendis alors grommeler à voix basse : « Ce qu'il est pénible, elle avait raison Tanya ! »

Je me raclai la gorge pour qu'elle comprenne que je l'avais entendue, ce qui était sûrement l'objectif du petit chameau qu'était devenu mon ange.

Je récupérai la petite valise dans le coffre et me la fit subtiliser immédiatement par Bella.

- Tu t'occupes de ta fille et moi je m'occupe de son bagage, me chuchota-t-elle.

Elle n'avait pas tort. Nous montâmes les marches de l'immeuble pour rentrer chez nous et je dû relâcher mon attention quelques secondes. Elle m'échappa et partit en courant.

- Jake !

- Holà ma belle, doucement !

La voix de Monsieur Muscle était plus joyeuse que je ne l'avais entendu depuis longtemps. J'avais presque oublié à quel point Bree et lui s'appréciaient.

- Je suis super contente de te retrouver, tu m'as manqué ! Je n'étais pas sûre que tu travailles toujours ici.

- Tu es toujours aussi bavarde toi ! Et toujours aussi légère. Un vrai poids plume. Qu'est-ce que tu as fabriqué avec tes cheveux ? Un garçon t'a scalpé ou quoi ? Pas grave, t'es jolie comme un cœur.

Jacob plaisantait. Il avait été le meilleur ami de Bree dès son arrivée dans l'immeuble. Peut-être parce qu'il était encore un gosse à bien des égards. A l'époque ca ne me dérangeait pas trop.

- T'as vu j'ai grandi Jacob ? Je serais bientôt assez grande pour qu'on se marie tous les deux. J'ai pas oublié tu sais.

- Pour le mariage ma belle, on en reparlera plus tard.

- Beaucoup plus tard Jacob. Beaucoup plus tard. Pose ma fille, s'il te plaît.

J'étais intervenu d'une voix un peu trop sèche. La morsure de la jalousie m'étreignit. Elle avait eu l'air tellement heureuse de le revoir, de lui parler. Je retrouvais la joie et la vivacité de ma Bree. Mais pas avec moi, pas pour moi.

- Bien sûr Monsieur Cullen. Allez la miss, monte avec ton père, on se revoit plus tard. Je ne bouge pas de mon poste, je fais des heures supplémentaires aujourd'hui.

J'entendis un bruit de baiser avant que la petite main se glisse à nouveau dans la mienne.

- Bon, si Jacob est toujours là, tout ne sera pas si pourri à New York, lança la gamine d'une petite voix satisfaite.

Bella étouffa un petit rire.

- Je sens que ces prochains jours vont être amusants avec vous deux, mademoiselle Bree Cullen. Finalement, je suis contente d'avoir accepté d'aider ton père, sinon tu vas le rendre chèvre dès le premier jour.

Je soupirai en m'engageant derrière elles dans l'ascenseur. Amusant n'était pas forcement l'adjectif que j'aurais choisi pour décrire notre situation.


Et voila pour le chapitre 12 ..Bree tant attendue est arrivée. Conforme à vos attentes ?

Merci à toutes celles qui prennent 30 secondes (ou plus ) pour me donner leur avis ...

J'espère que Debby me pardonnera mon infidélité du prologue...

Un gros bisou à Lisa qui va m'aider à écrire les chapitres suivant en alimentant ma gourmandise.

et un grand merci à celui qui fut le déclic pour déclencher mon envie d'écrire (sans le savoir lol) et qui fête ses 28 ans aujourd'hui.

Kiss

Nic