Hello les filles

C'est le 20 juin et le 20 juin Edward a droit à une pensée spéciale. Comme l'an dernier je publie en ce jour particulier.

La semaine a été chargée mais très belle .

J'espere que ce chapitre vous plaira. Bonne Lecture

Un grand merci à LifeChrys qui a accepté de traquer mes fautes, mes erreurs, mes tournures de phrases bizarroides, etc...

Bonne lecture

Disclaimer : Les personnages de Twilight appartiennent à S. Meyer, ils ne font que peupler mes nuits et stimuler mon imagination


Chapitre 17 En sortie

Cher Journal

C'est déjà Jeudi. Les jours passent si vite ici ! Papa m'a emmenée au cinéma. Il y avait la rediffusion de vieux films et j'ai choisi le Roi Lion pour la millième fois au moins. La première fois c'était avec Papa. Puis souvent avec Tanya. Je ne crois pas qu'elle aime m'emmener au cinéma parce que pendant que je suis dans une salle, elle va voir un autre film « pour les grands » avec son copain du jour. Elle est tranquille. Moi aussi.

Aujourd'hui, Papa était avec moi et Il y avait Isabella aussi. Elle ne nous lâche pas d'une semelle. Elle est collante, même si elle ne me parle pas trop. Comme si je lui faisais peur, ou un truc du genre. Elle est bizarre, elle a souvent l'air un peu triste quand elle me regarde en croyant que je ne la vois pas. Mais je ne l'aime pas. Je ne suis presque jamais seule avec papa, sauf le soir quand il me lit la Chambre des Secrets.

Je sais maintenant que j'avais compris tout de travers lorsqu'il avait parlé à ma mère au téléphone. On en reparle parfois, il n'hésite pas à m'expliquer les choses. C'était évident qu'il ne pouvait pas me garder mais j'aurais préféré être avec mes grands-parents. Ou même avec Oncle Emmett. Ils sont gentils et oncle Emmett est amusant dès qu'il enlève son costume d'avocat trop sérieux. En plus maintenant, je sais que mon ours préféré c'est lui qui me l'avait offert. Pas maman. Et j'adooooooooooooore mon nouveau vélo. Onc' Emmett est venu comme promis avant-hier, en faire avec moi le soir. Bon, Papa m'appelle pour le repas, ça sent bon le gâteau à l'orange.

À demain Journal.

Cher Journal

Aujourd'hui c'est dimanche.

Je viens de passer un super moment au parc avec Papa. Je suis assez grande maintenant pour monter toute seule sur les genoux d'Alice. C'était très excitant. Et amusant même quand Isabella a eu peur que je tombe au moment de partir. Je ferai très attention à ne plus les laisser tout seuls tous les deux. Je n'aime pas les voir se murmurer des choses. C'est mon Papa et elle je ne la connais pas. Ça fait une semaine que je suis là. Ça a passé très vite. J'ai peur de repartir chez Tanya. Je voudrais rester ici pour toujours.

Je dois aller me doucher. Love

ooOoo

Jeudi après-midi.

- Non Isabella. J'ai pas envie de jouer au Trivial Poursuit. Et encore moins d'aller me promener avec toi. Ça me barbe. On s'est ennuyées toute la journée ! Je préfère aller lire dans ma chambre en attendant que papa ait terminé son travail.

Une porte claqua en bas. Mon adorable fille je suppose. Après la gentille phrase qu'elle venait encore une fois d'assener à Bella, elle avait dû se réfugier dans sa chambre. Je fermai les yeux, inclinant la tête en arrière, mes doigts massant ma nuque endolorie. J'étais assis devant mon bureau sur la mezzanine et à moins de descendre donner de la voix et aggraver les choses, je ne savais vraiment pas comment agir.

Elle était agaçante, exaspérante, déroutante mais je n'arrivais pas vraiment à lui en vouloir.

Je faisais semblant de travailler depuis un moment déjà. Si ma mauvaise humeur et ma frustration me conduisaient à gémir sur ma condition, j'allais être obligé de réagir. De descendre rejoindre Bella et de l'embrasser par exemple. Ce qui était aussi une très très mauvaise idée mais qui aurait au moins l'avantage de calmer ma frustration. Je consolerais peut-être aussi en même temps Bella de l'agressivité de Bree. Cette idée me plaisait beaucoup trop. Je me massai les tempes du bout des doigts, passant sans réfléchir, ma langue sur ma lèvre inférieure, cherchant à sentir encore le goût de ses lèvres, la douceur de sa peau lors de l'unique baiser que nous avions échangé. J'agrippai alors les accoudoirs de mon fauteuil afin de rester assis. Mes pensées ne prenaient décidément pas la bonne direction. Ce qui arrivait trop souvent depuis quelques jours. Je me tirai machinalement les cheveux comme si ce geste allait m'aider à reprendre le fil du problème « Bree-Bella ». Tout allait mieux entre Bree et moi. Le démon glacial de l'aéroport avait disparu.

Mais rien n'était parfait. Je tendis l'oreille. Elles étaient restées seules dans le salon pendant plusieurs heures alors que j'essayais vainement de renouer avec la trame de mon intrigue. Impossible d'écrire en ce moment. Trop d'éléments parasitaient mon imagination.

Comment comprendre l'attitude de Bree ? Je secouai la tête, tout en saisissant la petite boule millefiori en cristal de Baccarat qui était toujours posée sur mon bureau. Je la fis circuler d'une main à l'autre machinalement. Mon esprit s'égara dans le passé. J'avais gardé en mémoire la beauté du presse-papier transparent dans laquelle des centaines d'autres petits éléments colorés dessinaient un paysage irisé fascinant. Que je ne voyais plus. C'était un de ces ridicules objets, plus ou moins inutiles, plus ou moins esthétiques, auxquels on s'attachait. Quand j'avais fait le grand nettoyage à mon retour du centre de rééducation, j'avais éliminé (volontairement ou non) beaucoup de ces petits riens du quotidien. Certains étaient dangereux ou encombrants. D'autres fragiles n'avaient pas survécu à la première semaine. Ce presse-papiers multicolore, rapporté par ma mère d'un voyage en Europe, je l'aimais. Je venais d'avoir dix-huit ans et Emmett me toisait alors du haut de ses vingt ans. C'était le premier été où nos parents nous laissaient seuls. Totalement Libres. Indépendants et sages. En théorie. Concrètement, Emmett avait décidé de rattraper durant ce mois, toutes les bringues et bêtises dont il s'était privé pendant son année de faculté de droit. Il y avait toujours eu ces deux aspects en lui : le type sérieux responsable, l'avocat quoi, et l'autre, joueur et farceur qu'il ne dévoilait qu'à ses proches. Quant à moi, cet été là, livré à moi-même, j'avais écrit. C'était le premier été où j'avais consacré autant de temps à l'écriture. Un premier roman était né de cette liberté. Il n'avait été édité par Jasper que deux ans plus tard. Essentiellement parce que c'était cet été-là aussi que Tanya s'était incrustée dans le tableau de ma vie.

Je revins difficilement au présent en caressant pensivement la petite boule de cristal symbolisant cette période de liberté et d'insouciance, symbolisant aussi la fierté dans les yeux d'Esmée et de Carlisle lorsqu'ils avaient lu quelques pages éparses de mon texte le jour de leur retour.

Elle ne me servait à rien maintenant. Il n'y a plus aucun papier traînant sur mon bureau. Seul, l'équipement informatique performant, qui me permettait en même temps de « lire » quasiment n'importe quoi sur internet et d'écrire, occupait la surface lisse de mon vieux bureau en chêne doré. Je la reposai trop brutalement sur la surface lisse et vide en bois.

Bree pouvait parfois être… aussi terrible que sa mère, malheureusement. Tout s'était cristallisé entre elle et Bella, dès le mardi, lorsqu'elle avait décidé de commencer son cinéma. Depuis, tous les jours la même agressivité larvée se répétait. Les hostilités avaient été déclenchées au petit déjeuner. Elle avait refusé le bol de céréales que Bella avait préparé : trop chaudes, trop molles puis trop sucrées. Puis le toast était froid et ensuite soi-disant trop grillé. Toutes ses récriminations étaient énoncées poliment et accompagnées d'un « s'il te plaît Isabella, tu peux le refaire ?»

Au moment où ma patience allait s'épuiser, Bella avait posé sa main sur mon épaule pour m'empêcher de calmer brutalement les réclamations incessantes de ma fille. La voix calme de mon amie s'était alors élevée dans le silence de la pièce.

- Bree Cullen tu as presque neuf ans ? Demain tu viendras avec moi préparer le petit déjeuner et comme cela il sera à ta convenance et je ne ferai plus d'impair sur tes préférences.

J'étais fier de Bella. Gentiment mais fermement, elle avait su remettre la diablesse à sa place.

Mais cela n'avait été que le premier acte et de mon poste d'écoute au-dessus des filles, j'avais entendu depuis trois jours, les efforts de Bella, repoussés plus ou moins agréablement par Bree. Je ne comprenais pas ce qui lui passait par la tête. Elle avait éclairci la situation avec moi. Nous nous entendions à nouveau bien. Bella ne lui avait rien fait. Elle était même plutôt discrète et distante avec elle et même avec moi depuis lundi matin.

Elle avait aujourd'hui proposé gentiment plusieurs activités, que ma fille avait refusées sèchement, avant d'allumer la télévision. Bella était donc partie à la cuisine préparer un en-cas pour le repas. Elle m'avait monté un assortiment de délicieux mini-sandwichs aux crudités, et au poulet. Lorsqu'elle avait reçu sa part, Bree l'avait remerciée d'un grognement très disgracieux et impoli. J'avais promis à Bella de ne pas intervenir immédiatement entre elles deux, même si j'en mourrais d'envie. Comme elle, j'étais certain qu'elles devaient essayer l'une et l'autre d'apprendre à se connaître, à s'apprécier, sans mon intermédiaire. J'avais les mains liées et mon angoisse grandissait presque d'heure en heure.

Dieu que les filles étaient compliquées à comprendre ! J'étais heureux que mes bouquins ne soient pas trop envahis par les psychismes complexes des rares personnages féminins présents. Mes héros étaient des hommes, plus simples, enfin de mon point de vue.

Bella était restée seule dans le salon. J'hésitai à descendre la rejoindre. Lorsqu'Emmett avait emmené Bree pour sa promenade à vélo avant-hier, j'avais essayé de parler avec elle de sa relation avec ma fille, de m'excuser du comportement de la petite, mais Bella s'était contentée de me dire de laisser du temps à Bree avant de disparaître dans sa chambre. Elle me fuyait. Je tapotai mon bureau nerveusement. Si j'étais honnête, je devrais m'avouer plutôt, que Bella fuyait uniquement nos tête-à-tête. Le dernier sur le canapé, avait failli prendre une tournure que nous ne souhaitions pas vraiment et seule sa fuite précipitée avait été capable d'interrompre le plaisir que je prenais à lui masser les pieds. J'avais quasiment perdu le contrôle.

Bella et moi c'était un autre problème. Auquel je ne voulais pas réfléchir. Tout était clair, nous nous plaisions, un peu trop. J'étais même idiotement jaloux de Jacob. Je n'aimais pas ce type. C'était évident. Le fait qu'Emmett m'ait demandé discrètement pourquoi il avait embrassé Bella pour la saluer, n'avait rien arrangé à mes « sentiments ». Il profiterait de la moindre occasion pour se rapprocher d'elle. Et cela me dérangeait considérablement. Bella me cachait un nombre incroyable d'événements de sa vie passée, mais la seule chose dont j'étais certain, c'était qu'elle ne souhaitait pas de relation dans l'immédiat. Ni avec lui, ni avec moi. Je voulais qu'il la laisse tranquille. Comme je devais le faire.

J'interrogeai ma montre. 18h30. Je pris ma décision. Cela me semblait une bonne heure pour arrêter de ruminer et sortir de mon petit monde. Je descendis rapidement l'escalier en appelant Bree qui sortit immédiatement de sa cachette et se précipita contre moi.

- Tu as terminé Papa ?

- Terminé ? Non pas vraiment… Bella ?

- Je suis là, fit la voix tranquille de mon amie juste derrière moi.

- J'ai décidé de faire une pause et de vous amener voir un film.

Seul le silence répondit à ma proposition.

- Super, montrez-moi votre enthousiasme !

- Papa ? Un film ? Mais tu… enfin tu…

Bree bafouilla. Je lui souris en m'accroupissant devant elle. Je caressai sa joue pour la rassurer, avant de poser mes mains sur ses frêles épaules.

- Je ne le verrai pas ? Oui c'est sûr. Mais j'ai envie d'essayer, il y aura les paroles, la musique, mon imagination et votre aide. Je crois que je veux tenter cette expérience. Tu es d'accord pour m'aider ma princesse ?

Sous mes mains, les petites épaules se soulevèrent.

- Si c'est ce que tu souhaites, moi je veux bien t'aider. Mais je pourrais aussi choisir le film ?

- Bien sûr, c'est ainsi que je voyais les choses, jeune fille. Bella ? appelai-je alors, inquiet de son absence de réaction.

- Ça me paraît une excellente idée. Mais vous devriez y aller tous les deux. Je vous accompagne jusqu'au cinéma, puis j'irai faire quelques courses en attendant votre sortie.

Je saisis alors le visage de ma fille dans mes mains et embrassai son front avant de l'expédier dans sa chambre.

- Bree, file te préparer, il ne fait pas très chaud dehors. Mets ta veste en laine celle qui a une capuche avec un joli pompon. Je te reconnaîtrai ainsi des autres fillettes.

Elle s'exécuta immédiatement sans discuter et partit en sautillant alors que je me relevai lentement pour faire face à Bella.

- Quant à toi, tu viens avec nous, ou nous ne sortirons pas.

Je ne plaisantai plus. Je lui faisais même un vilain chantage, mais je voulais qu'elle soit présente. Je voulais aller au cinéma entouré de ces deux jolies femmes.

ooOoo

J'avais réussi à entraîner les filles au cinéma le plus proche. Nous étions tombés d'accord en listant les films disponibles pour un énième visionnage du Roi Lion. Les aventures de Simba et Nala était un domaine sûr pour de jeunes parents. Je ferai travailler mon imagination de cinéphile un autre jour, je pense que Bree et moi l'avions vu au moins 4 fois.

Comme je connaissais bien le trajet, j'avais décidé de ne pas m'encombrer de ma canne. Comme toujours, je suivais le mur de mes doigts, Bree tenant fermement mon autre main. Bella, de l'autre coté de ma fille, m'indiquait comme d'ordinaire, les trottoirs ou la présence d'un obstacle imprévu. Seul un petit chien courant trop vite sur le trottoir échappa à sa vigilance et à la mienne, il se faufila entre mes jambes, manquant de provoquer ma chute. Heureusement nous arrivâmes sans autres mésaventures au cinéma.

À la séance de 19h30, il n'y avait pas grand monde dans la salle, mais l'ambiance restait bruyante et Bree m'avait entraîné vers ses fauteuils préférés, au milieu de la salle. J'aurais préféré un endroit plus discret et isolé, mais elle nous menait par le bout du nez et son enthousiasme faisait plaisir à entendre. Je tirai Bella derrière moi par la manche de sa veste car je ne craignais qu'elle s'éclipse discrètement malgré notre accord. Nous nous assîmes dans le brouhaha ambiant. Puis j'entendis presque le moment où la lumière s'éteignit. Les voix se turent peu à peu et à part les gazouillis étonnés d'un enfant, la salle devint silencieuse. Un de ces silences d'attente qui rendent la suite encore plus appréciable. Le générique débuta. Je connaissais l'histoire du pauvre mais courageux Simba par cœur, mais la séance fut particulière. Me concentrant, comme tous les jours, sur les sons, je fus instantanément transporté par les chants africains au rythme des émotions transmises par les dialogues et la bande musicale. Je vivais le film différemment, intensément, vibrant avec la salle dont les enfants étaient le cœur enthousiaste.

Je sentis Bree me serrer la main très fort lorsque Scar lâcha son frère Mufasa qui tomba le long de la falaise, puis encore plus fort lorsque le petit Simba appela désespérément son papa, inerte sur le sol. Comme à chaque fois, plus même que les autres fois, j'étais conscient de sa peur. Ce film n'était pas forcement une bonne idée. Je m'agitai sur mon siège, mal à l'aise, mais Bella posa à son tour, sa main sur ma cuisse et je me figeai.

Durant toute la séance, ces moments d'intimité alternèrent entre nous trois et je découvris le film sous un autre angle par les sentiments ambivalents que je ressentais. Lorsque le générique de fin retentit, je laissai comme toujours sortir les autres spectateurs, incitant Bree à patienter.

- Toi aussi tu aimes rester jusqu'à la fin ? souffla Bella.

- Oui toujours, je lisais toujours le générique jusqu'au dernier crédit. Une habitude. J'aime prendre le temps de revenir dans le monde réel.

- Papa ?

La voix plaintive de Bree interrompit ma conversation avec Bella. De plus, elle me secouait le bras pour obtenir toute mon attention. Je pinçai les lèvres et me tournai vers elle.

- Jeune fille, tu sais bien que ce n'est pas poli d'interrompre les conversations. Est-ce urgent ?

Je gardai tout de même un ton assez bienveillant, notre complicité retrouvée était fragile et je ne tenais pas à l'effrayer. Mais elle connaissait les règles et je devais les lui rappeler.

- Je sais. Mais j'ai envie d'un câlin là, maintenant. C'est urgent ! Après dans la rue c'est plus difficile, répondit-elle d'un ton câlin.

Elle escalada alors mes genoux comme lorsqu'elle était petite, se blottit contre ma poitrine. Elle posa une de ses mains derrière mon cou et je sentis l'autre, se placer sur ma cuisse écartant celle que Bella avait laissée pendant une partie du film.

- Papa ?

- Oui ? soupirai-je de nouveau, m'attendant à une mauvaise surprise.

- Tu n'as pas besoin de Bella ce soir et moi non plus. Elle peut rentrer chez elle. Nous deux on pourra être tranquille, dit-elle à voix haute, ne cherchant nullement à dissimuler son désir de voir disparaître Bella.

Abasourdi. Elle pouvait en effet être très dure ma petite ogresse. Je décidai d'être ferme. Elle devait comprendre.

- Non ! Chez elle, c'est avec nous. Et je veux que Bella reste avec nous. Elle ne change rien à notre tranquillité Bree. J'aimerais que tu lui fasses des excuses. Ta demande était très impolie et désagréable.

Le silence qui suivit me parut de mauvais augure. Bella se leva la première.

- Bree. J'habite chez toi et je n'ai pas l'intention de te déranger. Mais il est hors de question que tu rentres seule avec ton père. Je suis là pour vous aider, commença-t-elle.

Bree se tortilla sur mes genoux. Le message était passé.

- Edward, continua Bella, je ne désire pas des excuses de Bree. Elle a dit ce qu'elle pensait, c'est tout. Elle n'avait pas forcément compris la situation. Allez ! Debout mauvaise troupe, on rentre. J'ai faim.

Difficile de ne pas la suivre.

ooOoo

Dimanche après-midi

Nous avions rapidement traversé la 5ème avenue pour nous retrouver le long du mur qui longeait le parc. D'un côté Manhattan et la fureur des klaxons en ce dimanche après-midi ensoleillé et de l'autre la bouffée d'oxygène de Central Park. Le choix était vite fait. Bree sautillait à ma gauche alors que Bella avait choisi de marcher juste devant moi. Sur les trottoirs encombrés et dans le bruit de la circulation j'appréciai ma canne blanche. Elle était le guide que j'avais appris à manipuler, contraint et forcé, mais je savais qu'elle me permettait d'aller où je voulais, d'être quasiment autonome.

Central Park était à 5 minutes de l'appartement et j'avais lâché avec bonheur mon ordinateur inutile, puisque je n'arrivais à rien, pour faire prendre l'air aux deux « B » avant que l'une ne blesse l'autre. Je savais parfaitement laquelle serait responsable des hostilités. La guerre incompréhensible déclenchée par Bree continuait. J'avais cru un moment que le comportement de sa mère avait incité Bree à détester les femmes mais, me souvenant de son attitude enjouée avec Alice tout au long de la soirée de lundi, je savais que je faisais fausse route.

Bella prenait les choses calmement, elle se contentait de répondre gentiment et fermement à ma fille, avec une sorte de détachement qui semblait agacer Bree. Elle avait encore insisté auprès de moi pour que je laisse du temps à ma fille. J'étais conscient qu'une semaine était passée et que dans quinze jours elle devrait repartir avec Tanya pour finir l'année scolaire. Sauf, si je demandais et obtenais sa garde exclusive.

Me concentrant à nouveau sur la dense circulation dominicale, je me laissai guider par Bella. Entrant dans Central Park, nous obliquâmes vers l'est, laissant le réservoir Jackie Onassis derrière nous. Bella, obéissait à la consigne secrète de Bree qui lui avait chuchoté à l'oreille de nous emmener dans les allées pédestres du parc. Il n'y avait maintenant plus de voitures, mais des joggers, des vélos, des enfants et des animaux. Pas très rassurant tout cela pour moi. J'étais assez tendu malgré l'ambiance apaisante, le gazouillement des oiseaux, et autres balivernes romantiques.

- Allez les filles, soyez gentilles cela fait quinze minutes, que l'on marche comme cela et je ne sais plus où je suis. Vous n'envisageriez pas par hasard de me perdre comme les parents du petit Poucet ?

Elles gloussèrent toutes les deux. Complices pour la première fois, à mes dépens.

- Nous sommes derrière le MET * Edward, lâcha enfin la voix de Bella.

- Merci d'avoir pitié de moi, soupirai-je d'un ton théâtralement soulagé.

Je fis travailler ma mémoire, peut-être pour l'impressionner un peu.

- Nous sommes juste derrière le musée ? On voit les verrières ?

- Difficile de louper ces formations pyramidales, sourit-elle. La lumière doit être superbe à l'intérieur.

Je songeai aux nombreuses heures passées dans ce musée lorsque je fuyais l'appartement et Tanya il y a quelques années. C'était un lieu où mon inspiration galopait de collection en collection et de siècle en siècle.

- Edward je suis désolée, dit soudain Bella d'un ton si triste qu'il me fit revenir au présent.

- Euh ? Pourquoi ?

- Je suis parfois très maladroite.

Soudain je compris et lui souris.

- T'inquiètes pas, je connais le MET par cœur, je pourrais te le faire visiter les yeux fermés. Il est mémorisé, scanné, stocké là-dedans. On fera cela un jour je te le promets, fis-je en me tapant la tempe de mon index. Elle était naturelle avec moi et ne surveillait pas ses mots. J'aimais cela. Je repris ne laissant pas le silence s'installer

- Le musée est donc à gauche donc…

Je me tournai vers ma droite pour continuer.

- … quelque part par ici, plus de 3500 ans nous contemplent.

Bree lâcha ma main gauche et s'éloigna en courant. J'espérais ne pas m'être trompé. Cela faisait un an que je n'étais pas passé par ici et à l'époque, je n'avais guère fait attention à mes repères actuels, inclinaison du terrain, position du soleil, nature du sol. Bella se rapprocha de moi, nous étions coude à coude.

- Oui Papa, on est presque devant. C'est l'obélissse que t'aimes bien, cria Bree surement plantée à quelques mètres de nous, la voix pleine d'excitation.

- L'obélisque**, corrigeai-je machinalement, oui Bree. Il est toujours là ma fille ?

- Toujours. Donc tu sais où je veux aller ? T'as deviné ?

Elle était à nouveau à coté de nous, s'insinuant très vite entre Bella et moi.

- Je pense que oui. Nous verrons bien.

- T'es pas amusant. Je voulais que ça soit une surprise.

Elle semblait déçue et j'avais l'impression de voir son petit nez se plisser de mécontentement.

- Arrête de faire la grimace Bree, sinon tu ne seras pas aussi jolie que Cléopâtre plus tard.

- M'en fiche. Je ne fais pas la grimace en plus ! Même pas vrai !

Puis elle éclata de rire. Haussant les épaules, je refusai de prendre Bella à témoin.

- Allez, on reprend, si je me souviens bien, il nous reste 10 minutes pour arriver à destination. Bella, viens près de moi, s'il te plaît. Bree tu peux aller en éclaireur mais ne t'éloigne pas de nous.

Lorsque je sentis Bella à mon côté, je posai ma main gauche sur son épaule, comme si elle était la pour me guider encore.

- Tu surveilles la petite n'est-ce pas ? chuchotai-je.

- Tu n'as pas besoin de me le dire. Tu as vraiment deviné où elle voulait aller ?

- Oui, c'est son coin préféré de tout Central Park, ce n'était pas très compliqué. Tu connaissais ?

- De nom uniquement. C'est la première fois que je viens ici. C'est beau et calme.

- C'est toujours ainsi. Ou presque. Je me souviens d'un jour de tournage dans ce coin, c'était effrayant. Quelque soit la saison, il y a du monde, mais c'est tellement grand qu'on a l'impression de respirer mieux qu'ailleurs.

Je me tus et nous avançâmes tranquillement côte à côte. Je savourai l'instant. C'était la première fois depuis l'arrivée de Bree que nous retrouvions un peu d'intimité. Cette dernière prenait un malin plaisir à ne pas nous laisser seuls.

- Tu as revu Jacob depuis lundi ?

La question m'avait échappé. Ma curiosité était trop forte. Elle stoppa un instant sa marche avant de revenir à mon côté.

- Humm, oui.

- Ah !

J'étais déçu. Et encore plus surpris de cette déception. Je n 'avais pas envie qu'elle voit Jacob. J'ôtai la main de son épaule et la plaçai dans ma poche. Je ne savais pas qui je punissais par cette réaction infantile. Elle soupira et attrapa mon coude. Curieusement je me sentis mieux. Elle avait vu Black et alors ? C'est avec moi qu'elle se promenait maintenant.

- Jacob est un gentil garçon, je ne comprends pas pourquoi tu ne l'apprécies pas. Quand je dis que je l'ai vu, il était en effet à son poste, on se dit bonjour ou bonsoir. C'est tout. Depuis que tu as sous-entendu devant témoins, que l'entraînement de judo pour aveugle que tu avais suivi, te permettrait de casser la figure à celui qui s'approchait trop près de Bree, ou ceux que tu protégeais dans ton appartement, il y a comme un froid entre lui et moi, rigola Bella.

- Tu te moques encore de moi ? Il dansait cette danse de gamins en te serrant contre lui, comme si c'était un slow. J'ai dit ce qui me passait par la tête et si ça lui a fait peur, tant mieux.

- Tu as quel âge Edward ? commença-t-elle en riant, avant de s'interrompre une seconde. Comment as-tu pu voir cela ?

Elle semblait surprise.

- J'ai mes sources, consentis-je un peu gêné. J'avais demandé à Emmett de les surveiller et je n'en étais pas très fier.

- Emmett ?

Je me grattai la nuque de plus en plus mal à l'aise.

- Je comprends, fit-elle soudain.

Elle accéléra le pas. Comme elle s'accrochait toujours à mon bras, je fus obligé de suivre le rythme.

- S'il te plaît, on n'est pas si pressés, fis-je après quelques secondes.

- Excuse-moi. Je… tu me perturbes.

- Tant mieux. Au moins c'est réciproque.

Nous nous arrêtâmes alors complètement, pour nous faire face. L'ambiance avait changé. Le monde alentour et la conscience aiguë des promeneurs, des enfants, des vélos et des animaux que j'avais eue auparavant avait disparu. Seule, Bella restait face à moi accrochée à mon coude. Je levai ma main droite pour effleurer son bras, puis sa joue lisse et fraîche.

- Tu n'as pas le droit de dire cela Edward, commença-t-elle suppliante, alors que son visage se lovait dans ma main, contredisant ses paroles.

- Pourquoi ? soufflai-je, c'est la vérité. Nous le savons tous les deux.

- Mais nous savons aussi que nous ne pouvons pas.

Elle secoua la tête, alors je saisis une mèche de cheveux pour garder le contact, la lissant entre mes doigts, imaginant la chaude couleur brune que ma mère m'avait décrite. Emmet m'avait dit que les cheveux de Bella brillaient dans l'éclairage de mon appartement, je pouvais voir les reflets du soleil jouant dans ses cheveux presque aussi clairement que je sentais l'odeur de jasmin de son shampoing lorsque j'amenai le bout d'une de ses mèches vers mon visage.

- Edward…

Sa voix était une sorte de plainte douce qui me fit frissonner. Je la sentais haleter contre moi, sa poitrine frôlant la mienne. Qui de nous s'était encore rapproché de l'autre ? Mon menton effleurant son front, je n'avais qu'à baisser un peu la tête pour pouvoir passer mes lèvres sur sa peau parfumée et tentante. Juste un peu. L'air crépitait entre nous, je me penchai guidé par une force irrépressible vers elle.

Un vélo klaxonna en faisant vibrer l'air à côté de nous. Nous étions au milieu de l'allée.

J'étais parti très loin dans un monde de sensualité, rien qu'en caressant une mèche de ses cheveux, je n'osai imaginer ce qui se passerait entre nous, en moi, si j'avais la chance d'aller plus loin. Je reculai brutalement, m'éloignant d'elle.

Nous ne pouvions pas. Pour un tas de bonnes raisons que nous avions listées et que j'avais absolument oublié à cet instant. Mais elles devaient forcément être bonnes. Je me raclai la gorge.

- Bree est toujours dans le coin ?

- Oui, elle est à genoux dans la pelouse et scrute avec attention les brins d'herbe de la pelouse… à environ cinquante mètres.

Cette fois-ci, le silence entre nous était gêné. Je n'avais pas envie de parler de ce qui venait de se passer, de mon absence totale de contrôle.

- De quoi parlions-nous avant d'oublier que nous étions dans un lieu public ? demandai-je pour rompre ce maudit silence tout en continuant de marcher.

- De Jacob, du fait que tu me fais surveiller par ton frère et que… Dis-moi que ce n'est pas vrai ? Tu n'as pas suivi d'entraînement de Judo ?

Je ris un peu.

- Franchement ? Non. C'était une des activités proposées au centre. Mais le sport, je laisse ça à Emmett, qui a bien rigolé quand j'en ai parlé à la soirée, il me connaît. Déjà avant l'accident, je ne faisais que le strict minimum, un footing par semaine avec lui. Alors maintenant…

Je haussai les épaules.

- Tu ne fais plus aucun sport ? Même pour éloigner les futurs prétendants de ta fille, tu ne ferais pas d'efforts ? demanda Bella à qui le sujet plaisait décidément trop.

- Quoi ? Tu penses que j'ai besoin d'entraînement ? Je ne te plais pas comme cela ?

Je ne plaisantais qu'à moitié. Nous avions repris notre lente marche vers l'objectif de Bree mais, j'étais agacé que Bella sous-entende que je n'étais pas en bonne forme. Lorsque j'étais sorti du coma, la rééducation physique indispensable pour reprendre la masse musculaire perdue avait été difficile et douloureuse, mais j'estimais être parvenu à un bon résultat jusqu'à ce que Bella critique ma condition.

- Là n'est pas la question, répondit-elle après un petit silence, mais ce pourrait être bien pour toi. Pour t'aérer un peu de ton bureau et prendre encore plus confiance en tes possibilités. Cela fait partie des options que je voulais te proposer. J'ai lu sur le net, que les non-voyants pouvaient faire plein de choses, il suffit de réfléchir à ce que tu souhaites développer.

Je faillis nous arrêter encore une fois sous l'effet de la surprise.

- Tu t'es renseignée sur ce que j'étais capable de faire ? Tu crois que courir est possible ?

- Sans aucun doute ! Alice pense même que cela peut être très bénéfique, non pas à ta musculature qui est très bien comme elle est, mais à ton moral.

- Évidemment, si Alice dit cela, repris-je stupéfait. Tu es surprenante. Je ne sais pas, je n'ai jamais réfléchi à tout ça. J'ai pris, ou pas, ce qu'on me proposait. Je suis un peu perdu dans toutes tes infos, tu te renseignes pour moi, tu parles de moi avec Alice, tu me dis que ma musculature est parfaite.

Elle me bouscula légèrement de son épaule droite contre mon bras, pas assez pour que je perde l'équilibre mais assez pour me faire sourire.

- Eh ! J'ai pas dit « parfaite »… juste « très bien ».

- Bien sûr, je vais te croire ! En tous cas, elle est bien meilleure que celle de Black.

Je poussai un peu plus loin dans cette direction car, j'avais le souvenir d'un type super baraqué qui aurait pu être engagé comme le « Monsieur Musclor » de n'importe quel acteur en manque de garde-du-corps.

- Je ne vous compare pas, il est juste… un ami.

Je préférai ne pas m'aventurer à lui demander ce que moi j'étais, si j'étais « juste un ami ».

- En parlant de lui, je n'aime pas que tu le fréquentes, je n'ai pas confiance en lui. Je t'ai déjà dit qu'il était amoureux de toi et je n'aime pas ça.

- Moi j'aime bien Jake et lui t'aime bien aussi, même s'il ne le dira jamais. J'ai…

Elle s'arrêta soudainement de parler.

- Oui ?

Dans un soupir, elle reprit.

- J'ai discuté avec lui un soir avant la soirée. Il est gentil. Il est persuadé qu'il y a quelque chose entre nous et donc il m'a avoué qu'il ne voulait pas marcher sur « tes plates-bandes » comme il dit. Je ne devrais pas te parler de cela, mais ça à l'air de tellement t'agacer. Je ne suis pas prête à avoir la moindre relation avec qui que ce soit, mais si un jour je pouvais… je n'irais pas vers Jacob Blake.

Pourquoi est-ce que soudain, je me sentais si bien et en même temps perturbé de ce demi-aveu ?

- Bree ? Reviens par ici, tu es trop loin appela tout à coup Bella.

- Elle est très loin ?

Je paniquai presque.

- Non, elle a juste dépassé un peu la limite que je m'étais accordée et en plus, elle fait l'équilibriste sur les bancs.

- L'équilibriste ? Tu vas voir pire bientôt.

- D'ailleurs nous sommes arrivés Edward. Alice est devant nous, dit Bella.

Bree se jeta alors dans mes jambes et je la saisis par la taille pour la soulever.

- Alors la miss, nous sommes bien où tu le souhaitais ?

- Oui Papa ! Lâche-moi je veux grimper !

Elle gigotait dans tous les sens. Je la reposai sur le sol en gardant une main sur le fameux pompon de sa veste. Je gravis avec précaution les deux marches qui entouraient la statue de José de Creeft.

- Je t'aide ?

- Non, je suis grande maintenant ! Je veux y arriver toute seule.

En effet le pompon commença à grimper un peu, puis un peu plus. Je me souvins que la sculpture d'Alice in Wonderland*** comportait plusieurs étages de champignons qui étaient comme des marchepieds permettant de rejoindre le gros champignon, puis les genoux d'Alice. Je caressai le bronze lisse du champignon tandis que Bree m'échappait.

- Ça y est papa ! Je suis dans les bras d'Alice ! Toute seule ! Viens avec moi !

- Non, je t'attends ici, souris-je, vaguement tenté de la rejoindre comme avant.

- Vas-y Edward rejoins-la. Je descends jusqu'au bassin du Conservatoire cinq minutes et je reviens m'asseoir sur un banc.

- Tu… tu es sûre qu'elle ne risque rien ?

- Edward, elle est grande et tu es à côté d'elle. Prends-lui la main et relaxe-toi un peu, fit Bella d'un ton légèrement grondeur.

Sa main caressa ma joue et disparut presque immédiatement, comme si elle avait regretté son geste.

- Je reviens très vite.

J'entendis ses pas s'éloigner sur l'asphalte de la petite place ronde. J'étais étonnamment conscient de son absence.

- Alors Papa, tu grimpes avec moi ? reprit la voix pleine de joie et d'espoir de ma fille.

- Ok je viens ! Je suis vieux alors, laisse-moi un peu de temps.

Saisissant le rebord du champignon le plus élevé, je me retrouvai à genoux sur celui-ci. La technique n'était sûrement pas très élégante mais, entre cela et me rompre le cou devant Bree et Bella, je n'avais pas le choix. Avançant un peu en me guidant par la montre à gousset du Lapin blanc, je retrouvai assez aisément mon ancienne place sur la droite d'Alice, me servant de son bras comme d'un dossier. Me décontractant, suivant les conseils de Bella, je recherchai la main de Bree sur ma gauche. Elle me la confia et je lui souris. Je supposai qu'elle était assise sur les genoux d'Alice, légèrement plus haut que moi.

- Tu te souviens ? C'est là que tu me racontais tes petits malheurs d'école.

- Oui je sais. Et c'est là que tu me lisais Alice aux pays des Merveilles, tous les dimanches.

- Je n'ai pas le livre avec moi, je ne savais pas que l'on venait ici et je ne le connais pas par cœur celui-là.

- C'est pas grave.

Un moment passa sereinement. Tenir la main de ma fillette, assis sur une monstrueuse sculpture au milieu de Central Park, devait aussi ressembler au Paradis. J'étais finalement assez chanceux. Je l'écoutai babiller posément. Elle était heureuse elle aussi. Sa voix légère et ses propos sans fin, sur Luna, sur sa maitresse de Los Angeles, et sur ses livres favoris me ravissait. Le temps passait et je savais qu'on aurait dû descendre rejoindre Bella depuis un moment.

- Bree ? où est Bella ? Tu la vois ?

- Oui, elle est sur un banc. Pas loin. Elle…

Bree se tut et immédiatement je m'inquiétai ?

- Quoi ? Que se passe-t-il ?

- Elle parle avec un monsieur. Il a l'air en colère.

Je me laissai glisser souplement au bas de la statue, tout en intimant à Bree de ne pas bouger.

- Tu restes ici ! Interdiction de descendre et de nous rejoindre ! Dis-moi juste dans quelle direction ils sont.

- Derrière toi, en direction du lac… Il est très grand le monsieur Papa. Te fâche pas avec lui.

- Ne t'inquiète pas.

Je récupérai ma canne blanche et suivis les indications de Bree jusqu'à entendre la voix furieuse de Bella.

- Tu n'as rien à faire ici, rien à m'ordonner.

- Tss Tss… Ma Bella, si j'ai envie de te parler, je le ferai maintenant que je t'ai retrouvée, et tu obéiras comme tu l'as toujours fait.

Immédiatement, je détestai cette voix, rude et insidieusement moqueuse. Je détestai cet inconnu. Je haïssais ses mots.


Ndla : Pour la visite touristique de Central Park.

*MET : Metropolitan Museum of Art (1872) qui longe Central Park.

** L'obélisque de Central Park ou Aiguille de Cléopâtre, donné par les Turcs à Champollion en 1830 qui préféra les Obélisques de Louxor. Un mécène américain (Vanderbilt) passait dans le coin, il embarqua la chose qui arriva à Central Park en 1881- (bon j'ai fait un raccourci de l'histoire). Les obélisques allant par paires : l'autre si ça vous intéresse est à… Londres (donnée en 1815 et arrivé en 1878)

*** Alice in Wonderland (1959), œuvre en bronze de José de Creeft… vous connaissez, je vous fais pas un dessin si vous avez-vu Remember Me (OK, mlca66 je pense à toi aussi qui ne l'a pas vu j'espere que ce petit aperçu de Central Park te donnera le courage de tenter le visionnage de ce superbe film ).


Et voila ..

Comme toujours je vous remercies pour vos reviews qui me donne le sourire et l'envie de poursuivre.

Comme je vous l'ai dit la semaine dernière je vais ralentir le rythme pendant les congés.

Comme toujours bisous à notre mascotte Lisa

Piran : je lis tes reviews et désespère de ne pouvoir y répondre. MERCI pour tout (j'ai rougis mille fois en te lisant) .

Exceptionnellement donc je mets mon compte facebook : Nic Cullen

J'attends vos réactions ...

Bon Week-end et bonne semaine

Kiss

Nic