hello les filles..

on est vendredi et grace à Chrys je suis à l'heure

Pas trop envie de m'etendre, je vous laisse lire et je m'excuse pour les adorables lectrices qui me laissent un reviews.. je n'ai pas eu le temps de repondre depuis 2 chapitres.

Mais sachez que je lis toutes vos reviews et qu'elles me vont droit au coeur.

Disclaimer : les personnages de Twilight appartiennent à Stephanie Meyer.


Chapitre 26 : Cauchemar

Jeudi 18h

Je ne savais plus que faire. Elle semblait toujours perdue ailleurs 5 minutes après le départ d'Alice. Bon sang pourquoi celle-ci m'avait laissé tomber préférant s'occuper de l'autre imbécile. Franchement, il avait parfaitement réussi son coup !

Laissant de coté ma fureur contre Cullen et revenant au pauvre visage livide de Bella, j'eus une idée. Je me précipitai dans mon bureau et me mis à sa recherche. Ouvrant rapidement les premiers tiroirs, farfouillant dans mon bazar, (qu'est-ce que ce tee-shirt faisait là ?), je constatai immédiatement qu'elle n'était pas où je pensais.

Bon sang où est-ce que je l'avais mis ? J'étais certain de ne pas l'avoir fini ! Liam me l'avait offert il y a pas si longtemps et…tout en réfléchissant je me mis à genoux sous le bureau et dans mon vieux sac à dos, tout au fond, je la trouvai enfin !

J'époussetai mon jean en me relevant, avant de retrouver Bella. Je lui mis d'autorité la flasque d'alcool dans la main, et le regard toujours vide, elle la porta à sa bouche avalant une longue rasade avant que je ne puisse la prévenir.

La transformation fut flagrante. Elle devint brutalement rouge et revint à la vie, toussant et hoquetant. Reprenant la flasque argentée, je lui tapotai le dos ne sachant quoi faire d'autre.

-Argh ! C'est quoi ce machin ?cria-t-elle lorsqu'elle put de nouveau respirer normalement.

- Du whiskey irlandais. Enfin je crois. C'est un ami dublinois Liam, qui me l'a offert à son dernier passage. Sa femme Siohban et lui possèdent une sorte de brasserie. Tu ne m'as pas laissé le temps de te dire que c'était un peu fort.

- Un peu. Redonne-la-moi.

Hésitant je lui confiai à nouveau le petit flacon d'alcool, après tout, elle était majeure et vaccinée. Je fus toutefois admiratif de la façon dont elle reprit une bonne quantité du liquide ambré. Elle se leva, posa le whiskey sur le bureau, et se mit à tourner en rond dans la pièce, marmonnant des trucs à voix basse. Je reniflai la boisson. Oui, c'était bien le parfum piquant de l'alcool quasiment pur, dont le niveau avait fortement baissé. Bella me surprendrait toujours.

- Bon, tu m'expliques ce que t'as fait ce connard ? Pourquoi tu étais si triste ? S'il te rend malheureuse, je lui ai promis qu'aveugle ou non, je lui écrase mon poing dans la figure avec joie.

Elle se tourna vivement vers moi, les yeux étincelants. L'effet de l'alcool ? Par précaution je reculai tout de même un peu et tombai assis sur la chaise qu'elle avait libérée.

- Tu ne comprends pas. Je suis malheureuse pour lui ! J'espère qu'Alice pourra l'aider comme elle m'a promis d'essayer.

En effet, je ne comprenais pas les femmes !

Bella soupira. Debout derrière mon bureau, elle se plaça face à moi, vaguement menaçante, s'appuyant sur le meuble de ses bras. Elle me regardait pensivement.

- C'est donc toi qui as appelé Alice ?

Je me grattai la tête.

-Je ne demande qu'à comprendre pourquoi tu te laisses faire ainsi, poursuivis-je.

Je vis ses mâchoires se crisper et un petit sifflement d'exaspération lui échapper. Je la préférais en colère. Même contre moi, que catatonique comme il y a quelques minutes. Je n'osai pas lui dire la pensée qui m'effleurait à l'instant. Elle était superbe, forte et fragile à la fois, avec une trace de rimmel noir coulée sur sa joue, trahissant sa tristesse maintenant remplacée par une détermination impressionnante.

- Alice doit m'appeler plus tard. La soirée va être longue. Je t'invite à diner ? Je tenterai de t'expliquer en mangeant.

Heureusement que j'étais assis car son invitation me sidéra. Il ne me fallut cependant que deux secondes pour l'accepter et la rejoindre sur le seuil de ma loge.

POV Edward.

Le couloir était long, mais si je marchais en me tenant au mur, étais-je sûr d'arriver quelque part ? Il le fallait. Ça ne pouvait plus durer. J'avais froid et chaque bifurcation nécessitait un choix. J'essayai de réfléchir mais plus le temps passait, plus j'avais l'impression de marcher dans ce couloir depuis des heures, des jours. Des mois.

C'était inutile. Je tournais en rond. J'étais fatigué. Épuisé. Cela ne servait à rien de se battre contre cet ennemi invisible. Quoique je fasse, je ne voyais pas la lumière. Je m'agenouillai un instant, la main collée sur le mur humide et froid.

Pourtant elle m'avait guidé au départ. Elle m'avait posé des questions. J'avais tenté de répondre, et la voix d'Alice m'avait appris que certains de mes choix m'emporteraient loin. D'autres seraient sans issue. Lassée par mon absence de réponses, la voix qui dans le couloir m'indiquer une possibilité de sortie, m'a abandonné. Non, je l'avais quittée. Je l'avais faite sortir. Comme je l'avais fait avec Bella.

Je devais trouver seul. Je ne pouvais pas dire à Alice, aussi gentille soit-elle, que j'étais responsable. Que j'étais coupable. Je ne pouvais pas ME le dire sans ressentir une honte et une peur que cela se reproduise.

Je me forçai à me relever, je devais avancer. Je ne savais pas pour qui, pour quoi mais une force me poussait à avancer.

Puis d'une seconde à l'autre, le froid, le noir disparurent.

Le soleil inonda la plage. Bree me lança un ballon multicolore en souriant. Je fis semblant de tomber dans le sable pour le rattraper, et en éclatant de rire, elle sauta sur moi. La gaîté de son rire, la beauté de ses yeux verts que je n'avais plus vus depuis si longtemps. J'aurais voulu pouvoir arrêter le temps pour les savourer sans fin. Elle était si belle ma princesse aux longs cheveux blonds. Je lissais les mèches si douces dont je reconnaissais le parfum, mais qui pour une fois brillaient au soleil. Il s'était écoulé tant de mois depuis que je n'avais pas contemplé ce si beau spectacle. Nous étions tous deux dans une sorte de bulle, oubliant les cris des autres enfants et le monde qui nous entourait.

Elle était heureuse. Elle se releva avec vivacité courant vers les vagues. Je la suivis faisant mine de la poursuivre pour me venger et l'après-midi passa comme un éclair.

Ce fut l'heure de rentrer. Je lui serrai la main en retournant vers le parking où j'avais garé ma Volvo.

- Papa ? En rentrant on mangera de la glace ?

- Je croyais que tu voulais des crêpes ? la taquinais-je.

Secouant vivement la tête qu'elle leva vers moi, en me tirant la langue, elle me fit savoir qu'elle avait compris ma plaisanterie : plage = glace, quelle que soit la saison ! C'était comme cela entre nous. Un contrat que je n'oserais pas rompre.

Je tapotai le bout de son nez rougi par le soleil. Heureuse d'avoir été comprise, elle continua à sautiller autour de moi, sa robe bain-de-soleil rouge cerise tourbillonnant autour de son corps d'enfant.

- Regarde Papa, le marchand de glace est ouvert ! On y va ?

C'était une belle fin d'après-midi. Tiède et lumineuse. Calme et heureuse. Respirant la douceur et le bonheur.

Je suffoquai soudain, lorsque des éclairs rouges effacèrent ces images. Les cris. La voiture, surgie de nulle part, fonçait sur nous à vive allure. Le mur de feu se déclara quasi instantanément lorsqu'elle heurta le magasin à 3 mètres de Bree et moi. Je ne pus que reculer de quelques mètres, entraînant ma fille que j'avais saisie dans mes bras, avec moi. Tout semblait se dérouler à nouveau au ralenti devant mes yeux horrifiés. Je tentai de faire demi-tour, de m'éloigner, alors que le véhicule continuait inexorablement son chemin vers nous, vers moi.

Je lançai alors de toutes mes forces ma princesse vers bas coté herbeux, de l'autre coté de la rue. Puis le choc me plia en deux, je heurtai le pare-brise et le monde s'assombrit juste après que je vis le véhicule continuer sa course vers ma fille.

Je ressentis alors la douleur. Intense et brûlante. La peur. Paralysante. Je voulais courir la retrouver. Mais le couloir sombre et sans fin était de retour et un poids immense immobilisa mes membres.

Je n'avais rien fait. Je n'avais pas su la protéger.

Je n'avais pas vu le bolide assez vite et elle était blessée. Morte peut-être.

Mon cœur tapait si fort dans ma poitrine que je n'entendais que lui. Il faisait noir et je retrouvai ma peur,intacte. Oùétait-elle ?

Je me tournai plusieurs fois dans les draps qui m'emprisonnaient, cherchant à me libérer de cette prison. Je posai mon bras sur mes yeux sentant contre mon poignet vibrer les vaisseaux de mes tempes. Le cauchemar était revenu. Comme avant l'arrivée de Bella. Elle n'était plus là, je l'avais fait partir, à moi d'assumer les conséquences. J'avais retenu la leçon de la fatigante séance qu'Alice m'avait imposée il y a quelques heures. Tant que je n'aurai pas résolu CE problème avec mon passé, je ne pourrai pas assumer le besoin que j'avais de Bella. Oui, j'avais besoin de Bella. Infiniment. Désespérément. Et ma conduite égoïste me révoltait, même si Alice m'avait expliqué qu'elle était « logique » dans le cadre de mon syndrome post-traumatique. Syndrome post-traumatique. Je grimaçai dans mon demi-sommeil. Une expression que j'avais repoussée pendant ma convalescence à l'hôpital.

Il faudrait cependant que je l'affronte. Je l'avais promis à Alice. Pour Bella. Pour moi.

Mais le noir m'envahit et je sombrai à nouveau dans ce que je savais être un simple, mais terrible cauchemar où le sommeil m'entraînait une fois de plus.

Le noir était zébré de rouge une fois encore, des flashs éblouissants me brulèrent les yeux. Il faisait aussi chaud que dans un four. Mon corps semblait brûlant de fièvre. Je sentis un liquide visqueux couler sur mon visage. Le cœur battant à toute allure, je voulus m'essuyer mais je ne voyais plus rien. La panique m'envahit. Bree ?

Où était-elle ? La voiture l'avait-elle touchée ? Ma jambe droite était paralysée et ma tête semblait être passée sous un camion. J'avais mal partout mais il fallait que je la retrouve. Était-elle blessée ?

-Bree ? Réponds-moi !

Les cris tout autour de moi avaient repris de plus belle et il me semblait entendre les pleurs de ma fille. Elle était vivante ! Je voulus me lever mais aucun membre ne m'obéit. Le rouge était la seule chose que je distinguai dans le chaos qui m'entourait.

- Bree, répétai-je avec désespoir en basculant la tête en arrière, le seul geste qui m'était permis.

À nouveau tout changea autour de moi. Il y eut comme un frémissement dans l'air. L'obscurité revint, plus douce, une brise fraîche m'entoura, et un parfum printanier effleura mes narines.

Le calme me gagna peu à peu, mon souffle haletant ralentit, et une main légère effleura mon front, écartant les mèches trempées de sueur.

- Elle va bien. Tout va bien Edward, entendis-je doucement.

C'était elle. Je reconnaissais sa voix.

La tiédeur de sa peau contre ma joue me fit tourner mon visage vers les doigts qui me frôlaient. Je frottai ma joue contre ce contact apaisant. Les dernières brumes de panique s'évanouirent lorsque mes lèvres embrassèrent le bout de ses doigts.

Allongé sur mon lit, nu comme je m'étais couché la veille au soir, dédaignant mon pyjama étant seul chez moi, je sentis mon matelas s'affaisser un peu sous un poids léger qui me rejoignait.

- Bella, gémis-je, heureux de retrouver mon fantasme apaisant.

Je levai les bras et saisis les épaules de ma Bella. Si douce. Si tiède. Elle avait su en un instant repousser l'horreur. Je fis glisser mes mains le long de sa colonne vertébrale dénudée en soupirant de bonheur. Se laissant faire, elle se blottit contre moi, sur moi et je sentis contre mon torse les rondeurs de sa poitrine, le grain de sa peau chatouillant délicieusement la mienne. Mon corps réagit instinctivement.

Disparu le cauchemar,mon désir s'était instantanément éveillé.

Mes mains continuèrent alors leur chemin sur la peau parfumée de ma Bella, découvrant les courbes de ses hanches. Un baiser me frôla l'épaule, me faisant frissonner. Alors, tandis qu'une de mes mains partait irrésistiblement à la découverte du bas de son corps, souhaitant qu'il soit aussi dénudé que le haut, je relâchai sa hanche pour saisir son cou et, levant la tête, je lui rendis la pareille. Mes lèvres effleurèrent une nuque fragile et docile. Le parfum de sa peau m'enivra.

- Bella ? Que me fais-tu ?soupirai-je, refusant de me réveiller malgré le désir de plus en plus puissant qui faisait vibrer l'ensemble de mon corps.

Je plaquai ma main sur une fesse délicieusement nue et compris alors, qu'elle était réellement allongée sur moi. Je sursautai lorsqu'elle se frotta contre moi. En chair et en os… en chair surtout, ses douces courbes appuyées contre moi. Aucun obstacle entre mon désir et son corps. J'eus la sensation de prendre feu.

- Bella ? Articulai-je contre son cou, soudain parfaitement conscient. Jamais réveil n'avait été aussi agréable.

-Humm… ?

Elle me ferma la bouche d'un baiser auquel je m'abandonnai, flottant encore entre rêve et réalité. Lorsque nos réserves pulmonaires nous contraignirent à nous séparer, je voulus lui demander pourquoi elle était là, pourquoi elle était revenue et ce qu'elle faisait nue contre moi. Mes idées se précipitaient dans ma tête mais mon corps parlait un autre langage. Bon sang, je ne pourrais pas me contrôler !

- Chut, tais-toi, j'ai besoin de toi, Edward. Besoin de te toucher, comme tu sembles avoir envie de me toucher toi aussi.

Elle ponctua ses chuchotements d'un mouvement de hanches, pas du tout innocent,qui fit glisser mon sexe tendu entre ses cuisses et je grognai de désir. Que dire ?

Elle me rendait dingue. Mes rêves les plus érotiques à son propos ne m'avaient jamais autant excité que le fait de savoir qu'elle venait de se glisser nue dans mon lit.

Je me laissai emporter dans un nouveau baiser éperdu. Elle semblait en effet avoir besoin de moi et frottait lascivement son bassin contre le mien.

- Bella nous devons parler.

- Non, tu… parles... trop.

Elle avait égrené entre chacun de ses mots, un baiser sur ma joue, ma tempe, mon oreille qu'elle mordillait, me faisant gémir d'anticipation.

- Voilà la seule chose que je veux entendre cette nuit de ta part Cullen. Tes gémissements, tes soupirs, rends-moi heureuse, je t'en prie, souffla-t-elle à mon oreille.

Ses paroles me firent frémir. Je voulais la rendre heureuse. Physiquement, j'en avais le pouvoir.

Ses mains fureteuses avaient tâté mes épaules avant de descendre sur ma poitrine, griffant doucement celle-ci avant de couler plus bas, encore plus bas. Je me raidis de peur de ne pouvoir contrôler mon plaisir.

D'un mouvement de hanche je la fis basculer et elle se retrouva allongée sur le dos, alors que je plaquai mon corps sur le sien avec douceur ne voulant pas lui faire de mal.

-Te rendre heureuse ? Oh oui je le veux ! Te faire oublier tout ce que j'ai pu te dire. Tu es revenue à tes risques et périls. Oui, je veux te rendre heureuse, te faire gémir de plaisir. Je veux te toucher, j'ai besoin de te toucher, besoin d'être en toi. Et ciel, si ce n'est pas ce que tu souhaites, dis-le-moi immédiatement ou il sera trop tard.

- C'est ce que je veux,affirma-t-elle, sûre d'elle.

Un nouveau mouvement de ses hanches replaça habilement mon sexe à l'orée de son intimité, je tremblai de désir. Il fallait que je ralentisse les choses.

Prenant appui sur mes coudes et m'agenouillant au-dessus d'elle pour prendre un peu de distance, coinçant son corps entre mes genoux, j'immobilisai son visage entre mes paumes.

- Si c'est ce que tu veux…

J'embrassai ses paupières. Encore et encore.

- … ferme les yeux, la suppliai-je sans vraiment savoir pourquoi.

Je baisai le bout de son nez.

- …Et ne bouge pas, je ne veux pas te perdre. Plus maintenant.

- Je n'ai pas l'intention de bouger. Du moins, je n'ai aucune envie de partir, finit-elle malicieuse.

- Alors, je vais tenter de me faire pardonner.

J'avais tant de choses à lui dire, tant de choses à les mots étaient difficiles et lointains. Je voulus alors lui faire ressentir.

- Tente mon amour. Tente, de toutes tes forces, je suis prête.

Ses mots éveillant un timide espoir en moi, je me penchai pour cueillir sur ses lèvres, le sourire que j'avais deviné. Ses mains se posèrent sur mes épaules cherchant à me rapprocher d'elle. Secouant la tête, je repoussai doucement la pression et fondit sur son buste semant une série de baisers dans son cou, où une veine palpitait à toute allure, me révélant ses émotions. Descendant plus bas, sur la chair tendre de sa poitrine,mes lèvres finirent leur course sur un sein qui pointa vers moi quand son corps s'arqua à ma rencontre. Le mamelon durcit rapidement entre mes lèvres ronronna de plaisir quand j'infligeai la même torture à l'autre sein tout en caressant de la main celui que mes lèvres avaient abandonné.

- Je... Edward ! S'il te plaît !

Elle parlait d'un ton haché tournant la tête en tous sens. Son corps s'agitait sous le mien et tandis que je massai sa poitrine, pinçant doucement une pointe durcie, je léchai la peau tendre de son cou, revenant encore vers la veine palpitante. Ma main gauche quitta sa poitrine et descendis sur son ventre frôlant le nombril, massant doucement la peau de gauche à droite et se glissant lentement vers la naissance de ses cuisses. Je frôlai sa toison intime pour la première fois, provoquant un frisson violent de son é toujours sur mon coude droit, je caressai sa joue du revers de ma main.

- Doucement ma belle, doucement.

Puis mes doigts poursuivirent leur chemin entre les cuisses de ma Bella, glissant aisément sur sa chair intime humide. Brûlant de désir, je me contraignis à ne faire que frôler doucement son intimité, caressant à peine le bourgeon gonflé de son désir. J'épiai la moindre de ses réactions. Chaque mouvement, chaque petit cri, chaque sursaut ou frémissement de son corps était pour moi autant d'indication de son désir.

- Edward s'il te plaît ! me supplia-t-elle.

Pensant avoir remporté une manche dans le doux combat qui nous rapprochait, j'ôtai mes doigts à regret mais je gémis à l'unisson de ses soupirs lorsque ses mains atteignirent à leur tour mes hanches avant de se diriger adroitement entre nos deux corps, caressant la fine toison qui apparaissait à cet endroit de mon abdomen.

- Bella tu triches… c'est à moi de te faire soupirer. Si tu me touches, je risque de perdre tout contrôle, murmurai-je pour la prévenir.

Une Bella désobéissante et audacieuse poursuivit sa quête malgré cela et entoura de ses doigts, mon sexe palpitant qui durcit évidemment encore plus à ce contact. Je sifflai entre mes dents.

- Bella… je ne pourrais pas… articulai-je avec difficulté.

Bon sang ! Plus d'un an d'abstinence et un mois à rêver d'elle toutes les nuits où presque,n'amélioraient pas ma maîtrise de moi. Elle ne m'écouta pas et me caressait avec une habilité dangereuse. Apparemment pour elle, l'heure n'était plus aux préliminaires.

Me déplaçant rapidement entre ses cuisses, je libérai ses jambes qui entourèrent alors souplement ma taille. Immédiatement mon sexe palpita contre le sien, de son fait ou du mien. Je serrai un peu plus son visage entre mes doigts, posant mon front sur celui de Bella...

- Bella, je… commençai-je en amorçant un geste du bassin vers elle. Elle bougea vers moi et nos corps s'unirent enfin.

Je soupirai de plaisir en sentant mon sexe entrer doucement en elle. Souple, chaude, elle m'entourait, m'accueillait, me retenait. J'étais… enfin entier. En elle.

- Oh mon Dieu…

Est-ce elle ? Ou moi ?

À partir de cet instant, ce ne fut que sensations. Gémissements et plaintes inarticulées sortaient de mes lèvres et des siennes entre deux baisers. Nous n'arrivions plus à refreiner la passion entre nous. Mes coups de reins en elle d'abord lents, s'accélèrent alors que nos mains caressaient fiévreusement, une épaule, une hanche ou un sein. Elle se tenait fermement à moi et de ses cuisses m'incitait à aller plus vite. Encore plus vite. J'allais me perdre. La sueur couvrait nos corps, et nos respirations saccadées s'entrecoupaient de plaintes de plaisir. Je cherchai difficilement, à garder le contrôle de mes va-et-vient dans son corps.

Mes mains revinrent à ses joues, encadrant doucement le visage de cette femme qui m'offrait un plaisir si intense. À ce moment-là, son corps s'arqua une dernière fois contre le mien, et un long cri d'extase lui échappa. Ce dernier mouvement me fit perdre pied. À mon tour, je cédai au plaisir. Ce fut comme si le ciel se déchirait, comme une aurore éclairer la nuit de ses couleurs d'abord timides, puis éclatantes. Un soleil orangé triomphant apparut alors que je ressentais encore les derniers vagues de mon plaisir vibrer dans son corps accueillant. Terrassé par un orgasme d'une ampleur inconnue, je ne pus qu'articuler.

- Oh putain !

La minuscule partie de mon cerveau encore fonctionnelle félicita l'écrivain Cullen de la richesse de son vocabulaire au moment de l'extase, avant de se rendre utile en me permettant de basculer in extremis sur le coté, m'évitant d'écraser Bella de mon poids.

Le silence de ma chambre me surprit, alors que la réalité m'entourait de nouveau. Bella était là, contre moi, mon sexe apaisé était encore en elle. Je déplaçai mon bras afin que sa tête repose confortablement sur mon épaule car elle ne semblait pas vouloir se détacher de moi, ce dont je ne me plaignais absolument pas, me sentant dans le même horrible et merveilleux état de dépendance.

- Bella ? Pourrais-tu m'expliquer où tu étais toutes les années passées ? Chuchotai-je après quelques minutes, encore étonné de la force des émotions que j'avais ressenties pour la première fois.

Elle se blottit encore plus contre moi.

- Je le pourrais, je le pourrais sûrement mon amour mais pas maintenant. Je veux juste dormir. Tu m'as achevée.

- Achevée ? Achevée et heureuse, j'espère ? Plaisantai-je à voix basse contre ses cheveux.

Je me sentais si….bien. Elle rit contre mon épaule.

- Aurais-tu besoin d'être rassuré ?

Je souris et choisis la franchise.

- Oui. Je n'ai pas … « pratiqué » depuis un certain temps et je craignais d'être... rouillé. Avouai-je vaguement gêné.

- Rouillé ? Toi ? Alors que ton ego grandisse ! Je viens de connaitre un moment magique et mon corps est en mille morceaux. Je serai volontaire pour ton prochain entraînement mon ange, mais demain.

Elle s'étira langoureusement, éloignant légèrement son corps du mien et je grimaçai un peu. Mais à nouveau elle se blottit contre moi, glissant une jambe entre les miennes, comme un petit chat recherchant la chaleur et la sécurité. Elle semblait en effet épuisée.

- Alors pas d'espoir de recommencer ? Je croyais que c'était les hommes qui dormaient après et les femmes qui étaient en pleine forme ? Dis-je me sentant incroyablement léger avec ma Bella dans mes bras.

- Peut-être… on verra demain. Dors Cullen et ne t'avise pas de quitter ce lit.

- À tes ordres.

Tandis que j'embrassais son front, repoussant du bout des doigts les mèches de cheveux qui encombraient son visage, je sentis très vite son corps se détendre et sa respiration devenir régulière.

Elle dormait.

J'avais déjà dormi avec elle. Contre elle. Dans un ascenseur, dans son lit… même dans le mien… mais jamais nous n'avions partagé une telle intimité.

Elle était ma Bella. Je n'avais pas pu capter son regard au moment où je la faisais mienne. Bien sûr, je n'avais pas pu voir son corps nu s'arquer sous le mien. Évidemment, je n'avais pu voir son regard se voiler au moment de l'extase. Mais maintenant elle était là, confiante, reposant à mon côté, ayant partagé tout cela avec moi.

Demain nous discuterons. Je m'expliquerai encore une fois. Elle voulait de moi. C'était là un miracle et je n'en demandai pas d'autre.

En veillant sur son sommeil, je sentis que je plongeais à mon tour dans le pays des songes, cette fois-ci serein. Avant que le sommeil ne m'emporte, une petite pensée insidieuse me disait que j'avais oublié quelque chose d'important.


Et voila pour cette semaine...

Quand on dit qu'on "tient" un homme par l'estomac ... c'est pas la seule solution. Apparemment Bella en tente une autre...

j'espère avoir réussi à vous surprendre, un peu. N'hésitez pas à me laisser vos avis, hypothèses etc .. j'adore vous lire et j'espère pouvoir prendre le temps de répondre cette fois-ci.

Bonne semaine

Kiss

Nic