« Mais pourquoi vous avez fait ça dans la roulotte de Malfoy ?
- Le colocataire de Sasha était là. On voulait un peu d'intimité.
Dennis avait l'air parfaitement content de lui. Vautré sur sa chaise, les pieds sur le bureaux, il rayonnait, et c'était la dernière chose au monde à laquelle Harry voulait avoir affaire.
- C'était pas un peu gonflé ?
- Malfoy n'était pas là, répondit Dennis en haussant les épaules. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire ? En plus son lit est bien plus…
Harry lui coupa la parole d'une voix forte :
- Je n'ai pas besoin de le savoir, merci. Et quoi qu'il en soit, ça ne peut pas continuer comme ça : on n'a pas encore bouclé l'enquête.
- Oh, on en a discuté, de l'enquête. Avant. Après. Pas pendant, bien sûr. Euh, tu ne vas pas le faire remonter à Dawlish, Harry, hein ?
Harry s'éclaircit la gorge et lui lança un regard noir :
- Et donc ?
- Sasha pense que ce serait quelqu'un du Bazar Bizarre de Barney Bagnall. Malfoy et lui sont toujours en concurrence. Sasha pense que Barney essaie d'intimider les employés de Malfoy.
- Possible, dit Harry.
Il prit une gorgée de café ; il était exactement comme il l'aimait : bien noir et juste un ou deux degré en dessous d'une température qui lui cautériserait la gorge. La douleur est une distraction bienvenue quand on vient de se faire quitter par sa femme et que son identité sexuelle sautille sur place en tendant les bras comme un enfant en manque d'affection qui voudrait se faire remarquer et crierait : Regarde moi ! Regarde moi !
Harry se demanda si Dennis s'en apercevrait s'il glissait une dose de Whisky Pur-Feu dans son gobelet. Bien sûr qu'il le remarquerait. Ce con remarquait absolument tout.
- Moi, je crois que c'est quelqu'un du théâtre, poursuivit Dennis, qui à présent agitait sa plume dans l'air comme s'il dirigeait un orchestre. Quelqu'un qui chercherait à faire le ménage pour avoir un meilleur poste ?
- Peut-être, dit Harry. Mais il y a quelque chose qui m'intrigue dans la méthode d'agression. C'est particulièrement cruel de la part de l'agresseur. Qui que ce soit, c'est quelqu'un de très colère. Très très en colère.
- Ravi de voir que ça travaille ici de temps en temps, intervint une voix traînante qui donna à Harry la chair le poule.
Malfoy se tenait dans l'encadrement de la porte du bureau, un rouleau de parchemin à la main. Harry se sentit pris au piège, mais avec un peu de chance, cela ne se voyait pas. Refoulant cette impression, il s'efforça d'avoir l'œil noir :
- Qu'est-ce que tu fais ici, Malfoy ? Oui, on travaille, comme tu peux le constater, et nous interrompre ne va pas faire avancer l'enquête plus vite.
Harry rajusta sa position sur sa chaise, luttant pour ne pas se souvenir, ne pas penser aux dents de Malfoy sur sa lèvre ni à la manière dont son dos s'était cambré quand… Merlin. Malfoy renifla dédaigneusement et haussa un sourcil. Il était beau, ce con, presque plus encore que dans les souvenirs de Harry, bizarrement.
- Ce n'est pas Bagnall, au fait, dit Malfoy. Il n'oserait pas. Pas après le sort que je lui ai jeté la dernière fois qu'il a tenté de racheter un membre de la troupe dans mon dos. Oh, et Crivey : Sasha te transmet ses amitiés.
- Heh, fit Dennis, reposant les pieds par terre et rosissant.
- Très bien, dit Harry. Alors qui est-ce ? Qu'est-ce que tu veux ? Je ne vais pas y aller par quatre chemins : qu'est-ce que je peux faire pour que tu t'en ailles et qu'on puisse se remettre au travail, résoudre cette enquête, et ne plus jamais avoir affaire à toi ?
- Loin de moi l'idée de venir déranger la Justice dans l'exercice de ses fonctions, mais je suis venu te porter ceci.
Il lui tendit le rouleau de parchemin qu'il avait à la main. Harry s'en empara et croisa le regard de Malfoy en l'attrapant. Il y avait un pétillement dans ses yeux qui lui nouait l'estomac : il semblait avoir hâte de voir sa réaction.
Après un coup d'œil à Dennis, Harry déroula le parchemin et le lut en diagonale. Presque instantanément, l'indignation balaya son malaise et son embarras.
- Une facture de Ste-Mangouste ?! Pour une opération du nez ?! Tu me prends pour un crétin fini ?
- Eh bien, répondit Malfoy, puisque tu le demandes…
- Un simple Episkey et c'est réglé ! Tu devrais le savoir. Tu aurais pu le faire toi-même. Non. Pas moyen. Je paye pas ça.
Harry froissa le parchemin et le jeta dans la corbeille. Il leva de nouveau les yeux vers Malfoy, avec l'intention de le fusiller du regard, mais il remarqua que les oreilles de Malfoy avaient rougi et qu'il avait l'air de regarder fixement sa bouche.
Malfoy se rendit compte que Harry avait remarqué et détourna les yeux.
- Très bien. Je vais donc en toucher deux mots à ton supérieur.
Pour une raison mystérieuse, les oreilles rouges lui firent perdre le fil de ses pensées. Malfoy avait-il toujours été aussi beau ? Non. Harry en était certain. Il aurait…
Oh, pour l'amour de Merlin.
Bondissant sur ses pieds, Harry pointa du doigt le visage de Malfoy et s'exclama :
- Ton nez est légèrement moins pointu !
Malfoy eut un sourire méprisant :
- Mon nez est tout aussi pointu qu'il l'a toujours été, c'est-à-dire pas pointu du tout. Je n'ai jamais compris pourquoi tout le monde me disait ça.
- Il est hors de question que je paye pour de la magie esthétique. Va te plaindre à Dawlish. Va voir Shacklebolt, qu'est-ce que j'en ai à foutre !
Il rejoignit Malfoy en quelques enjambées, les poings serrés, et se planta juste devant lui ; il ne put s'empêcher de remarquer que le souffle de Malfoy s'emballait. Ils se regardèrent droit dans les yeux.
- Euh…, dit Dennis.
Dans un état second, Harry se retourna vers son partenaire.
Dennis scruta Harry du regard. Puis il tourna les yeux vers Malfoy. Puis il regarda de nouveau Harry. Ses yeux s'écarquillèrent, sa bouche s'ouvrit, il prit une grande inspiration, prêt à parler…
Harry dégaina sa baguette :
- Silencio !
Dennis fit la moue et croisa les bras.
Le tapotement sans douceur d'un doigt contre son thorax ramena son attention vers Malfoy.
- Tu vas régler cette facture, Potter. Il faut que tu apprennes à maîtriser tes sautes d'humeur et assumer les conséquences de tes actes.
Harry se demanda s'il pouvait toucher la racine de ses cheveux avec ses sourcils s'il les haussait suffisamment haut.
- Quel culot ! Dégage de mon bureau avant que je te donne autre chose à aller faire réparer à Ste-Mangouste.
Il s'approcha de Malfoy, sentant son doigt s'enfoncer dans sa robe de sorcier.
Les pupilles de Malfoy se dilatèrent :
- Des menaces ! Vous voyez, Crivey ? C'est toujours comme ça !
- Je ne paierai pas.
L'eau de Cologne de Malfoy lui emplissait les narines.
- Tu paieras.
Malfoy fit glisser son doigt en travers du torse de Harry, puis empoigna fermement son bras.
- Ce n'est pas le bon endroit pour discuter de ça.
Harry pressa la main contre la hanche de Malfoy.
- Où alors ? demanda Malfoy, la voix rauque.
- Ta caravane ?
- Ça marche.
La violence du transplanage ne fit rien pour éclaircir les idées de Harry, et le temps qu'ils se re-matérialisent, ils étaient déjà entortillés l'un à l'autre. Malfoy mordait la bouche de Harry, une main solidement ancrée dans les cheveux à l'arrière de sa tête. Harry fit glisser ses lèvres contre celles de Malfoy : des dents heurtèrent de la chair, c'était douloureux, mais il n'arrivait pas à démêler à qui appartenaient bras et jambes ; la seule chose claire qui lui parvenait au cerveau était que le corps de Malfoy était souple et dur contre le sien. Il enfonça les doigts au creux de ses reins, avec fièvre, terrifié, et atrocement excité.
- Merlin, haleta-t-il, les poussant péniblement jusqu'au lit de Malfoy. Pourquoi ?
- J'ai toujours été irrésistible, Potter. Simplement, tu es trop bête pour l'avoir remarqué plus tôt.
- La ferme.
Ses vêtements lui pesaient sur la peau – il fallait qu'il les enlève. Il tira sur le col de son uniforme d'Auror, se coinçant le bras au passage.
Malfoy pouffa de rire, agita sa baguette magique et les robes de Harry glissèrent au sol.
- Maintenant, toi, grogna Harry.
Il attrapa le col de Malfoy, tira d'un coup sec et se pourlécha du bruit et de la sensation du tissu qui se déchirait.
- Enfoiré, dit Malfoy contre sa bouche.
Malfoy portait une chemise et un pantalon sous sa robe de sorcier. En voyant le pâle triangle qui apparaissait à l'ouverture de son col, Harry se rappela que Malfoy avait de la peau et qu'il fallait qu'il en voie beaucoup plus. Ils s'entre-arrachèrent les vêtements, rivalisant de destruction, jusqu'à ce que cela devienne un jeu et qu'ils tombent, nus, hilares et les membres emmêlés sur le lit, robes, chemises et autres vêtements déchirés et complètement froissés, abandonnés derrière eux sur le sol.
La peau nue, étonnamment douce de Malfoy glissait délicieusement contre celle de Harry. Il fit courir sa main le long de sa hanche, sur sa taille et ses côtes, se donnant des picotements dans les doigts ; il le mordit et l'embrassa et se mit à se frotter frénétiquement entre sa cuisse et son aine.
- Ah non, tu ne vas pas me refaire le coup, haleta Draco en dessous de lui. Cette fois tu vas me baiser correctement.
Oui, se dit Harry, puis il gémit, frissonna et planta les dents dans l'épaule de Malfoy, certain que s'il répétait ce qu'il venait de dire, il allait jouir avant même d'avoir commencé.
Puis ce fut un jeu : laisser Malfoy le guider, lui montrer ce qu'il fallait faire, sans avoir l'air de le laisser prendre les rênes. Malfoy se mit à genoux, dos à Harry, le front appuyé sur ses avant-bras sur le lit, le cul en l'air, rebondi et parfait. La vue lui faisait tourner la tête. Il dévissa le couvercle du pot que Malfoy lui avait donné, puis plongea les doigts dans la substance huileuse. Des taches rouges recouvraient les épaules de Malfoy. Il tourna la tête vers Harry, imposant à sa nuque une torsion peu confortable, et haussa un sourcil.
Harry se rapprocha sur ses genoux et, prenant une brève inspiration, il glissa un doigt entre les fesses de Malfoy, parcourant la fente jusqu'à trouver le trou. Malfoy gémit et ferma les yeux. Ginny ne l'avait jamais laissé lui faire ça. Quand Harry enfonça enfin son doigt à l'intérieur, une chaleur étroite se contracta autour de ses phalanges. Sa queue tressaillit, effleurant les poils dorés de la cuisse de Malfoy. Il retira son doigt, puis l'enfonça de nouveau, ravi que Malfoy ne puisse pas voir son visage, qui devait, sans aucun doute, arborer une expression d'émerveillement stupide.
- C'est bon, siffla Malfoy, les yeux fermés, le visage légèrement crispé. Tu peux y aller, Potter.
C'était comme la première fois avec Ginny : la même nervosité, le désir impérieux de pénétrer et l'effort pour canaliser ce désir qui lui tétanisait les muscles. L'envie de bien s'y prendre. Il fallait qu'il fasse les choses bien, il ne pouvait pas se permettre de s'attirer de nouvelles moqueries de la part de Malfoy. Avec un suprême effort de concentration, une main maintenant la fesse de Malfoy écartée et l'autre guidant son sexe, Harry le pénétra. Jésus, Marie, Joseph. Il marqua un temps d'arrêt, prit une longue inspiration, puis s'enfonça d'un cran de plus, sentant le corps de Malfoy s'ouvrir pour lui. Malfoy enfouit son visage dans l'oreiller et étouffa un râle.
Une fois enfoncé jusqu'à la garde, le sexe délicieusement à l'étroit à l'intérieur de Malfoy, Harry serra les dents sous la vague de plaisir qui lui traversait le ventre et déferlait dans ses cuisses.
- Pu-tain !
Sa voix sonnait aigue et secouée. Ses doigts tremblaient contre les hanches de Malfoy, et il raffermit sa prise, poussant de petits gémissements, s'efforçant de rester concentré, de ne pas se laisser submerger.
- Tout doux, Potter, dit Malfoy en regardant par dessus son épaule, le visage écarlate, des gouttelettes de transpiration sur les joues et le front.
- Est-ce que… Je…, Harry inspira difficilement. C'est bien ?
Malfoy détourna de nouveau la tête et pouffa de rire dans l'oreiller ; puis il se dégagea le visage suffisamment pour répondre :
- Ça va bien. Allez, bouge maintenant, baise-moi.
Harry s'exécuta. Il perdit rapidement le contrôle et son lent va-et-vient devint frénétique. Le lubrifiant rendait les choses très glissantes, mais le cul de Malfoy se contractait autour de sa queue, lui donnant l'impression de l'empaler, encore et encore. Il n'allait pas tenir très longtemps.
Merlin, les bruits que faisait Malfoy… Ses doigts pâles s'agrippaient à l'oreiller et il gémissait, haletait, les muscles de son dos et de ses cuisses travaillant à chaque mouvement de hanche qu'il faisait en arrière pour épouser les coups de reins de Harry.
Bien trop tôt, le plaisir se concentra dans son aine ses cuisses et son ventre le brûlaient.
- Oh mon Dieu, oh putain. Je vais jouir, tellement, tellement fort…
Et c'est ce qui arriva. Il fut pris d'un violent frisson contre lequel il était impuissant, et faillit en perdre connaissance. Lorsqu'il reprit ses esprits, il était étalé sur le dos de Malfoy, le souffle court. Le blond s'agita au dessous de lui, onde de peau et de muscles, et Harry sortit de lui, rampa sur le côté et s'écroula sur le lit comme de la cire fondue.
Malfoy se retourna sur le dos et laissa retomber lourdement sa tête sur un oreiller.
- Salazar, Potter. Encore ?
Il attrapa son sexe, qui était encore dur, mais aussi humide et luisant au niveau du gland, et commença à se masturber.
- Ah », fit Harry, sortant brusquement de son indolence post-coïtale – et il referma les doigts autour de ceux de Malfoy.
Celui-ci tourna brusquement la tête vers lui. Leurs yeux se rencontrèrent…
… des yeux si familiers, aussi familiers que ceux de Ron ou d'Hermione, même s'ils éveillaient chez lui des réactions totalement différentes. Harry y avait vu de la jubilation, il les avait vus glacés de rage, plissés et malveillants, sombres et hantés, rougis de fatigue, de peur – égarés… mais jamais n'avait-il pu les voir de manière aussi intime, auparavant. Alors que ses doigts s'entrelaçaient à ceux de Malfoy et s'activaient, Harry se perdit dans le plaisir qu'il pouvait lire sur le visage du blond comme dans un livre ouvert. Et, en dépit de l'intimité que cela supposait, Malfoy le regardait droit dans les yeux, comme si le sexe leur donnait la liberté de laisser tomber les masques.
Le visage de Malfoy se crispa, ses reins se décollèrent du lit et il jouit, haletant lourdement. Du sperme dégoulina le long des doigts de Harry et éclaboussa le torse du blond. Les muscles de Harry se contractèrent, ses doigts se crispèrent involontairement autour de ceux de Malfoy. Parcouru d'un violent frisson de plaisir par procuration, il haleta avec Malfoy, sentant son sexe endolori, encore sensible, tressauter douloureusement.
Harry retira sa main et, brutalement, le masque de Malfoy se remit en place ; le gris de ses yeux se lissa et s'occulta.
« C'était bien, Potter, dit-il d'une voix traînante. Et je ne dis pas ça uniquement pour éviter que tu me frappes.
Plus qu'un peu soulagé, Harry ferma les yeux et rit doucement :
- Pas pour autant que je vais payer ta facture. »
Malfoy pouffa de rire.
Un silence très agréable s'installa. La chaleur qui émanait de l'âtre réchauffait sa peau où la sueur séchait, et la misère qu'il avait ressentie toute la semaine précédente s'évaporait doucement. Il aurait pu s'endormir. Bientôt, cependant, sans aucune cause évidente, l'atmosphère devint moins détendue, et Harry finit par se souvenir qu'il était nu à côté de Malfoy en plein milieu d'une journée de travail. Il ouvrit les yeux.
Malfoy détourna brusquement la tête ; Harry l'avait manifestement surpris en train de l'observer. Son pouls s'emballa légèrement ; un picotement dans ses muscles l'incitait à partir. Il se redressa sur son séant.
« Euh…
- Bien ! l'interrompit Malfoy. Tu peux t'en aller maintenant. On s'est bien amusés mais je suis un homme très occupé, et toi, il faut que tu retournes travailler aussi. Ce n'est pas très professionnel tout ça, Potter – coucher avec quelqu'un qui est mêlé à une enquête. J'aimerais pouvoir dire qu'un tel laxisme de ta part est surprenant mais…
- Arrête d'essayer d'imiter Rogue, tu n'y arrives pas du tout.
Malfoy se tut. Il était toujours étendu sur le dos, la tête reposant sur ses mains, les coudes écartés. Harry se laissa aller à parcourir son corps nu du regard et se figea lorsqu'il posa les yeux sur son torse.
Il déglutit. Sans vraiment réfléchir, il se pencha et parcourut du bout des doigts les cicatrices estompées mais toujours bien visibles qui striaient le buste de Malfoy, des clavicules aux hanches. Malfoy laissa échapper un son étouffé et frissonna.
- Je… je m'en suis beaucoup voulu de t'avoir fait ça, dit Harry.
- Mm, fit Malfoy, se redressant et repoussant la main de Harry. Ouais, moi aussi.
Il se leva et rassembla ses vêtements, émettant de petits « tss » désapprobateurs en constatant les dégâts. Harry eut besoin de poursuivre – il paraissait important de le dire :
- Je n'avais jamais utilisé ce sort avant, et je n'avais aucune idée de ce que ça allait faire. Tu allais me jeter un Doloris. J'ai paniqué. Si j'avais su… malgré toute l'animosité qu'il y avait entre nous, jamais je n'ai eu l'intention de te tuer. Enfin… peut-être quand tu m'as défoncé le nez, mais ça m'a passé au bout d'un moment.
L'air déterminé à garder le dos tourné, Malfoy se contenta d'un geste, chaussette à la main, pour dire que ça n'avait aucune importance :
- On n'était encore que des gosses. Maintenant, va t'en, Potter. »
Il se pencha pour renfiler la dite chaussette, et Harry se dit que si les bras de Malfoy tremblaient, c'était à cause de l'inconfort de cette position, rien de plus.
Cela ne lui prit pas longtemps de réparer ses vêtements. Ils n'échangèrent aucun mot de plus. Une fois que Harry se fût rhabillé, il retourna chez lui en transplanant pour prendre une douche avant de retourner au bureau.
…
