Quand le masque tombe

Spécial Hors Série

~ Un réveil difficile ~

Un cris perçant, un cris à vous en faire froid dans le dos. Un cris tellement strident qu'il vous ferait exploser les tympans à coup sûr si vous approchiez trop près de sa source. Un cris émis par une femme au beau milieu d'une nuit chaude d'été, cette même femme qui tomba de son lit dans la surprise. Une femme réveiller de sa torpeur par quelque chose d'inhabituel, collé comme un aimant contre elle. Quelque chose qui força son esprit à s'éveiller au contact aussi froid qu'une lame qui vous frôle la peau. Un froid qui vous pique à vif, qui fait que votre peau réagis à ce contact hostile. Paresseusement, les poils se dressent et vous donne la chair de poule. C'est exactement ce qui viens de se produire pour cette femme. Elle se sens perdue, les sens en alerte dans cette obscurité sans fond. Elle ne sait plus où elle se trouve, perdue dans l'espace si familier la veille. La nuit est tombée depuis bien longtemps et la lune trône déjà bien haut dans le ciel. Accompagnée de sa cours d'étoile, dame lunaire brille de tout son éclat. Dans la pièce cependant, sa lumière ne parviens pas à percer les ténèbres, ses rayons de lumière étant filtrer par de lourd rideaux sombres soigneusement fermés.

La jeune femme essaie de reprendre ses esprits, serrant ses bras contre elle par réflexe. La chambre est bien trop sombre pour que ses yeux ne lui viennent en aide. Troublée par ce réveil brusque, son corps ne peux s'empêcher d'alimenter son cœur battant d'adrénaline. Elle ne voyait peut être rien, mais ce qui lui était évident, c'est que quelqu'un était dans son espace privé. Elle pouvait le sentir sans même le voir. Mais pour tirer cette affaire au clair, il fallait déjà trouver son chemin vers l'interrupteur qui ferait jaillir la lumière, dévoilant alors l'intrus qui s'était permis d'entrer sans y être invités. Elle en était consciente mais tout était encore tellement confus dans son esprit. Timidement, la jeune femme s'aventura dans les ténèbres en prenant soins de ne faire aucun bruit. Mais malheureusement pour elle, sa respiration la trahissait et elle le savait. Si quelqu'un était effectivement dans la pièce, il n'aurait aucun mal à savoir où elle était, contrairement à elle qui ne savait pas du tout où elle se trouvait. Avec prudence, ses mains cherchaient le moindre indice qui lui permettrait de déterminer sa position : un meuble, n'importe quoi pourvu qui lui appartienne.

La jeune femme trouva rapidement le coin de son lit, le cœur battant d'autant plus. Sa main longe le meuble avant d'entrer en contact avec le tissu qui le recouvrait. Plus loin, le mur se dressait contre sa paume et quand elle sentit du relief, son cœur s'arrêta. L'interrupteur était là ! Sans plus attendre, elle enclencha celui-ci mais la lumière ne jaillit pas comme elle l'espérait. Prise de panique, elle recommença mais rien.

Elle se sentait prise au piège dans sa propre chambre, ce qui ne la mettait pas vraiment à l'aise. Elle devait se reprendre et se calmer. Assise sur son lit, elle se concentra pour visualiser les plans de sa chambre et se faire une idée du chemin à emprunter pour sortir. Mais un bruit dans son dos chatouilla son ouïe devenu plus fine en l'absence de la vue, un frottement de tissu qui se mouvait avec aisance dans le noir. Alerter par la présence de l'intrus, la jeune femme sentait son cœur battre frénétiquement dans sa poitrine. Comme pour lui mettre la pression, une pair de bras s'enroula autour de sa taille pendant qu'un long soupire dans le creux de son oreille la faisait frisonner.

Il ne lui fallut pas plus de temps pour se retourner et plaquer l'inconnu contre son matelas. Un faible rire qui trahissait l'identité de son propriétaire résonnait dans l'air.

« Impossible.. »

Un léger coup de vent se heurta aux rideaux, qui daignèrent enfin laisser un peu de lumière entrer. La jeune femme reconnus sans peine son agresseur, qui se révéla être une femme. L'intruse se contenta de sourire paresseusement avant d'ouvrir les yeux, dévoilant ainsi un regard d'une couleur tout à fait exquise sous cette faible lumière. Un mélange de pourpre sombre piqué d'une teinte vive de rouge. Magnifique et envoûtant pensa-t-elle alors. Relâchant sa prise, celle qui se sentait prise au piège il y à peu se sentit soulagée au risque de baisser sa garde. Un long soupire s'échappa doucement d'entre ses lèvres, comme pour soulager son cœur qui ne cessait de battre contre sa poitrine.

« Ne me refais plus une frayeur pareil tu entends »

Le ton autoritaire n'effrayait guère l'intruse qui savait pertinemment que derrière la froideur de cette voix, se cachait en réalité un tout autre sentiment. Même si sa détentrice se faisait violence pour le garder au plus profond de son âme, les yeux cramoisies avaient déceler ce sentiment depuis bien longtemps.

« Kannin na »

Au son délectable de cet accent qui faisait battre son cœur, la jeune femme ne pouvait pas en vouloir à cette paire d'yeux qui la fixait avec ce petit quelque chose qui faisait vibrer son être de toute part. Ses joues commençaient lentement à s'enflammer à mesure qu'elle gardait le contact visuel, elle le savait alors elle détourna le regard.

« Qu'est-ce que tu fais ici à une heure pareille ? Tu m'a vraiment effrayée tu sais. »

Amusée par la situation, la belle intruse se permit de coller son corps élancé contre celui de la jeune femme. Ce contact pouvait sembler anodin mais chacune savait parfaitement déchiffrer le langage corporel de l'autre. Agrippés au tissu qui l'éloignait de cette chair qu'elle désirait tans, ses doigts s'enfonçaient d'avantage comme pour alimenter le fantasme qui animait son corps et hantait son esprit.

Consciente que la situation pourrait déraper à toute instant, la jeune femme tourna légèrement la tête vers la chevelure châtaigne qui brillait au clair de lune.

« Shizuru »

Son nom n'avait été que soupirer mais la belle Shizuru ne pouvait plus contrôler son corps. Elle avait désespérément essayer de refouler ses sentiments, allant parfois même jusqu'à essayer de le faire dans les bras d'une autre mais rien n'y faisait. Son cœur ne battait que pour une seule personne, cette personne qu'elle avait dans les bras en cet instant. La tête enfouis dans ce tissu qu'elle rêvait d'enlever, la présidente ne pouvait se contenir d'avantage. Tout son être tremblait, criait pour cet amour illusoire cacher derrière l'affection presque maternelle qu'elles éprouvaient l'une pour l'autre.

« Shizuru .. Retourne dans ton dortoir, je t'en pris .. »

Comment quelqu'un d'aussi tendre de l'intérieur, pouvait être aussi dur de l'extérieur ? La pauvre Shizuru n'en pouvait plus, elle avait envie de pleurer de tout son cœur meurtri par tans d'indifférence. Malgré les regards en coin pendant les cours, les sourires dissimulés quand elles se croisaient et cet étincelle caché dans les yeux de sa bien aimé, malgré tout ça la jeune femme restait de marbre. Shizuru ne comprenait plus, elle avait pourtant tout fait pour lui plaire. Elle se sentait torturée, malmenée par cette femme à qui elle serait prête à se donner si elle le lui demandait. Et pourtant, rien de tout ça ne s'est encore produit, chacune devant se cacher, masquant leur amour aux yeux des autres. Même seules, rien ne se produisait. La présidente tremblait doucement, réellement sur le point de pleurer.

« Ne pleure pas Shizuru, tu sais bien que nous ne pouvons pas faire ça. Je t'en pris ouvre les yeux et regarde nous. Notre amour serait mal vu et tu le sais aussi bien que moi … Ne rends pas les choses encore plus difficile, retourne dans ta chambre je t'en supplie .. »

A contre cœur, la belle Shizuru se résigna à obéir et s'en aller. Elle savait que la situation allait se terminer de cette façon, elle le savait et pourtant elle ne pouvait s'empêcher d'essayer. Elle ne pouvait pas faire autrement que d'essayer, elle ne pouvait se résigner à renoncer après tans d'années à avoir nourris un peu plus chaque jour cet amour dérisoire. Elle savait qu'elle devait partir mais elle ne le pouvait pas. Ses sanglots ne pouvaient pas être retenus, elle avait si mal d'être une fois de plus rejetée. Encore une qui ne voulait pas d'elle se disait-elle, encore une qui à peur du regard des autres.

Contre toutes attentes, une mains rassurante se glissa dans ses cheveux. La jeune femme dans ses bras avait réussis à se retourner pour la serrer contre elle. Le geste laissa la pauvre Shizuru déconcertée, surprise et heureuse à la fois.

« Juste pour cette nuit... »

Ces quelques mots n'avaient rien d'explicite mais pour la brune ils voulaient tout dire. Son cœur bondis joyeusement dans sa poitrine, à la fois excité et effrayé. Elle ne s'était jamais donnée et bien que son passe temps favoris sois de fantasmer sur ce corps qu'elle voulait tans, cela n'avait rien avoir avec la réalité. Contrairement aux nombreuses nuits torride où elle dominait, en tête à tête avec ses fantasmes, cette nuit la brune avait envie de se laisser faire. Consciente qu'enfin, elle allait obtenir ce qu'elle voulait, Shizuru transpirait la sensualité, l'excitation.

Sans peine, les mains de sa compagne enlevait le yukata qu'elle portait. Le tissu glissa paresseusement le long de ses épaules avant de tomber sur le sol. La convoitise se lisait dans les yeux qui la dévorait. Shizuru était nue, entièrement nue. Plus aucun artifice, plus aucune façade, elle était elle. Le masque était tomber.


Héhéhé ~ Non ce n'est pas un nouveau chapitre, juste un petit hors série que j'ai eu follement envie d'écrire xD Vous avez dû constater que la partenaire mystère de notre belle Shizuru n'a pas de nom. Sachez que je l'ai fait exprès =p Moi je sais de qui il s'agit puisque j'en suis l'auteur, mais vous mes chers lecteurs, vous êtes libre d'imaginer ce que vous voulez x3

Alors je serais curieuse de savoir à qui vous pensez bien que je m'attende déjà à voir un grand N xD