Bonjour à toutes et à tous, nous nous retrouvons aujourd'hui pour le 4ème chapitre de "Quand le masque tombe" !
L'histoire avance lentement mais sûrement, plus que 2 chapitres avant d'entrer dans la phase la plus intéressante de mon histoire. Vous l'aurez peut être deviné ou non mais qu'importe, notre chère présidente est loin d'imaginer ce qui l'attends. ;)
J'ai soumis ce chapitre à plusieurs personnes pour limiter un maximum les fautes qui pourraient venir gâcher votre lecture.
N'hésitez surtout pas à me laisser un commentaire, ça fait toujours plaisir et c'est très motivant pour continuer.
Bonne lecture et à dans deux jours pour le prochain chapitre !
Chapitre 4 :
« La déception d'un père »
« Mouu, Yukinee-chan est en retard ! »
Faisant les cent pas devant l'entrée du gymnase, une brunette commençait à perdre patience. Dans son dos, un jeune homme aux cheveux couleur ébène était appuyé au mur. Les bras croisés, il semblait attendre quelque chose lui aussi. D'une voix calme et détendue, il interpella la demoiselle sans pour autant lui accorder un regard.
« Sayuri. »
Celle-ci ne lui prêta aucune attention et continuait de tourner en rond, se plaignant de l'attitude de leur sœur aînée. Le jeune homme finit par soupirer doucement, ouvrant ses yeux jusque là fermés pour révéler un regard rouge cramoisie. Un trait familial légué par leur génitrice, preuve irréfutable des liens qui unissent frères et sœurs.
Sans doute inquiet, un autre jeune homme entra en scène mais celui-ci était plus grand et carré que le premier. Les deux hommes se regardèrent, jusqu'à ce que le nouveau venu prenne la parole.
« Yukinee n'est toujours pas là, nii-chan ? »
Le jeune homme appuyé au mur se contenta d'un soupire discret, ce qui finit par faire sourire le brun. Les deux hommes de la famille se ressemblaient énormément, bien qu'ils ne soient pas nés au même instant.
« Tetsuya, Keiji ! »
Les mains sur les hanches, Sayuri fronça les sourcils. Elle semblait contrariée que personne ne prête autant d'attention au manque total de sérieux de leur sœur aînée Yuki. Elle avait promis d'être à l'heure et pourtant, elle avait déjà 15 minutes de retard. Ouvrant la bouche pour se faire entendre, elle s'arrêta brusquement au son audible d'une voiture en approche. Une voiture qui semblait d'ailleurs pressée d'arriver à destination. Le bolide déboula à l'autre bout du parking puis freina d'un coup sec, faisant crisser les pneus. La porte du conducteur s'ouvrit lentement, dévoilant alors une conductrice. Celle-ci releva ses lunettes de soleil sur sa tête, deux petits bouquets de fleur à la main. Elle ferma la porte de sa voiture et salua les jeunes gens qui la regardèrent sans rien dire.
« Alors quoi, mon entrée spectaculaire vous a coupé le souffle au point d'en couper aussi votre langue ? »
« Yukinee ! Tu es en retard de 15 minutes ! »
La jeune femme ouvrit les yeux grands comme des culs de bouteille avant de rire avec amusement.
« Bien sûr que non, je n'ai que 15 minutes de retard sur l'avance que j'aurais dû avoir ! Il me reste tout de même un quart d'heure d'avance avant le début de la cérémonie non ? »
Offrant son meilleur sourire à sa cadette, Yuki caressa affectueusement la joue de Sayuri avant d'y déposer un doux baiser. Celle-ci rougit furieusement en détournant les yeux.
« Moi aussi je suis ravie de te voir chère petite sœur ~ »
Sayuri avait une furieuse envie de sauter au cou de son aînée, elle ne supportait pas que cette dernière la fasse rougir ainsi devant ses frères. Elle éprouvait un réel attachement à cette femme qui était comme une deuxième mère, mais elle ne pouvait se résigner à le lui montrer. Elle ne savait pas vraiment comment s'y prendre non plus. Étrangement, cela convenait tout à fait à Yuki. La jeune femme connaissait par cœur chacun de ses cadets, Sayuri agissait de cette façon depuis sa naissance. Elle avait beau hurler sur sa personne, Yuki savait parfaitement que sa sœur n'arrivait pas à lui montrer son affection d'une autre façon. Sans doute trop gênée ou timide malgré les apparences.
Ne s'arrêtant pas là dans son élan de tendresse, l'aînée de la famille posa sa main sur la tête de son jeune frère Keiji. Elle était prête à faire la même chose pour Testuya, mais elle eu un peu plus de mal qu'à l'accoutumée.
« Mais quand vas-tu arrêter de grandir Testuya ? »
Le jeune homme sourit, laissant sa sœur lui emmêler les cheveux comme un enfant. Une habitude qu'elle avait prise avec les deux hommes de la famille quand ils étaient petits. Bien qu'ils n'aient plus l'âge d'être traités comme des petits garçons, ils n'avaient jamais exprimé une quelconque gêne. Yuki était l'aînée et avait sacrifié beaucoup de choses pour être auprès de sa famille. Les deux jeunes hommes en avaient conscience et comme un accord entre frères et sœurs, il était convenu de laisser la jeune femme faire comme si ils étaient encore des enfants. Elle aurait sûrement mal vécu leur rejet, prenant une moue d'enfant sur le point de pleurer en voyant son bonbon préféré s'en aller.
« Bien, j'imagine que nous somme tous là ? »
« Nous t'attendions Yukinee. »
« Allons y alors, j'ai hâte de voir à quoi ressemblent les jumelles dans leur uniforme ~ »
Sans attendre, la jeune femme pénétra dans le gymnase laissant ses cadets derrière. Ceux-ci regardaient leur aînée sautiller comme une enfant sur le point d'ouvrir son cadeau. Une vraie petite fille …
A l'intérieur, Yûji fit signe à ses enfants de venir prendre place avec leur mère. Regardant autour, il semblait chercher quelqu'un d'autre sans pour cela trouver cette personne. Il posa alors ses yeux sur sa première fille, celle-ci compris le message et secoua légèrement la tête en souriant tristement. L'homme ferma les yeux, soupirant doucement. Finalement, elle n'était pas venue avec sa sœur. Intriguée par le comportement de son mari, Kaya se tourna vers lui.
« Un problème mon chéri ? »
Le père de famille poussa un rire semi-nerveux en se frottant l'arrière du crâne.
« Non, non tout vas bien ma chérie ! »
La petite famille s'installa au milieu d'une rangée, près de l'imposante scène. Le père et la fille aînée côte à côte, un petit briefing à voix basse commença.
« Si elle n'est pas là, j'en déduis que tu n'as pas réussi à la convaincre de venir ? »
« Je n'ai pas réussi à la voir. Fûuka est bien plus loin que je ne l'imaginais, j'ai eu quelques problèmes de circulation sans parler de la taille de cet établissement ! Je suis arrivée en plein milieu de leur remise de diplôme, j'imagine que Shizuru avait déjà reçu le sien et était retournée à ses obligations. Figure toi que cette jeune demoiselle est la présidente du conseil des élèves, d'où ses responsabilités diverses et variées. Je n'ai pas tout compris, mais il semblerait que ta chère fille ai l'autorité absolue sur tout les étudiants de cette île ~ »
Le grand sourire sur le visage de sa fille rassura l'homme qui se sentait soulagé, ravis et étonné par ces informations. Shizuru semblait prendre sa vie en main en faisant son maximum pour les autres.
« Tu vois, elle est très occupée. Laissons la régler ses petites affaires et nous verrons bien ce qu'elle envisage de faire dans une semaine. »
« Oui j'imagine que tu as raison. »
Mais la jeune femme se remémora alors le court dialogue qu'elle avait eu avec le jeune Reito juste avant de partir de Fûuka. Celui-ci lui avait dévoilé des informations qui la troublaient quelque peu, informations qu'elle préférait garder secretes.
« Ah, les voilà. »
Portant son attention sur le groupe de collégiens qui faisait la queue dans l'ombre, Yuki trouva sans peine les deux sœurs jumelles si chères à son cœur. Les deux adolescentes se démarquaient des autres par le simple fait d'être sans cesse l'une avec l'autre bien qu'elles sachent parfaitement se fondre dans la masse.
« Ah, quelles sont mignonnes toutes les deux fufufu~ »
« Pour un peu, Yukinee serait en train de remuer joyeusement la queue comme un chiot. »
A ses cotés, Sayuri, les jambes et les bras croisés, ne pouvait s'empêchée de surveiller sa sœur aînée. Mais la belle Yuki n'allait pas se laissé impressionner si facilement par le caractère de la jeune fille.
« Ne sois pas jalouse 'yuri-yuri, je te trouvais tout aussi mignonne dans ton uniforme. Quel dommage que tu ne l'ai pas garder, il t'allait tellement bien... »
La main sur la joue, la jeune femme faisait mine d'être déçue et elle l'était tout compte fait. Sa cadette se mit immédiatement à rougir, une main sur sa jupe tandis que l'autre heurta violemment la joue de Yuki.
« Onee-chan ! »
Pourtant la jeune femme ne bougea pas d'un pouce, souriant malgré sa joue qui commençait à la picoter de douleur. Vraiment, cette fille ne sait pas gérer ses émotions se disait-elle.
« Hai, hai kannin na ! »
La cérémonie débuta enfin, chaque élève étant appellé par son nom et prénom avant de recevoir son certificat de fin d'année. La liste était longue mais finalement, ce fut au tour des jumelles, passant l'une après l'autre. Kagura était née la première, elle passait donc avant Shizue. La demoiselle se présenta sur la scène pour prendre son dû avant de laisser sa place. Elle exécuta une révérence aux applaudissements que lui offraient les spectateurs. Relevant la tête, elle chercha un instant dans le public avant de sourire largement. Yuki lui adressa un sourire satisfait et un léger signe de main, ce qui semblait rassurer la jeune fille. Elle n'avait pas oublié sa promesse après tout.
Quand la cérémonie se termina, l'aînée se retira du reste de la famille pour retrouver ses deux cadettes. Celles-ci étaient entourées du reste de leur classe et discutaient joyeusement. La jeune femme sourit doucement et s'approcha du petit groupe, des fleurs à la main.
« Félicitations mesdemoiselles, vous êtes officiellement prêtes à affronter la jungle du lycée. »
Les deux demoiselles en question souriaient largement en voyant leur aînée, offrant à chacune un petit bouquet de fleurs fraîches.
« Yukinee ! »
Se jetant au cou de l'arrivante, Kagura et Shizue semblaient satisfaites que la jeune femme ait honoré son rendez-vous.
« Alors petits monstres, vous pensiez que je serais arrivée en retard n'est-ce pas ? »
« Pas du tout ! »
La réponse des jumelles était une nouvelle fois, parfaitement synchronisée. Chose qui ne manquait pas d'amuser Yuki. Celle-ci donna un baiser sur la joue de chacune avant de caresser affectueusement leur tête couleur châtaigne.
« Fujino Yuki-sensei, quelle plaisir de vous voir enfin. »
La voix de l'homme dans son dos attira l'attention de l'interpellé. La jeune femme soupira intérieurement, sachant pertinemment à qui elle appartenait. Ornant son visage de son plus beau sourire, Yuki se retourna pour faire face à son interlocuteur.
« Ah, Huzui-sensei. »
Faisant signe aux jumelles de retourner avec le reste de la famille, la jeune femme croisa les bras. L'homme qui lui faisait face était à peine plus âgé qu'elle et malgré la politesse de leur échange, la belle Yuki n'avait pas vraiment envie de s'éterniser en cette compagnie. Elle savait parfaitement ce qu'il attendait d'elle, raison de plus pour faire court.
« Je ne suis plus enseignante vous savez ? »
« Quel gâchis mais j'imagine que vous aviez vos raisons. »
« Mes choix ne regardent que moi Huzui-san. Je préfère largement m'occuper de mes cadets. »
« En effet, le résultat doit être largement au dessus de vos attentes. »
« J'en suis amplement satisfaite, oui. Qui ne le serait pas ? Les jumelles ont fait de l'excellent travail pour conserver une moyenne parfaite tout au long de l'année. »
« Votre famille semble avoir un don pour tout réussir. »
« Un don ? Je ne crois pas, seul le travail et la rigueur de vos efforts comptent. »
Un silence s'installa, ce qui ne plaisait pas vraiment à l'ex-enseignante. Elle aurait aimé se retirer et si cela ne tenait qu'à elle, elle aurait déjà tirer sa révérence. Mais l'homme qui lui faisait face ne semblait pas vouloir la laisser partir, hésitant sur un sujet qu'il voulait aborder avec la jeune femme. Celle-ci le savait et ne voulait pas que cela arrive. Ce n'était ni le moment, ni le lieu pour en parler.
« Si vous avez terminé Huzui-sensei, je me retire. Je pense que nous n'avons plus rien à nous dire de toute façon. »
Elle se recula d'un pas pour mieux se retourner. Mais l'homme ne l'entendait pas de cette oreille et attrapa le poignet de la jeune femme au vol.
« Attends Yuki ! »
Yuki tourna légèrement la tête, fronçant les sourcils malgré elle. Les bonnes manières enseignent aux plus jeunes l'art de vivre en société. Seul un ami proche, un amant ou un membre de la famille était autorisé à appeler une personne par son prénom sans indicateur de politesse. Dans le cas contraire, cela était un manque total de savoir vivre. Dans le cas présent, les deux protagonistes se connaissaient bien plus que ne l'aurait souhaité Yuki.
« Je te conseille fortement de me lâcher Hiroki. En souvenir de notre amitié de longue date, je veux bien fermer les yeux sur cet incident. »
Le ton sec et autoritaire dans la voix de la jeune femme, ravisa le jeune homme sur ses intentions. Il lâcha le poignet de celle-ci en s'excusant. Se massant doucement, la brune ferma les yeux un instant, la situation prenait une tournure qui ne lui plaisait pas.
« Je sais très bien ce que tu veux et je t'assure que ce n'est pas le moment, ni le lieu idéal pour en discuter. Et je n'ai rien à te dire sur le sujet d'ailleurs. »
« Tu as raison … Accompagne moi à l'extérieur, je serais bref. »
La brune n'en croyait pas ses oreilles, il n'avait pas écouté un mot de ce qu'elle venait de dire. Et pour couronner le tout, il ne lui laissait pas le choix. Si elle voulait mettre un terme au harcèlement du jeune homme, elle devait se plier à cette contrainte pour ensuite avoir la paix.
A l'extérieur du gymnase, le jeune enseignant avait déjà entamé sa cigarette quand la jeune femme arriva. Le regardant faire, la brune croisa les bras. Décidément, il avait toujours cette fâcheuse habitude de fumer en état de nervosité. Ce qui n'apportait aucune satisfaction à la jeune femme, elle se moquait bien de le rendre nerveux ou non.
« Alors, je t'écoute mais sois bref. Avoir une fratrie de 6 cadets ne me laisse pas beaucoup de temps. »
« Je t'aime Yuki. »
De simples mots qui ne semblaient pas atteindre la brune. La jeune femme soupira simplement, elle s'y attendait.
« Encore le même discours ? »
La désinvolture et le manque d'intérêts dans l'attitude de la brune ne manquaient pas d'énerver le jeune homme.
« Je suis sérieux ! Depuis que nous sommes diplômés, j'ai cherché par tous les moyens à entrer en contact avec toi mais tu n'as jamais répondu à mes appels, à mes messages. Je suis amoureux de toi depuis le lycée et tu l'étais toi aussi j'en suis persuadé ! »
La pauvre Yuki ne savait pas quoi dire, il se trompait sur toute la ligne mais comment le lui dire sans briser l'espoir dans ses yeux. Quelle situation ennuyeuse pensait-elle. Pourtant, il fallait bien qu'elle restaure la vérité telle qu'elle la voyait.
« Je suis désolée de te dire ça mais je n'ai jamais rien éprouvé de tel pour toi. Tu étais juste un bon ami, ni plus ni moins. Je pensais pourtant avoir été claire sur ce point la dernière fois ?! »
Certes, Hiroki était bel homme. Il avait de magnifique cheveux blonds cendrés en bataille, des yeux aussi bleus que le fond de l'océan. Il était grand, plus grand qu'elle. Son allure sportive avait toujours fait baver une grande partie de la population féminine ce qui faisait de lui la deuxième coqueluche du lycée, la première n'étant autre que Yuki. Elle aussi était enviée et désirée mais personne n'avait réussi à prendre son cœur. Pas même le bel Hiroki, contrairement à ce qu'il pensait. La jeune femme n'a pas beaucoup changé, ses yeux aussi rougeâtre qu'un feu de forêt dans la nuit en avait embrasé plus d'un et certainement plus d'une. Ses cheveux châtains avaient beaucoup poussés et foncés virant dangereusement vers le brun, signe irréfutable du temps qui passe. Son corps avait pris d'avantage de formes, soulignant un peu plus ses attributs féminins. Oui, Fujino Yuki était charismatique, réussissait tout ce qu'elle entreprenait, était adulée, désirée et Hiroki en était tombé éperdument amoureux. Mais la jeune femme ne partageait pas le même sentiment et cela le faisait d'autant plus souffrir.
« Pourtant, tu avais l'air d'aimer toute l'attention portée sur toi. Tu souriais sans cesse, acceptant même les cadeaux que l'on pouvait te faire, même les miens. Tu étais si gentille et attentionnée, c'est pour cette raison que le titre d'idole t'allait si bien et comme nous étions deux j'ai pensé que peut être la rumeur sur notre couple pouvait se confirmer. »
« J'ai adoré être le Seito Kaicho c'est vrai mais je ne suis plus la même, je n'ai jamais cherché à toujours être l'idole tant adulée. On m'a mise sur ce piédestal sans me demander mon avis et il en va de même pour toi je te le rappelle. J'ai accepté le rôle sans y chercher une quelconque gloire. J'ai un cœur, je n'allais tout de même pas leur cracher à la figure. Je suis désolée si ma gentillesse est passée pour de l'amour à tes yeux. »
Sans crier gare, Hiroki serra la brune contre lui collant ses lèvres sur les siennes. Les yeux de la jeune femme s'élargirent dans la surprise, elle ne s'attendait certainement pas à ça. Et le beau blond ne semblait pas vouloir s'arrêter là, il continua de s'imposer allant jusqu'à caresser le corps sous ses mains. Visiblement dépassée par les événements, la pauvre Yuki ne savait plus quoi faire contre les assauts répétés du jeune homme. Celui-ci en profita pour la plaquer le long d'un mur, se collant d'avantage contre elle. Soudain, une main se posa sur l'épaule d'Hiroki. Celui-ci ne s'y attendait pas et se retrouva sous l'emprise d'une clé de bras.
« Mais qu'est-ce que- ?! »
Resserrant sa prise sur le bras du malotru qui osait s'en prendre à sa sœur, Tetsuya le força à se mettre à genoux.
« Jusqu'à preuve du contraire, ma sœur ne semblait pas apprécier cet échange Huzui-sensei. Je vous conseille de vous excuser de votre comportement déplacé envers elle. »
La voix grave et peu rassurante du jeune homme faisait froid dans le dos. Il attendait fermement des excuses et ne lâcherait prise qu'après les avoir obtenues, le faisant comprendre au blond en serrant d'avantage son emprise.
« Ca suffit Tetsuya, relâche le. »
Yuki semblait avoir repris ses esprits, prise de court par l'attitude entreprenante de son agresseur. Et dire que son premier baiser avait été volé de la sorte, ça n'avait plus rien de romantique comme elle se l'était souvent imaginé. Incertain de faire ce qu'il fallait ou non, le jeune frère laissa finalement le blond avant de se mettre entre lui et la jeune femme. Son regard cramoisie n'avait rien de tendre, si il pouvait jeter des éclairs, le blond serait déjà grillé à point.
« Très bien, je ferais comme si je n'avais rien vu. Rentrons Yukinee. »
Sans un regard de plus, le jeune homme se retourna. Ne laissant pas le temps à la demoiselle d'émettre son opinion, il laissa l'enseignant sur le sol et entraîna sa sœur aînée vers le parking où l'attendait le reste de la famille. Protecteur comme jamais, Tetsuya enroula son bras autour de la taille de la jeune femme tout en marchant. Celle-ci soupira doucement, son frère tombait vraiment à pic.
« Je doute que le hasard y soit pour quelque chose. »
« Kagura m'a demandé de garder un œil sur lui alors quand il t'a entraîné à l'extérieur, je vous ai suivis discrètement. »
« Ara, voilà qui explique bien des choses. Je suppose qu'il devait poser trop de questions à mon sujet pour éveiller suffisamment sa curiosité. Quelle petite démone ! »
Le brun se contenta d'acquiescer en silence. L'enseignant n'avait pas choisi la classe des jumelles par hasard, le nom de famille ne trompait pas. Il s'était arrangé pour s'occuper de cette classe en particulier pour se rapprocher des cadettes et ainsi, mieux s'approcher de l'aînée. Quel esprit tordu tout de même !
« Ookini »
« Tu comptes en rester là ? Tu devrais signaler son attitude aux autorités, ce n'est pas la première fois qu'il se montre envahissant. »
« Inutile, je crois que mon cher petit frère lui à suffisamment fait peur pour qu'il me laisse enfin tranquille ! »
Arrivée sur le parking, la petite famille se divisa en groupe. Toshiro et Kaya montèrent dans la voiture familiale accompagnés des jumelles tandis que Yuki prit sa propre voiture en compagnie de Tetsuya, Keiji et Sayuri. La brune n'avait qu'une envie, rentrer chez elle et prendre un bon bain !
