Un matin de ce même été, alors qu'il était en train de se rincer les cheveux au broc dans la modeste pièce attenante aux écuries qui lui servait à la fois de chambre, de salle à manger, et de salle de bain, Ron entendit Hermione l'appeler.
- Je suis là, qu'est ce qui se passe ? dit-il se séchant rapidement ses cheveux dans une serviette et en ouvrant la porte.
- J'ai une merveilleuse idée, hurla-t-elle, déboulant en courant à côté de lui.
Elle s'arrêta net en voyant Ron torse nu devant elle, rougit et se retourna …
- Oh, je suis désolée, j'attends dehors que vous ayez fini …
Et elle referma la porte derrière elle et attendit honteuse devant les boxes. C'était la première fois qu'elle voyait un homme dans ce si simple apparat …
Ron sourit tout seul, conscient de l'embarras de la jeune fille, finit de se sécher et s'habilla rapidement.
- Alors, qu'y a-t-il donc de si urgent que vous ne puissiez attendre pour me le dire ? lança-t-il en arrivant derrière elle, ce qui la fit sursauter.
- Euh, eh bien, je pensais faire une grande balade à cheval aujourd'hui, et un pique-nique, si vous êtes d'accord pour m'accompagner … Et si vous n'êtes pas trop pris par votre travail, naturellement ?
- Ca peut être faisable ! sourit Ron.
- Super, je vais demander ce qu'il faut en cuisine et on y va, vous sellez les chevaux ?
- Vos parents sont au courant ?
- Mon père est absent … et ma mère sera d'accord.
- Allez lui demander quand même avant qu'on parte.
- Oui, j'y vais, j'y vais...
Ce fut vite fait, la mère d'Hermione, habituée aux excentricités de sa fille, dit oui d'un air las. Hermione courut en cuisine, prit un grand panier, y mis du jus de pomme, du saucisson, du pâté, un grand pain, un couteau, des fruits divers, deux petits fromages de chèvre, des radis, des tomates, bref, tout ce qu'elle put entasser dans le panier sans le faire déborder, puis elle courut rejoindre Ron qui avait déjà sellé deux chevaux.
- Voilà on peut y aller, Mère est prévenue.
- Où voulez-vous aller ?
- Près de l'étang de la Croix.
- Si loin ?!
- On a une demi-journée pour y aller, et il faut à peine deux heures à cheval.
- Bon, comme vous voulez…
C'est ainsi qu'ils chevauchèrent gaiement. Le soleil tapait de plus en plus fort au fur et à mesure que la matinée passait c'est pourquoi ils furent soulagés de voir enfin l'étang et ses bordures boisées apparaître enfin devant eux. Ils abreuvèrent les chevaux dans l'eau de l'étang puis les attachèrent à l'ombre, dans un endroit herbeux.
- Bon on mange, dit-Hermione détachant le pique-nique de la selle, je suis affamée !
- Il est à peine onze heures et vous avez déjà faim, ne pouvez-vous attendre midi ?
Hermione fit la grimace, prise en flagrant délit de gourmandise.
- Que voulez-vous faire en attendant alors ?
- On a un étang devant nous, non ? Je vais en profiter pour piquer une tête ! Ça fait longtemps !
Et ce disant, il commença à retirer ses bottines, puis sa chemise. Alors qu'il commençait à ôter son pantalon, Hermione hurla, rougissante :
- Eh, qu'est-ce que vous faites !
- Ben, je me déshabille, je ne tiens pas à avoir des vêtements mouillés après !
- Vous ne pouvez pas faire ça !
- Pourquoi ?
- Ce n'est pas convenable de se déshabiller ainsi devant une Dame !
- Une dame ? Où ça une dame ? Je ne vois pas de dame devant moi ! Juste une petite fille ! se moqua-t-il
Hermione se mit en colère :
- Arrêtez avec ça, je ne suis pas une petite fille !
- Ah oui, il n'y a qu'une petite fille qui puisse être gênée de voir un homme nu !
- Je n'ai jamais vu d'homme nu ! lança Hermione en réponse et s'apercevant aussitôt de l'énormité de ce qu'elle venait de dire, elle mit la main sur sa bouche et se tut, rouge comme une pivoine.
- Ben, c'est l'occasion alors ! lança Ron pas gêné le moins du monde.
Et sans plus de façon, il ôta son pantalon et son caleçon de coton blanc.
Hermione détourna la tête n'osant plus rien dire.
Ron prit son élan et plongea dans l'eau en criant. L'eau éclaboussa les alentours tout autour de lui. Il fit quelques brasses dans l'eau et s'écria :
- Elle est super bonne, ça fait du bien, vous devriez venir aussi.
Hermione s'écria :
- Hors de question, et de toute façon, je ne sais pas nager.
- Vous avez peur, alors, en fait c'est ça ! Vous avez peur de l'eau ! Tout ça c'était des excuses depuis le début !
- Non, pas du tout…
- Elle a peur, ouh ! Elle a peur !
- Je vais vous montrer si j'ai peur, dit Hermione. Elle ôta sa chemise et sa culotte de cheval, et se retrouva en sous-vêtements : un caleçon et une chemisette blancs avec des dentelles. Puis bravement elle entra dans l'eau, mais les mollets recouverts elle s'écria :
- C'est froid !
En fait, l'eau n'était pas si froide, mais Hermione avait effectivement peur de l'eau. Ron vint vers elle et lui tendit la main :
- Venez !
- Oh, Seigneur, qu'est-ce que je fais ! murmura Hermione, détournant le regard pour ne pas regarder l'homme nu devant elle. Elle tendit néanmoins la main, et lui reculant et elle avançant, l'eau finit par cacher la partie la moins décente de son anatomie.
- Oh ! gémit-elle alors que l'eau lui arrivait aux épaules.
- N'ayez pas peur, je suis là ! souffla Ron devant elle.
Elle le regarda, et là son cœur sembla exploser dans sa poitrine : il était si beau, ses cheveux roux mouillés qui ondulaient légèrement, ses yeux bleus si brillants, ses lèvres charnues, et son torse musclé… Comme dans un rêve, elle posa ses mains dessus … Ron ne dit rien mais sourit. Hermione recula soudain, consciente de ce qu'elle venait de faire et gênée, mais Ron lui prit les mains :
- Tiens, tiens, la petite fille voudrait-elle enfin grandir ? lança-t-il amusé.
- Je … Je …
Ron lui souriait toujours …
Hermione reprit une contenance :
- Montrez-moi le reste …
- Pardon ? Ron fronça les sourcils
- Vous avez bien entendu ! Montrez-moi le reste ! ordonna-t-elle. A moins que ça ne vous gêne ! Vous avez peur peut être ? Hermione réutilisait ironiquement les mots qu'il avait employés juste avant.
Ron sourit de nouveau, et sortant de l'eau, alla s'allonger dans l'herbe sur la berge.
- Vous pouvez venir regarder, cria-t-il en arrachant un brin d'herbe et en le mâchonnant nonchalamment.
Courageusement, Hermione sortit de l'eau et venant à côté de lui, osa porter le regard partout.
- Mais c'est comme les animaux, constata-t-elle enfin, comme dépitée …
- Ben oui, à quoi vous attendiez-vous ?
- Je ne sais pas …
Ron se redressa :
- A mon tour …
- Quoi ?!
- Ben oui, je vous ai montré, à vous de me montrer maintenant !
- Hors de question !
- Vous avez peur, ou peut-être n'y a-t-il rien à montrer, une petite fille n'a pas de poitrine après tout !
- Bien sûr que j'ai de la poitrine ! Tenez ! Et courageusement, Hermione ouvrit son corsage. Vous voyez, j'en ai !
- Oui, pas mal ! Mais ma petite sœur en a des plus gros ! rit-il
- Oh, tu vas voir ! dit Hermione et elle essaya de lui donner une tape qu'il esquiva : elle lui courut après, et ils se lancèrent dans une course, lui nu, elle à demi. Ils jouèrent ainsi, courant dans l'herbe, riant et s'attrapant jusqu'à ce qu'Hermione réussisse à pousser Ron et à le faire tomber, et le suivit dans sa chute, se retrouvant sur lui. Elle le chatouilla un peu en vengeance, mais il cessa de rire, la regardant dans les yeux, et elle perdit son sourire aussi, baissant le regard. Elle voulut se relever, mais il la maintint par les poignets et la faisant rouler, se retrouva au-dessus d'elle.
Puis, lâchant un de ses poignets, il lui caressa la joue :
- Petite fille, j'ai bien envie de t'aider à grandir … Qu'en dis-tu ?
Hermione détourna le regard, rougissante :
- Qu'est-ce que vous voulez dire ? bafouilla-t-elle.
- Je pense que tu le sais … Veux-tu que ce soit moi le premier ?
- Je …
Hermione le regarda à nouveau : il était sincère, il ne lui promettait rien, il n'attendait rien, il lui donnait juste une possibilité … Elle songea à ses deux sœurs qui n'avaient pas eu le choix de leur fiancé. La première avait écopé d'un vieux de quinze ans son ainé, la seconde d'un homme tellement laid, mais leur point commun était leurs titres et leur fortune. Elle pouvait très bien se retrouver promise à un autre homme du même acabit… Elle préférait donc se donner à quelqu'un qui lui plaisait, qui était jeune, beau et gentil, même sans rang …
- D'accord ! dit-elle simplement.
- Tu es sûre ? Tu peux changer d'avis si tu veux, je ne te forcerai pas.
- Je sais, je ne changerai pas d'avis.
- Très bien, petite fille, allons-y.
Et sans plus de préambule, il vint sur elle et l'embrassa fougueusement et passionnément.
Elle se crispa lorsqu'il accentua la pression de ses lèvres, et le baiser devenir plus profond. Il s'interrompit, glissant vers son cou :
- Si tu savais depuis combien de temps j'en avais envie … murmura-t-il à son oreille.
- Tu veux dire que… Hermione tourna sa tête vers lui, le tutoyant spontanément sans même s'en rendre compte.
Il releva sa tête, la maintenant sur son bras, et lui sourit :
- Je suis amoureux de toi depuis la première minute où je t'ai vu dans l'écurie, le premier jour où je suis arrivé…
- Je … je n'avais rien vu …
- Petite fille !
- Tu dis ça comme si tu étais très expérimenté ! Avec combien de filles avant moi l'as-tu déjà fait ?
Ron baissa la tête :
- J'en ai déjà embrassé une mais … je vais être sincère, tu es la première …
- Petit garçon ! se moqua Hermione en souriant.
Il sourit et l'embrassa sur la naissance des seins… Puis, il la déshabilla, lui ôtant son corsage déjà à demi ouvert. Posant les mains sur ses seins, il les descendit le long de son caleçon, qu'il abaissa et ôta.
Il regarda la toison dorée entre les cuisses, puis revint s'allonger sur elle et lui caressa de nouveau les seins. Instinctivement, Hermione écartait lentement les cuisses alors qu'il se frayait un passage …Elle sentait son souffle tiède contre son oreille, et sa respiration qui s'accélérait.
- Aïe, gémit-elle, alors qu'il tentait d'entrer un peu brusquement
- Je … je te fais mal ?
Il s'arrêta : c'était la première fois qu'Hermione le sentait hésiter.
- Oui, ça fait mal ! Tu es sûr que … c'est comme ça que …?
- La première fois pour une fille ça fait toujours un peu mal, et ça saigne un peu aussi… Tu veux qu'on arrête ?
- Je … je ne sais pas … J'ai … un peu peur … avoua-t-elle.
- Attends … murmura-t-il.
Il s'écarta légèrement d'elle et glissa sa main entre ses cuisses. Doucement, il la caressa à cet endroit secret, tranquillement, sans hâte … Elle sentit bientôt des sensations nouvelles jaillir du bas de son ventre, comme si une douce chaleur irradiait d'en bas. Involontairement, elle gémit.
- Je crois que ça devrait nous aider, détends-toi … murmura Ron
Sentant un liquide visqueux et chaud au bout de ses doigts, il arrêta ses caresses et reprit sa position, entre les jambes d'Hermione, puis appuya de nouveau mais cette fois plus doucement. Alors qu'il sentait de nouveau une résistance, Hermione le serra dans ses bras et il appuya plus fort … Hermione gémit de nouveau de douleur et poussa un petit cri quand il entra en elle … Il l'embrassa doucement sur le visage comme pour s'excuser, puis à bout de souffle à force de se retenir, il demanda :
- Ça va ?
- Oui, oui, je .. je crois que je t'aime.
- Je crois que tu viens de grandir d'un seul coup, petite fille !
- Ce n'est pas cela que j'attendais comme réponse, sourit-elle.
Ron lui répondit en souriant à son tour :
- Je t'aime aussi !
Alors qu'il commençait à bouger doucement, lentement, la douce chaleur qu'Hermione avait ressenti dans le ventre la reprit à nouveau, et elle chuchota à l'oreille de Ron : "Viens, viens !"
Ron ne put plus se contenir et accéléra la cadence de ses allées et venues. Les gémissements de plaisir d'Hermione devinrent des cris alors que Ron laissait aller le sien au paroxysme, mordant doucement le cou d'Hermione comme pour mieux la marquer sienne à jamais…
