Avant-dernier chapitre !
Pour Luciole 26, je réponds à ta remarque, fort judicieuse, c'est vrai que le caractère et les réactions des personnages ne semblent pas coller avec ce qu'on sait d'eux, mais à la base, quand j'ai écrit cette fic, c'était avec d'autres personnages donc j'avais imaginé un caractère bien différent. J'ai réécrit ainsi beaucoup de mes fics ainsi (une nouvelle romance, un impossible amour, une nouvelle vie, et d'autres que je mettrai en ligne prochainement), en les réadaptant à la sauce "Hermione et Ron", ce qui explique les réactions et le caractère différent qu'ils peuvent , le Ron imaginé était plutôt taquin (d'ailluers à la base, c'était un grand brun aux cheveux ondulés, tu vois, rien à voir) et Hermione était censée être plus étourdie et fonceuse, ce qu'elle n'est pas du tout dans Harry Potter !
En tout cas, bonne lecture à tous.
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Le plaisir les avaient laissés à bout de souffle et ils s'étaient assoupis, tendrement blottis l'un contre l'autre, la chaleur du soleil réchauffant leurs peaux nues à peine effleurées par une douce brise. Ce fut le passage d'un nuage qui, masquant le soleil, les ramena soudainement à la réalité… Hermione se redressa et se levant brusquement, ramassa ses habits éparpillés et entreprit de se rhabiller.
- Tu sais, on a encore largement le temps avant de rentrer, indiqua Ron, nous n'avons même pas mangé !
- Je ne veux pas rentrer trop tard au château, ça paraitrait suspect…
- Ce serait encore plus suspect de rapporter le panier rempli des mêmes provisions qu'au départ, non ? Et puis, les émotions, ça creuse !
- Oui, tu as sûrement raison…
Ron se leva et entreprit de sortir les aliments du panier..
- Tu pourrais te rhabiller, quand même, murmura Hermione, alors qu'il commençait à se faire un sandwich avec du pâté et du pain.
- Ca ne te gênait pas il y a quelques minutes, que je sois nu comme toi, pourtant !
Hermione rougit :
- Oui mais quelqu'un pourrait passer et …
- Quelqu'un aurait pu passer tout aussi bien avant ! dit-il mordant avec appétit ans son sandwich.
Ron trouvait toujours l'argument qui contrait celui d'Hermione et cela l'agaçait …
- Tu es mignonne quand tu boudes, sourit Ron, passant néanmoins son pantalon pour satisfaire Hermione.
- Je ne boude absolument pas …
- Vu ta mine et tes sourcils froncés, j'aurais juré que si !
- Non ! Je te dis que …
Ron la fit taire d'un rapide baiser sur la bouche :
- Je te dis que tu me plais même quand tu boudes de toute façon ! Je t'aime… ajouta-t-il tendrement.
- Oh, Ron, je t'aime aussi, mais … Qu'est-ce que je vais faire ?! gémit-elle, couvrant son visage soudain triste pour cacher les larmes qui venaient à ses yeux.
- Faire ? Comment ça ? demanda Ron désemparé..
- Je ne pourrai pas ... épouser un autre homme, quand mes parents me le demanderont, c'est impossible !
- Alors ne l'épouse pas ! Epouse-moi ! déclara Ron tout simplement en souriant.
- Quoi ?! Tu me demandes de … t'épouser ? Ron, tu sais parfaitement que c'est impossible, mes parents n'accepteront jamais !
- Tu n'as qu'à pas leur demander la permission … On se sauve, on trouve un homme d'église qui nous marie et l'affaire est réglée …
- Tu crois que c'est aussi simple ! Tu crois que mes parents ne vont pas partir à ma recherche ?!
- C'est le risque à courir : moi, je suis prêt à le prendre si tu es prête à me suivre !
- Ron …
- La décision te revient au final : tu peux choisir de mener la vie qui t'était destinée ou changer ton destin pour celui que tu veux construire … avec moi !
Hermione garda le silence quelques secondes, puis relavant la tête, son regard rencontra celui de Ron, et elle sut alors qu'elle ne pourrait jamais se passer de ses grands yeux bleus, ne serait-ce qu'un jour de son existence…
- D'accord ! J'accepte de te faire confiance, de te suivre et de t'épouser.
- Vrai ? Les grands yeux bleus s'écarquillèrent sous la stupéfaction de cette acceptation inattendue.
- Oui, vrai de vrai !
Il l'enlaça alors si violemment et soudainement qu'Hermione en eut le souffle coupé quelques secondes, avant de l'embrasser passionnément.
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Ils décidèrent de rentrer au château et de mener leur projet le plus rapidement possible, c'est-à-dire le lendemain : Hermione se demandait en chemin si elle arriverait à faire comme si rien ne s'était passé. Elle avait l'impression d'avoir changé et que ce qu'elle avait fait avec Ron se lisait sur son visage. Lorsqu'elle regagna le château, elle passa donc d'abord discrètement par sa chambre, où elle prit soin de se recoiffer et de s'observer longuement dans le miroir, en essayant de se convaincre qu'elle avait l'air comme d'habitude, avant de se présenter devant sa mère et sa sœur. La soirée se passa comme d'habitude et son père ne sembla rien remarquer.
La nuit venue, elle fut incapable de trouver le sommeil, attendant le silence total dans l'étage et se demandant mille fois si elle avait pris la bonne décision.
Ron se posait les mêmes questions qu'elle pendant ce temps : faisait-il bien d'exposer celle qu'il aimait aux dangers d'une fuite, à une vie incertaine pour elle comme pour lui …Il commençait à regretter sa demande, quand l'aube se leva : il se leva et prépara le minimum de bagages nécessaires. Ils devraient voyager à cheval, donc s'encombrer du minimum de poids pour aller le plus vite possible : il choisit dans l'écurie les 2 montures les plus adaptées, rustiques, calmes et dociles, robustes et endurantes. Ce n'étaient pas les plus rapides, mais elles résisteraient dans la durée, ce que ne ferait pas une monture plus vive. Il choisit avec soin les selles, larges et confortables pour un long voyage. Enfin, il se força à déjeuner pour prendre des forces et avoir les idées plus claires.
Hermione vint le retrouver vers neuf heures, vêtue de vêtements confortables : ils avaient convenu de partir à une heure qui semblerait normale pour l'absence de la jeune fille, ce qui leur laisserait trois bonnes heures de marge avant que l'on commence à s'inquiéter de son absence.
Elle semblait nerveuse :
- Hermione, tu es toujours sûre que …
- Oui, je suis sûre mais j'ai juste … peur, Ron !
- Moi aussi tu sais ! Mais je sais une chose, je ne pourrai pas vivre loin de toi, ou te sachant dans les bras d'un autre homme.
- Moi non plus je ne l'imagine pas ! Elle courut se blottir dans ses bras.
- Hermione, ne perdons pas de temps, partons maintenant …
Ils enfourchèrent leurs montures et partirent donc au pas, pour donner le change au cas où un domestique les croiserait : ce ne fut qu'arrivés à la lisière de la forêt qu'ils mirent leurs montures au trop … Ils ne s'arrêtèrent que deux heures plus tard, au bord d'un ruisseau, pour faire boire leurs montures et se désaltérer. Puis ils repartirent, longeant le ruisseau. Hermione était incapable de dire où Ron les conduisait mais il semblait savoir ce qu'il faisait. A treize heures, l'estomac grondant, elle voulut faire une pause pour soulager ses muscles endoloris et se sustenter : Ron accepta, plus pour reposer un peu les montures que pour elle, affirma-t-il.
- Tes parents doivent commencer à te chercher, et moi avec …
Ron se maudit alors intérieurement : ils auraient dû partir en début d'après-midi ; le soir, les recherches auraient été plus compliquées à mener et ils auraient conservé leur avance … Mais ce qui était fait été fait, et il décida qu'il devaient repartir rapidement.
Heureusement, la journée n'était pas trop chaude, et sous les arbres, la fraicheur était agréable : seuls les moustiques abondants gâchaient leur escapade, jusqu'à ce que Ron trouve une herbe répulsive efficace dont ils se frottèrent vivement la peau, ce qui eut l'avantage de soulager également leurs démangeaisons.
Le soir tombait doucement sur la forêt qui devenait de plus en plus sombre :
- Quand peut-on enfin s'arrêter ? supplia Hermione
- Dès qu'il fera trop sombre pour voir on l'on va, répondit Ron. Je pense que nous pouvons nous détendre pour ce soir, personne ne nous rattrapera aujourd'hui.
Pour faire mentir Ron, un bruit de galop se fit soudain entendre derrière eux…
