Hello! J'espère que vous allez bien. Voilà un nouveau chapitre et l'arrivée de nouveaux personnages.
Je n'en dis pas plus. Bonne lecture.
A bientôt.
Chapitre 13 :
Ça fait un mois que je suis partie de Lima avec Frannie et dire que Rachel me manque serait un euphémisme. Je n'arrête pas de serrer le collier qu'elle m'a offert dans mes mains et je regarde sans arrêt cette photo de nous deux à l'intérieur. Je me demande parfois pourquoi je suis partie, il y à même des moments où j'ai envie de tout plaquer et rentrer pour retrouver ses bras mais je reviens vite à la raison.
- Lucy ? Tu viens diner avec nous ?
- Oui, j'arrive.
- Tu penses à elle n'est-ce pas ?
- Et toi tu penses à Jason ?
- Tout le temps.
- Alors tu as la réponse à ta question.
- Si tu as besoin d'en parler tu n'hésites pas. Aller viens les autres nous attendent.
Nous rejoignons donc les quelques membres de l'Ordre venu diner chez les Weasley. Ils ont eu la gentillesse de nous accueillir ma sœur et moi avant le grand moment comme ils l'appellent. Ils pensent, au vu du dernier courrier que j'ai reçu d'Hermione, qu'une grande bataille éclatera à Poudlard et qu'elle marquera la fin de la guerre. De toute façon, la seule chose concrète qu'on a c'est que Voldemort fera tout pour faire le plus de dégât possible.
Voilà à quoi je passe mes soirées, faire des projets sur un avenir qui n'a rien de réjouissant. Faire des projets sur des batailles qui n'auront peut-être pas lui. Moi qui croyait que j'allais faire des choses concrètent et que cette guerre prendra fin rapidement histoire que je puisse retourner auprès de celle que j'aime, j'avais tout faux.
Je m'excuse auprès de mes hôtes et retourne dans ma chambre qui est en fait celle de Ginny. Je ne suis vraiment pas d'humeur à entendre pour la énième fois cette même conversation. J'apprécie vraiment toutes ces personnes présentent tous les soirs mais ce soir je ne peux pas en entendre plus. Quelques minutes plus tard, quelqu'un toc à ma porte.
- Entrez.
- Lucy ? Tu vas bien ma belle ?
- Oh madame Weasley, je pensais que c'était Frannie. Oui, tout va bien merci.
- Tu sais que tu peux me parler si tu en as besoin.
- Je sais bien mais mes problèmes sont mineurs par rapport à ce que 'on vit tous.
- Je ne crois pas que ça soit si mineur si ça te préoccupe autant.
- Pourquoi vous voulez m'aider ? Après tout votre fille se trouve à Poudlard entouré par des mangemorts et Ron est on ne sait où avec Harry et Hermione.
- Ecoute Lucy, tous mes enfants sont allés à Gryffondor et tu sais tout comme moi ce que ça signifie. Ils ont beaucoup de courage et je suis sûr qu'ils vont bien puisque c'est moi qui les aie élevés. En attendant c'est toi qui me préoccupe.
- Vous avez toujours été là pour moi, vous m'avez toujours accueilli chez vous malgré vos sept enfants.
- Je suis comme ça, que veux-tu. Et puis tu ne m'as jamais dérangé, au contraire, je t'aime beaucoup. Alors raconte-moi.
- Elle me manque.
- Qui ? Hermione ?
- Non… Enfin si Hermione me manque mais Rachel encore plus.
- Rachel ?
- Ma petite amie. Je l'aime tellement si vous saviez.
- C'est ce que je vois. Vous vous êtes connu en Amériques ?
- Oui, on allait au lycée ensemble.
- Et elle est comment ta dulcinée ?
- Elle est belle, intelligente, très compréhensive et quand elle chante c'est un ange tombé du ciel.
Je détache soigneusement mon collier pour lui montrer la photo se trouvant à l'intérieur. Il sera plus simple de lui parler d'elle comme ça. Après avoir regardé la photo, madame Weasley me rend mon collier que je remets délicatement autour de mon cou.
- Elle est très jolie. Elle sait qui tu es vraiment ?
- Oui, je lui ai tout avoué et elle l'a très bien pris. Elle est parfaite.
- Je comprends qu'elle puisse te manquer si tu l'aimes à ce point-là.
- J'ai tellement peur madame Weasley.
- Tout le monde a peur Lucy.
- Oui c'est vrai.
- De quoi as-tu peur exactement ?
- De ne plus jamais la revoir, ne jamais lui dire à quel point je l'aime et surtout j'ai peur de la douleur qu'elle pourrait avoir si je meurs. Je refuse qu'elle souffre à cause de moi, je ne le supporterai pas.
- Tu as beaucoup de courage toi aussi, je comprends la décision du Choixpeau magique de t'envoyer à Gryffondor.
- Pourquoi vous dites ça ?
- Tu me dis que tu as peur de la souffrance des autres en apprenant ta disparition mais pas une fois tu as dit que tu avais peur de mourir.
- Parce que je n'ai pas peur de mourir, une fois mort on ne souffre plus alors que ceux qui restent et vivent souffriront de la disparition de l'autre.
- Tu es vraiment une personne exceptionnelle Lucy Malefoy. Malgré tout ce que tu as vécu avec ta famille, tu es la personne la plus altruiste que je connaisse.
- Justement, c'est parce que ma famille m'a montré le parfait exemple de la personne que je ne voulais pas être. Quand j'ai compris que j'avais une famille pourri, excepté ma sœur, j'ai essayé d'être l'exact contraire de ce qu'ils sont. Ma sœur l'a compris et elle m'a montré la voie en quelque sorte.
- Je comprends mieux. Tu peux me promettre quelque chose ?
- Tout ce que vous voulez.
- Promet moi que cette guerre ne te changera pas. Tu es exceptionnelle.
- Merci. Et je ferai de mon mieux.
- Elle a de la chance ta Rachel.
- Oh non, c'est moi qui ai de la chance croyais moi.
- J'espère que tu la retrouveras rapidement. Aller je te laisse dormir, bonne nuit Lucy.
- Bonne nuit madame Weasley et merci.
- De rien.
Le lendemain, je suis de nouveau dans ma chambre à ressasser mon chagrin quand un membre de l'Ordre arrive en catastrophe.
- Lucy descend, c'est urgent.
Je me hâte et descends les marches quatre à quatre pour savoir ce qui se passe. Je rejoins les autres dans le salon.
- Alors Kingsley, maintenant que Lucy est là tu vas nous dire ce qui se passe.
- Oui Arthur, je vous raconte. Alors voilà ce que je sais c'est que la banque Gringotts a été cambriolé.
- Ce n'est pas la première fois.
- Oui mais là ceux sont Harry, Ron et Hermione qui sont les auteurs du cambriolage.
- Ils ont volés quoi ?
- Aucune idée, je sais juste que c'est le coffre-fort de la famille Lestrange qui a été braqué.
- Ils ont fait forts.
- Elle ne va pas être contente.
- C'est le moins que l'on puisse dire.
D'un coup, nous entendons la radio faire des interférences. Cette radio nous permet de communiquer avec certains élèves de Poudlard. Les élèves en question sont ceux qui se sont rebellés contre l'autorité des mangemorts. Parmi ces élèves se trouvent Neuville, Seamus ou Ginny.
- Membres de l'Ordre à élèves rebelles de Poudlard.
- Nous sommes là et nous t'écoutons.
- L'éclair a jaillit, je répète l'éclair a jaillit.
La phrase codée est facilement déchiffrable. Nous nous regardons tous et nous savons que ce que nous prévoyons depuis des semaines aura lieu ce soir. La grande bataille qui mettra surement fin à cette guerre aura bien lieu à Poudlard. Une de mes premières pensées va à Rachel, je vais peut-être pouvoir la retrouver plus rapidement que prévu. Mais avant ça, la bataille nous attend et ça ne sera pas simple. Mais quel meilleur endroit que notre école, celle où tout a commencé pour que cette guerre prenne fin. Alors Poudlard, prépare-toi, nous sommes de retour.
