Attention ce chapitre se passe après l'épisode 2x08 The Decembrist, il contient donc des spoilers.
Chapitre 8 – Épilogue
Lizzie posa son regard sur sa table de cuisine couverte de plats divers. Deux mois étaient passés depuis qu'elle est Red s'étaient mis ensemble. Et depuis beaucoup de choses s'étaient passées. Berlin était finalement mort, ainsi que l'homme qui avait lancé Berlin sur la trace de Red.
Ainsi elle avait pu arrêter de dormir dans des motels miteux, ce qui avait fait plaisir à Red. Elle s'était alors mise à la recherche d'une maison pour elle et Hudson avec une chambre d'ami. Et Red avait du mettre son nez dans ses affaires parce qu'il ne lui avait fallu que quelques jours pour acheter la maison, qui était à un prix honteusement bas, et avoir tous les papiers nécessaires.
Elle avait un étage, en bas, l'espace était réparti entre le salon, la cuisine et une petite buanderie. Et le haut était composé de deux chambres et d'une salle de bain. Il y avait aussi un petit jardin derrière la maison. Pour le moment, Liz n'avait pas eu le temps de finir les peintures, elle avait peint le salon en jaune sable, sa chambre en vert anis accompagné de boiserie et Dembe avait peint la chambre d'amis en bleu roi. Liz l'avait laissé choisir la couleur, car elle se doutait qu'il y passerait quelques nuits quand Red viendrait lui rendre visite. Mais hormis ces pièces, elle n'avait pas eu le temps de s'occuper des autres.
C'est pourquoi, elle avait prévu un petit dîner pour fêter son emménagement et aussi pour fêter la chute de Berlin et de son informateur, même si d'après Red la mort de son allié n'apportait pas que de bonnes nouvelles. Elle avait donc invité son équipe et avait laissé un message à Red l'invitant à passer s'il le pouvait. Elle savait qu'après la mort de Fitch, il avait beaucoup de travail pour assurer la sécurité et la prospérité de son business. D'où le fait qu'elle n'avait pas pu le voir depuis deux semaines.
Elle réajusta les couverts posés sur la table de la cuisine une dernière fois, lorsque l'on sonna à la porte d'entrée. Elle se dépêcha d'aller ouvrir pour découvrir Cooper attendant derrière. Avec un large sourire, Liz l'invita à entrer et le débarrassa de son manteau. Et avec un léger sourire, il étreignit la jeune femme à la surprise de celle-ci.
- Je suis contente que vous ayez pu venir, fit Elisabeth.
- J'ai pensé que cela ne me ferait pas de mal de sortir un peu et pour tout vous avouer quand ma femme a su que vous m'aviez invité, elle m'a mise à la porte, plaisanta le black. Mais je ne suis pas venu les mains vides, assura-t-il en montrant la bouteille de vin qu'il tenait.
Liz eut un léger rire amusé avant de le guider vers le salon pour lui permettre de s'asseoir, ce que l'homme apprécia, ses jambes ne le portant plus aussi bien depuis que les hommes de Berlin avaient cherché à le tuer.
La jeune femme eut tout juste le temps de servir un verre à son patron que la sonnerie retentit de nouveau dans la maison. Cette fois ci elle trouva Ressler derrière la porte et l'invita à rejoindre Cooper dans le salon. Les deux hommes se saluèrent, pendant qu'Elizabeth faisait entrer Samar et Aram qui étaient venus ensemble.
Une fois que tout le monde fut installé et que tous eurent leurs verres d'apéritif, les conversations s'enchaînèrent de bon train et tous firent attention à ne pas mentionner Red devant leur hôte.
- Vous êtes bien installée ici, nota Samar.
- Oui et puis il y a un jardin, c'est surtout ça que je voulais pour Hudson.
- Hudson ? demanda Amar.
- Mon chien.
- Où est-il ? demanda alors Ressler en jetant un regard curieux autour de lui.
- Dans la buanderie, sinon, il serait à vos pieds en train de quémander un peu de nourriture, s'amusa la jeune femme.
- Allons, Elizabeth, c'est un jour de fête, il peut quémander un peu, tempéra Cooper.
- Où est la buanderie ? demanda Ressler.
- Deuxième porte à droite, fit Liz ne lui désignant le couloir. Ressler chevalier blanc des animaux de tout poil, se moqua gentiment la jeune femme en voyant son collègue se diriger vers la porte en question.
- J'ai entendu, prévint Ressler d'une voix forte, faisant éclater de rire ses amis.
Hudson arriva alors dans le salon et vint renifler tout le monde avant de prendre place dans le seul fauteuil de la pièce et de s'y installer faisant sourire Liz. Ce fauteuil c'était Ray qui l'avait fait livrer pour lui et il prenait l'habitude de s'y asseoir pour lire. En règle général, Hudson ne montait pas dessus, sauf quand Red n'était pas là.
Rapidement les conversations reprirent de plus belle alors que Liz les laissait trente secondes le temps d'aller chercher ce qu'elle avait préparé pour grignoter à l'apéro. Rien de très sophistiqué, un saladier de chips, un de cacahuètes et une assiette de mini pizzas. Hudson resta aux pieds de Ressler pendant tout ce temps, lui faisant ses yeux de chien battu pour avoir un peu de nourriture. Et si au début Ressler ne lui donna rien, il craqua bien assez vite sous le regard amusé du reste de l'équipe.
- Si vous vous faites avoir par un simple chien, Donald je n'ose imaginer ce que cela donnera avec votre prochaine conquête, lâcha une voix depuis l'entrée.
Tous se retournèrent alors pour contempler Raymond Reddington dans toute sa splendeur. Liz fut la première à réagir, elle se leva, rejoignit Red à grands pas et avant qu'il ne puisse réagir, elle le gifla. Le criminel porta la main à sa joue tout en jetant un regard surpris en direction de la jeune femme.
- C'était pour quoi ça, Lizzie ?
- Deux semaines, sans aucune nouvelle.
- J'ignorais que nous étions mariés, s'amusa doucement Reddington.
- Vous attendez de moi que je vous informe de tous mes déplacements, mais vous ne me rendez pas la pareil, Red, ce n'est pas comme ça que ça marche.
Red l'observa un instant, il voyait bien l'inquiétude de la jeune femme qui brillait dans le fond de son regard.
- Vous avez raison, Lizzie, pardonnez moi. Mais mes affaires ont été prenantes et pour tout vous dire, je n'ai pas vu ces deux semaines passer.
- Bon, je vous pardonne pour cette fois, lâcha la jeune femme.
Elle retourna s'installer dans le canapé aux cotés de Cooper, alors que Red se débarrassait de son chapeau en le posant sur le buffet avant de s'installer dans le fauteuil. Aussitôt, Hudson vint le renifler et Red se pencha pour le caresser doucement. Dembe revint de la cuisine avec un verre pour Red et lui donna.
- Lizzie, Dembe peut-il se servir de votre salle de bain et de votre chambre d'ami, il n'a pas beaucoup dormi ces derniers jours.
- Je vais bien, Raymond, protestant le jeune black.
- Tu tiens à peine debout, mon ami va dormir, nous sommes en sécurité ici.
Dembe voulut protester, Mais Liz se leva et crocheta son bras.
- Venez, Dembe, je vais vous montrer où tout se trouve, fit la jeune femme.
Bien sûr, ce n'était pas la première fois que Red et Dembe passaient la nuit dans cette maison mais il fallait bien donner le change. Et lorsqu'elle revint, Red était déjà en train de raconter l'une de ses aventures, elle se réinstalla près de Cooper et l'écouta avec amusement, se demandant si certaines des choses qu'il racontait été vraies ou pas.
Puis vint le moment de passer à table, Lizzie les guida à la cuisine et commença à faire le service vite rejoint par Ressler, malgré les protestations de la jeune femme. Et pendant tout le repas, Red et Lizzie s'échangèrent des regards tendres qu'ils pensaient discrets. Cooper fut le premier à le remarquer, vite suivit par Ressler et finalement par Samar et Aram. L'affection qu'ils avaient l'un pour l'autre se remarquait aussi par des gestes et des paroles, en particulier de la part de Red, qui étaient prononcé avec plus de tendresse que d'habitude.
Mais personne ne le fit remarquer à voix haute pendant le repas. Après par contre ce fut une autre histoire. Tous avaient rejoint le salon pour boire le café excepté Liz qui faisait du thé pour elle et Samar, lorsque Cooper vint la rejoindre dans la cuisine.
- Vous avez conscience, n'est-ce pas Elizabeth, qu'une telle relation risque de poser problèmes, remarqua calmement Cooper.
La jeune femme lui jeta un regard et Cooper put alors voir une étincelle de peur dans le regard de sa jeune agent.
- De quoi parlez-vous ? demanda la jeune femme en essayant de paraître le plus détachée possible.
- De vous et de Reddington, j'imagine que c'est l'éloignement soudain qui vous a rendu moins prudent, mais ce soir tout le monde a compris que vous aviez des sentiments l'un pour l'autre. Inutile de mentir, Liz.
- Monsieur, je…
Mais Copper l'interrompit en levant la main.
- Selon moi, ce n'est pas une mauvaise chose tant que vous vous montrez prudente avec lui, c'est un criminel, Elisabeth, tachez de ne pas l'oublier.
- Oui, Monsieur.
- Bien. Et puis, peut être qu'il sera un peu plus gérable maintenant, s'amusa le black.
Liz eut un sourire timide à cette remarque.
- Beaucoup pourrait sombrer en côtoyant Reddington pendant aussi longtemps, mais vous, je sais que quoi qu'il arrive vous saurez où se situe la limite à ne pas dépasser.
A ce moment là, Liz se sentit mal, car cette limite, elle l'avait franchie lorsqu'elle avait gardé Tom en captivité pendant 4 mois.
- Et tachez d'être très prudente, d'autres que moi ne seront pas aussi compréhensifs, ajouta-t-il en posant sa main sur l'épaule de la jeune femme.
A ce moment-là, l'eau pour le thé fut prête, elle prépara deux tasses et rejoignit le salon, arrivée là elle reçut le sourire moqueur de Samar, celui sympathique d'Aram et le froncement de sourcil de Ressler, mais personne ne lui fit de remarques à ce moment. Tout comme personne ne dit rien au moment de partir lorsqu'il fut évident que Red n'avait pas l'intention de quitter la maison.
- Ils savent, fut tout ce que dit Liz lorsqu'elle rejoignit le salon après le départ de l'équipe.
- Oui, c'est ce qu'il m'avait semblé aussi, qu'en pense Harold ?
- Il pense que j'aurais un meilleur contrôle sur vous maintenant que nous sommes ensemble. Est-ce une idée ridicule ? demanda Liz avec un léger sourire coquin.
Red se leva lors pour rejoindre la jeune femme qui était restée à l'entrée du salon.
- Je suis sur que je pourrais vous laisser avoir le contrôle en certaines occasions, assura Red d'une voix roque.
Liz attrapa la main de Red et le guida vers l'étage où Red lui laissa avoir le dessus, la laissant dominer leur relation cette nuit. Et ce fut la nuit la plus intense qu'ils aient jamais connue jusqu'à maintenant.
La jeune femme était endormie contre son flan alors que Red l'observait avec une tendresse sans fin. Il avait de la chance, il le savait et il priait pour pouvoir conserver l'amour de la jeune femme encore longtemps, le plus longtemps possible. Embrassant son front, il se blottit contre la jeune femme et laissa les bras de Morphée l'emporter pour un monde qui, il le savait maintenant, ne pourrait égaler la réalité.
