Disclaimer : Les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent pas, seul le scénario et les mots sont à moi.

Note de l'auteur : Après d'abominables fêtes de Noel, un Réveillon de pure folie et des partiels beaucoup moins rigolos, je suis enfin de retour. Ce semestre s'annonce extrêmement productif en termes d'ennui, donc, d'écrits ! Et, une fois n'est pas coutume, je vous livre ici le second Dramione de ma "carrière" qui me trottait dans la tête depuis un petit moment mais ne méritait pas un OS entier !

Désolée pour ma longue absence, j'espère que vous apprécierez toujours ces bribes d'écrits !

Pairing : Draco M. et Hermione H.

Rated : T, histoire de.


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DECADES

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- Va au diable Malefoy ! Je m'étonne que tu ne sois pas déjà mort tellement tu es insupportable !

- Crois-moi Granger, ce n'est pas faute d'avoir essayé.

La fureur d'Hermione retomba aussitôt tandis que Draco tournait les talons et sortait dans le couloir, abandonnant sur un coin de son bureau le dossier qu'il était venu lui apporter. Elle resta de longues minutes à fixer la porte, ressassant en boucle les derniers mots qu'avait lâché son désormais collègue de travail, y cherchant autre chose que l'affreuse, l'abominable vérité qu'elle avait cru y discerner. Mais rien d'autre ne venait : Draco Malefoy était malheureux, vraiment malheureux, du genre à tomber au fond d'un gouffre et de ne plus jamais en sortir. Et bien qu'elle l'ait détesté à la seconde même où il lui était apparu pour la première fois, Hermione n'était pas de celles capables de rester de marbre face à une telle détresse.


- Tu vas aider Malefoy ? articula difficilement Ron en avalant une bouchée de son beefsteak. Mais pourquoi ?

- Il m'a fait de la peine, tout à l'heure, dans mon bureau.

Ron leva les yeux au ciel.

- Hermione, Malefoy n'est pas exactement un petit chiot en détresse. Dois-je te rappeler qu'il y a quelques années à peine, son rêve le plus cher était de nous voir morts, tous les trois, et toi sûrement encore plus que nous ?

La jeune femme se laissa retomber en arrière sur sa chaise, croisant résolument les bras.

- Harry aussi lui est venu en aide.

- Tu ne peux pas comparer !

- Je ne peux pas rester sans rien faire ! Il a changé vous savez. Il fait des efforts maintenant, il frappe avant d'entrer et il me salue dans les couloirs...

Harry retint un ricanement moqueur.

- Bravo Malefoy, quelle amélioration, en effet. Il frappe avant d'entrer. Quel bel acte de rédemption.

Hermione se renferma dans un silence boudeur.

- Je me fiche de ce que vous pensez. Je ne le laisserais pas s'autodétruire. Justement parce qu'on lui a sauvé la peau une fois, il est hors de question qu'il la laisse pourrir !


- Tu veux m'aider, Granger ? M'aider à quoi ? Ranger mon bureau ? railla sarcastiquement Draco en désignant d'un large mouvement du bras son bureau impeccable.

Elle fronça les sourcils et s'avança vers lui, l'air dangereux. Malefoy esquissa une grimace peu rassurée.

- J'ai réfléchi, Malefoy, à ce que tu m'as dit hier. Et il est hors de question que je te laisse t'autodétruire.

- Mais de quoi tu parles ?

- Ne fais pas le malin ! À partir d'aujourd'hui, je te reprends en main !

- Mais enfin…

- Pas de « mais » Malefoy ! Je vais te redonner l'envie de vivre !

Totalement désarçonné, Draco regarda le sourire décidé et lumineux de son ancienne ennemie, aussi butée qu'un mur en plâtre, et dans un soupir résigné, il se laissa convaincre.


Alors Hermione se lança à cœur perdu dans la mission qu'elle s'était confiée à elle-même. Et Draco fut bien obligé d'admettre que jamais personne dans sa courte vie ne s'était acharné à ce point à le faire sourire, à lui redonner l'envie de vivre, à essayer de le rendre heureux. Plus simplement, personne ne s'était jamais vraiment occupé de lui. Sa mère restait rigide dans les convenances, aimante mais distante envers lui, et on ne pouvait pas considérer Lucius comme un père très présent, en dépit de ses nombreux cadeaux et des faveurs qu'il accordait à son fils. Ce que le petit Draco avait eu de plus proche d'une nounou fut une vieille elfe de maison appelée Denby, mais le respect que celle-ci devait à son maître représentait un frein à toute tentative d'affection.

C'est pourquoi, au cours des semaines suivantes, Draco se prêta volontiers au jeu. Hermione s'acharnait vraiment pour lui rendre le sourire. Ils passèrent, ensemble, des week-ends entiers dans les plus belles régions du monde, des grandes capitales européennes jusqu'au désert du Sahara, des plaines verdoyantes de Mongolie jusqu'au sommet enneigé des Andes, des marchés aux épices de Bombay aux métropoles illuminées du Japon.

Ils testèrent mille et une recettes, venues des quatre coins du monde, dans les meilleurs restaurants de la planète. Elle le traîna au théâtre, à l'opéra, et lui fit découvrir le cinéma. Curieusement, il adora particulièrement les films d'action américains. Il était fasciné par leurs armes, leurs cascades et cette curieuse manie de toujours tout faire exploser.

Ils atterrirent dans des concerts, de tous les styles, du monde sorcier ou moldu. Si Draco restait fidèle à ses goûts aristocratiques et préférait les musiques plutôt calmes, comme le classique, l'opéra ou le jazz, il s'avéra un très grand amateur de rock acidulé et énergique.

S'il n'y avait rien à lui faire découvrir du côté des champagnes et des boissons de luxe, en revanche, les cocktails les plus populaires du monde Moldu lui firent découvrir un tout nouvel horizon empli d'alcools et de cuites mémorables. Les bars et les boites de nuit devinrent rapidement un rendez-vous récurrent dans leurs excursions, et curieusement, ces moments étaient parmi les plus agréables qu'ils passaient ensemble.

Bien sûr, on n'effaçait pas des années d'antagonisme en quelques visites de musées, toutefois, quelques pintes d'une bonne bière allemande, elles, avaient le pouvoir de délier les langues, de favoriser les connexions, de dépasser les barrières qu'on avait bâties depuis trop longtemps. Et chacun découvrait peu à peu en l'autre un ami drôle, fidèle, et cultivé, le genre de personne que chacun d'eux aspirait à rencontrer, et à fréquenter. Contre toute attente, ils se découvrirent de nombreux goûts en commun, comme une aversion prononcée pour le rhum, trop vulgaire, ou une passion pour la littérature du dix-neuvième siècle. En boîte, ils ne dansaient qu'ensemble, et bientôt, ils passaient tellement de nuits à discuter jusqu'au petit matin qu'ils finirent par partager la même chambre dans les hôtels.

Sans s'en rendre compte, les deux anciens ennemis se rapprochaient de plus en plus, au fil des découvertes, des éclats de rire, de ces morceaux de vie qui redonnaient à Draco l'envie d'aller de l'avant. Depuis la fin de la guerre et l'emprisonnement de son père, sa mère se laissait mourir, et lui-même avait tout perdu, sa fortune et son statut. Pourtant, là, en compagnie d'Hermione, il ne se sentait plus aussi vide. Plus aussi seul. Plus aussi inutile et perdu. Il trouvait énormément de réconfort dans ces escapades intrépides où elle l'embarquait sans cesse. Il s'était surpris de nombreuses fois à attendre impatiemment ces week-ends, et à les souhaiter plus vite.

Il était lui-même sidéré par l'enthousiasme qu'il montrait lorsqu'il se trouvait avec elle. Le sourire d'Hermione était devenu comme un soleil dans sa vie morne et monotone. Elle débarquait le vendredi soir, un petit sac de voyage en perle à la main, lui dégainait l'un de ses sourires désarmants, et l'embarquait finalement vers une nouvelle destination, une nouvelle aventure.

La jeune femme n'avait pas changé. Il s'en rendit compte après quelques mois de cette folle aventure qu'ils vivaient. Elle avait toujours les mêmes cheveux ébouriffés, indomptables, qui auréolait son visage d'une douce lumière caramel, les mêmes yeux noisettes aux éclats d'or et cet air de Miss-Je-Sais-Tout qui lui allait finalement si bien. Elle portait toujours des fringues confortables et pratiques, des gilets de laine et des jeans foncés, des bottines en cuir et des robes de sorcier taillée pour le confort. Elle n'était jamais tape à l'œil et jamais indiscrète, elle souriait à tout le monde et restait polie et courtoise envers le personnel des établissements où ils s'arrêtaient.

Et un jour, Draco eut envie de lui rendre la pareille. De l'aider à s'envoler comme lui-même était parvenu à le faire grâce à elle. Alors, il changea son argent sorcier en argent moldu et la traîna dans les boutiques. Il la convainquit de prendre confiance en elle, et elle riait de gêne quand il lui disait qu'elle serait magnifique dans telle ou telle robe. Elle ne comprenait pas.

Lui non plus.

Qu'étaient-ils en train de faire, en ce jour d'avril, au milieu des plus belles boutiques des Champs Élysées de Paris ? À quoi rimaient ces sourires en coin, ces pommettes trop rouges et ces contacts, ces effleurements, qu'ils ne pouvaient pas retenir, l'un vers l'autre ?

Quand Hermione sortit de la première cabine, dans une petite robe noire très chic et des escarpins à talons, Draco manqua s'étouffer. Elle ne ressemblait plus du tout à l'honorable bureaucrate dont elle renvoyait l'image en permanence. Envolée, la bonne samaritaine discrète. C'était une femme, une femme ravissante, qu'il avait sous les yeux. Et à ce moment-là, Draco comprit. Il comprit le sens de cette alchimie, de cette mascarade, il comprit ce qu'il était en train de foutre. Et se jura à lui-même que jamais, jamais, Hermione ne serait au courant, parce qu'il ne voulait pas détruire ce merveilleux équilibre qu'ils étaient parvenus à bâtir.

Il convainquit Hermione d'acheter tout ce qui lui plaisait et qu'il trouvait sublime sur elle. Il l'obligea à s'arrêter chez le coiffeur, prétextant que lui-même avait besoin d'un petit rafraîchissement de coupe, mais secrètement, il voulait seulement voir à quoi elle ressemblerait si elle prenait enfin soin d'elle au lieu de toujours s'occuper des autres. Il en eut le souffle coupé.

Avec un sourire timide, il la complimenta, et elle rougit. Et peut-être qu'à cet instant, Draco aurait pu faire le premier pas, peut-être qu'il aurait pu dire les choses au lieu de lui proposer un café. Mais il ne leva pas même le doigt vers elle, affichant pour elle la même amitié sincère que celle qui s'était tissé entre eux ces derniers temps.

Et Hermione ne vit rien.


Cependant, bientôt, elle décela le changement.

Draco n'était plus aussi enthousiaste. Il se perdait souvent en rêveries éveillées, le regard vague. Lorsqu'ils se retrouvaient autour d'un verre, elle secouait souvent, au cours de la conversation, sa main devant ses yeux pour le tirer de son égarement.

Le soir, à l'hôtel, il ne parlait plus avec elle jusqu'au petit matin et dormait dans un lit séparé.

Il lui disait toujours qu'elle était ravissante, son sourire avait toujours la même chaleur, mais Hermione distinguait cette petite étincelle de tristesse en arrière de son masque de gentleman. Quelque chose n'allait pas et elle ne comprenait pas. Alors elle redoubla d'efforts, et cela ne fit qu'empirer le désespoir visible de Malefoy. Elle était totalement désemparée. Elle était pourtant persuadée d'être parvenue à changer le jeune homme, à lui rendre son envie de vivre. À quel moment avait-elle merdé ?

- Malefoy, vint-elle lui dire un jour dans son bureau, je ne comprends pas ce qu'il se passe.

- De quoi tu parles, Hermione, répondit-il distraitement sans interrompre la lecture du rapport qu'il étudiait.

- De toi.

Il leva les yeux, surpris.

- On dirait… que tu as de nouveau lâché prise. Que tu ne veux plus te battre.

- Et si c'était vrai ? murmura doucement le blond en la regardant droit dans les yeux.

Elle ouvrit la bouche comme pour parler, mais ses yeux s'emplirent de larmes.

- Je… Je ne comprends pas… Je croyais que…

Draco eut un sourire triste.

- Tu as été parfaite, vraiment, Hermione… Mais il va me falloir plus que ça pour recommencer comme avant.

Elle le dévisagea, les larmes coulant sur ses joues.

Doucement, il se leva, et s'approcha d'elle. Elle entrouvrit les lèvres, comme si elle attendait qu'il l'embrasse, mais il lui tendit simplement un mouchoir avec un sourire triste, avant de regagner son bureau.

Et soudain, Hermione comprit.

Elle sortit brusquement du bureau de son collègue et se réfugia, perdue, dans le sien.

Si elle avait laissé ses amis en dehors de cette aventure avec Malefoy, elle avait désormais besoin de leurs conseils.


Lorsque Draco franchit le seuil de la porte d'Hermione, il resta figé quelques secondes. Des bougies éclairaient le chemin, et son amie l'attendait, moulée dans cette petite robe noire qu'il lui avait acheté, et qu'il l'avait déjà fait chavirer des semaines auparavant. Elle était toujours aussi bouleversante, dans ce satin noir drapé autour d'elle. Il en eut le souffle coupé mais força un sourire à se dessiner sur ses lèvres.

D'un signe de tête timide, elle l'invita à entrer. Un chignon désordonné retenait ses cheveux, et quelques boucles lâches s'évadaient autour de son visage. Se souvenant soudain qu'il avait un corps, Draco s'avança, et lui tendit d'un geste brusque la bouteille de vin blanc qu'il avait amenée. Elle s'en saisit, et disparut dans la cuisine pour la mettre au frais alors que son invité se débarrassait de son manteau.

Lorsqu'elle revint, il se tenait là, les bras ballants, ne sachant que faire. Finalement, il se décida à briser le silence.

- Pourquoi cette invitation soudaine ? murmura gravement Draco en la regardant.

- Je me suis rendue compte que depuis tout ce temps passé ensemble, tu n'étais jamais venu chez moi…

- Ni toi chez moi, fit remarquer le jeune homme d'un ton neutre.

- Je sais… J'ai voulu remédie à ça.

Mais son sourire, sur son visage de poupée, sonnait faux.

- C'est joli chez toi.

Elle s'empourpra, et il voulut se frapper la tête contre les murs d'être incapable de trouver quoi que ce soit de plus intelligent à dire qu'un banal compliment sur sa décoration intérieure.

Quand l'apéro fut servi, il commença à se détendre. Le regard tendre d'Hermione était posé sur lui, et s'il cherchait encore quoi dire, au moins ses mains étaient-elles occupées à tenir le verre de gin qu'elle lui avait servi. Le silence semblait s'éterniser entre eux, pesant, glacé, tellement inhabituel.

- Hermione… Pourquoi je suis là ?

- Je te l'ai dit, je…

- Non, l'interrompit Draco d'une voix douce. La vraie raison. Donne-moi la vraie raison.

La voix d'Hermione s'érailla doucement tandis que ses yeux rougissaient, menaçant de faire couler son mascara.

- Je… j'avais peur de te perdre.

Il en resta comme deux ronds de flan, totalement éberlué. Il s'était attendu à tout un tas d'excuses bateau, mais sûrement pas à celle-ci. Malgré lui, il sentit son cœur cogner dans sa poitrine, comme un cheval fou, soudainement gonflé d'espoir, d'un espoir qui n'était que folie. Il aurait voulu être capable de dire quelque chose mais son cerveau était totalement déconnecté du reste de sa personne. Il ne voyait qu'elle, au milieu de son champ de vision, elle qui éclipsait tout ce qui l'entourait. Ses lèvres bougeaient – ses lèvres à elle, ses lèvres si belles ! – sans qu'il n'entende un seul mot de ce qu'elle disait. Il était obnubilé par cette bouche en mouvement, et soudain, un désir impérieux, incontrôlable, naquit dans son ventre et lui brûla les doigts.

- Draco, est-ce que tu m'écoutes ?

Il rougit immédiatement.

- Je… Je suis désolé… Que disais-tu ?

Mais il n'écoutait déjà plus. Il vit sa main, sa main à elle, s'avancer vers la sienne, et sa peau toucher la sienne. Il crut mourir à ce contact, comme si on avait allumé un feu dans tout son corps et transformé chacun de ses nerfs en torrent de lave. Il avait envie de tellement plus.

Les yeux rivés sur ces doigts fins et délicats, au toucher de soie, il ne la vit pas se lever pour s'asseoir à ses côtés. Il ne prit conscience de sa présence qu'au moment où leurs cuisses se frôlèrent. Le contact l'électrisa. Il ferma les yeux pour se reprendre, mais déjà la main d'Hermione remontait le long de son bras et Draco ne répondit plus de rien.

Il sentit ses doigts sur son visage, et redressa la tête vers elle. Et il sut, immédiatement, il sut qu'il ne pourrait plus jamais vivre si elle ne l'embrassait pas maintenant, s'il ne lui disait pas enfin ce qui le hantait depuis des jours, ces sentiments qui lui broyaient le cœur. Il n'y aurait pour lui plus aucun soleil s'il ne l'avait plus à ses côtés chaque matin de chaque jour qui lui restait à vivre. Il savait exactement à quel moment il avait basculé. Et il savait que plus jamais il n'accorderait de crédit aux assertions stupides des Sang-Purs sur l'infériorité des autres. Parce que cette femme qui lui parlait, à cet instant précis, était la chose la plus parfaite qu'il ait jamais fait partie de sa vie. Irrémédiablement, Draco Malefoy était tombé amoureux d'Hermione Granger.

Alors, sans réfléchir, il se pencha vers elle et captura ses lèvres. D'abord surprise, elle fondit contre lui, refermant ses bras autour de sa nuque tandis qu'elle l'embrassait passionnément, désespérément. Lorsqu'il la serra contre lui, il comprit que ce n'était pas un rêve.

Tâtonnant lentement, il défit les épingles de son chignon, libérant ses longs cheveux sur ses épaules. Il y glissa les doigts, noya ses mains dans l'épaisse chevelure, avant d'y enfouir son visage, respirant son odeur avec délice.

- Oh mon Dieu, Hermione… murmura-t-il dans ses boucles, je t'aime.

Aussitôt, elle se lova contre lui avec plus de force, saisissant son visage pour l'embrasser presque furieusement, et il mit longtemps à se rendre compte que ses joues étaient humides. Brusquement, il la rejeta en arrière.

- Hermione ! Pourquoi tu pleures ?

Elle eut un reniflement contrit, et il trembla de peur à ce qu'elle allait dire. Peut-être qu'elle ne voulait pas de lui. Peut-être qu'il était allé trop vite. Peut-être que…

- Si tu savais depuis combien de temps j'attends que tu me le dises, lâcha enfin la jeune femme en baissant les yeux.

Draco ne prit conscience du poids qui s'était abattu sur sa poitrine que lorsque celle-ci se libéra. Il respira à nouveau normalement, et tout autour de lui, c'était comme si le monde reprenait ses couleurs. Soudain, il fut de nouveau dans ses bras et elle dans les siens.

Lorsqu'il la fit basculer sur le canapé, jamais, de toute sa vie, il ne s'était senti aussi heureux.


FIN


Et tadaaaaam !

Et oui, un LOOONG dramione pour fêter mon retour. Je l'ai mis dans ce recueil pour vous remercier de votre soutien, et parce que je ne le trouve pas assez abouti pour en faire un véritable OS. Les prochains texte seront de nouveau des ficlets ,mais j'avais envie de vous faire un cadeau. J'espère que cela vous plaira !

Amy.