Désolée pour cette attente d'une semaine entière...
J'espère une fois de plus que ce chapitre vous plaira... à moins que vous ne me trouviez cruelle.
Merci de me laisser vos impressions et bonne lecture.
Chapitre 6 : Vérité assumée
Il s'était réveillé dans une chambre d'hôpital baignée de soleil, avec dans la bouche le goût du sang. Il avait du mal à ouvrir les yeux, ses paupières étaient beaucoup trop lourdes et la lumière qui inondait la pièce l'aveuglait un peu plus. Il avait fini par distinguer une femme blonde qui se penchait sur lui et souriait.
- Vous êtes un ange ? Moi qui pensais que le paradis n'existait pas...
- Non Mr Jane, je suis juste infirmière, vous êtes à l'hôpital de Malibu. Comment vous sentez-vous ?
- Oh, c'est la grande forme.
- Vous revenez de très loin.
- De si loin que ça ?
- Oh oui ! 6 heures d'opération, un arrêt cardiaque et 5 jours de coma, on peut dire que vous vous êtes bien battu.
Elle avait annoncé ça comme une victoire.
- Je ne me suis pas battu, je voulais mourir...
- Vous auriez fait beaucoup de peine aux gens qui vous aiment.
- Vous vous trompez, je leur ai fait tant de peine vivant, que ça aurait été bien mieux pour tout le monde que je disparaisse.
- Je ne crois pas que la jolie brune qui est restée à votre chevet ces 5 derniers jours serait d'accord avec vous. C'est peut-être ses prières qui vont ont ramené .
- Elle était là ?
Un petit espoir avait commencé à naître en lui.
- Jusqu'à ce matin, oui. Des personnes attendaient votre réveil, je leur dis d'entrer quelques minutes ? Pendant ce temps, je vais chercher le médecin.
- Oui, merci.
Vanpelt, Rigsby et Cho étaient entrés mais elle n'était pas avec eux.
- Hey ! Tu nous as fait peur sur ce coup-là ! dit Rigsby , enjoué.
- Comment tu te sens ?
- Vivant... Où est Lisbon ?
Tous les trois avaient paru gênés et c'est Cho qui avait fini par lui répondre.
- Elle...elle est partie ce matin quand elle a su que ton réveil était certain.
La déception avait dû se lire sur son visage.
- Elle est rentrée à Sacramento pour l'enquête. On est tous les deux en repos forcé et elle a déjà beaucoup repoussé son entretien avec les enquêteurs.
Van Pelt était intervenue pour changer de sujet voyant à quel point il était déçu de ne pas la voir.
- Tu te souviens de ce qui s'est passé ?
- Presque tout malheureusement. Vous l'avez eu ?
- Oui, on l'a eu. Je suis désolé de l'avoir tué, il aurait mérité de souffrir de ta main.
- Ne sois pas désolé, Cho, il est mort, c'est tout ce qui compte. Il ne fera plus de mal à personne.
- Tu ne veux pas savoir qui il était ?
- Si, bien sûr.
- C'était le shérif MacAllister.
- MacAllister ...
- Quel effet ça te fait de savoir ?
- Euh, je ne sais pas trop. Je crois que ça ne change plus grand chose maintenant. Mais je vous dirai ça dans quelques jours, quand j'aurais réalisé...
Tous les trois le regardaient, inquiets face à son calme apparent lors de cette révélation.
- Ça va ? s'inquiéta Van Pelt.
- Non, ça ne va pas ! La femme que j'aime a été violée par ce taré, par ma faute ! Ce jour-là, à l'hôpital, je me suis comporté comme le dernier des salauds, je ne sais pas ce qui m'a pris, j'avais eu tellement peur de la perdre elle aussi, j'ai pété les plombs. Je n'ai rien vu, trop aveuglé par la colère et par la peur. Comment ai-je pu ne pas voir ça ? Je savais que vous me cachiez quelque chose mais je n'arrivais pas à savoir quoi. Pourquoi vous ne m'avez rien dit ?
- Elle ne voulait pas. Elle me l'a fait promettre quand je l'ai trouvée dans la maison et Rigsby et Grace ne sont au courant que depuis peu.
- Elle n'a pas eu assez confiance en moi pour m'en parler. Et moi, je n'ai rien vu, rien compris, ça a duré des semaines ! Quand je pense que je lui ai toujours dit que je lisais en elle comme dans un livre ouvert...
- Ce n'est pas un manque de confiance, elle voulait juste t'épargner. Elle te connaît depuis des années, ainsi que toutes tes techniques. Elle nous a expliqué comment faire pour te berner : faire attention à nos gestes, à nos regards, détourner ton attention sur d'autres sentiments... Elle a peut-être eu tort de ne rien te dire mais elle l'a fait pour toi, car elle savait que tu te sentirais coupable et que tu serais malheureux.
- Je devrais partir loin d'ici, qu'elle puisse oublier Red John et le mal que je lui ai fait.
- Tu as vraiment perdu tous tes dons Jane, la dernière chose qu'elle veut, c'est que tu partes. Tu ne l'as pas vue pleurer à ton chevet, priant pour que tu restes en vie...
L'infirmière était entrée et les avait interrompus
- Désolée de vous interrompre mais Mr Jane doit se reposer.
- Je ne suis pas fatigué, laissez-les rester.
Rigsby et Van Pelt devaient de toute façon partir.
- Il faut qu'on rentre à Sacramento, on n'est pas en repos forcé, contrairement à Cho
- Merci d'avoir été là pour moi. Je sais que je ne mérite pas des amis comme vous. Je ne vous l'ai jamais dit mais vous êtes la seule famille que j'ai et je suis désolé que vous ayez pensé le contraire.
- Pas de problème, Jane, tu peux compter sur nous.
Grace s'était penchée pour l'embrasser sur la joue.
- On se voit à ton retour à Sacramento.
- Tu ne profites pas du voyage, Cho ?
- Non, je n'ai rien de mieux à faire et il faut que j'organise ton retour à l'hôpital de Sacramento dès demain.
- Merci
Cho s'était assis dans le fauteuil à côté du lit. Tous deux s'étaient tus un moment. Cho lisait comme à son habitude dès qu'il avait un moment, mais il était là. C'est Jane qui avait commencé.
- Tu crois qu'elle me pardonnera ?
Cho avait alors compris qu'il avait besoin de parler. Il n'aimait pas se mêler de la vie des autres mais Jane était devenu un ami au fil des années, il se devait de l'écouter et de l'aider.
- Elle t'a déjà pardonné, elle te l'a dit.
- Elle croyait que j'allais mourir.
- Arrête ça tout de suite, Jane ! Tout ce qu'elle voulait éviter, c'est que tu te sentes coupable. Ce n'est pas à cause de toi mais pour toi qu'elle a encaissé tout ça sans rien dire.
- Comment pourrais-je ne pas me sentir coupable ?
- Si tu ne le fais pas, ce serait comme si tu l'abandonnais, si tu laissais Red John gagner.
- Elle doit m'en vouloir.
- Si elle t'en voulait comme tu le dis, tu crois qu'elle aurait tout fait pour te protéger ? Tu crois qu'elle serait venue ce soir là en se mettant une fois de plus en danger ? Tu crois qu'elle t'aurait veillé, jour et nuit, en priant pour que tu vives ?
- Elle n'est pas là aujourd'hui, elle n'est pas partie pour l'enquête mais parce qu'elle ne voulait pas me voir...
- Arrête de penser à toi, pense à elle ! Essaie de te mettre à sa place ! Tu crois qu'elle ne s'en veut pas de t'avoir menti ? De t'avoir blessé ? D'avoir laissé Red John se servir d'elle pour te faire du mal ? Tu ne crois pas qu'elle aussi a peur que tu lui en veuilles pour tout ça ?
- Comment pourrais-je lui en vouloir ? Elle s'est sacrifiée pour moi, encore une fois.
- Et bien il faudra que tu le lui dises. Et puis, tu en profiteras pour lui dire que tu l'aimes comme tu l'as avoué y'a moins de 15 minutes. Arrête de te poser des questions. Tout ce que veut une femme, c'est être aimée, et agent du CBI ou pas, elle ne fait pas exception à la règle.
- Tu crois que ça va être aussi simple que ça ?
- Je n'ai pas dit que ce serait simple et que ça n'allait pas prendre un certain temps...Elle a subi quelque chose de terrible pour une femme et même si elle a des sentiments pour toi, ce dont je ne doute pas, elle aura besoin de temps pour surmonter ça. Elle va avoir besoin de toi. Il faut savoir ce que tu veux réellement et ce que tu es prêt à faire. Est-ce que tu es prêt à affronter ça, à l'aider, à te battre pour elle ?
Le silence s'était imposé dans la pièce. Puis, Jane avait avoué dans un sanglot.
- Je ne supporterai pas de la perdre... Elle, c'est elle que je veux et je ferai n'importe quoi pour ça.
- Heureux de l'entendre ! Par contre, je veux aussi que ce soit clair : si jamais tu viens à la faire souffrir à nouveau, je te jure que je te botterai le train jusqu'en enfer !
- L'enfer n'existe pas. Mais, je te jure que je n'ai jamais voulu la blesser et ça n'arrivera plus.
- Y'a intérêt !
- Merci, Cho.
Cho avait été heureux que Jane exprime enfin ce qu'il ressentait pour Lisbon mais il savait aussi que le traumatisme qu'elle avait subi serait difficile à surmonter et que Jane devrait être patient...
Dès le lendemain, il avait été transféré à l'hôpital de Sacramento où il était resté 10 jours. Elle n'était pas allée le voir et n'avait pas appelé non plus. Pourtant, il savait qu'elle s'inquiétait de lui car elle demandait de ses nouvelles à Cho, Rigsby et Van Pelt qui, eux, étaient venus tous les jours. Ces dix jours d'hospitalisation lui avaient permis de réfléchir à tout ce qui s'était passé mais surtout à ce qu'il devait faire maintenant, ce qui était important et ça se résumait en un seul mot : elle.
Le jour de sa sortie venu, il demanda à Cho de le déposer directement chez elle, il fallait qu'il la voie.
Il savait qu'elle avait repris le travail depuis quelques jours et qu'elle allait certainement rentrer tard. Il n'avait donc pas été surpris de trouver porte close. Il s'était alors assis sur les marches du perron en attendant patiemment qu'elle rentre. C'est là qu'elle l'avait trouvé, près de deux heures plus tard, alors que la nuit était déjà tombée.
En le voyant assis sur le perron, elle avait marqué un temps d'arrêt dans l'allée. Son cœur avait fait un bond dans sa poitrine. Elle savait qu'il devait sortir de l'hôpital en fin de journée mais ne s'était pas attendue à ce que la confrontation ait lieu dès ce soir. Les deux dernières semaines avaient été un enfer. Combien de fois avait-elle revu ces images ? Son regard à chaque parole blessante qu'elle avait prononcées, son regard encore quand Red John avait tout révélé, le désespoir et la culpabilité qu'elle y avait lu, mais aussi lui demandant à Red John de le tuer, lui la poitrine en sang la suppliant de le pardonner, lui dans le coma …. Aujourd'hui, il était là, bien vivant, mais dans quel état ? Elle avait fui avant son réveil, trop honteuse du mal qu'elle lui avait fait toutes ces semaines en lui cachant la vérité, trop angoissée par sa réaction et ce qu'il penserait d'elle. Elle avait ainsi eu le temps de se préparer à la confrontation mais en le voyant là... elle s'était rendu compte que ni l'angoisse, ni la honte n'avaient disparu. Qu'allait-il faire, dire ? Lui faire des reproches et partir ? Ce n'est pas ce que Cho lui avait laissé entendre, il n'était apparemment pas dans cet état d'esprit. Maintenant, il était là et elle ne pouvait plus repousser le moment qu'elle redoutait tant. Elle avait alors avancé lentement vers lui.
Un bruit de pas dans l'allée lui avait signalé qu'elle était là. Il avait levé les yeux et, la voyant s'avancer, il s'était levé. Son cœur s'était presque arrêté de battre, elle était là, à la fois si proche et si lointaine. Il avait passé ses journées d'hôpital à repasser en boucles les dernières semaines. Il avait compris énormément de choses et une en particulier : quoiqu'il se soit passé, elle était la meilleure chose qui lui soit arrivée et il ne pourrait pas vivre sans elle. Il devait désormais se concentrer sur le présent pour pouvoir créer un avenir, elle était indissociable de l'un comme de l'autre. Il s'était préparé à la revoir, à ce qu'il allait lui dire, mais maintenant qu'elle était là...Elle avait l'air si triste, si fragile... Il avait eu envie de la prendre des ses bras mais ce n'était pas le moment.
Elle s'était avancée vers lui, lentement, timidement. Il n'était guère plus à l'aise, ses mains étaient moites et sa gorge sèche. C'est lui qui s'était lancé le premier.
- Salut
- Salut... euh, comment allez-vous ?
- Physiquement, ça va pas trop mal...
Elle avait bien sûr compris le non-dit qui suivait.
Elle s'était alors dirigée vers sa porte, rompant le contact visuel et laissant sur son passage les effluves de son parfum qu'il aimait tant. Elle avait ouvert la porte et s'était retournée vers lui.
- Vous...vous voulez entrer un moment ?
Sa voix était fragile et douce, cela faisait si longtemps qu'elle ne lui avait pas parlé ainsi.
- Je veux bien, merci.
Elle avait déposé son sac à l'entrée puis s'était dirigée vers la cuisine. Il était d'abord resté là, à l'entrée du salon ne sachant pas trop comment se comporter, les fois où il était entré chez elle se comptaient sur les doigts d'une main. Il s'était ensuite installé sur le premier fauteuil du salon, ses jambes ne le portaient plus, les coudes appuyés sur ses genoux et ses mains serrées l'une contre l'autre pour se donner du courage. Elle s'était placée à l'entrée du salon, laissant ainsi une distance entre eux.
- Du thé ?
- Non, merci.
Elle avait mis les mains dans ses poches pour cacher leurs tremblements.
- Ecoutez Lisbon, il faut qu'on parle.
- Ça ne sert plus à rien, tout est fini maintenant.
- Bien au contraire, se taire n'est pas la solution, je veux qu'on parle de tout ce qui s'est passé.
- Moi, je ne veux pas en parler, je ne veux pas parler de lui et je ne veux surtout pas de votre pitié !
- J'ai besoin d'en parler, pas de lui mais de nous, je vous demande juste de m'écouter.
Son silence avait montré qu'elle acceptait de l'écouter.
- Oui, je me sens coupable parce que vous n'auriez pas subi tout ça si je n'étais pas rentré dans votre vie, si j'avais su garder mes distances, si nous n'avions pas été amis. Il a compris à quel point vous étiez importante pour moi, il a compris ce que je ressentais pour vous et que je ne vous ai jamais dit. Durant toutes ces années, j'ai appris à vous connaître et à vous aimer.
- Ne dîtes...
- Non, laissez-moi finir tant que j'en ai le courage. La vérité, Teresa, c'est que je vous aime... et ça ne date pas d'hier. J'ai su que vous seriez importante pour moi dès que j'ai croisé vos grands yeux verts. Et tout le reste m'a donné raison. Je ne voulais pas être proche de qui que ce soit, je connaissais trop bien les risques, mais c'est arrivé. J'ai lutté contre ces sentiments et je jure sur la tombe de ma fille que je n'ai jamais voulu vous blesser, vous rendre malheureuse. Mais ce jour-là, quand je vous ai vue étendue dans cette maison, j'ai cru vous avoir perdue vous aussi. Et puis la colère m'a débordée et je m'en suis injustement pris à vous. Je n'étais pas en colère contre vous mais contre lui et contre moi. Dès le lendemain, j'ai voulu m'expliquer et surtout m'excuser mais vous avez refusé mes appels et votre chambre était gardée. Je vous jure que je ne pensais pas ce que j'ai dit. Je sais que vous êtes un excellent agent et que vous n'avez pas pu vous défendre. Je comprends d'autant mieux que vous ayez été blessée après ce qu'il vous a fait subir. Je me sens aussi coupable parce que je n'ai rien vu, rien compris... Je sais aussi que vous ne pensiez pas que je suis « un homme arrogant, sans cœur, et qui vous pourrit la vie »...
- Je suis désolée, je voulais juste...
- Je sais, vous vouliez me protéger, m'épargner une nouvelle épreuve...Vous n'avez pas à vous excuser pour ça. Et je sais aussi que la culpabilité ne nous mènera à rien, elle ne m'a pas ramené Angela et Charlotte, et elle n'effacera pas non plus ces dernières semaines de nos vies. Vous savez ce qui me fait le plus mal ? Le manque de vous. Vous n'imaginez pas à quel point vous m'avez manqué. J'ai besoin de vous. Je ne peux plus imaginer ma vie sans vous. Vous êtes la seule personne à m'avoir aidé, à m'avoir soutenu, à m'avoir fait confiance. Et, j'ai la faiblesse ou l'arrogance de croire que vous m'aimez aussi. Alors, je vous supplie de me donner, de nous donner, une dernière chance. Sans vous, je n'y arriverai pas... je veux juste faire encore partie de votre vie. Ne me rejetez pas, je vous en prie...
Il s'était mis à pleurer, les yeux rivés sur la moquette. Elle ne l'avait pas souvent vu pleurer et ça lui brisait le cœur. Elle en avait eu les larmes aux yeux. Elle avait échoué, la culpabilité le rongeait. Mais, il avait aussi dit tellement plus : il l'aimait et il avait besoin d'elle dans sa vie. Peut-être que c'est la culpabilité ou la pitié qui parlaient, auquel cas l'avenir le lui dirait. Pour l'instant, il était là et elle ne voulait pas le rejeter.
Elle s'était alors approchée lentement du fauteuil au bord duquel il était assis, s'était placée juste entre ses genoux comblant ainsi le vide qui les séparait. Elle avait hésité puis avait délicatement posé sa main dans ses boucles blondes. Il avait alors appuyé sa tête contre son ventre et l'avait délicatement enlacée. Elle ne l'avait pas repoussé alors qu'il continuait à pleurer doucement. Elle devait le rassurer, mettre fin à la peine qu'il ressentait.
- Il n'est pas question de vous rejeter, vous êtes la personne la plus importante de ma vie depuis dix ans et ces dernières semaines n'y ont rien changé.
Elle l'avait senti se détendre un peu et les pleurs avaient cessé, mais il n'avait pas relâché son étreinte.
- C'est juste que...je ne peux pas oublier si vite, je voudrais mais je ne peux pas. J'ai besoin de temps, Jane. Je ne sais pas si j'y arriverai un jour. Mais je suis sûre d'une chose : j'ai besoin de vous. C'est juste que je ne peux rien promettre ni offrir pour l'instant.
- Je ne vous demande rien d'autre que d'être près de vous. Vous m'avez tellement manqué, Teresa...
Ils étaient restés ainsi quelques minutes, ne voulant pas briser ce moment. C'est elle qui s'était reculée, un peu gênée, et il avait alors relâché son étreinte. Il lui avait alors offert un magnifique sourire avant de proposer de faire un peu de thé pendant qu'elle s'asseyait sur le sofa. Quand il était revenu avec deux tasses fumantes, il l'avait trouvée endormie, recroquevillée sur le sofa. Il s'était accroupi près d'elle, avait caressé ses cheveux puis déposé un baiser sur sa joue. Il était resté plusieurs heures à la regarder dormir et à veiller sur son sommeil, son joli visage était marqué par la fatigue. Il était parti aux premières lueurs du jour en laissant un petit mot et avec une seule idée en tête : faire tout son possible pour la rendre heureuse à nouveau.
