Désolée pour l'attente que je vous ai fait subir mais plus la fin approche et plus c'est difficile à écrire. Je ne veux pas vous décevoir et rater la fin de cette fic qui me tient à coeur.

J'espère que cet avant dernier chapitre vous plaira.

...

Chapitre 8 : amitié ou amour ?

Depuis cette lettre, presque un mois s'était écoulé. L'attitude de Lisbon avait beaucoup changé. Elle gardait la tête haute en traversant les bureaux, elle souriait sans se forcer, elle ne lui cachait plus ses moments de doute et de tristesse. Elle lui parlait aussi des cauchemars qu'elle faisait encore mais moins souvent. Il lui parlait alors de ceux qu'il avait faits pendant toutes ces années et qu'il lui arrivait encore de faire. Il était là, la faisait rire, l'emmenait dîner, l'avait même emmenée à un concert...Il prenait soin d'elle sans jamais s'imposer, l'ami parfait...

Sa présence lui était devenue indispensable pour se sentir bien. Il était prévenant avec elle mais elle avait aussi remarqué qu'il mesurait chacun de ses gestes. Il était l'ami sur qui l'on peut compter à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Son ami... Elle avait cru avoir perdu son amitié après Red John mais finalement, cette épreuve les avait rapprochés. A une époque, elle avait espéré qu'une fois sa vengeance accomplie, une fois Red John mort, il passerait à autre chose, il laisserait Angela et Charlotte reposer en paix. Elle avait espéré pouvoir lui dire ce qu'il représentait pour elle, à quel point elle l'aimait. Elle n'avait pas prévu que Red John s'arrangerait pour gâcher cela. Ce jour-là, quand Jane était venu à sa sortie d'hôpital, il avait dit qu'il l'aimait, et depuis longtemps... Le pensait-il vraiment ou était-ce le poids de la culpabilité et la pitié qui avaient parlé pour lui ? Elle ne savait pas et il n'avait pas réitéré son aveu depuis. Ne le pensait-il plus ? Peut-être avait-il peur d'être rejeté ou leur amitié lui suffisait-il? Peut-être était-ce encore pire que cela... Red John avait peut-être raison, peut-être que Jane ne pouvait pas être avec une femme salie par son pire ennemi. Au milieu de tous ces doutes, la seule chose dont elle était sûre est qu'elle ne voulait pas le perdre et il y avait des chances que ça arrive si elle lui avouait son amour.

Jane était lui aussi en plein doute. Avant cette épreuve, il était persuadé qu'elle éprouvait les mêmes sentiments que lui et qu'une fois sa vengeance accomplie, il serait libre de l'aimer. Mais maintenant ? A sa sortie d'hôpital, il lui avait dit qu'il l'aimait mais elle n'avait rien dit de tel ou du moins, pas en ces termes. Elle avait dit qu'il était la personne la plus importante de sa vie, qu'elle avait besoin de lui mais qu'elle ne pouvait faire aucune promesse, qu'elle avait besoin de temps. Alors, il lui avait laissé du temps et n'avait rien demandé d'autre que de faire partie de sa vie. Aujourd'hui, leur amitié était plus forte que jamais et elle avait bien insisté sur le terme ami. Peut-être que leur amitié lui suffisait ? Ou peut-être avait-elle peur de passer à une relation amoureuse ? C'était si facile de lire les autres, pourquoi n'y arrivait-il pas avec elle ? Peut-être devrait-il lui demander clairement où ils en étaient ? Cette éventualité lui faisait peur. Et s'il s'était trompé, si elle ne voulait tout simplement pas de lui ? Ou peut-être attendait-elle qu'il fasse à nouveau un pas vers elle ? Tant et tant de questions auxquelles il ne trouvait pas de réponse et qui le torturaient depuis des jours.

Ils venaient de boucler une enquête compliquée et le procureur Ardiles était venu les féliciter en personne. Ils lui avaient fourni le coupable sur un plateau, l'inculpation n'avait été qu'une formalité. Mais visiblement, il ne s'était pas déplacé seulement pour ça. Jane avait toujours remarqué la façon dont il regardait Lisbon, il avait un faible pour elle et ça l'agaçait. Après les félicitations de rigueur à toute l'équipe, il s'était adressé directement à Lisbon.

- Dites-moi Teresa, je me demandais si vous accepteriez de dîner avec moi ce soir pour fêter ça, je connais un très bon restaurant italien...

- Je …. Je suis désolée mais je suis prise ce soir.

Elle était visiblement gênée tandis que l'équipe suivait l'échange, amusée, tous sauf Jane qui avait l'air contrarié, ce qui n'arrivait jamais. Grace avait bien remarqué son changement d'humeur, la jalousie le rongeait. Ardiles, lui, avait été un peu dépité.

- Oh...et qui est ce chanceux ?

C'est le moment qu'avait choisi Jane pour se lever de son canapé et intervenir.

- C'est moi ! Enfin, c'est nous. Voyez-vous, nous avons une tradition : à chaque grosse enquête résolue, on se fait une soirée pizzas. Vous voyez, elle mangera italien.

Il avait dit cela avec un air moqueur et suffisant alors qu'ils se tenaient de part et d'autre du bureau de Grace tels deux coqs sous le regard amusé de l'équipe. Lisbon avait été quelque peu gênée par l'invitation d'Ardiles et en même temps ravie de la réaction de Jane, il était jaloux .

- Ok , je vois, ce sera pour une autre fois, Teresa.

- Mais, vous pouvez vous joindre à nous.

- Non merci, je serais sûrement de trop, à bientôt.

Jane avait attendu qu'il s'éloigne pour déclarer simplement :

- Sage décision, il n'est pas assez marrant pour se joindre à nous !

Elle n'avait pu se retenir de rire à cette remarque presque enfantine.

- Allez les amis, plutôt que de faire livrer les pizzas, je vous propose d'aller à la pizzeria puis au bar qui est à côté, c'est moi qui régale, qu'en dîtes-vous ?

Sa proposition fut accueillie par un ok synchronisé.

- En plus, je vous fais même l'honneur de vous conduire dans ma magnifique voiture.

- Avancez-vous , je vous rejoins, avait déclaré Lisbon .

- Lisbon, vous avez peur à ce point de monter dans ma voiture ? Je suis vexé !

- Il est vrai que monter dans votre voiture n'est pas des plus rassurant mais non, j ai encore de la paperasse à finir, je ne nommerais pas le coupable ….

Comme d'habitude, il avait fait des siennes.

- Je vous attends.

- Merci Jane mais je n'en ai pas pour longtemps, juste le temps que vous commandiez et je serai là.

- Ok, ne tardez pas trop Lisbon … et pour la pizza, la végétarienne ?

- Oui, merci.

Ils étaient donc partis tous les quatre. Dans la voiture, Rigsby l'avait taquiné sur sa tête quand Ardiles avait invité Lisbon.

- On t'a déjà dit que la jalousie est un vilain défaut...dit-il en ricanant.

Même Cho s'y était mis.

- T'aurais dû voir ta tête quand il l'a invitée !

- Ah, ah, ah, très drôle les gars.

- Ne les écoute pas ces deux affreux, j'ai trouvé ça mignon tout plein.

- Merci Grace, ça m'aide beaucoup ! Et je ne suis pas jaloux !

- Mais si tu l'es ! Heureusement que tu n'étais pas là quand le bellâtre du FBI lui a fait du gringue l'autre jour. Il était beaucoup moins subtil qu'Ardiles, on aurait dit un chat devant une souris. Mais rassure-toi, elle l'a envoyé bouler en deux deux.

Ils avaient raison, il était jaloux et pas très discret non plus. Mais il avait aussi surpris son regard amusé et ravi à sa réaction inhabituelle.

Lisbon était arrivée une demi-heure plus tard. La soirée s'était déroulée dans la bonne humeur et ils avaient poussé jusqu'au bar d'à côté, qui pour un jeudi soir était bondé en raison d'une soirée dansante. Ils avaient regardé Cho, Rigsby et Grace danser tout en discutant de la dernière affaire et de son plan plus que tordu, mais qui avait fonctionné comme toujours. Et puis, il y avait eu cette chanson, la même que bien des années auparavant. S'il avait cru en ce genre de choses, il aurait dit que c'était un coup de pouce du destin. Alors il avait pris sa main et entraîné sur la piste de danse sans lui laisser le choix. Pendant quatre petites minutes, il l'avait tenue contre lui, sentant sa main posée sur son torse ...Cette danse n'avait rien à voir avec la première qu'ils avaient partagée. Il avait prolongé ce moment encore quelques secondes après les dernières notes puis s'était éloigné d'elle à regret et quand leurs regards s'étaient croisés, il aurait juré y voir ce qu'il espérait tant. Elle lui avait murmuré un timide « merci » et ils étaient retournés s'asseoir.

La soirée terminée, Lisbon avait proposé à Grace de prendre le SUV pour ramener Cho et Rigsby et avait demandé à Jane si ça le dérangeait de la ramener, ce qu'il avait de suite accepté non sans faire une remarque sur sa témérité à monter dans sa voiture.

Elle s'était assoupie durant le trajet retour, le visage tourné vers lui. Arrivés devant chez elle, il avait pris quelques minutes pour l'observer. Elle avait l'air serein et elle était si jolie... Durant tout le trajet, il avait revécu cette danse, sentant encore le doux parfum de ses cheveux, sa main posée sur son torse, son corps si près du sien, sa joue dans son cou. Et puis son regard quand ils s'étaient séparés. Ce n'était pas de cette façon là qu'on regardait un ami, il en était certain... Il la réveilla doucement en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle s'éveilla en lui offrant le plus merveilleux des sourires.

- Désolée, j'étais un peu fatiguée.

- Ne le soyez pas, c'était très agréable de vous regarder dormir si sereinement ... Je vous raccompagne jusqu'à la porte.

Une fois la porte ouverte, elle s'était retournée vers lui presque timide.

- Merci de m'avoir ramenée.

- Un plaisir comme toujours.

Il avait hésité puis s'était penché sur elle et avait délicatement posé ses lèvres sur les siennes. Ses lèvres étaient encore plus douces que ce qu'il avait imaginé. Le moment de surprise passé, elle avait répondu à son baiser. C'était un baiser doux et tendre comme elle en avait rêvé des centaines de fois depuis qu'elle le connaissait mais c'était encore mieux en réalité, ses lèvres étaient chaudes et douces. Il avait savouré chaque seconde de ce premier baiser mais c'est lui qui y avait mis fin. Ça lui avait demandé un gros effort pour ne pas la prendre dans ses bras et approfondir encore ce baiser qui avait éveillé en lui des sensations oubliées depuis longtemps. Mais après ce qu'elle avait vécu, il devait se contrôler, ne pas la brusquer. Encore troublé par ce moment qu'ils venaient de partager, il avait parlé sans vraiment réfléchir.

- Je suis désolé, je crois que je devrais partir.

Elle avait levé vers lui un regard désemparé. Il l'avait embrassée, elle ne l'avait pas repoussé et maintenant il était désolé... Il n'aurait rien pu dire de pire.

- Non, ne vous excusez surtout pas !

Elle s'était précipitée chez elle en claquant la porte.

Sous le choc, il n'avait pas bien compris sa réaction, elle était blessée alors que c'est tout l'inverse qu'il voulait. Pourquoi ? Il ne pouvait pas partir en la laissant ainsi, il voulait comprendre ce qu'elle ressentait. Il était entré et l'avait trouvée en train de pleurer dans le salon.

- Teresa...

- Partez, Jane.

- Non, je ne partirai pas. Je crois que vous avez mal interprété ce qui vient de se passer. Dîtes-moi ce que j'ai fait de mal ?

- Rien, c'est très clair. Je croyais que...

- Que croyiez-vous ? Parlez-moi.

- Je croyais que vous pourriez m'aimer, que vous pourriez me désirer... mais en réalité, vous venez de réaliser que je vous dégoûte, n'est-ce pas ?

- Mais non enfin ! Qu'est-ce qui vous fait penser une chose pareille ?

- Red John, ce jour-là, il a dit...il a dit qu'après ça, je vous dégoûterai tellement que vous ne voudriez jamais me toucher.

Elle avait dit ça en lui tournant le dos, honteuse. Red John, encore lui...cela ne finirait donc jamais ? Il était mort et arrivait encore à leur faire du mal.

Il s'était approché d'elle et avait posé ses mains sur ses épaules puis l'avait entourée de ses bras et serrée contre lui. Encore quelque chose qu'elle lui avait caché. Il aurait été si facile de la rassurer si elle lui avait parlé. C'était le moment de lui dire à nouveau ce qu'il ressentait pour elle et peut-être oserait-elle se dévoiler aussi...

- Ce qui me dégoûte Teresa, c'est ce qu'il vous a fait, pas vous. Ce soir, j'aurais voulu que cette danse ne s'arrête jamais pour pouvoir vous garder serrée contre moi. Et ce baiser que nous avons échangé, je l'attendais depuis si longtemps ...Vous avez réveillé en moi des sentiments et des sensations que j'avais oubliés. Je vous jure que ça m'a demandé un terrible effort de quitter vos lèvres mais c'est pour vous que je l'ai fait. Je me suis excusé parce que je ne voulais pas vous brusquer et j'avais peur aussi, peur que vous me repoussiez. Je me suis mal exprimé car je ne regrette pas de vous avoir embrassée et je n'ai qu'une envie, c'est de recommencer. Je dois vous avouer aussi que, même si notre amitié est très importante pour moi, j'espère toujours que notre relation change. Je vous ai dit que je vous aimais, j'ai été clair là dessus dès que nous avons pu nous expliquer.

- Je... je croyais que c'était parce que vous vous sentiez coupable, que vous aviez pitié de moi.

- Donc, ce n'était pas clair … Je vais essayer de l'être aujourd'hui : Je suis amoureux de vous, Teresa. Je suis sûr de mes sentiments mais je ne sais pas ce qu'il en est pour vous. Qu'attendez-vous de moi ? Que voulez-vous ? Vous m'avez dit ce jour-là que vous ne pouviez faire aucune promesse, que vous aviez besoin de temps. J'ai compris. Je vous ai laissé du temps et je vous en laisserai encore autant que nécessaire. Mais aujourd'hui, j'ai besoin de savoir si vous m'aimez aussi, je crois que c'est le cas mais j'ai besoin d'en être sûr, j'ai besoin de l'entendre...

Elle s'était tournée vers lui et avait posé sa main sur sa joue.

- Vous ne savez vraiment pas ?

- Vous avez prouvé de nombreuses fois que malgré les années, vous restez un mystère pour moi.

Il avait dit cela si tristement, elle devait le rassurer comme il venait de le faire, elle devait lui dire, lui avouer ce qu'elle éprouvait pour lui depuis si longtemps.

- Je vous aime aussi.

Les doutes qui l'avaient envahi depuis toutes ces semaines étaient levés, elle l'aimait. Son visage s'était illuminé d'un magnifique sourire.

- Mais, j'ai peur, peur que ça ne marche pas et de vous perdre.

- Vous ne me perdrez jamais Teresa, nous avons traversé bien trop d'épreuves ensemble. Je vous aime et vous m'aimez ! Rien ne se passera mal...

- Vous savez bien de quoi je veux parler...

Bien sûr qu'il savait de ce dont elle voulait parler et il y avait eu beaucoup trop de non-dits jusque là, autant aborder le sujet sans détour.

- De quoi ? De sexe ? On n'est pas pressé, je ne suis pas pressé et avant que vous n'interprétiez mal, ça ne veut pas dire que je ne vous désire pas. Nous avons tout le temps pour ça, pourquoi précipiter les choses ?

- Parce qu'aucun homme ne peut accepter une relation comme ça.

- Outre le fait que cette remarque est très sexiste et que je ne suis pas n' importe quel homme, je vous ferais remarquer que j'ai mis presque dix ans pour vous donner un seul baiser.

- Nous étions amis, c'était différent.

- Je peux vous assurer que dans mes rêves vous avez été souvent bien plus qu'une amie. Vous n'avez aucune idée du nombre de fois où j'ai imaginé vous faire l'amour. Ceci fait donc de moi le roi du self-control.

Elle avait rougi à cet aveu. C'est elle-même ce qu'elle avait imaginé des centaines de fois.

- C'est un grand changement, pour nous deux, et j'aimerais aussi profiter de ce début de relation comme tout couple naissant. Alors, voilà ce que je vous propose. Puisque nous sommes « ensemble », fini le « vous » et pas seulement quand nous sommes tous les deux. Qu'en dis-tu ?

- Euh, c'est surprenant...

- Ensuite, autant te prévenir, je suis très « câlin », alors je vais te prendre dans mes bras, souvent...

Il avait joint les gestes à la parole, son regard azur plongé dans le sien.

- Et puis, je vais t'embrasser aussi, encore plus souvent...

Et c'est ce qu'il avait fait avec autant de tendresse et de douceur que la première fois. Elle avait laissé ses mains remonter sur ses épaules puis jusqu'à sa nuque pour l'attirer contre elle. Quand ce baiser avait pris fin, il avait posé son front contre le sien mais aucun d'eux n'avait relâché son étreinte.

- Pas d'objection apparemment...

- Aucune.

- Et un jour, si je me débrouille bien, le désir deviendra plus fort que la peur, fais-moi confiance.

- J'ai confiance.

Ses mains s'étaient insinuées dans ses boucles blondes.

- J'adore quand tu fais ça...

- Quand je fais quoi ?

- Tes mains dans mes cheveux.

- Tant mieux parce que vous...tu n'imagines pas le nombre de fois où j'en ai rêvé.

Ils étaient restés ainsi enlacés en silence savourant ces premiers instants d'intimité.

- Je te rendrai heureuse Teresa, je te le promets.

- Tu me rends déjà heureuse...

Elle avait alors déposé un léger baiser sur ses lèvres.

- Et pour le travail ? Tu sais que les règles sont strictes entre les agents...

- Tout d'abord, je ne suis pas agent mais consultant. D'autre part, j'adore enfreindre les règles, tu sais que je ne peux pas m'en empêcher , et celles là ne feront pas exception ! Mon côté enfant terrible...

- Sois sérieux s'il te plaît.

- Je te promets que je ne ferai rien pour t'embarrasser ni te causer des problèmes, je sais trop bien à quel point ce travail est important pour toi... mais je n'ai pas envie qu'on se cache non plus. Ça te convient ?

- Ça me convient.

- Autre chose que tu voudrais me demander ?

- Et bien, je me disais que...enfin je pensais que peut-être tu pourrais … rester cette nuit, juste dormir. Mais je comprendrais si...

- Avec plaisir.

Il s'était dirigé vers son canapé, avait posé sa veste de costume et s'était allongé sur la méridienne.

- Viens...

Elle s'était allongée contre lui, la tête dans le creux de son épaule et une main sur son torse. Avant de s'endormir, elle avait à nouveau prononcé ces trois petits mots qu'il avait tant attendus. Il était resté éveillé encore un long moment, il n'arrivait pas vraiment à croire qu'elle était là contre lui. Il était heureux à nouveau alors qu'il avait longtemps cru que ce ne serait jamais possible. C'était grâce à elle et comme il le lui avait promis, il la rendrait heureuse elle aussi.