Salut tout le monde ! Je suis à l'heure et de bonne heure pour la suite du chapitre de la semaine dernière :)

Alors un petit résumé pour vous rappeler les dernières lignes!

Merci encore à tous ceux et celles qui lisent et me donnent leur avis:)


Lust For Blood

Chapitre 9: Une Longue, Très Longue Soirée

La douleur qu'il ressentit dans le dos électrisa Riku, le sortant de sa réflexion.

-Alors ? Les éléments te reviennent ? Demanda Zexion en posant une crème verte sur ses blessures dans son dos.

-C'est encore flou… où est Axel ?

-Je crois qu'il mange avec les autres vu l'heure. En revanche, il est venu te voir plusieurs fois, c'est même lui qui s'est occupé de toi pendant que je m'occupais de Ven.

-Comment il va ?

-Il est mort ce matin. Roxas est effondré et n'arrête pas de pleurer. Marluxia va finir par le tuer sous les coups de fouets… Pardon.

-De quoi ?

-Les coups de fouets…

-Je ne me rappelle pas de ce qui s'est passé… Je… J'étais avec Axel dans la salle de bain avant d'aller chez l'Empereur … et…

… Et soudain, tout lui revint.


Il sentait ses lèvres contre les siennes. C'était la première fois qu'il était si proche de quelqu'un, pourtant il avait l'impression qu'il savait ce que ses mains devaient faire. Elles se frayaient un chemin depuis sa nuque jusqu'à ses cheveux qu'il serra entre ses doigts. Axel avait glissé ses jambes entre celles de l'argenté, le retrouvant à califourchon sur ses jambes et quand il fut suffisamment près de lui, que leur torse se touchèrent et que par conséquent leur sexe, Riku eu un mouvement de recul.

-Quoi ?

Riku baissa les yeux, cherchant à fuir la situation, réalisant la position dans laquelle il était. Assis, nu, sur les jambes d'un autre homme, le sexe droit et ses mains dans ses cheveux.

Axel attrapa le visage de l'argenté, le forçant à le regarder droit dans les yeux. Il avait envie de se jeter sur ses lèvres et de dévorer sa bouche. Une envie qu'il était incapable d'expliquer, presque aussi intense que la pulsion qui l'avait poussé à tuer Vanitas avec toute la violence dont il était capable.

Il voulait simplement lâcher prise, oublier, se laisser porter et pendant un instant, ne plus être un gladiateur entre ces murs mais simplement un homme aux envies de chaires et de plaisirs. Pourquoi Axel ? Est-ce que l'envie qu'il avait eu de le tuer les trois premiers jours de leur vie commune s'était muer en ce désir ? En une volonté de posséder ou d'être possédé par la seule personne qui lui avait tenue tête ?

Le prenait-il comme un châtiment ? Se donnait-il à lui pour se punir de ne pas l'avoir battu ? Parce qu'ils s'étaient mutuellement sauvé la vie ? Parce qu'ils étaient les deux seuls survivant d'une boucherie injuste ?

Qu'est ce qui, sincèrement, le retenait en ce moment même de se jeter sur ses lèvres, de sentir la vigueur du roux satisfaire ses pulsions ? À part sa brillante morale ? Cette voix dans sa tête qui lui disait, sans aucune explication « Tu n'en as pas le droit ».

Pourquoi ? Il luttait contre son envie de faire l'amour en cet instant et l'idée que ce qu'il s'apprêtait à faire était mal. Pourtant, aucune loi, aucun règlement, pas même Eraqus ne pouvait leur interdire de consommer cette virulente passion.

Parce qu'Axel était un homme ?

Non. Simplement parce que cet homme était Axel.

En laissant ses pulsions guider sa volonté, il semblait se trahir. Trahir le Gladiateur qui s'était juré de lui faire la peau après leur premier combat. Trahir l'homme qui était blessé dans son orgueil. Trahir l'enfant qu'il fut et qui avait espoir de devenir un combattant de renom sans jamais essuyer la moindre défaite.

Et pourtant il savait qu'il ne laisserait personne d'autre qu'Axel faire ça.

Mais pas maintenant. Il fallait qu'il s'y prépare.

-On remet ça à plus tard. N'importe qui pourrait nous surprendre.

-Et ça ne t'excite pas ?

Riku ne répondit rien, se contentant de le regarder avec mépris. Ce genre de remarque avait le don de l'énerver au plus haut point. Pourtant il se retourna vers son partenaire et embrassa ses lèvres avec sensualité, mémorisant chaque aspect de ce geste. Imprimant dans son esprit, la sensation étrange de se mêler à un corps étranger, dont il ne pouvait prévoir les intentions. Les goûts étonnants que pouvaient découvrir sa langue. La façon dont son cœur semblait s'accélérer et la sensation que partout en lui, un air frais et pur se libérait dans ses veines.

L'odeur de lavande que Naminé lui avait appliquée sur le corps semblait s'être un peu estompée pour laisser place à une odeur que Riku connaissait bien. Celle du sable chaud de l'Arène.

Alors qu'ils se séparèrent, Axel retint Riku qui cherchait déjà à se débiner.

-Qui va s'occuper de ça ? Demanda le roux en pointant son sexe.

-Dois-je te montrer comment te servir de tes mains ? S'amusa le plus jeune en se dressant hors de l'eau.

-J'aurais au moins espérer que tu prennes tes responsabilités. Ce n'est pas Naminé qui m'a mis dans cet état.

Riku regarda le pénis d'Axel qui dépassait indéniablement de la surface de l'eau.

-Et je constate que je ne suis pas seul.

L'argenté découvrit également que lui aussi n'était pas resté insensible à leur petit jeu.

-On a encore quelques minutes devant nous, se serait dommage de les gâcher.

Plus par curiosité que réel envie de savoir comment ce temps allait être mis à profit, le plus jeune céda. Il laissa Axel le tiré jusqu'à lui, l'obligeant à se rassoir comme précédemment et d'une main, colla leur virilité l'une à l'autre.

-Tu n'es pas mal battit pour un gringalet. Commenta le roux.

-Je dois admettre que pour un fil de fer, tu es plutôt bien équipé aussi.

Voir son corps réagir à cette remarque eu pour effet de déclencher une vague sulfureuse et bouillonnante dans le corps de Riku. Quand Axel commença les vas et viens sur leurs parties intimes, Riku constata une chose simple.

C'était meilleur que tout ce qu'il avait connu jusque-là.

Ainsi, alors qu'il soulageait seul ces envies bien que rares, il devait s'efforcer de penser à une scène, une image pour aider, il avait un total contrôle du rythme, savait quand accélérer ou ralentir pour faire durer le plaisir or là il ne contrôlait rien. Il n'avait pas besoin d'imaginer quoi que ce soit. La performance qu'ils effectuaient, était largement suffisante pour stimuler son appétit. Sentir le membre gonflé d'Axel contre le sien, lui rappelait qu'il partageait cette situation avec une autre personne. Quelqu'un qui le regardait gémir et se laisser aller à offrir son corps dans la plus grande débauche.

Les accélérations qu'Axel appliquaient par moment surprenaient Riku. Augmentant ainsi cette sensation de ne rien pouvoir contrôler, d'être simplement offert à un plaisir mutuellement ressentit.

Sa tête se renversa en arrière, son bassin se mit à remuer de lui-même sur les jambes du roux, cherchant quelque part à reprendre le contrôle, à faire comprendre au roux qu'il était au bord de l'explosion.

Son souffle était court, il mettait un effort colossal à retenir ses gémissements de plaisir. Ses mains avaient élues domiciles sur les épaules d'Axel, ses doigts se contractaient de temps à autre sur ses muscles, preuves que ce qu'il éprouvait était intense.

Dans l'esprit de l'argenté, tout était si simple en cet instant. Ses muscles qui auparavant lui faisaient mal, enduraient à présent la douleur avec un plaisir presque sadique pour le maintenir dans la position inconfortable et bancale dans laquelle il se trouvait. Il se forçait à tenir parce qu'il sentait qu'il allait venir.

Son corps n'était que plaisir, désir, pulsion et envie.

Quand il sentit l'autre main d'Axel venir se glisser sur sa taille, ceinturant et caressant son bassin, Riku eu une nouvelle vague de bonheur.

-Axel… Je vais…

-Attend encore un peu…

Il sentait la main, source de son plaisir, ralentir, privilégiant son désir personnel à celui de son propriétaire. Il voulait qu'ils jouissent en même temps. Tentative bien difficile pour deux personnes qui ne se connaissent pas, qui n'ont jamais expérimenté les mêmes pratiques et qui n'avaient visiblement pas le même nombre de partenaires à leur actif.

Riku jouit en premier. Ne pouvant s'empêcher, malgré le soin apporté par Axel de ralentir la cadence. Le fruit de son pêché se trouvait à présent sur leur torse et voyant que le roux n'avait toujours pas conclu, Riku entreprit d'utiliser les quelques sinuosités que lui offrait les sensations post-orgasmique, pour s'écarter et venir poser sa main sur le membre dresser.

Il sentit Axel frissonner. Ses gestes, bien que maladroits étaient sincères et attentionnés. Il savait qu'il serait incapable de rendre au Galdiateur ce qu'il venait de lui offrir. Pourtant, il s'appliqua, utilisa ses deux mains pour venir tâter ses bourses et continuer les vas et viens sur le pénis. Il ne fallut pas plus de quelques secondes pour qu'Axel se libère enfin.

Quand ils eurent repris tous les deux leur souffle, il ne leur restait plus qu'à terminer leur toilette, faire disparaitre les traces de leur forfait, rajouter une couche d'huile parfumée à la lavande pour Axel et à la cannelle pour Riku, débarrasser leurs cheveux du sang, du sable et de la sueur et sécher leur peau et se vêtir.

Après ça, ils rejoignirent Eraqus, Yen Sid, Terra et Marluxia dans l'atrium, ils ne s'accordèrent pas un regard, pas une parole, cherchant à garder ce qui venait de se passer secret. C'était en partie excitent. La nouveauté de l'acte avait réveillé quelque chose en Riku qu'il avait toujours cru absent de ses attributions masculines.

Il avait maintenant hâte de rentrer au Ludus, que cette visite chez l'Empereur soit rapide et qu'il retrouve Axel dans la cellule qu'il s'était efforcer de le faire quitter pour retrouver sa solitude, pour que maintenant il lui apprenne tous les secrets de l'union entre deux hommes.

Pendant tout le trajet, le petit sourire satisfait qui ne quitta pas Riku intrigua Terra. Il avait fait la remarque qu'il n'avait pas vu Riku sourire depuis bien longtemps et le voyait à présent afficher un air totalement satisfait qu'il n'avait jamais aperçut sur aucun autre visage que celui du père de l'argenté après une victoire.

En ça ils se ressemblaient tous les deux. Leur physique était identique. Même cheveux, même yeux, les expressions et le caractère. A croire que la mère de Riku n'avait pas eu de rôle à tenir dans la conception de cet enfant.

Dans l'esprit torturé de Terra, en cet instant il s'inquiétait. Souriait-il parce qu'il était presque certain qu'il allait voir son père ? Parce qu'il savait qu'il avait vu le combat et qu'ils allaient certainement se confronter l'un à l'autre d'une façon ou d'une autre ?

En traversant la ville, Riku ne porta aucune attention à l'architecture, aux gens qui étaient là, il trouva d'ailleurs le chemin plus court que celui qui les menait généralement jusqu'à l'arène. Ses pensées l'occupaient tellement qu'il ne voyait plus te temps passer.

Quand ils stoppèrent le pas, ils se trouvaient devant une grande porte, gardée par des légionnaires, un peu comme chez eux mais cette fois, les hommes étaient bien plus nombreux. Ils passèrent devant un grand nombre d'hommes et de portes avant de pouvoir réellement pénétrer dans le palais de Saïx.

Les lieux étaient si différents de ce qu'ils n'avaient jamais pu voir au Ludus. Pour eux la Villa d'Eraqus était le summum du faste. Mais en comparaison de ce qu'ils avaient sous les yeux …

Le Sol était blanc et plein de petites veinures noires et grises, semblait incassable et abominablement cher. Les statues qui se trouvaient à tous les coins de la somptueuse demeure étaient toutes plus grandes et complexes les unes que les autres. Certaines représentaient même l'Empereur. Dans les couloirs, la petite caravane qu'ils formaient croisèrent de nombreuses personnes, toutes près de petites tables où reposaient fruits et victuailles, un coupe à la main, attendant qu'un esclave vienne les remplir.

Certaines pièces avaient plusieurs niveaux, de façon à ce que tout le monde puisse se voir et reste visible. Mais aucune ne sembla comparable à celle dans laquelle les gladiateurs découvrir Saïx, assis sur son fauteuil, écoutant attentivement ou presque ce que lui disait une personne dont le visage était masqué par un capuchon.

-Eraqus ! Yen Sid. Vous voilà enfin, je ne vous attendais plus. Même avec le sourire qu'affichait Saïx, il n'était pas difficile de voir le reproche dans sa voix.

-Toutes mes excuses Imperator, votre messager nous avait pourtant demandé de nous joindre à vous pour les démonstrations.

-Cela valait uniquement pour vos Gladiateurs, je comptais sur votre présence pour le repas.

-Nous vous demandons de bien vouloir nous excuser.

-Voyez ce qui arrive lorsque l'on fait entrer la bassesse entre ses murs.

Le commentaire était de Maître Xehanort, acerbe et un brin éméché.

-Je me passerais de vos commentaires pour la soirée Xehanort. Gardes ! Veillez à raccompagner Maître Xehanort chez lui et qu'il y reste. Je ne veux pas avoir d'ivrogne dans ma maison.

-Vous pensez avoir gagné Eraqus ? Mais cet homme-là, il vous brisera ! Articula le Laniste en se faisant reconduire à la porte manu militari.

-Je ne supportais déjà plus sa présence depuis que ses hommes étaient les gardiens de l'arène mais depuis que vos Gladiateurs ont repris le dessus il est insupportable. Voilà donc, les vainqueurs de ce jour.

Saïx posa son verre de vin sur un muret et s'approcha d'Axel. Il y avait quelque chose en cet homme qui le rendait perplexe. Comme si il le connaissait depuis toujours mais qu'il lui était impossible de pouvoir retrouver les souvenirs qui lui étaient associés.

Puis son regard vint à se poser sur Riku.

-Enfin je peux le voir de près.

Il passa sa main sur son visage, palpa ses muscles, fit glisser ses doigts dans ses cheveux, scruta ses prunelles cyan et sentit son parfum de cannelle.

-Il n'a vraiment rien d'un Gladiateur. S'il n'était pas si important à vos yeux Eraqus, je vous l'achèterais pour mon plaisir personnel. Sa beauté est de grand standing.

Eraqus pouvait, grâce à son expérience, entendre Riku fulminer de l'intérieur. Dans ses yeux se lisaient la rage et le dégoût d'être traité comme un vulgaire morceau de viande.

-Gardes ! Mettez-les avec les autres à l'exposition, nous les ferons combattre plus tard.

Il semblait que chaque parole de cet homme soit prise avec le plus grand des dévouements. Alors ils furent emmenés au centre d'une autre salle, dans laquelle se trouvaient déjà beaucoup de monde au tour d'un petit bassin d'eau.

Dans ce petit bassin, pas plus profond que quelques centimètres, se trouvaient des carrés de bétons au milieu desquels se trouvaient des hommes, debout, droits, les mains derrière le dos, subissant les regards, les commentaires et parfois même les caresses des gens.

Qui pouvaient décemment se laisser faire ainsi ?

Puis Riku comprit. Son regard se posa sur un homme aux cheveux roux et aux yeux verts, sa musculature et ses vêtements, accompagnés de la marque d'un laurier sur son bras droit finirent de confirmer ses craintes.

Ces hommes étaient les quatre Champions de Saïx.

A une époque, Riku était bien trop petit pour participer à ce genre de cérémonies, les Gladiateurs d'Eraqus aussi s'adonnaient à ce genre de démonstration. Les combattants étaient exposés aux yeux et aux mains des amis du Lanistes qui pouvaient pour la première fois voir les Dieux de l'arène de près. Contre quelques rétributions, les hommes et les femmes présents avaient le droit de les toucher de façon assez personnelle.

En ce temps-là, il était possible de payer pour voir un Combattant se livrer à des performances sexuelles avec une esclave devant les yeux ébahis des convives.

Mais ce temps était révolu depuis qu'Eraqus n'était plus en procession de Gladiateurs dignes de faire vibrer les foules. A présent que ces hommes avaient retrouvé un peu de notoriété, ils étaient maintenant à la portée des mains et des yeux de ces hommes bien nés.

Pourtant en cet instant précis, ce ne fut pas d'être ainsi offert à la vue de ces personnes qui intimidait Riku.

Ce qui l'inquiétait, était de voir Le Grand Champion de L'Empereur.

L'homme qui n'avait jamais subit la moindre défaite, qui était venu à bout de trente hommes, seul. Celui qui avait défié un Lion et survécu à trois exécutions en règles. Le Gladiateur qui avait sans doute décapité le plus d'homme sur le sable de cette Arène, esclaves et Soldats confondus.

Se battre contre cet homme était synonyme de Mort. Il inspirait la peur et le désespoir rien qu'en prononçant son nom. Il était connu dans tout l'Empire pour sa force et sa rapidité. Son efficacité était si redouté que tous les Lanistes avaient confrontés leurs hommes face à lui, dans l'espoir de pouvoir prendre la victoire. Chaque combat se clôturant par un échec.

Tout chez cet homme forçait le respect. Plus d'une personne aurait tremblé devant lui, se pliant devant sa stature imposante. A croire que les Dieux l'avaient doté du corps le plus impressionnant du monde dans l'unique but d'être respecté au premier coup d'œil.

Sa taille, plus grande d'une tête que quasiment toute l'assemblée, faisait qu'il était quasiment impossible de ne pas le voir. Sa beauté froide était également une façon de préparer ses adversaires à rejoindre la mort. Ses traits fins et anguleux contrastaient avec sa peau blanche comme du marbre, reflétant la pâleur de la mort qu'il s'apprêtait à donner.

On avait fini par parler de lui comme d'un demi-dieu, impossible à vaincre et intouchable. Rependant la mort à chacun de ses pas. Certains avaient commencé à dire qu'il n'était pas humain, que rien ne pouvait venir à bout du Cauchemar, que si son sang touchait votre peau vous étiez maudit et que la mort viendrait vous prendre d'une manière ou d'une autre.

Ses mains étaient si puissantes qu'elles pouvaient en une pression briser un os sans sourciller, son agilité et sa rapidité étaient inégalées pouvant se protéger et attaquer en un quart de seconde.

Certains disaient même que ses yeux semblaient lire leurs âmes et qu'ainsi il décidait ou non de les envoyer en enfer.

Cet envoyé des Dieux était devenu une légende pour tous ceux qui n'avaient pas eu la chance de le voir de leurs propres yeux.

Mais Riku lui savait. Il savait que le Héros de l'Arène qui se tenait devant lui n'était qu'un homme. Un homme au cœur brisé et qui pour purger sa peine brisait celui des autres sans jamais pouvoir se remettre de sa douleur.

Un homme à qui l'on avait arraché l'humanité de façon cruelle et froide. Faisant de lui une machine à tuer sans pitié et sans états d'âmes. Parce que lui savait. Il savait ce qui pouvait blesser cet homme. Et tout simplement comment le faire sourire.

Il n'était pas ce monstre que les hommes décrivaient. Il n'était pas invincible, très fort, oui mais vulnérable à un coup bien porté. Il n'était pas l'animal dont le seul repas était le sang de ses adversaires.

Non, il était un homme à qui l'on avait tout enlevé et qui n'avait eu de choix pour survivre et caresser le doux espoir de pouvoir retrouver ce qu'on lui avait arraché, de se battait sans répit et avec la ferveur inégalée que lui offrait le désespoir.

A l'image de Riku, il semblait porter en lui une peine si grande et si intense qu'il s'efforçait de la cacher derrière la haine et le besoin de sang.

Le garde derrière lui le poussa, obligeant l'argenté à se frayer un chemin à travers la foule pour aller rejoindre l'homme aux cheveux roux qu'il avait aperçu.

Et une fois devant le petit bassin, au milieu duquel se tenaient les quatre Grands Champions, Riku se figea.

Il était là. Debout, les mains libres dans le dos, se tenant droit, acceptant le regard des autres le souiller. Son profil était toujours aussi sculpturale, son nez droit, ses yeux perçants, son port de tête hautain qui aurait pu le faire passer pour n'importe lequel de ces magistrats pompeux.

Riku avait eu du mal à se remémorer son visage, il l'avait pourtant connu, quand ils étaient encore tous les deux chez Eraqus, à l'époque où il faisait encore partie du Ludus. La seule chose qui avait un tant soit peu changer était les quelques petites rides, preuves qu'il avait vieillit que la longue frange de ses cheveux réussissaient à cacher.

Sur son bras, le laurier, marque d'appartenance à Saïx, trônait fièrement au-dessus de l'ancienne marque d'Eraqus, une clé.

Rien chez lui ne semblait avoir changé. Il se sentait toujours si minuscule à côté de lui. Il avait l'impression que s'il tournait les yeux, il ne le verrait pas. Il se sentait si insignifiant, si faible en comparaison de lui. Il doutait même qu'il le reconnaisse.

-Riku ? Ça va ? La voix de Terra le ramena sur terre. Il secoua la tête pour remettre ses idées en place et se tourna vers son Doctore pour aller prendre place sur les deux amoncellements de béton qui étaient à la surface du bassin près des Gladiateurs de l'Empereur.

Alors qu'il jetait un dernier coup d'œil au Champion des Champions, il le vit tourner la tête vers lui.

Il fut pétrifié. Tétanisé. Il avait pourtant pensé passer inaperçu, qu'il ne le remarquerait que plus tard mais quand son regard se posa sur lui, Riku redevint un petit garçon chétif et faible et l'homme redevint son père.

Le Gladiateur encra son regard dans le sien, l'observant comme si c'était la première fois qu'il le découvrait. Détaillant chaque partie de son visage pour se persuader qu'il faisait erreur. Mais non, c'était bel et bien son fils.

Le fils qu'il avait engendré avec une esclave pour qui il avait de profonds sentiments, le fils qu'il avait voulu éloigner de la Gladiature et de la cruauté de sa réalité sanglante, le fils qu'on l'avait forcé à abandonner pour rejoindre les rangs de l'Empereur entant que jouet.

Sur son visage rien ne transparu, il sembla impassible, comme si cette situation ne représentait rien, il avait toujours ce regard méprisant qui s'affichait avec aisance, le mettant à l'abri de tous soupçons quant à son trouble. Pourtant en lui tout était chamboulé. Son cœur sembla rebattre comme s'il avait été en veille jusqu'à présent, la culpabilité lui serra la gorge, ses mains se mirent à trembler et son ventre se noua, nostalgique.

Il aurait eu envie de se jeter vers lui, de le prendre dans ses bras, de tuer toutes les personnes qui se seraient mises en travers son chemin rien que pour le serrer contre lui, sentir son odeur et soigner son cœur certainement aussi brisé que le sien.

Mais l'homme dû faire face à un regard noir et courroucé de la part du jeune Gladiateur.

Il était conscient que c'était tout ce qu'il méritait mais comprenait-il qu'il n'avait pas eu le choix ? Qu'il avait souffert et pleurer son absence ? Pouvait-il imaginé que le colosse légendaire avait été déchiré par cette rupture ? Qu'il ne s'était jamais arrêter de penser à l'enfant qu'il avait abandonné ?

Il ne s'était d'ailleurs pas attendu à retrouver un jeune adulte, aussi grand et aussi musclé. Il devinait la barbe qu'il rasait le matin à en juger par les irritations de son visage, les callosités sur ses mains, dues aux longues heures d'entraînements et sa peau légèrement brunie, tannée par le soleil.

Quand il l'avait quitté il n'avait qu'une petite dizaine d'années et aujourd'hui, devant lui se tenait un homme. Capable de se battre pour survivre, capable d'ôter la vie à ceux qui menaçaient la sienne. En mesure de prendre des décisions difficiles et périlleuses pour s'assurer la victoire.

Il était fier de le voir là, vivant. Il savait que sa présence dans cette maison faisait de lui l'un des nouveaux favoris de la foule et par conséquent de l'Empereur. Mais ô combien il aurait préféré ne jamais le voir, là, à cette place précise.

Leur échange ne fut que rage, haine, colère, déception et pourtant, fierté, empressement, nostalgie et joie.

Riku fut pousser une fois de plus par Terra qui le força à rompre le contact visuel que le père et le fils semblaient partager. Il sentit une bouffé de terreur quand les yeux du Champions se posèrent sur lui.

Dans sa tête une voix lui disait : « Terra, tu as faillis à la mission que je t'avais pourtant ordonné de mener à bien ! »

Il sentait le regard du Gladiateur dans son dos et savait qu'il valait mieux pour lui qu'il ne s'approche pas du légendaire Cauchemar, sous peine d'être sa prochaine victime.

Un regard vers l'homme et Terra lui présenta ses excuses silencieuses.

Mais malgré le bruit des bavardages des hommes et femmes présents dans cette pièce et le bref murmurent que furent ses paroles, il les comprit et les acceptèrent.

« Pardon Sephiroth, pardon. »

To Be Continued


Alors? Tout le monde s'en doutait, ne faites pas les innocents! Dans mon monde parfait Sephiroth est le père de Riku et Kadaj Yazoo et Loz sont ses trois grands frères et Yazoo le grand frère parfait ;)

Non et puis excusez moi, mais la grande majorité des personnages à la longue et magnifique chevelure argenté ont tous un problème avec le bien et le mal! surtout dans l'univers fantastique de Square Enix! Et comme depuis le jour où je suis tomber éperdument amoureuse de Draco Malfoy, j'ai un problème avec les personnages qui savent pas très bien si ils sont gentils ou méchants! Si il y a un personnage que j'aime bien, vous pouvez être certains qu'à un moment ou un autre il va devenir méchant ou c'est avéré qu'il est méchant mais il regrette et n'a pas trop le choix:

Exemple? :

Kratos / Tales Of Symphonia

Bucky / Captain Amerika

Lucky / Thor

Draco Malfoy / Harry Potter...

Il y en a encore bien d'autre à l'appel mais bon... Ce sont les premiers qui me viennent.

Bon donnez moi votre avis sur ce que vous en avez pensé!

à plus

Ryuuketsu-Chan