- Ton bras, déclara Nott, je veux le voir. Des rumeurs laissent croire que tu étais à l'infirmerie. Je veux juste vérifier que ces deux choses ne sont pas liées.

Drago soupira, fatigué de devoir se battre à chaque seconde de sa vie. Azkaban n'était finalement pas une si mauvaise idée…

- Ton bras, répéta Nott, la voix suintant de menaces.

A bout, Drago tendit son bras avec défiance, le poing serré, et sans quitter l'autre Serpentard du regard, il remonta sa manche jusqu'au pli du coude. Nott fronça les sourcils en découvrant sa marque des Ténèbres, tandis que Drago passa son autre main sous son haut de pyjama et qu'il attrapa Baltus. Il garda l'animal endormi dans le creux de sa main, attendant la réaction de Nott pour la libérer.

- Satisfait ?

- Ne joue pas au plus fin avec moi. C'est pas parce que tu n'as rien maintenant que je te crois digne de confiance, Malefoy.

Nott grogna de défaite et quitta la pièce. Drago alla s'aliter sous le regard des autres Serpentard. Il ferma les yeux et essaya de rester impassible, malgré le miracle qui venait de se produire. Apparemment les marques de brûlure et les cloques avaient mystérieusement disparu de son avant-bras sans qu'il ne s'en aperçoive. La chance était pour la première fois de son côté et il en aurait presque explosé de joie s'il n'était pas aussi fatigué. Ce n'était pas aujourd'hui que Voldemort l'aurait et à cette pensée, Drago soupira de soulagement. La tension se libéra de ses membres par vagues de frisson et il finit par s'endormir, exténué. Le jeune homme resta au lit toute la journée, sautant tous les repas, avec Baltus confortablement blottie dans le creux de sa main.

Dans la tour des Gryffondor, Harry s'était également effondré de fatigue. Hermione avait voulu le réveiller à maintes reprises mais celui-ci n'avait même pas ouvert un œil. Il ronflait atrocement fort et Hermione avait fini par se boucher les oreilles tant le bruit était insupportable. En début de soirée, Ron l'avait rejoint et elle lui supplia de l'aider à le réveiller, ce qu'il fit en lui chatouillant les pieds sous les couvertures. L'Elu se redressa violemment dans le lit et adressa un regard assassin à ses deux amis.

- Désolé Harry, mais c'est Hermione qui voulait absolument te réveiller. Elle m'a obligé à utiliser ton point faible!

- Quel courage, Ronald…fit remarquer son amie, clairement amusée par la gêne du rouquin.

- Refait ça, Ron, et tu goûteras au plaisir de l'Endoloris. Non mais ça va pas la tête ? Tu sais que je supporte pas les chatouilles!

- Pauvre chéri ! Bon, l'essentiel c'est que tu es réveillé, déclara Hermione redevenue sérieuse. Ecoute Harry, je suis sincèrement désolée d'avoir interrompu ton marathon de sommeil, d'autant plus que tu en avais besoin, mais c'est vraiment important. J'ai besoin de savoir ce qui s'est passé avec Malefoy. Tu comprends, je me suis faite tellement de soucis pour lui depuis son agression que j'aimerais savoir s'il va bien maintenant. J'ai beaucoup de questions à te poser aussi.

Harry soupira mais ne protesta pas davantage. Il savait qu'il leur devait des excuses et des explications. Sans omettre aucun détail, il raconta tout ce que Malefoy lui avait confié la nuit dernière et il reconnut avoir menti à madame Pomfresh pour le protéger. Pour une fois, Hermione approuva son initiative, sous l'œil incrédule de Ron.

- Tu as bien fait, Harry. Cette espèce de…femme…ne comprend rien et ce n'est pas demain que cela arrivera. Il vaut mieux ne plus l'avoir dans les pattes. Tu dis que Malefoy ne peut pas s'enfuir à cause de sa mère et de ce qu'ils risquent de lui faire subir, mais je suis sure que Dumbledore pourrait faire quelque chose. Des Aurors pourraient lancer une attaque sur le manoir des Malefoy pour faire diversion et de cette manière, sa mère pourrait partir en douce. Ce n'est qu'une hypothèse, cependant je suis sure que des tas de possibilités existent.

- Peut-être, répondit Harry pensivement, les sourcils froncés, mais pour le moment, Dumbledore n'est pas là et il ne peut pas risquer de répondre à des questions pareilles par écrits. Drago est bel et bien livré à lui-même. Et je ne pense pas que nous puissions faire quoi que ce soit pour le moment.

- Mais Harry, Drago est en danger ! C'est un Mangemort et Tu-Sais-Qui peut le tuer au moindre faux pas. Et comme si c'était pas suffisant, il a des ennemis à Poudlard ! J'ignore si tu es au courant de ça, mais ce sont des Gryffondor qui lui ont infligé ces terribles blessures.

- Quoi ? s'exclama Ron et Harry en même temps.

- Après c'est peut-être une ruse des vrais coupables, mais toujours est-il que quelqu'un a marqué la hanche de Drago au fer. C'est…c'était le symbole de notre Maison.

Harry tourna la tête vers la fenêtre, écoeuré de ce qu'il venait d'entendre. Drago avait été marqué deux fois, comme du bétail. Sa fierté avait dû en prendre un sacré coup pensa-t-il.

- Et toi, Harry, continua prudemment Hermione, comment vas-tu ?

Le Gryffondor se retourna vers ses deux meilleurs amis et il fit l'effort de leur sourire avec gratitude.

- Honnêtement, je me sens beaucoup mieux, et ça faisait longtemps que je ne pouvais pas le dire sans vous mentir. Alors, Hermione, merci. Merci, parce que j'avais besoin d'entendre ce que tu m'as dit hier, je crois.

- Je suis heureuse de l'apprendre, Harry, ça me fait chaud au cœur.

- Et pardon de t'avoir parlé aussi mal, j'étais vraiment sur les nerfs, même si c'est pas une excuse. Je suis vraiment désolé.

- Harry…

La jeune femme, qui était assise sur le bord du lit adjacent à celui de Harry, se leva d'un bond et alla se blottir dans ses bras. Ron souriait d'un air bêta. En les voyant réuni, il se disait que rien ne pourrait les atteindre un jour, même pas la guerre, même pas la perte, même pas Voldemort.

Plus tard dans la soirée, Ron et Hermione étaient descendus rejoindre les autres Gryffondor dans leur salle commune, laissant Harry seul dans le dortoir. Toujours dans son lit, les yeux ouverts en direction du plafond, son esprit n'arrêtait pas de répéter les paroles du Serpentard. Il voulait en savoir plus, apprendre à le connaître plus. Malgré sa sincérité, il n'en restait pas moins un Mangemort et Harry voulait savoir jusqu'à quel point il constituait une menace. Il ne pouvait pas approuver qu'il soit devenu un serviteur du Lord Noir. Néanmoins, il comprenait maintenant pourquoi il en était arrivé là.

Peut-être qu'il existait un moyen de s'extraire de cette situation. Peut-être que Dumbledore pourrait l'aider à fuir avec sa mère, comme l'avait suggéré Hermione ? Il fallait qu'ils se revoient. Harry voulait vraiment l'aider.

Des petits bruits sourds attirèrent son attention en direction de la fenêtre. Des battements d'ailes contre la vitre…

- Baltus ! S'exclama Harry en reconnaissant immédiatement l'animal.

Il se précipita vers la fenêtre et fit rentrer la chauve-souris dans la pièce. Celle-ci vola en zigzag au plafond avant de se poser sur l'épaule du Gryffondor. Il découvrit un parchemin roulé accroché à sa patte droite. Le cœur battant d'excitation, Harry détacha le message et alla se réinstaller dans son lit. Baltus lécha l'oreille du Gryffondor pour le distraire mais ce dernier n'avait d'yeux que pour le parchemin déplié entre ses mains. La chauve-souris couina d'agacement et s'envola, à la recherche de nourriture. Toujours concentré, Harry lisait la lettre avec frénésie.

Potter,

Je tenais encore à te remercier pour ce que tu as fait pour moi. Je te dois la vie et je ne sais pas si je pourrais un jour m'amender de cette dette. Mais sache que si l'occasion se présente, je n'hésiterai pas.

Dans le cas hypothétique où tu serais intéressé, je compte aller me promener dehors cette nuit.

Bonne soirée.

D.M

C'est ainsi que Harry se retrouva dans le parc de Poudlard, en pleine nuit, à attendre que le Serpentard le rejoigne. Il ne savait pas pourquoi, mais il se sentait nerveux. Ses doigts gelés se tordaient dans tous les sens et il se balançait d'une jambe à l'autre sans pouvoir s'en empêcher.

Il avait prévenu Ron de son escapade pour que celui-ci ne s'inquiète pas de son absence et le rouquin avait boudé lorsque Harry lui avait expliqué qu'il ne pouvait l'accompagner.

Le Gryffondor essaya de se rappeler pourquoi il voulait voir Malefoy mais aucune réponse ne lui vint à l'esprit. Il ne savait plus ce qu'il voulait lui dire et il imaginait déjà le ton moqueur de son ancien rival quand il serait incapable de lui répondre pourquoi il était venu le retrouver. Son cerveau semblait tétanisé et un bref instant, il se demanda même s'il ne ferait pas mieux de rentrer au château.

Soudain, une main se posa sur son épaule droite et Harry sursauta de peur avant de faire volte-face.

- Pas de panique, c'est moi, murmura le Serpentard, un sourire malicieux bien en place.

- Espèce de crétin ! Tu m'as fichu une sacrée trouille !

- Désolé…murmura Drago un peu gêné.

Harry expira de soulagement et se mit à marcher aux côtés du jeune homme blond. Ils restèrent silencieux pendant toute leur promenade dans le parc. Un quartier de lune éclairait leurs pas d'une douce lumière tamisée. L'air était frais, mais sans être désagréable. La pluie avait enfin cessé de tomber, ce qui rendait leur promenade délicieuse.

Au bout de quelques minutes, ils s'étaient retrouvés au bord du lac, où on pouvait entendre les tentacules du calmar géant de Poudlard s'enfoncer dans l'eau dans un bruit sourd et apaisant.

- Tu veux reposer ta jambe un instant ? demanda Harry d'une voix timide qui lui était peu familière.

- Euh, oui, pourquoi pas, bredouilla le Serpentard, pas vraiment plus loquace que son compagnon.

A quelques pas de là, Drago reconnut la grosse pierre plate où il s'était assis la dernière fois qu'il était sorti du château. Il s'installa à nouveau à cet endroit, sous le feuillage persistant du vieil arbre qui était accolé à la pierre. Le blond soupira d'aise en sentant la douleur disparaître de son genou.

- Ça te fait très mal ? questionna prudemment le Gryffondor, s'attendant inconsciemment à une réponse désagréable de la part du Serpentard.

- J'ai connu pire…confia-t-il d'un rire sans joie.

Une brise vint caresser leur visage tout en faisant tourbillonner quelques feuilles mortes sur le sol de terre. Harry s'était finalement assis en tailleur près de Malefoy. Ce dernier avait fermé les yeux, appréciant ces rares instants de sérénité et d'oubli. Discrètement, le Gryffondor se risqua à observer le profil de son ancien rival. Son visage rappelait la qualité de la porcelaine, tant il paraissait lisse, sans imperfection, et d'une blancheur à faire rougir un spectre. Un rire cristallin le fit sursauter.

- Qui aurait cru que j'aurais pu un jour apprécier ta présence, Potter ? Ce monde tourne décidément à l'envers.

- …tu penses que c'est une mauvaise chose ? demanda prudemment Harry, sans trop savoir s'il posait la question par rapport à la première ou la deuxième réflexion du Serpentard.

-…non.

Harry plongea son regard dans celui du Serpentard et ils restèrent ainsi pendant un long moment, jusqu'à ce que Drago ne détourne le regard, l'encre de la nuit dissimulant l'empourprement de ses joues. Le Serpentard n'avait jamais aimé qu'on le scrute avec tant d'intensité. Il ne pouvait s'empêcher de penser au Seigneur des Ténèbres. Il avait l'impression que le Gryffondor voulait entrer dans son esprit. Harry se rendit compte qu'il le dévisageait ouvertement et que le jeune Malefoy en était mal à l'aise. Le Gryffondor baissa la tête, se sentant un peu bête.

- Désolé…

- C'est rien, Potter. Je suppose qu'on ne t'a jamais enseigné les bonnes manières…répliqua le Serpentard sans pouvoir se retenir.

- C'est pas faux, même si mon oncle et ma tante étaient des obsédés du paraître bien.

Drago fit une moue incrédule en soulevant un sourcil, ce qui amena un sourire amusé chez le Gryffondor.

- J'ai horreur qu'on me prenne pour un imbécile, Potter.

- Mais je te dis la vérité! Mon oncle et ma tante sont des gens pathétiques, obsédés par leur image. Le truc, c'est qu'ils m'ont toujours traité comme un chien quand les gens avaient le dos tourné. « Ramasse ça ! », « Ferme-là ! », « Va dans le placard. », s'exclama Harry en imitant la grosse voix de Vernon.

- …le placard ? répéta Drago de plus en plus décontenancé.

- Euh, oui, un placard à balai, sous l'escalier. C'était ma chambre quand j'étais petit, expliqua le Gryffondor sans se rendre compte qu'il baissait la tête et le volume de sa voix, un peu honteux d'avoir à préciser ces choses-là.

- Mais, je ne comprends pas, enchaîna le Serpentard en secouant la tête, tu es Harry Potter ! Celui qui a survécu !

- Dans le monde des sorciers, Malefoy…

- Pfff, les Moldus sont vraiment des imbéciles et des ignares !

- Oh pitié ! Commence pas avec ce genre de commentaires à la noix ! Comme si les sorciers étaient tous des gens parfaits, intelligents et bien éduqués.

- En tout cas, avec toi comme modèle pour la population sorcière, on comprend mieux pourquoi c'est loin d'être le cas ! Tu n'as aucune de ces trois qualités ! ricana le Serpentard, les yeux plein de malice.

- Ha ha ! Fais-moi rire, Malefoy, grommela Harry.

Il se leva soudain et se mit face à Harry, qui était toujours assis par terre. Harry lui fit les yeux ronds, tandis que Drago se tenait bêtement debout, sans rien dire, les bras ballants et l'air hésitant. Le Serpentard regarda tout autour de lui pour être sûr que personne ne les espionnait. Puis, l'envie de faire le fou le submergea et il se lança, avec un sentiment étrange de liberté et de joie.

- Oh regardez-moi ! Je suis Harry Potter, le Grâând Hâârrry ! s'écria Drago comme un ivrogne en gesticulant des bras comme un diable. C'est moi le plus beau, c'est moi le plus fort, c'est moi le plus intelligent, c'est moi l'Elu, mooooiiiiiiii ! hurla le Serpentard avant de se laisser tomber lourdement sur le sol, grimaçant un peu en sentant son genou craquer.

Harry avait d'abord été sidéré de voir le Serpentard se comporter si bizarrement, puis l'amusement avait pris place. Il essaya de contenir son sérieux, mais le coin de ses lèvres tremblait tant il avait envie d'éclater de rire, ce qu'il fit lorsque Drago se mit à hurler. Son rire se transforma en fou rire quand le jeune homme s'était effondré sur le sol. Harry était plié en deux, les mains entourant ses côtes tant la douleur était atroce. Il suffoqua pendant une bonne minute avant de se redresser, les yeux baignés de larmes.

- Oh bon sang, Drago, faut prévenir avant de faire une chose comme ça !

Le Serpentard se mit à rire à son tour, rejoint rapidement par le Gryffondor.

- Jamais je ne t'aurais cru capable d'un truc pareil. Tu as un réel talent pour m'imiter, tu le sais ça ?

- Toutes ces heures passées à te surveiller ont finalement servies à quelque chose !

- A me surveiller ?

- Oh, Potter ! Prends pas ton air de vierge effarouchée ! C'est pas comme si tu ne l'avais pas fait avec moi ! On s'est toujours surveillé !

- Hum…oui.

Harry avait répondu machinalement, son cerveau étant resté bloqué sur « vierge effarouchée » et « comme si tu ne l'avais pas fait avec moi ». L'association des deux phrases avait créé une drôle de sensation en lui. Harry se mit à sourire.

- Pourquoi cet air bêta le Gryffondor ?

- Hein ?

- A quoi tu penses pour faire cette drôle de tête ?

- Vaut mieux pas que tu le saches, Malefoy…

- Pourquoi ? Mon âme sensible risque de ne pas supporter ?

- C'est bien possible.

- Pfff, tu m'énerves, Potter. Tu vois, j'ai essayé de faire un effort et d'apprendre à te connaître vraiment, mais je crois que j'ai toujours su qui tu étais. Tu es quelqu'un de chiant, voilà ! Fin du mystère !

Harry gloussa face au Serpentard qui était devenu grincheux. Drago avait croisé les bras comme un enfant et sa bouche était déformée en une moue adorable.

- Pauvre petit, il a pas eu son goûter ! taquina le Gryffondor.

- Lâche-moi, tu veux ?

Soudain, le ventre du Serpentard se mit à gargouiller bruyamment à l'évocation de nourriture. Le masque de Drago se décomposa et Harry éclata de rire.

- Arrête de rire, c'est très gênant ! menaça Drago, le visage cramoisi.

- Toi et tes bonnes manières ! s'exclama Harry.

- Pfff, tu es immature, soupira le Serpentard, un léger sourire aux lèvres.

Tandis que Harry continuait de glousser, Drago entendit un bruit au-dessus de leur tête. Baltus apparut soudain entre les feuillages et vint s'installer sur les genoux de son maître.

- Te revoilà, ma belle. Tiens, quelqu'un m'a envoyé une lettre ?

Harry arrêta de rire. Drago détacha l'enveloppe de la patte arrière de l'animal, puis il l'inspecta d'un œil perçant. En quelques secondes, son visage devint livide, son expression figée.

- Malefoy ?

Drago rangea précipitamment dans sa poche la lettre qui était marquée d'un seau en forme de serpent. Il attrapa délicatement Baltus et la glissa sous son manteau. Il se releva alors et Harry en fit de même, le regard grave.

- C'est Voldemort, n'est-ce pas ? demanda le Gryffondor d'une voix tendue.

- C'était stupide de ma part. Jamais je n'aurais dû te proposer cette rencontre. C'est dangereux pour toi comme pour moi. Nous sommes ennemis, il n'y aura jamais rien d'autre. Je suis désolé…d'y avoir cru...

- Attends, Drago !

- C'est Malefoy. Je ne suis pas ton ami.

- S'il te plaît, laisse-moi une chance de t'aider. Si je suis venu ce soir, c'était pour te dire ça. Je n'ai pas encore d'idée concrète à te proposer, mais je voudrais vraiment te sortir de là !

- Ecoute, on s'est déjà tout dit la nuit dernière. Tu sais que je n'ai pas d'autre choix. Je te remercie sincèrement de vouloir m'aider, mais c'est déjà trop tard.

- Malefoy, je t'en prie, ne va pas le rejoindre. Je serais obligé de t'arrêter sinon.

- Et à quoi tu pensais en empêchant madame Pomfresh de me dénoncer ? Tu m'as déjà prouvé que tu ne m'enverrais pas à Azkaban. Ça signifie que tu me laisses être un Mangemort. Il n'y a pas d'autre alternative, Potter. Je suis désolé, mais tu as déjà pris ta décision.

- Arrête Drago…

Sans un regard en arrière, le Serpentard quitta la forêt et remonta la pente en direction du château, la lettre de Voldemort écrasée dans son poing.