- Mais ne t'inquiète pas, on m'a obligé à faire le serment inviolable comme quoi je ne lui ferais plus jamais rien. Je tiens suffisamment à la vie pour ne plus l'approcher.

Hermione le regarda partir, pas vraiment rassurée par ses paroles.

- Tu crois qu'il ment, Harry ? demanda Hermione.

- Non, je lui fais confiance.

Hermione et Ron étaient finalement retournés en cours tandis que Drago et Pansy avaient décidé de se reposer quelques heures dans leur appartement. L'appel d'un grand lit était bien trop tentant, surtout après ce qu'ils venaient de vivre. Leur organisme était à bout de résistance. Quant à Harry, le beau soleil de cette journée le décida à aller se promener dans le parc de Poudlard, histoire de s'aérer l'esprit.

Drago et Pansy se retrouvèrent donc dans la seule pièce qui disposait d'un lit. Les draps étaient d'un blanc cassé et une épaisse couverture de laine marron avait été soigneusement pliée et posée près des deux oreillers blancs à plumes d'oie.

- Tu veux qu'on mette la couverture ? demanda Pansy.

- Après un bain de glaçons, je dois dire que ce n'est pas de refus. Il ne manquerait plus qu'on tombe malade.

Pansy laissa échapper un rire sans joie avant de déplier la couverture sur le lit et de rabattre les coins sous le gros matelas. Drago la regarda faire d'un œil éteint.

- C'est bon, tu peux t'allonger, dit-elle en se mordant la lèvre inférieure.

La jeune femme tentait de dissimuler son trouble et son embarras face à Drago. Le Serpentard avait visiblement oublié ce qui s'était passé entre eux, mais pour combien de temps ? Pansy espérait de tout cœur qu'il ne s'en souviendrait jamais et aussi étrange que cela puisse paraître, elle aussi aurait voulu ne pas s'en souvenir. Pansy avait l'impression d'avoir profité de ce moment de faiblesse alors qu'il lui était impossible de réfréner ses envies.

Malgré ce qu'elle ressentait à cet instant, Pansy enleva sa robe de sorcier et s'installa dans le lit du côté gauche. Drago fit de même et s'alita à l'autre extrémité sur le dos. Ses yeux se fermèrent à l'instant même où sa tête se posa sur l'oreiller duveteux. Un soupir de contentement quitta ses lèvres. Aucun mot ne fut échangé entre eux jusqu'à ce que leur ventre ne crie famine, trois heures plus tard. Drago s'étira de manière féline, sous le regard envieux de sa partenaire.

- C'est l'heure de manger, dit-elle la bouche pâteuse.

En se mettant debout, Pansy vacilla légèrement et sa main se posa contre le mur pour se stabiliser. Elle constata que ses doigts tremblaient de nouveau.

- Mes mains tremblent aussi, remarqua le Serpentard à voix basse. Qu'est-ce qu'on devrait faire ?

- Je pense qu'on ne devrait plus en prendre jusqu'à notre prochaine mission. Si on veut que la drogue retrouve son efficacité d'avant, il va falloir endurer le manque et les autres effets secondaires…

Drago soupira gravement, la mine sombre.

- Entendu.

L'un comme l'autre Serpentard n'était pas très stable sur leur jambe. Ils décidèrent donc de se soutenir. Pansy agrippa le coude du jeune homme alors qu'ils venaient juste de sortir de leur appartement.

- Ah la galanterie, monsieur Malefoy, s'enthousiasma le chevalier du Catogan. Il n'y a rien de mieux que d'offrir son bras à une fleur si fragile…

Drago pouffa de rire aussi discrètement que possible, tandis que la jeune femme retira sa main, l'air offusqué.

- Moi ? Une fleur fragile ? Mais pour qui il se prend ce ringard ?

- Du calme ma fleur, se moqua Drago en glissant sa main autour de sa taille.

Pansy eut un pincement au cœur. Elle n'était peut-être pas friande de ce genre de relation où les mots doux étaient vomis jour après jour, dans l'espoir d'entretenir la flamme de la passion. Elle préférait quelque chose de simple et honnête, où on ne devait pas constamment rassurer l'autre de son amour. Cependant, entendre ces mots-là de la bouche de l'homme qu'elle avait toujours désiré, tout en sachant que c'était de l'humour…cela faisait mal. Elle serra les dents et ne laissa rien transparaître.

- Va te faire voir…

Arrivés à la Grande Salle, ils s'installèrent pratiquement en milieu de table, ce qu'ils avaient pas osé depuis longtemps. Harry était en train de déjeuner avec Ron et Hermione, le trio visiblement de nouveau soudé. Tous les trois discutaient avec joie, le sourire aux lèvres. Drago ne pouvait s'empêcher de sourire à son tour.

Le repas se déroula sans histoire. Pansy et Drago discutèrent de leur après-midi. Par chance, ils ne reprenaient les cours qu'à quinze heures, ce qui leur laissait un peu plus de deux heures pour rencontrer les rescapés de leur nuit de mission. Ils n'avaient pas vraiment eu le temps de se concerter sur la manière dont ils allaient diriger les entraînements. Il était nécessaire qu'ils en discutent avec Rogue, Harry et les principaux concernés.

Alors que les deux Serpentard s'apprêtaient à retourner dans leur appartement, Marcus Flint passa la grande entrée, un sourire malsain enlaidissant son visage. Sa garde rapprochée, faite de Crabbe et Goyle, pressa le pas pour rattraper le prince des Serpentard. Flint s'assit à côté de Drago, l'air franchement amusé. Harry qui avait suivi son manège depuis son entrée avait froncé les sourcils en le voyant s'asseoir si près de Drago. Il devait se tramer quelque chose.

- Hey Malefoy, quelqu'un a punaisé ta chauve-souris sur la porte du dortoir ! ricana Flint.

Drago se figea. Son regard horrifié croisa celui d'Harry, puis il regarda dans la direction des professeurs. Aucun n'avait entendu la nouvelle et seul Neville manquait à la table, à côté de madame Chourave.

- Il parle de Baltus, ta chauve-souris ? demanda Pansy, l'air mi-intéressée par la nouvelle.

Drago quitta sa place sans un regard vers elle. Il ne pouvait pas lui en vouloir de ne pas se sentir affectée. Seul Harry était en mesure de comprendre à quel point la belle créature de la nuit avait de l'importance à ses yeux.

- Drago, attends-moi !

Drago ignora Pansy et s'élança dans le hall en direction des escaliers. Non loin d'eux se trouvait Harry qui n'avait pas pu s'empêcher de les suivre. Le Serpentard avait l'impression de descendre aux enfers. Ses pas martelaient le sol en pierre à un rythme effréné, tandis que son cœur était pressé dans un étau de chair. Perdant l'équilibre en bas de l'escalier, il se tordit la cheville et s'effondra par terre. Mais Drago ne sentait même pas la douleur. La peur avait noyé sa conscience et il se remit debout dans un bond maladroit.

- Tu t'es fait mal ? demanda la jeune femme essoufflée.

Une fois encore, le Serpentard regarda droit devant, espérant voir la silhouette de sa belle se profiler au loin. Plus rien n'avait d'importance. Harry finit par rattraper Pansy et après quelques grandes enjambées, il parvint même par la dépasser. L'Elu se rapprochait de plus en plus du jeune homme qui était à bout de souffle.

Les derniers pas semblèrent interminables pour Drago. Avant même de voir la porte du dortoir des Serpentard, le jeune homme reconnut les couinements plaintifs et désespérés de sa petite chauve-souris.

- Seigneur, merci. Tu es vivante.

Mais Drago n'était pas soulagé. Savoir qu'on l'avait crucifié était insupportable. Et savoir qu'il n'avait pas pensé à elle depuis plusieurs jours et que si Flint ne l'avait pas prévenu, elle serait probablement restée là des heures avant de mourir de faim, c'était encore plus intolérable. C'était impardonnable.

Drago la vit enfin et un cri de rage remonta des profondeurs de sa gorge pour éclater contre les murs environnants. Harry et Pansy s'immobilisèrent en entendant le Serpentard. Drago s'approcha d'elle, les poings serrés, son corps parcouru de frissons de haine. La bête ailée avait sa petite gueule ouverte d'agonie, ses minuscules dents visibles, ses yeux noirs invisibles sous ses paupières plissées, ses ailes déchirées à plusieurs endroits. Seule l'ossature de ses ailes supportait le poids de son corps, les clous ayant déchiré la fine peau sur le tiers de ses ailes. Le sang dégoulinait depuis un bon moment à en juger par la flaque de couleur carmin qui tâchait le sol.

En ouvrant les paupières, Baltus vit son maître et parut encore plus terrifiée. Son petit corps velu se tordit dans tous les sens, dans l'espoir vain de se libérer.

- Doucement ma jolie, je ne vais pas te faire de mal. Tu le sais bien.

Drago recouvrit son corps de la paume de sa main gauche avant d'extraire les clous qui maintenaient ses ailes contre la porte. L'animal couina de plus belle et se débattit avec encore plus hargne. Ses griffes vinrent lacérer la peau de ses mains tandis que ses petites dents pointues s'enfoncèrent dans sa chair tendre comme dans du beurre. Drago la relâcha par surprise et celle-ci s'écrasa au sol dans un bruit sourd. Elle tenta de s'envoler à maintes reprises, faisant battre ses ailes de manière chaotique sans aucun résultat.

- Arrête ! Tu vas te blesser ! Baltus, arrête ! Arrête !

Mais la chauve-souris n'écouta pas son maître. Elle semblait aveuglée par la peur. Drago prit le bout de sa cape et réussit à la coincer avec. Il l'enveloppa très délicatement mais sa prise était suffisamment ferme autour de l'animal pour qu'il ne s'enfuie pas. Drago fit demi-tour et passa à côté de Pansy et Harry sans un mot, le visage marqué par la fureur.

- Drago ? interpella la jeune femme d'une voix incertaine et inquiète.

Une porte claqua pour simple réponse.

- On a fait quelque chose qui fallait pas ?

- T'inquiète, Pansy. Il est juste très inquiet pour elle.

- Mais c'est qu'une bête ! Si elle crève, il suffira d'en racheter une autre ! Fin du problème.

Les sourcils du Gryffondor se soulevèrent.

- Le tact, c'est vraiment pas ton truc, hein ?

- Oh ta gueule, Potter. Je te signale que c'est pas ton fort non plus, alors tes leçons de bonne conduite, tu peux te les foutre dans le…

- Ok ! J'ai compris ! Pas besoin d'entrer dans les détails.

Harry tourna les talons, suivi de près par la jeune femme. Pansy le guida jusqu'au portrait du chevalier du Catogan. Au point de confidences où ils en étaient, ce n'était pas ce détail qui changerait leur vie.

- Oh gente damoiselle, où se trouve votre preux chevalier?

- Bon toi, tu me saoules, c'est clair ? explosa Pansy sous le regard médusé de l'Elu. J'ai autre chose à foutre que d'entendre tes conneries de fleurs fanées, alors laisse-nous passer ou je vais te montrer que mes pétales fragiles sont capables de flanquer de sacrées roustes! Voilà au moins un mot de cul coincé que tu comprends, n'est-ce pas ?

Le pauvre chevalier était devenu livide sous la pluie de mots vulgaires. Sa tête était maintenant rentrée dans ses épaules et toute son armure claquait de peur.

- Oh que suis-je distraite…le mot de passe. Lux, cher ami…

Pansy sourit victorieusement toutes dents déployées lorsque le tableau s'écarta dans un grincement.

- T'es vraiment cinglée ma parole, soupira Harry en secouant la tête.

Les deux sorciers entrèrent dans l'appartement en silence. Drago était assis à la table du salon. Baltus était étendue sur la table, inerte. Harry retint sa respiration en voyant le Serpentard, le visage niché dans ses mains, les coudes posées de part et d'autre de Baltus sur la table. Pansy resta figée sur place tandis qu'Harry trouva le courage de rejoindre Drago. Sa main se posa sur son épaule et le Serpentard secoua lentement la tête. Le silence était oppressant et douloureux. Harry pouvait sentir toutes les émotions du Serpentard à travers ses doigts.

Il osa poser son regard sur Baltus. Elle semblait juste endormie, ce qui était improbable vu l'état de panique qui la submergeait quelques minutes plus tôt. Il n'y avait pas vraiment beaucoup d'autres alternatives à son état. Harry posa son autre main sur son ventre dans l'espoir fou de sentir un souffle ou le battement faible de son cœur. Tout d'abord, il ne sentit rien, puis quelques secondes plus tard, de petites vibrations vinrent percuter le bout de ses doigts. Le Gryffondor expira de soulagement.

- Elle est encore en vie, Drago.

- Je sais, je lui ai administré de la GHB pour qu'elle se calme un peu.

C'est à ce moment qu'Harry remarqua la seringue posée sur le bord de la table. Drago releva la tête et ses yeux lui adressèrent un regard débordant de culpabilité. Il repoussa doucement la main du Gryffondor.

- Rien ne tout cela ne serait arrivé si j'avais fait attention à elle comme il aurait fallu.

- Ne sois pas si dur avec toi-même. Tu avais tant de choses à faire ces derniers temps…

- Ce que tu dis est la raison, mais ce ne sera jamais une excuse. Je n'ai aucune excuse pour ça. Je m'étais juré de protéger ce que j'aime et voilà comment j'ai pris soin d'elle. Je ne me souviens même plus la dernière fois où je l'ai vu ou nourri, tu te rends compte ? Je ne pourrai jamais me le pardonner…

- Drago…

- J'ai besoin d'être seul.

Harry soupira mais fit ce qu'il lui était demandé. Sans rien dire, il quitta le salon, entraînant Pansy avec lui.

- Ahhh mais lâche-moi ducon ! dit-elle en finissant par le pousser contre le mur.

Ils sortirent de l'appartement et prirent la direction du septième étage. Rogue les attendait déjà, les bras croisés, l'air particulièrement bougon.

- Rebonjour cher professeur, fit Harry tout sourire.

Rogue leva les yeux au ciel, tandis que Pansy le scrutait avec dégoût.

- Gardez votre salive pour un meilleur usage, Potter. Vous en aurez bien besoin pour convaincre tous ces gens à participer à cette guerre.

- Je parlerai d'abord, intervint Pansy les sourcils froncés. Si ça ne marche pas, tu pourras leur rappeler que tu es le guide spirituel des innocents et bla bla bla. Joue ton rôle de sauveur de l'humanité quoi. Fait le beau, enfin, tu m'as compris…

Rogue étouffa un ricanement dans sa manche tandis que l'Elu restait bouche bée. Pansy lui fit un clin d'œil avant de faire trois va-et-vient devant le mur de l'entrée de la Salle sur Demande. La porte apparue et les trois protagonistes entrèrent.

Rogue fit apparaître des fenêtres magiques tout le long de la salle pour faire entrer la lumière du jour. Les lits avaient disparu et les survivants étaient tous assis à même le sol. Des groupes, certainement des familles, semblaient s'être formés.

- Bonjour. Je m'appelle Pansy Parkinson et comme vous le savez, je suis une Mangemort. Mais si je vous ai sauvé, c'est parce que je n'adhère pas à l'idéologie de Voldemort et encore moins à ses méthodes. Je suis de votre côté.

- C'est ça, oui, murmura une femme aux cheveux roux.

Son ton était clairement sarcastique, voir même provocateur. Son visage était rond, couvert de tâches de rousseur et ses yeux d'un éclat vert foncé. Elle se mit debout sans quitter Pansy du regard et s'avança vers elle d'une démarche intimidante.

- Vous mettez ma parole en doute, madame ?

- Certainement, Mangemort... Tout ce que je retiens, c'est que mon fils aîné est resté là-bas. En fait, vous en avez laissé plein.

- Vous êtes en train d'insinuer que ce n'était pas suffisant, c'est ça ?

- Pourquoi vous n'avez pas sauvé mon fils ?

- Réveillez-vous un peu et vous comprendrez que votre crétin de môme est un fervent admirateur de Voldemort !

La claque fut tellement rapide que le professeur de potion crut d'abord l'avoir imaginé. Mais Pansy leva la main à son tour. Seulement, ses doigts tremblèrent et son corps s'immobilisa. Pansy vacilla en avant et sa main rencontra son front. Harry alla immédiatement vers elle et s'empressa de passer une main autour de sa taille pour lui éviter une belle chute. La femme aux cheveux roux parut un peu déstabilisée, ce qui ne l'empêcha pas de rester debout et de croiser les bras.

- Est-ce que ça va, Pansy ? Tu veux t'allonger ?

- C'est rien. Un simple vertige. Mais je crois que tu vas devoir prendre le relais.

- Pas de problème. Je m'en occupe.

A contrecœur, le professeur de potion alla les rejoindre et aida Pansy à s'éloigner des survivants et la jeune femme s'assit par terre, dos contre le mur, après avoir remercié Rogue dans un murmure quelque peu embarrassé. Harry s'approcha de la femme aux cheveux roux et posa une main apaisante sur son épaule. La colère dans ses yeux se calma instantanément et une lueur d'espoir vint faire briller ses orbes verts.

- Asseyez-vous je vous en prie, dit l'Elu dans un sourire. Ecoutez tous : je suis sincèrement navré d'apprendre que des personnes que vous aimez sont restées là-bas. Mais vous devez comprendre que Miss Parkinson a élaboré un plan de sauvetage très complexe qui ne permet pas l'improvisation. Plusieurs fois par semaine, il arrivera d'autres sorciers comme vous dans cette salle, sauvés par ce même plan. Et il en restera d'autres qui formeront les futurs soldats de Voldemort.

- Monsieur Potter ! Il n'est pas question que je laisse mon fils entre les griffes de ce fou furieux ! Vous devez m'aider ! Il faut que je retourne là-bas ! Je vous en supplie, aidez-moi à le sauver !

La femme aux cheveux roux s'était mise à genoux et avait agrippé les pans de la robe d'Harry. Des larmes de désespoir glissaient sur ses joues charnues alors qu'elle tentait de convaincre l'Elu d'un regard implorant.

- Je regrette madame, dit Harry en s'agenouillant pour se mettre à sa hauteur, mais vous savez que je ne peux mettre ma vie en danger pour une seule personne. J'ai le devoir de rester en vie jusqu'à ce que mon destin soit accompli. Je dois tuer Voldemort, vous comprenez ?

La femme éclata en sanglots et enlaça l'Elu. Ce dernier fit de même et ferma ses yeux tant il était peiné pour elle. Il se devait d'être fort et de ne pas montrer sa tristesse. L'empathie mais pas la tristesse. Il respira profondément et se reprit. Doucement, il s'éloigna d'elle et s'assit en tailleur en face de tous les survivants qui semblaient très inquiets.

- Je sais que vous vivez un moment difficile, que vous aimeriez quitter cet endroit, retrouver vos amis, vos proches, et fuir là où personne ne pourrait vous retrouver. Mais nous avons tous le devoir de protéger ces terres et de les défendre quand elles sont menacées. Je vous donne ma parole que je sauverai ce monde et que je détruirai Voldemort, mais tout seul, je n'y arriverai jamais. J'ai besoin de votre aide à tous.

Harry retint sa respiration. L'instant était crucial. Il allait savoir si son discours avait touché les cœurs et convaincu les esprits. Pansy et Rogue scrutaient la scène avec fascination. Harry dégageait un véritable halo de sagesse en cet instant. Il était là, simplement assis devant ces gens, se mettant à leur niveau, leur délivrant un message tellement sincère et humain. Un homme qui devait avoir la cinquantaine se leva du fond de la salle et alla se poser à côté d'Harry. Il lui tendit la main.

- Je vous aiderai Harry Potter. Mon nom est Marc Angelo.

- Merci monsieur.

Tous finirent par se mettre debout, y compris Harry qui disparut dans la foule. Chacun lui serra la main y compris les plus jeunes. Pansy se sentait émue en voyant cela. L'espoir lui donnait l'impression de s'élever dans les airs. Elle priait pour revoir cette scène avec la dépouille de Voldemort aux pieds d'Harry.

- Au moins ils sont d'accord d'aider Potter, soupira Rogue. J'ai hâte de voir leur réaction quand il leur expliquera tout. Je doute qu'ils restent aussi enthousiastes…

Quelques étages plus bas se trouvait Drago, toujours cloîtré dans l'appartement. Ses doigts tremblaient affreusement tandis qu'il terminait de panser les plaies de Baltus. Son front dégoulinait de sueur froide et son estomac était régulièrement victime d'horribles crampes. Le manque de drogue était épouvantable.

Pour éviter qu'elle ne s'échappe ou qu'elle ne se fasse du mal en essayant de s'envoler, le Serpentard l'enveloppa délicatement dans une de ses chemises blanches. Il l'embrassa longuement avant d'ouvrir le tiroir du bureau et de sortir deux paires de ciseaux aiguisés en métal. Ses yeux gris les inspectèrent tandis que ses doigts les faisaient tourner sous la lumière de la lampe du bureau.

- Il ne te fera plus jamais du mal, murmura froidement Drago.

Une crampe enserra ses intestins et le jeune homme grogna de douleur. Sa respiration se fit haletante quelques minutes, puis Drago se mit debout quand il se sentit prêt. Il rangea les deux paires de ciseaux dans sa robe, se passa une main dans les cheveux et quitta l'appartement.

Ses pas le conduisirent aux serres de madame Chourave…


Bonjour à tous !

J'entends déjà les cris d'indignation face à cet acte barbare...Mais que voulez-vous, je suis l'auteur et j'ai tout pouvoir sur les personnages ! :p

A bientôt !