Harry avait bel et bien trouvé une place dans son esprit, dans son corps, et dans son cœur…

Le Gryffondor avait quitté la Grande Salle après quelques bouchées de son repas. Son esprit était tellement ailleurs que rien n'avait de saveur, d'odeur ou de couleur. Du coin de l'œil, Hermione ne cessait de l'observer avec grande tristesse et inquiétude. Harry était le sujet de conversation préféré de la jeune femme, ce qui amenait souvent Ron à éclater de colère. Mais Hermione n'était pas prête à abandonner son meilleur ami. Elle le connaissait bien et ses motifs d'isolement semblaient assez faciles à deviner pour elle. A l'opposé, Ron refusait catégoriquement de lui pardonner, peu importe ses raisons ne cessait-il le lui répéter. La jeune femme se sentait déchirée entre les deux hommes de sa vie. Il fallait qu'elle lui parle, sans Ron.

Harry avait quant à lui besoin de parler avec Rogue. Après tout, s'il était dans cette situation, c'était bien à cause de lui. Pas qu'il ne lui en veuille mais il espérait qu'il puisse le soutenir et le comprendre, à sa manière. Il frappa à la porte du professeur de potions et attendit, la tête basse. La porte s'ouvrit et sans un mot échangé entre les deux sorciers, le Gryffondor pénétra dans la pièce sombre. Rogue avait apparemment dîné rapidement et Harry l'avait interrompu dans la préparation d'une tasse de thé. Il fit apparaître une deuxième tasse et la remplit du liquide jaunâtre fumant. Il s'installa en face du Gryffondor dans l'autre fauteuil de cuir de son bureau, après avoir posé leur tasse de thé sur la table basse entre eux. Le feu crépitait tranquillement à côté d'eux tandis que leur regard s'interrogeait enfin.

- Puis-je savoir la raison de votre absence à l'entraînement, Potter ? Nous n'avions rien annulé jusqu'à preuve du contraire, demanda Rogue d'une voix étonnamment calme, comme s'il pressentait que le Gryffondor en avait besoin.

- J'ai oublié et je m'en excuse sincèrement, soupira l'Elu. Je n'étais pas dans mon assiette…

- Que vous est-il arrivé ? demanda le professeur en amenant la tasse à ses lèvres.

- …

- Eh bien ?

- …Etes-vous fier de moi ? glapit le Gryffondor soudainement, les yeux flamboyants.

Le professeur faillit renverser le contenu de sa tasse sur sa robe tant le choc fut brutal. Il fronça les sourcils et observa attentivement le visage du Gryffondor. Il remarqua enfin ses traits fatigués.

- Que s'est-il passé ?

- Répondez à ma question, je vous en prie.

- J'imagine autant qu'on puisse l'être de son élève. Vous avez bien travaillé.

- Je ne parle pas de ça, Rogue. Je veux dire, si vous aviez été mon père ou mon parrain, dit-il la voix tremblante d'émotions, auriez-vous été fier de ce que je suis ? En pensant à moi lorsque je serai mort, serez-vous fier ?

- Pourquoi vous me demandez une telle chose, Potter ? Je ne suis personne pour vous…

Harry secoua lentement la tête, le visage tendu par l'envie de pleurer. Il y avait toujours ce masque de pudeur entre eux qui les empêchait d'ouvrir réellement les vannes de leurs sentiments.

- Vous…vous êtes tout ce qui me reste…J'ai besoin de savoir si je suis quelqu'un de bien et…et si j'ai fait de mon mieux avec cette vie. Dites-moi ce que vous voyez de l'homme que je suis en train de devenir. Je me fiche du destin de l'Elu et de ce que l'on pensera de lui. Je sais ce qu'il fera et qu'on sera fier de lui pour son sacrifice. Mais…ma vie à moi ? S'il vous plaît, ne me prenez pas pour un égoïste, j'ai juste besoin de savoir pour être en paix avec moi.

Le professeur de potions baissa les yeux tant Harry faisait peine à voir. Il n'était pas fait pour consoler ou rassurer. Personne ne venait le voir pour cela. Tout ce qu'il faisait, c'était annoncer les vérités qui dérangent. Alors pourquoi le Gryffondor venait le voir pour entendre quelque chose qu'il n'était pas du genre à dire ? Avait-il confiance en lui ? Etait-il vraiment la dernière personne vers qui il pouvait se tourner ? Rogue soupira profondément, se préparant à lui expliquer qu'il n'était là que pour remplir sa mission et que le plus simple était de se dire que l'homme qu'il était en train de devenir était déjà mort, mais en braquant à nouveau ses yeux sombres sur le garçon, c'est tout l'inverse qui sortit de sa bouche.

- Vous pouvez être fier de vous. L'homme est déjà devant mes yeux.

Harry eut un sourire triste mais parut profondément reconnaissant.

- Merci.

Le silence se fit moins oppressant qu'à l'arrivée d'Harry dans le bureau du professeur de potions. Le Gryffondor se sentait mieux et c'était déjà beaucoup.

- Alors, que vous est-il arrivé aujourd'hui ? insista Rogue.

- Je voulais faire quelque chose qui me tenait à cœur…à cœur répéta Harry en ricanant face à son jeu de mots involontaire. Mais ce ne sera jamais possible…

- Expliquez-vous, s'impatienta le professeur de plus en plus curieux.

- Depuis peu, je me suis rendu compte que je désire quelqu'un. Je l'aime en fait (Rogue grimaça en entendant ces mots qu'il détestait tant.). Pour vous donner une image, j'avais l'intention de consommer ce désir.

- Très bien, évitez d'entrer dans les détails, Potter. J'ai compris.

- Malheureusement pour moi, je n'ai pas vraiment de détail puisqu'il ne s'est rien passé. Ce que je ressens est si fort que…que j'entre en connexion avec Voldemort (Le professeur devint livide en apprenant la nouvelle.). Lui n'a pas osé fouiller dans mon esprit depuis ce qui s'est passé au Département des Mystères. J'étais dans sa tête et il m'a repéré. Ça m'est déjà arrivé une autre fois où j'étais très énervé. Alors il faut que je reste calme quoi qu'il arrive. Je ne veux surtout pas qu'il découvre certaines choses et encore moins qu'il s'en prenne à Ron et Hermione comme il m'a menacé de le faire si je continuais d'espionner son esprit.

Rogue resta silencieux un long moment, les sourcils froncés et les yeux perdus dans le néant. Harry choisit ce moment pour boire un peu, le temps que le professeur rassemble ses pensées.

- Je ne pense pas qu'il compte réellement s'en prendre à vos amis, finit par répondre le professeur. Il a bien mieux à faire qu'à vous mettre hors de vous. Ça l'arrange de vous savoir ici puisqu'il compte toujours vous tuer en duel à la fin de cette guerre. Mais pour être prudent, je vous conseillerais de dire à vos amis de toujours rester groupés et attentifs à leur entourage.

- Oui, je le leur dirai. Merci du conseil.

- Maintenant en ce qui vous concerne, la situation est pour le moins compliquée. Cette part de Voldemort que vous portez en vous doit faciliter cette connexion. Ce n'est pas qu'une question d'Occlumancie et de Légilimancie. C'est sans doute pour cela que vous avez autant de mal à protéger votre esprit, l'un comme l'autre. Bien sûr, lorsqu'il vous sent dans son esprit, il a suffisamment d'expérience pour vous sortir de là en se concentrant fortement. Mais une part de son âme fait partie de vous, ce qui lui donne facilement accès à votre esprit.

- Pensez-vous que je risque toujours une intrusion de sa part dans ma tête, même si je contrôle sans cesse mes émotions et que j'essaye une fois pour toute de maîtriser l'art de l'Occlumancie ?

- Je pense que ce risque existera toujours, effectivement. Si je comprends bien, cette connexion est différente des précédentes que vous avez eues pendant votre sommeil. Ce qui vous lie maintenant, c'est l'intensité de vos émotions et non la détente de votre esprit qui vous rendait particulièrement vulnérable. En contrôlant vos émotions, vous pouvez espérer de limiter ce risque.

- Et concernant l'Occlumancie ?

- Je pense que cela est inutile. Vous savez déjà comment le chasser de votre esprit. Envahissez-le d'images qu'il déteste pour l'empêcher de fouiller dans vos souvenirs. Votre problème est plutôt d'éviter d'entrer dans son esprit et pour cela, il est important que vous sachiez repérer les premiers signes d'un début de connexion.

- Ce que je peux vous dire, c'est que je change de comportements et d'état d'esprit. Je deviens désespéré et impulsif. En fait, toutes les bonnes choses que je ressentais disparaissent et sont remplacées par d'horribles sensations qui me font perdre le contrôle.

- Eh bien, c'est à ce niveau qu'il faut agir, Potter. Apprenez à vous détendre dans ces moments-là ou demandez à quelqu'un de vous mettre une gifle, expliqua Rogue, le visage progressivement marqué par un rictus moqueur mais néanmoins amusé.

- Très drôle, grommela l'Elu.

- Je suis sérieux, imbécile. Vous pouvez aussi demander à quelqu'un de vous stupéfixer. Demandez à cette personne d'attendre quelques minutes avant d'annuler le sortilège. Si Voldemort est de nouveau maître de ses émotions, vous le sentirez toute de suite. S'il ne s'est toujours pas calmé, recommencez la procédure.

Harry ne répondit rien mais son esprit tournait et retournait les mots du professeur, pour être certain qu'il comprenait bien ce que cela signifiait. Après deux minutes de réflexion, il releva la tête et fixa Rogue.

- En gros, vous êtes en train de me dire que je peux m'autoriser à aimer cette personne parce qu'il y aura toujours un risque ?

- Je dirais que c'est un risque mesuré si vous respectez ce que je viens de dire. Et donc, oui, profitez du temps qu'il vous reste comme bon vous l'entendez. Ce n'est pas moi qui vous le reprocherez, bien au contraire. Je ne vous ai pas mis dans la confidence de votre destinée pour vous voir attendre la mort, plein d'amertume et de tristesse.

Harry souriait, envahi par un sentiment de gratitude envers cet homme d'apparence si froide, dont l'âme n'était finalement pas si noire que ça.

- Sans compter que je ne pourrai pas supporter plus longtemps votre mauvaise humeur et ce genre de visites impromptues, s'empressa de rajouter le professeur pour ne pas perdre complètement la face.

Harry ricana malgré lui ce qui fit froncer les sourcils du professeur.

- Oui, vous voulez retrouver votre place de « grincheux numéro un de Poudlard », osa le Gryffondor sur un ton moqueur.

- Petit insolent ! Terminez votre thé et fichez le camp avant que je vous flanque une retenue d'un mois ! menaça Rogue en se mettant debout.

Dissimulant son sourire, Harry le défia du regard avant d'avaler le reste de son thé fumant d'une grande gorgée. Le liquide vint brûler sa bouche et le Gryffondor toussota manquant de peu de s'étouffer. Le professeur de potions ricana devant les pitreries de son élève avant d'ouvrir la porte de son bureau et de vérifier que le couloir était désert.

- Maintenant dégagez, Potter. Si j'ai besoin de me faire divertir par un bouffon, je vous le ferai savoir, fit-il en levant un sourcil en signe de défi.

- Dommage, mais ce soir, j'ai d'autres projets pour moi et ma langue (le professeur ne put empêcher un cri strident ressemblant presque à celui d'un écureuil). Mais je compte bien divertir…

- Sale lubrique de Gryffondor ! cracha Rogue en fermant la porte sur un Potter hilare.

L'Elu s'éloigna tranquillement du bureau de Rogue, l'esprit ailleurs. Il savait que discuter avec Drago était une priorité, mais il préférait aller dormir, le temps de remettre ses idées en place. Par ailleurs, la journée avait été très éprouvante et chaque fibre de son corps réclamait un repos bien mérité. Harry se dirigea donc vers la tour des Gryffondor. Toujours perdu dans ses pensées, il gravit chaque étage, sous l'œil curieux de quelques tableaux qui ne dormaient pas encore. Il entra finalement dans la salle commune des Gryffondor en baillant grossièrement, traversa la pièce sans regarder personne, et disparut dans le dortoir des garçons. C'était devenu une habitude. Plus personne n'osait lui adresser la parole depuis qu'il s'était embrouillé avec Ron et Hermione. Son attitude à elle seule suffisait à décourager les plus inquiets. Harry aurait pu attacher une pancarte « Attention, chien qui mord ! » autour de son cou, cela aurait eu le même effet.

L'Elu retira sa robe de sorcier et s'écroula de fatigue sur son lit. Le dortoir était plongé dans l'obscurité et il n'avait pas pris la peine d'allumer la lumière, au cas où quelqu'un serait allé se coucher de bonne heure. Il frotta longuement ses yeux avec la paume de ses mains quand une voix rauque le fit stopper net.

- Tu te couches tôt ce soir. Tu m'excuseras de t'imposer ma présence et celle d'Hermione…

- Ron, arrête, répondit Harry d'une voix tranchante.

L'Elu se redressa et s'assit au bord de son lit, prêt à quitter le dortoir. Il n'avait aucune envie d'entendre la colère et la souffrance de celui qu'il considérait toujours comme son meilleur ami. Harry osa jeter un œil dans la direction du lit de Ron. Il y devina la forme d'Hermione allongée à côté de Ron. Celle-ci était endormie, la tête posée sur le ventre du rouquin tandis qu'il lui caressait les cheveux avec douceur. Ron était quant à lui assis dans la pénombre, ses yeux scintillants dans la direction d'Harry.

- Ou quoi ? Tu vas encore t'enfuir comme un lâche ? Ou m'insulter peut-être ? provoqua Ron à voix basse.

- Restons-en là, Ron. S'il te plaît, soupira l'Elu en se pinçant l'arête du nez.

Le rouquin s'extirpa du lit en essayant de ne pas réveiller Hermione, mais la jeune femme tendit la main vers Ron, les yeux toujours fermés.

- Où vas-tu ? murmura-t-elle un peu étourdie.

- Juste en face, pour discuter avec un vieil « ami », répondit Ron sans quitter Harry du regard.

- Ça suffit, je m'en vais, s'empressa de dire Harry en se levant.

- Oh non ! rugit le rouquin. Cette fois-ci, tu vas planter tes fesses et tu vas nous causer comme tu aurais dû le faire depuis le départ !

- Oublie-moi, Ron, murmura Harry en s'éloignant à grands pas vers la porte.

- Tu n'es qu'un salopard d'égoïste ! explosa Ron, le visage rouge de colère.

Le rouquin se précipita sur Harry et empoigna son pull pour le forcer à se tourner. Harry se débattit violemment dans un cri de rage, mais Ron ne le libéra pas, bien au contraire. Sa main droite se referma autour de son cou.

- Ron, lâche-le ! supplia Hermione en se levant à son tour pour s'interposer entre les deux sorciers.

- Tu n'es qu'un égoïste de merde ! Une pourriture ! continua Ron, aveuglé par la douleur et la haine.

- En ce moment, c'est toi l'égoïste, abruti ! cracha Harry en broyant le poignet de Ron dans sa main pour l'obliger à lâcher son cou.

- Non ! Arrêtez ! sanglota Hermione en tentant vainement de les éloigner l'un de l'autre.

- Fils de pute ! hurla Ron en jetant son poing valide dans le visage d'Harry…sauf qu'Hermione avança à ce moment-là entre eux et c'est son œil gauche qui encaissa le coup.

La jeune femme recula aussi vite qu'elle s'était approchée, son visage blotti dans ses mains tremblantes. Les deux jeunes hommes restèrent choqués, les yeux agrandis d'horreur face à ce qui venait de se passer. Ron se réveilla finalement de sa torpeur et allongea le bras vers elle.

- Ne me touche pas ! siffla-t-elle entre ses dents. Cette fois-ci, c'est trop ! Je ne peux plus supporter cette situation ! Parlez-vous et pardonnez-vous si vous le voulez, cela m'est égal à présent. Sachez juste que vous venez de me perdre ! C'est terminé, sanglota-t-elle en quittant le dortoir.

- Hermione, non ! Attends, hurla Ron.

Harry ne put s'empêcher de les suivre. Jamais il n'avait vu Hermione dans cet état, en particulier à cause d'eux. Il ne voulait pas que les choses se passent ainsi et certainement pas que Ron et Hermione se séparent. Ils traversèrent tous les trois la salle commune, sous le regard sidéré des autres Gryffondor.

- Hermione ! Pardonne-moi ! Hermione ! criait Ron telle une litanie.

Mais la jeune femme ne voulait rien entendre. Ses cheveux ébouriffés bondissaient sur sa tête tant ses pas étaient énergiques. Elle descendit plusieurs escaliers, Ron et Harry toujours sur ses talons, jusqu'à ce que l'escalier où se trouvait la jeune femme se détache avant que ses amis ne puissent l'atteindre.

- Hermione, écoute-moi ! Je suis désolé, s'écria Ron une dernière fois, mais la jeune femme avait déjà disparut dans un couloir.

Les yeux de Ron se tournèrent lentement vers Harry. Ce dernier déglutit face à la haine que jetaient ses prunelles marron.

- Hermione pense que tu veux nous épargner la peine de te pleurer au cas où tu meurs. Une chose au moins est sure : si je perds Hermione à cause de toi, je peux t'assurer que tu auras ce que tu voudras.

- Je n'ai jamais voulu que ça se passe comme ça…soupira Harry en descendant l'escalier pour rejoindre le couloir qu'Hermione avait emprunté.

- Et tu t'attendais à ce que ça se passe comment, sale égoïste ? grogna Ron sur ses talons.

- Arrête de me traiter d'égoïste ! Tu ne sais même pas de quoi tu parles !

Harry sentait la colère monter en lui, à une vitesse inquiétante. Il fallait qu'il se débarrasse de Ron pour se calmer.

- Oh si, tu l'es ! Un putain d'égoïste !

- La ferme !

Harry sentait tout son corps trembler de rage, une rage qui n'était pas la sienne. Le cœur battant douloureusement dans sa poitrine, le Gryffondor se mit à courir en direction de l'appartement de Pansy et Drago. Il fallait que quelqu'un le stupéfixe et le bureau de Rogue était bien trop loin.

- Oh non, tu vas écouter tout ce que j'ai à dire ! Tu es un égoïste, Harry ! Tu penses nous faire une fleur en nous laissant tomber ? Tu as pensé qu'on avait peut-être besoin de toi ! Non ! Toi t'as juste pensé qu'il ne fallait plus qu'on s'inquiète pour toi ! Toujours toi ! Pour toi ! Toi ! Je te hais pour ce que tu nous as fait !

Harry se retourna soudain et attrapa Ron par les épaules pour l'écraser contre un mur. Leur visage était à quelques centimètres.

- C'est ça ! Déteste-moi ! J'en ai rien à foutre, tu entends ? C'est parfait parce que je te déteste aussi ! Tu n'es qu'un boulet ! Si Hermione t'a quitté, c'est seulement pour ça !

Le poing de Ron atteignit cette fois-ci sa cible. Sous le choc, la tête de l'Elu partit vers l'arrière, ses cervicales craquant bruyamment. Les coups se mirent à pleuvoir les uns après les autres, dans les deux sens.

- C'est moi qui vais te tuer ! hurla Ron.

Les yeux d'Harry s'agrandirent soudain, tandis qu'il était allongé sur le dos, Ron à califourchon sur son ventre, les mains enserrant son cou. L'Elu eut l'impression de prendre une douche froide en pensant à ce que Ron venait de dire. Il pensa alors au Seigneur des Ténèbres et tenta d'articuler quelque chose bien que l'air n'entrait plus dans ses poumons.

- Spfuxm

- Quoi ? Grogna Ron en desserrant un peu ses doigts.

- Stupéfixe-moi, vite.

- Et pourquoi ? Demanda Ron en levant un sourcil.

Le visage du rouquin se décomposa en voyant les yeux d'Harry regarder soudain dans le vide, comme si un voile s'était posé sur eux. Son corps se raidit, sa respiration devint haletante et irrégulière. C'est alors que Ron comprit.


Salut tout le monde.

Alors que certaines profitent des vacances, moi je débarrasse le studio de ma soeur. En fait, je viens de finir et j'ai le dos cassé, en plus d'être crevée. Je rentre en France demain pour préparer mes exams et toutes les conneries de classe. Je suis motivée lol !

Sinon, j'adore ce chapitre car tout dérape et ça me plaìt. J'espère que vous l'aimerez aussi !

Merci pour vos reviews concernant le chapitre précédent. J'y répondrai quand j'en aurai le temps.

A samedi prochain alors !

Bisous

(Il ne reste plus que 3 chapitres à poster, si je me souviens bien. Après va falloir attendre que je me remette à écrire. Dans l'idéal, j'aimerais terminer cette fiction pendant les vacances et en début de rentrée scolaire, mais c'est bien dans l'idéal.)