- Il est temps pour vous de reconnaître ma place au sein de ce gouvernement. Je veux une photo de moi et du Premier Ministre en première page, MacNair…

Harry et Drago n'avaient cessé de s'embrasser et Pansy avait fini par leur tourner le dos dans un grognement. La tension montait en eux. L'envie d'aimer Drago n'avait jamais été aussi puissante. Harry avait la sensation d'une bête aux dents pointues qui lui dévorait l'estomac et le bas-ventre. Le Gryffondor prit le visage de Drago en coupe et il l'embrassa avec passion.

- Je t'aime, murmura soudainement Drago.

Les yeux du Gryffondor flamboyaient d'émotions, d'amour, de tristesse, de désespoir, de colère, d'impuissance, de passion…Tout était là. Dans ces orbes vertes. Leur liaisons résumée dans un regard.

- Pourquoi il a fallu autant d'années pour qu'on comprenne ce qu'il y avait entre nous ? On va bientôt t'arracher à moi, je le pressens, répondit Harry la gorge serrée. Je ne veux pas te perdre…

La voix du Gryffondor se brisa sous l'émotion. Il ne voulait pas lui dire que c'était lui qui allait être arraché à Drago, mais cela ne faisait pas grande différence au final. Ils allaient être séparés quoiqu'il advienne de cette guerre et Harry sentait que Rogue ne lui avait pas tout dit. Le Gryffondor avait un très mauvais pressentiment.

Harry sentait une tempête émotionnelle monter en lui. Les larmes se mirent à couler sur ses joues sans qu'il ne puisse les arrêter. Drago le regarda pleurer sans rien dire, sans même chercher à le rassurer. Le visage du Serpentard était crispé par le besoin de dissimuler sa propre douleur. Seules ses mains se permettaient d'agir. Elles caressaient du bout des doigts les larmes chaudes qui dévalaient continuellement le visage du Gryffondor.

Au bout de quelques minutes, le Serpentard se redressa dans le lit et s'installa à califourchon sur le Gryffondor avant d'attaquer à nouveau ses lèvres. Le souffle du Gryffondor se faisait de plus en plus saccadé et Harry dut se résoudre à interrompre leur baiser pour prendre une goulée d'air.

- Ça devient dangereux, surtout ce soir. Je ne tiens pas à entrer en connexion avec Voldemort, soupira Harry.

- Ma baguette est juste là, murmura Drago en pointant sa baguette du doigt qui était sur la petite table de nuit. Je sais quoi faire si tu en as besoin. En attendant, j'ai envie de toi…

- Quoi ?

- Je veux aller jusqu'au bout cette fois, avec toi Harry.

Le Gryffondor resta un moment interdit, les yeux ronds, la bouche ouverte, les joues rouges. Il n'avait plus espéré que ce moment arrive et maintenant qu'il était là, il ne savait plus quoi faire.

De son côté, Pansy avait toujours les yeux fermés mais elle s'était réveillée en sentant Drago se redresser dans le lit. L'oreille tendue, elle avait suivi leur échange, un nœud se formant progressivement autour de son estomac. Elle ne leur en voulait pas mais se sentait malgré tout de trop. C'était comme si Drago ne la voyait même plus dans la pièce. En cet instant, il n'avait d'yeux que pour Harry et cela était très douloureux à constater. Néanmoins, elle était bien lucide et savait que cet arrangement à trois venait d'elle et qu'il était absurde de crier au scandale au moindre instant d'intimité entre les deux jeunes hommes. L'instant était douloureux pour elle mais Pansy savait qu'il était également difficile pour eux. Elle respectait cela et avait envie de les laisser profiter de ce rare moment à deux. Comme elle avait pu avoir sa première fois avec Drago, elle ne voulait pas imposer sa présence alors qu'Harry allait avoir sa première fois avec Drago.

- Tu as une idée de comment on doit procéder ? demanda Drago sans avoir peur qu'Harry ne se moque de lui.

- Une vague idée oui, répondit le Gryffondor en souriant légèrement. Si ça ne va pas, tu me le dis d'accord ?

Drago déglutit et acquiesça en souriant à son tour. Il enleva son haut de pyjama et attendit qu'Harry fasse de même avec le sien. Leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau avec ferveur. Les mains du Serpentard osèrent explorer le torse du Gryffondor. Il était surpris de sentir autant de muscles dessinés sous ses doigts. L'évidence d'un corps masculin entre ses mains avait quelque chose d'exaltant. Un frisson remonta le long de son dos pour faire trembler son échine d'un plaisir inattendu et particulièrement violent.

Drago s'empressa de se redresser et tant bien que mal, il enleva son bas de pyjama sous le regard affamé du Gryffondor qui passa une langue obscène sur sa lèvre inférieure. Le Serpentard n'avait jamais rien ressenti de tel. Il était presque en train de suffoquer d'envie. L'envie qu'Harry et lui ne fassent plus qu'un. L'envie de se sentir possédé par Harry. Le Gryffondor effleura la marque qu'avait faite Neville sur sa hanche. Les armoiries de sa propre maison. Leurs yeux se rencontrèrent.

- Je suis tellement désolé pour cette marque et pour tout le reste, murmura Harry d'une voix teintée de regrets. Ils auraient dû payer pour ça.

- Non, trop de sorciers étaient contre moi. Ils n'auraient attendu que ça pour me passer à tabac une nouvelle fois.

- Tu as failli y laisser ta peau je te rappelle, insista Harry. J'ai encore dû mal à croire que j'ai pu t'abandonner comme ça. J'ai été un enfoiré sans cervelle.

- Ça suffit. N'y pensons plus, d'accord ?

Drago ne laissa pas le temps à Harry de répondre. Il attaqua à nouveau ses lèvres tout en baissant le bas de pyjama du Gryffondor. Ce dernier se débrouilla pour le retirer entièrement à la force de ses jambes. Drago retint un hoquet de surprise en sentant les doigts du Gryffondor s'enrouler autour de sa virilité dressée. Drago fit de même avec Harry, non sans appréhension. Il essayait de faire les mêmes mouvements que le Gryffondor, alternant la pression et la qualité de son toucher. Ses yeux se fermèrent en sentant le pouce d'Harry caresser le sommet de son membre gorgé de sang.

- Ta peau est si douce à cet endroit, chuchota le Gryffondor d'une voix rauque.

Toujours à califourchon sur Harry, Drago sentait ses cuisses trembler sous la tension. Il retira sa main et fit comprendre à Harry de l'imiter. Bien décidé à ne plus se dégonfler, Drago ouvrit le tiroir de la table de nuit et en sortit une petite bouteille plastique de lubrifiant moldu. Il dévissa le bouchon et versa généreusement la substance visqueuse sur les doigts du Gryffondor. Après avoir mis la bouteille de côté, Drago se redressa et observa Harry d'un regard vide. Ses joues s'empourprèrent progressivement en constatant que ni l'un ni l'autre n'osait faire le pas suivant.

- Euh, comment on s'installe maintenant ? demanda le Serpentard avec embarras.

- Hum, je ne sais pas. (Pansy leva les yeux au ciel.) Peut-être qu'on devrait se mettre comme ça…

Harry guida le Serpentard au bord du lit en position de chien de fusil. Le Gryffondor plaqua son torse contre le dos du jeune Malefoy et embrassa sa nuque, tout en plaçant sa main enduite de lubrifiant entre ses jambes. Une nouvelle fois, Drago hoqueta de surprise en sentant les doigts du Gryffondor s'enrouler autour de sa virilité. Quelques mouvements de va-et-vient furent suffisants pour pousser le Serpentard aux limites de l'agonie. Harry le comprit à sa manière de se tendre anarchiquement et à sa respiration saccadée. Ses doigts glissèrent lentement vers l'arrière, comme attirés par une force irrépressible. Drago agrippa fermement les draps d'une main en sentant quelque chose d'humide cercler son intimité avant d'y pénétrer avec une extrême lenteur. La respiration du Serpentard se bloqua dans sa gorge tandis qu'il restait tétanisé dans la même position, à l'affût de la moindre sensation provoquée par les doigts d'Harry.

- Respire Drago, souffla-t-il dans le creux de son oreille.

D'une expiration violente, le Serpentard vida l'air de ses poumons et empoigna l'oreiller de son autre main. La sensation était étrange mais en rien désagréable. Drago laissa Harry progresser dans la découverte de son intimité. Seul le bruit des doigts visqueux allant et venant en lui trahissait leur activité.

- Tu es si brûlant à l'intérieur, murmura Harry les yeux fermés. J'ai tellement envie de toi, rajouta-t-il en enfonçant ses doigts avec plus de vigueur.

Drago laissa échapper un gémissement de plaisir en sentant les doigts du Gryffondor glisser aussi profondément en lui. Malgré son état euphorique, le Serpentard réussit à attraper la bouteille de lubrifiant et il en versa un peu sur ses doigts. Au hasard, sa main chercha quelques instants le pénis d'Harry avant de l'enduire plusieurs fois de lubrifiant et de l'orienter vers son intimité. Les doigts d'Harry se retirèrent de son corps pour caresser ses fesses un bref instant, ce qui fit frissonner le Serpentard.

Ce fut alors au tour du Gryffondor de ne plus pouvoir respirer. Drago avait pris l'initiative de guider son pénis en lui, son dos se arquant légèrement pour accueillir plus facilement la virilité du Gryffondor. Harry se mordit brutalement la lèvre inférieure pour s'empêcher de donner un coup de reins. Drago était si chaud et étroit qu'il était vraiment difficile de ne pas perdre la tête.

Alors que la virilité du Gryffondor avait disparu de moitié entre les fesses du Serpentard, ce dernier se contracta soudain avec une telle force qu'Harry planta les ongles de ses mains dans les épaules du Serpentard pour s'empêcher de jouir à cet instant précis.

- Putain Drago, qu'est-ce que tu fais ?

- Désolé mais ça me fait mal là, dit-il d'une voix vacillante.

Harry se retira un peu, tout en encerclant le torse du Serpentard d'un bras. Drago modifia la position de son bassin et le nouvel angle permit au Gryffondor de glisser en lui sans difficulté. Drago et Harry gémirent en même temps. Harry pouvait maintenant sentir Drago sur toute la longueur de sa virilité dressée. Ensemble, ils trouvèrent un rythme lent de va-et-vient leur permettant de tout ressentir en détail. Drago attrapa la nuque du Gryffondor et il le força à l'embrasser même s'ils ne se faisaient pas face.

Harry reprit le sexe turgescent du jeune Malefoy en main et il le masturba à la vitesse de ses coups de reins qui se faisaient de plus en plus désordonnés. Drago se mit à suffoquer et tout son corps se tendit violemment avant d'être secoué de spasmes qui le firent gémir tel une bête à l'article de la mort.

Sentant les spasmes piéger son pénis dans un étau de chairs tendres, Harry se laissa emporter par ce tourbillon d'émotions et de sensations. Son orgasme fut si intense que son esprit se retrouva à nouveau connecté à celui de son ennemi juré.

- Tiens tiens, Harry. Pour une fois, je dois dire que ta présence me ravit. Je tenais à ce que tu voies mon nouveau bureau, dit Voldemort en balayant la salle de réunion du Premier Ministre de sa main droite. Qu'en penses-tu ?

La connexion s'interrompit soudain. Drago venait de stupéfixer Harry en catastrophe. La main sur le cœur, Drago resta un instant sans bouger. Ses yeux dérivèrent alors du corps du Gryffondor à sa petite-amie. Celle-ci s'était retournée et ses yeux noirs étaient grands ouverts dans sa direction.

- C'était comment ? finit-elle par demander après un moment de silence. Mieux qu'avec moi ?

Pris au dépourvu, Drago baissa la tête, les sourcils froncés.

- Ce n'est pas comparable, Pansy. Quand je suis avec toi, je ne pense pas à lui et c'est pareil dans l'autre sens. Tu n'as pas à t'inquiéter. Je ne suis pas en train de choisir entre vous deux et je croyais qu'on était d'accord sur ce point.

Ce fut au tour de Pansy de baisser la tête. Drago en profita pour prendre un mouchoir et essuyer les évidences de leur jouissance. Il s'approcha ensuite de Pansy et il la prit dans ses bras avant de l'embrasser tendrement.

- Je t'aime, Pansy, murmura-t-il avec conviction.

Pansy finit par se détendre et sourire en caressant son visage.

- Désolée, je déteste jouer les jalouses mais ce n'est pas toujours facile de réprimer ça, surtout après ce que vous venez de faire.

- Je comprends. N'empêche que c'était pas prévu que tu sois réveillée. Je ne veux pas que tu te sentes à l'écart.

Pansy se contenta simplement de sourire en guise de réponse. Drago n'était pas prêt de la jeter comme une moins que rien et ses sentiments pour elle paraissaient toujours aussi forts. Rassurée, elle s'allongea de nouveau en leur tournant le dos et Drago revint du côté d'Harry. D'un coup de baguette, Harry était libéré de son sort.

- Est-ce que ça va ? s'empressa de demander Drago.

Harry resta silencieux, les sourcils froncés. Il se redressa dans le lit et secoua l'épaule de Pansy sans brusquerie. La jeune femme se tourna vers eux et s'assit sur le matelas, le regard interrogateur. Le Gryffondor soupira longuement, puis il prit la main de Drago dans la sienne avant de prendre également celle de Pansy dans son autre main.

- C'est fini. Voldemort vient de prendre le pouvoir.

- Quoi ? s'exclama Pansy en retirant sa main. Comment ont-ils pu se faire battre aussi vite ?

- Qu'est-ce qui va se passer maintenant ? se demanda Drago avec gravité.

- On fera comprendre à Voldemort que Poudlard ne se soumettra pas à ses ordres. On aidera les gens qui le voudront à venir ici pour être en sécurité. Et je lui ferai comprendre que je suis prêt à l'affronter, expliqua Harry. Les gens doivent garder espoir.

- Et Dumbledore ? Quand va-t-il revenir bon sang ! éructa Pansy en se mettant debout.

- Il faut que j'aille voir Rogue, expliqua Harry d'une voix décidée.

Le Gryffondor était réaliste : sans la destruction de tous les Horcruxes, un duel contre le Lord Noir ne suffirait pas à l'achever. Il fallait absolument qu'il sache où en était Dumbledore dans sa quête. Seul Rogue pouvait répondre à sa question.

D'ailleurs Harry n'était pas le seul sorcier à chercher des réponses. Maugrey Fol'Oeil avait déboulé dans le bureau de Rogue en plein milieu de la nuit. Il avait été relâché par les Mangemorts après que chaque personne de la foule ait reçu la marque des ténèbres. Bien entendu, aucun prisonnier n'avait été rendu à leur famille pour la simple raison qu'ils étaient tous morts ou dans les nouveaux rangs de Mangemorts.

Débordant de rage, presque la bave aux lèvres, Fol'Oeil se précipita sur le professeur de potions qui faisait les cents pas quelques secondes plus tôt. Il agrippa la robe du Mangemort et de toutes ses forces, il écrasa son dos contre un mur. Le visage de Rogue trahissait son agacement profond.

- Espèce de pourriture ! Mes hommes sont morts parce que vous n'avez pas fait correctement votre boulot d'espion !

- Que s'est-il passé ? demanda le professeur d'une voix glaciale.

- Voldemort a fichu des barrières anti-transplanages ou un piège de ce genre. Mes hommes ont transplané et ne sont jamais revenus ! Vous auriez dû nous transmettre cette information !

Rogue finit par se dégager de la prise de l'Auror et il se remit à faire les cents pas comme si de rien était.

- Rien ne s'est déroulé comme on l'avait prévu, et me voilà marqué comme tous les gens qui étaient là-bas ! explosa Fol'Oeil en montrant sa marque des ténèbres au Mangemort. Je suis bon pour la retraite ! Cette putain de marque m'empêche tout acte de rébellion contre Voldemort et je n'irai pas vérifier si c'est du bluff. Bordel de merde !

- Voldemort est de plus en plus paranoïaque. Il ne dévoile quasiment rien de ses plans aux Mangemorts. Même ceux qui doivent participer aux missions ne reçoivent qu'un ordre simple qu'ils doivent garder secret, sans réellement savoir le but exact de la mission. Je vous ai donné toutes les informations que j'avais Fol'Oeil.

- Cela ne semble pas vous gêner que Voldemort ait pris la tête du pouvoir…

- Je me plie aux ordres de Dumbledore, c'est tout, grogna le professeur de potions. Il se doutait bien que Voldemort arriverait au pouvoir et qu'il valait mieux ne pas perdre inutilement des sorciers dans des batailles sanglantes.

- Oui, et quelle réussite…

- Tout ce qui compte, continua Rogue impassiblement, c'est que Dumbledore et ses hommes puissent approcher Voldemort et son foutu serpent. Pour ça, on a besoin qu'il baisse sa vigilance et qu'il se pose quelque part. Connaissant Voldemort, il installera son quartier général dans le Ministère britannique. C'est une question de revanche sur Michael Cabot. S'ils arrivent à tuer ce serpent, alors nous aurons peut-être enfin une chance de vaincre Voldemort pour de bon.

- Et qu'en est-il des autres Horcruxes ?

- Tous ont déjà été trouvés et n'attendent plus qu'à être détruits. Un ordre de Dumbledore et je m'en occupe.

- Et moi je fais quoi maintenant ?

- Vous pouvez rester ici et aider à la préparation des élèves au combat.

- C'est pas un acte répressible par la marque ça ?

- Vous n'avez qu'à essayer, provoqua le professeur dans un rictus moqueur.

Le coup de poing de l'Auror partit tout seul dans la figure du Mangemort. Ce dernier tomba à la renverse et se retrouva les quatre fers en l'air. Jetant un regard noir à l'Auror, il se remit debout en grognant de douleur.

- Je dois dire que ça fait du bien de cogner sur un Mangemort, ricana Fol'Oeil satisfait avant quitter le bureau du maître de potions.


Bon les jeunes, voici du lourd lol !

Certains vont peut-être crier au scandale, que c'est de la pornographie; d'autres vont peut-être remercier le ciel car le moment tant espéré est enfin arrivé. Et peut-être aussi que j'aurais réussi à contenter tout le monde.

En tout cas, j'ai bien aimé l'écrire.

N'empêche que je dois être réaliste, il y a trop de choses à écrire après ce chapitre. Jamais je n'aurai le temps de finir cette histoire avant la rentrée scolaire. J'écrirai autant que je le peux mais il faudra que je m'arrête pendant un certain temps après. Désolée !

Allez je vous laisse. :)

Bye bye !