Et Harry cria.

Et Harry pleura.

Jusqu'à ce que le silence revienne et devienne sa nouvelle compagne de route…

Une simple coupure dans le temps.

Une simple blessure saignante.

Une simple douleur persistante.

Même après deux mois.

Même après tout ce temps, Harry avait toujours cette sensation d'être un mort-vivant qui revivait inlassablement toutes ses douleurs d'homme mortel.

La vie n'était plus qu'une suite d'images sans couleurs.

Harry n'avait pas changé les draps depuis le départ du couple de Serpentard. Bien que les tissus ne sentaient plus que son odeur depuis longtemps, le Gryffondor persistait à y mettre son nez, à la recherche désespérée d'une senteur familière qui aurait pu calmer sa douleur un temps soit peu.

Harry n'était plus que l'ombre de lui-même.

Pourtant, il dormait la nuit, prenait une douche chaque matin et mangeait à chaque repas. Cela ne changeait rien. Son regard était vide, ses lèvres inertes, n'esquissant plus le moindre sourire.

Hermione et Ron avaient beau tout mettre en œuvre pour le convaincre de revenir vers eux, rien ne fonctionnait. Au fil du temps, ses amis avaient fini par abandonner et Harry en était vraiment soulagé. Le Gryffondor n'aspirait plus qu'à rester complètement seul. A attendre la mort sans se débattre. Tant que celle-ci arrachait son cœur meurtri au passage.

Harry ne ressentait plus de peine pour ses deux amis. Ces derniers avaient trouvé quelqu'un pour le remplacer, enfin, lui voyait les choses ainsi. L'instinct maternel d'Hermione devait s'être réveillé car la jeune femme avait pris le petit garçon orphelin sous son aile. Il s'appelait Joseph et il était devenu inséparable de sa « mère adoptive » au bout de quelques semaines. Ron semblait ne pas s'en plaindre même s'il était plus distant du garçon qu'Hermione.

Harry les observait souvent lorsqu'il allait manger dans la Grande Salle. Il avait l'impression d'être dans un monde parallèle où il n'existait plus, où personne ne le voyait, ce qui lui permettait de regarder tout le monde à loisir. Joseph avait pris sa place dans le cœur de ses amis. Hermione et Ron avaient retrouvé le sourire et parfois, Harry pouvait entendre le rire enfantin de Joseph non loin de lui à la table.

Luna et Neville s'étaient également inquiétés pour lui dans les premiers temps. Luna lui avait même proposé une fiole de potion calmante qu'elle venait de mettre au point avec Neville. Cependant, Harry avait refusé. Il ne voulait rien qui puisse l'éloigner de sa douleur, seule preuve d'avoir un jour été heureux et amoureux. Seule la mort aurait le privilège de tout arrêter. Harry leur avait expliqué qu'il voulait rester seul à présent et le couple n'insista pas.

Malgré tout, le Gryffondor ne paraissait jamais seul. Tous les jours, il allait rendre visite aux Survivants dans la Salle sur Demande, en compagnie de Rogue. Tous les jours, il répétait les mêmes consignes d'entraînements tel un automate. Le professeur de potions voyait bien qu'il était dans un état déplorable, mais Harry n'était pas venu le voir pour parler, pas une seule fois. Alors le Mangemort ne fit rien, si ce n'était garder un œil sur lui.

Poudlard avait beaucoup changé en deux mois. Toutes les salles de classe avaient été transformées en dortoirs pour les nouveaux arrivants et l'aile sud du château avait été agrandie pour accueillir des dizaines de milliers de réfugiés en plus. Poudlard grouillait de monde. Chaque accès souterrain du château avait été condamné et une coupole magique invisible protégeait à chaque instant l'édifice de pierre. Même sans transplaner, on ne pouvait ni entrer ni sortir du château, à l'exception du réseau de cheminée qui fonctionnait toujours dans quelques salles.

Des sorciers volontaires faisaient le guet jour et nuit. Ils connaissaient les formules magiques pour annuler la fonction étanche de la coupole magique afin de laisser entrer des personnes ou de laisser sortir des sorciers pour défendre le château. Harry, Neville et Luna s'étaient naturellement portés volontaires dès le premier jour, même si leur démarche n'était pas appréciée par le professeur McGonagall qui persistait à dire qu'ils étaient trop jeunes pour se mettre ainsi en danger. Harry ne l'écouta même pas. Il savait qu'il ne risquait rien. Et dans le pire des scénarios, il était capable de se défendre.

Ce matin de mai, Harry montait justement la garde avec une dizaine d'autres sorciers. Un soleil franc était déjà bien haut perché dans le ciel. La vue était parfaitement dégagée, le ciel n'ayant aucun nuage. Harry était assis sur une vieille couverture marron posée à même le sol, à trois mètre de la porte d'entrée principale du château. Ses yeux scrutaient au loin, au-delà des montagnes, puis tout près dans le parc, sous les arbres, derrière les pierres, dans le lac. Tout était calme.

Harry soupira. Aussi étrange que cela pouvait paraître, le Gryffondor désirait de l'action. Dans ces moments forts, il oubliait tous ces problèmes, toute sa douleur et n'aspirait qu'à sauver les pauvres gens qui tentaient de fuir les villes. Harry n'avait toujours tué personne de sa baguette mais il était arrivé à plusieurs reprises qu'il neutralise un Mangemort et que Neville ne l'élimine, de la même manière que la première fois. Harry ne disait plus rien. Cela lui était égal.

L'ennui, c'est qu'il n'avait rien à faire à cet instant. Alors son esprit fit ce qu'il faisait toujours dans ces moments : il replongea dans ses souvenirs. Sans fermer les yeux, Harry pouvait aisément se rappeler les détails de son visage. Ses mèches blondes (dont ses doigts sentaient encore la texture), ses yeux gris (qui pouvaient autant faire peur que rassurer et calmer), ses lèvres masculines (à la fois forte et douce), ses joues (qu'il avait pu voir sillonnées de larmes), son nez (parfaitement structuré) et son front (qu'il avait pu voir luire de sueur tandis qu'ils couchaient ensemble). Harry ferma les yeux un bref instant, juste pour mieux apprécier la perfection de son visage. Dans son esprit, Drago souriait pour lui, autant avec ses lèvres qu'avec ses yeux.

Harry rouvrit brusquement les paupières en entendant une voix familière crier son nom. Une tête aux cheveux sauvages et flamboyants apparut à la lisière de la forêt.

- Fol'Œil ! s'écria-t-il. La voie est libre !

- Sans blague ! éructa l'homme en faisant un signe derrière lui. C'est ce que je viens de te dire ! Alors ouvre-moi un passage, par Merlin !

Derrière Fol'Œil, Harry découvrit plusieurs dizaines de sorciers qui le suivaient en un serpentin qui semblait ne jamais se finir. Le Gryffondor se mit rapidement debout et murmura les formules secrètes pour créer un passage dans la coupole magique.

- Transitum aperit. Visibile. Nunc, murmura Harry en faisant trois rotations de son poignet droit devant lui.

Aussitôt, un cerceau de lumière apparut devant lui, assez grand pour laisser passer un homme. Fol'Œil se précipita vers le halo de lumière et se posta à côté pour laisser les autres sorciers entrer en premier. L'Auror avait un long fusil entre ses mains. C'était sa nouvelle arme contre les Mangemorts et il ne lui avait fallu que quelques jours pour apprendre à manier l'objet à la perfection. Il en était très fier et s'amusait à parader avec l'arme devant le professeur Rogue dès qu'il en avait l'occasion.

Une fois que tous furent passés de l'autre côté de la coupole, Harry murmura « Finite » et le halo de lumière disparut dans un bouquet d'étincelles et de crépitements. Harry se précipita vers Fol'Œil pour avoir des nouvelles fraîches.

- Alors ? Comment ça se passe de votre côté ?

- Je trouve qu'on se débrouille comme des chefs, fanfaronna l'Auror dans un sourire victorieux. En plus, y'a des gars qui ont décidé de ne plus se cacher et de nous aider à ramener les gens ici et dans les nouveaux camps qu'on a installé un peu partout. Ces mecs ont vraiment des couilles !

- Merci pour l'info, fit Harry dans une grimace.

- Bah quoi ? C'est vrai. Je peux confectionner des Portoloins mais cette putain de marque m'empêche de les donner aux gens, tu le sais. Alors faut bien que des gars qui n'ont pas la marque le fassent à ma place. De l'aide est toujours bienvenue et c'est pareil pour les autres camps que j'ai mis sur pied. Pour sécuriser les lieux magiquement, tu imagines que je ne peux pas le faire et d'ailleurs je ne peux pas rester là-bas indéfiniment à faire le guet.

- C'est certain, dit Harry en voyant Seamus arriver pour prendre sa place. Bon, mon tour de garde est fini. Je vais aller me reposer un peu. A plus tard.

Harry se pressa de rentrer pour ne pas à avoir à parler à Seamus. Tant qu'il n'était pas le sujet de la conversation, cela ne le dérangeait pas et c'est pourquoi, il discutait de temps en temps avec Fol'Œil qui n'en avait rien à faire de son état. Cela faisait du bien de ne pas toujours voir l'inquiétude dans les yeux des personnes avec qui il osait encore parler.

A cette heure matinale, les gens qui vivaient dans le château dormaient encore à poings fermés. Harry aimait ce silence, cette solitude. Pas besoin de porter un masque, à supposer qu'il était encore capable de dissimuler ses émotions. Au fond, Harry s'en fichait bien.

La tête baissée, le Gryffondor avançait dans les couloirs, ses jambes connaissant le chemin par cœur. Un éclat de rire le fit stopper net. Avant même qu'il ne puisse partir dans une autre direction pour les éviter, Hermione, Joseph et Ron apparurent devant lui. Le petit garçon tenait la main d'Hermione et Ron avait un bras autour des épaules de son amie. Une parfaite image de famille pensa Harry. Son esprit ne put s'empêcher d'imaginer Pansy, Drago et leur enfant à la place, juste histoire de se faire du mal. Harry serra la mâchoire et se remit à avancer.

- Bonjour Harry, fit Hermione pour tenter d'engager une discussion banale.

- Salut, se contenta de répondre l'Elu d'une voix totalement dénuée d'émotions.

Ron fronça les sourcils, ce qu'il faisait à chaque fois qu'ils se croisaient tous les quatre. Joseph quitta la main d'Hermione et se mit face au Gryffondor. Ce dernier se raidit et le regarda de toute sa hauteur.

- Qu'y a-t-il ? demanda Harry à voix basse.

- Harry, baisse-toi ! chuchota Hermione, scandalisée par son attitude face à l'enfant.

Sans regarder la jeune femme, Harry se mit à la hauteur du garçon et reposa sa question. Sans rien dire, Joseph se lova contre le torse du Gryffondor et entoura ses petits bras autour de lui. Harry ne put s'empêcher de sursauter en inhalant bruyamment. Ses bras restèrent écartés dans le vide, de chaque côté de son corps tandis que l'enfant le serrait un peu plus fort.

- Hermione dit souvent que tu aurais besoin d'un gros câlin, alors voilà, murmura l'enfant.

Le Gryffondor fusilla la jeune femme du regard avant de quitter l'étreinte de Joseph. Il se mit debout, face à Hermione, l'air menaçant. Ron fit un pas en avant.

- Eh bien, tu pourras lui dire qu'elle a tort, déclara-t-il d'une voix à faire glacer le sang.

- Connard, souffla Ron de sorte à ce que Joseph n'entende pas.

Harry soutint le regard furibond de son ancien ami avant de s'éloigner.

- Harry…, supplia Hermione mais ce dernier l'ignora.

Le Gryffondor rentra dans l'appartement qui appartenait autrefois au couple de Serpentard. Il marcha nerveusement de long en large dans le salon, essayant de ne plus penser à Hermione et Ron. Finalement, il était clair qu'ils n'abandonneraient jamais. Quoi qu'il fasse, ses amis d'enfance espéraient toujours qu'il revienne vers eux. Même Ron. Au-delà de sa colère, Harry savait qu'il ne désirait rien d'autre que son retour. Le Gryffondor envoya son pied dans le battant de bois du placard qui se ferma violemment. Harry soupira de frustration et s'assit par terre, près d'une pile de vieux journaux.

- Pourquoi ils ne comprennent pas ? murmura-t-il en se frottant les yeux de fatigue.

Harry soupira à nouveau avant d'attraper le journal qui se trouvait en haut de la pile. Sans regarder les trois premières pages d'actualité (selon Voldemort), Harry étala directement la quatrième page devant ses yeux. Ses doigts virent automatiquement lisser la feuille de papier crasseuse dans l'espoir d'améliorer la qualité de l'illustration, de la photo animée plus précisément. Le journal datait de mars dernier. Sur la photo, Drago posait au côté de Pansy qui était vêtue d'une robe blanche ornée de magnifiques dentelles fines. Le couple échangea un regard complice avant de sourire au photographe. Harry avait toujours l'impression que le regard du Serpentard lui était destiné personnellement. Peut-être qu'il pensait à lui en regardant l'objectif. Le Gryffondor ne pouvait s'empêcher de le penser à chaque fois qu'il regardait cette photo.

L'article correspondant à cette illustration racontait en détail le déroulement du mariage du couple de Serpentard. Toutes les grandes familles de Sang-Pur étaient présentes, ainsi que Voldemort. L'union fut célébrée dans la demeure du couple le 20 mars 1997.

Deux autres photos étaient jointes à l'article : l'une montrait Voldemort en grande discussion avec plusieurs invités (des Mangemorts) et une autre était une vue d'ensemble qui permettait de voir les jeunes mariés entourés de la foule au pied d'un splendide escalier de marbre gris, avec le vaste buffet sur la gauche (Baltus et Balthazar tournoyant autour sans se faire remarquer).

Harry referma le journal et en prit un autre. Celui-ci réussit à lui décrocher un imperceptible sourire. Trois photos illustraient l'article sur le couple modèle de Sang-Pur. La première montrait Drago et Pansy s'enlacer avec bonheur tandis que'il venait soi disant d'apprendre l'heureuse nouvelle. C'était amusant de les voir jouer une comédie romantique. Ce qui l'était moins, c'était d'entendre les insultes que proférait tout le monde à l'égard du couple à chaque publication.

Quelque part, Harry comprenait leur colère et la logique aurait voulu qu'il soit également furieux contre les deux Serpentard car Voldemort avait de plus en plus de partisans grâce à cette stratégie de communication. Le Lord Noir leur promettait une vie de rêve en échange de leur soumission et de leur loyauté. Des villes autrefois fantômes commençaient à reprendre vie, colonisées par ces nouveaux partisans généralement Sangs-Mêlés.

L'article disait que Pansy était enceinte d'un mois tout juste (alors que le fœtus devait avoir un à deux mois de plus). Harry eut un pincement au cœur en voyant l'alliance en argent au doigt de Drago. Cela faisait bizarre mais surtout, cela lui rappelait qu'il n'était plus à lui. Le Gryffondor préféra regarder les autres photos. La deuxième montrait le couple dans un magasin de meubles pour enfant et la troisième présentait la chambre du futur bébé avec un petit lit à barreaux en bois clair dans le coin droit, au fond de la pièce et une haute fenêtre avec des rideaux verts au niveau du mur du fond, à gauche. Il y avait aussi une table à langer et un grand placard installés contre le mur gauche de la pièce. C'était lumineux et pas trop grand.

Harry se rendit compte que sa gorge était serrée. Cette chambre était prête à accueillir la vie. Elle était déjà pleine de vie. Sa main empêcha une larme de couler sur sa joue. Le Gryffondor se sentait amer parce qu'il savait qu'il n'avait aucun rôle à jouer dans cette histoire. C'était celle de Pansy et Drago et peu importe si tout le monde croyait que c'était un couple monté de toute pièce, lui savait qu'il n'en était rien. Ils étaient amoureux.

Harry reposa les journaux sur la pile de papiers poussiéreux, puis il trouva la force de se mettre debout. Son ventre gargouilla de faim mais le Gryffondor l'ignora d'un léger coup de poing porté à son estomac. Il s'écroula sur le lit et ferma les yeux…

Ainsi, quatre mois s'écoulèrent sans véritable changement.

Harry s'étira dans le lit tout en baillant puis il se recroquevilla sur le côté. Quelque chose se froissa sous son flanc. Le Gryffondor enleva machinalement le journal qui était coincé sous son corps et se rendormit aussitôt.

Ce n'est que deux heures plus tard que le jeune homme décida de se lever. Le mois de septembre avait débuté et Harry était toujours de ce monde. Le Gryffondor avait fini par ne plus y penser. Il vivait au jour le jour, sans être heureux ni malheureux. La douleur semblait s'être estompée avec le temps et elle avait laissé place à un sentiment de neutralité froide. Seulement parfois, elle revenait sournoisement lui presser le cœur pour lui rappeler qu'il n'avait pas le droit d'être indifférent face à toutes ces injustices. Il devait avoir mal lorsque des gens étaient assassinés et il devait être triste lorsqu'il pensait à Drago. C'était humain et c'était normal.

Harry prit le journal qui traînait sur le lit défait et regarda une énième fois la photo en quatrième page. Pansy était radieuse, les mains posées sur son ventre bien arrondi, les doigts entrelacés avec ceux de Drago qui se tenait derrière elle, un sourire débordant de fierté illuminant son visage. Harry ne put s'empêcher de passer un doigt sur les lèvres en papier du Serpentard.

- Tu es si beau, murmura Harry.

Le Gryffondor soupira tout en reposant le journal sur la nouvelle pile de papiers, à côté de l'ancienne. Il alla prendre une douche et quitta son sanctuaire. Après avoir déjeuné, il s'entraîna avec le professeur de potions pendant quelques heures avant de prendre son tour de garde, cette fois-ci au sommet de la tour d'astronomie. C'était le meilleur endroit pour surveiller le ciel de loin. Harry avait la tête levée vers les nuages lorsqu'il entendit quelqu'un monter l'escalier en colimaçon à toute vitesse. Harry se retourna et dégaina sa baguette par précaution. La tête du professeur Rogue apparut dans l'escalier, les joues rouges et le souffle court.

Harry comprit.

- Potter, j'ai besoin de votre aide. Venez avec moi.

Sans attendre une réponse, Rogue disparut et le Gryffondor se précipita dans l'escalier, descendant les marches quatre à quatre pour le rattraper. Après une course effrénée dans les couloirs, le professeur ouvrit la porte de son bureau et laissa Harry entrer en premier.

- C'est maintenant, n'est-ce pas ? demanda le Gryffondor dont les doigts commençaient à trembler à la réalisation qu'il allait enfin devoir accomplir son ultime sacrifice.

Le Mangemort le fixa de ses yeux sombres et acquiesça gravement.

- Si tout se passe comme prévu, oui. Je viens de recevoir un message de Dumbledore. Ils ont réussi à entrer au Ministère sans se faire repérer. Le serpent est là-bas, c'est certain. Pour détruire les Horcruxes, Dumbledore nous a laissés deux crochets de basilique.

Rogue sortit sa baguette et murmura plusieurs sortilèges. Un coffre en métal se matérialisa dans un coin du bureau. D'autres jets de lumière bleutée sortirent de sa baguette et atteignirent le coffre. La porte épaisse s'ouvrit dans un déclic et le Mangemort se dépêcha d'en sortir les crochets de basilique et les Horcruxes à détruire : un vieux médaillon, un diadème et une petite coupe dorée. Il les posa par terre sous l'œil curieux du Gryffondor. Quelque chose en lui sembla bouger, comme une grosse larve au fond de ses entrailles qui réagissait à la présence de ces objets.

- Alors c'est ça ?

- Oui. Il faut attendre le feu vert pour les détruire. Quand ce maudit serpent sera éliminé, ce sera à nous d'agir.

Harry et Rogue s'installèrent par terre, le dos contre le mur. L'attente était longue et pesante, le silence comme un bourdonnement dans les oreilles. Harry entendait son cœur battre avec force dans sa poitrine. La peur l'avait rejoint. Le Gryffondor ferma les yeux et essaya de se calmer en repensant à Drago, Pansy et leur enfant. Leur petite fille pour être exact.

Il allait mourir pour elle, pour Drago, pour Pansy, pour Hermione, pour Ron, pour Joseph, pour Neville, pour Luna, pour Rogue, pour Dumbledore. Pour tous.

Harry expira longuement pour tenter de se rassurer. Il attendait ce moment depuis des mois. Il voulait être libéré de ce cauchemar. Mais une part de lui persistait à crier, à se révolter contre le destin funeste que le monde lui imposait.

Harry voulait vivre, maintenant que sa mort était imminente…


Salut tout le monde !

Bon alors j'espère que aimerez ce chapitre parce que j'en ai bavé, enfin plutôt transpiré comme un boeuf lol ! Sérieux, se creuser les méninges dans cette canicule avec un ordi en surchauffe sur ses jambes, c'est un peu du masochisme.

Mais heureusement, j'en suis très satisfaite parce que j'ai pu mettre tous les éléments que je voulais sans bâcler ce chapitre et je l'espère en faisant passer toutes les émotions que je voulais.

Vous pensiez avoir touché le fond, eh ben non lol !

Il y a encore pire au menu de la suite.

J'ignore combien de chapitres je vais écrire avant d'arrêter d'un coup jusqu'à la fin de l'année scolaire, peut-être cinq / six, mais je vous dis déjà pour vous préparer psychologiquement lol !

Allez je vous laisse !

A bientôt !