Le Gryffondor regarda Drago s'élever dans les airs, la tête de Pansy posée sur son épaule, comme si la jeune femme était en train de dormir.
Ses yeux verts se posèrent alors sur le nouveau-né dont les paupières s'ouvraient de temps en temps. Harry avait peur pour Drago. Le Serpentard lui laissait-il sa fille parce qu'il avait confiance en lui ou parce qu'il la rejetait, comme si elle avait pu être responsable de la mort de Pansy ?
Oui, Harry était très inquiet, mais il était surtout triste et fatigué par ce monde en ruines. Il n'avait plus la force d'en faire partie. C'est pourquoi, il savait qu'il devait fuir aux côtés de Drago, quitte à tout laisser derrière lui.
Quitte à oublier le passé.
Quitte à oublier ses amis pour toujours.
Quitte à devenir un nouvel homme…
Le voyage fut long, pesant, oppressant.
Harry avait rattrapé Drago dans les airs. Ce dernier ne volait pas très vite, le visage figé, l'air totalement hagard.
Le silence les avait happé tout entier, telle une bête affamée engloutissant la peur des hommes.
Harry avait peur de briser le silence, de peur de voir Drago se briser à nouveau devant lui.
Le sorcier aux cheveux d'or avait une main crispée autour de son balai, tandis que son autre main agrippait fermement l'épaule de Pansy. Son teint était blafard, ses joues étaient creuses, ses yeux voilés.
Harry frissonna d'effroi.
Drago était le reflet de cette nuit tragique.
Un monde en ruines. C'est ce qu'ils laissaient derrière eux.
Harry sentit une larme couler sur sa joue. Hermione. Ron. Il était en train de les abandonner.
Lâche. Harry pouvait entendre la voix de Ron répéter ce mot.
Egoïste. C'est ce qu'il était à présent.
Et pourtant, Harry en était certain : il ne fuyait pas pour des jours heureux. Il n'y avait pas de choix idéal. Qu'il reste à Poudlard ou près de Drago, les ténèbres faisaient maintenant partie de lui. Qu'allait-il se passer lorsque Voldemort reprendrait possession de son esprit ? Harry avait un peu moins de 24 h avant que le sortilège « Somno Alta » ne s'annule et que le Mage Noir ne s'éveille en lui.
Piégé. C'est ce qu'il était vraiment. Et pour de bon cette fois-ci.
Mais une chose changeait tout : Drago et sa petite fille étaient près de lui.
Malgré la culpabilité qui vrillait son estomac, Harry ne regrettait pas sa décision. Son destin était lié à celui du Serpentard et ce depuis toujours. Le Gryffondor avait besoin de la présence du Mangemort et il savait que la réciproque était d'autant plus vraie, maintenant que Drago se trouvait veuf et père d'un nouveau-né.
Allaient-ils s'en sortir ? Voldemort les laisserait-il en paix ? Seraient-ils capables d'élever un bébé ?
Tant de questions qui planaient dans le crâne du Gryffondor. Ce dernier baissa la tête, le temps d'observer ce petit être lové contre son torse, le temps de calmer ce tourbillon d'inquiétudes et d'angoisse. La petite fille remuait un peu, le visage plissé comme si quelque chose l'ennuyait.
Harry reporta son regard vers Drago. Ce dernier n'avait pas changé de posture et semblait ne jamais cligner des yeux. Ses cheveux virvoltaient violemment autour de son visage, lui donnant l'aspect d'un Christ à la couronne d'épines enfoncée dans le crâne. Harry n'aima pas cette image. Son regard troublé se détourna du Serpentard et il se contenta de regarder droit devant lui jusqu'à ce que le soleil ne les éblouisse de ses rayons lumineux.
Sous leur pieds, la campagne anglaise s'étendait à perte de vue. Harry n'était jamais venu ici. Quelques maisons et vieilles granges se partageaient les alentours. Un petit bourg apparut peu après avec ce qui ressemblait être au centre une place de marché. Le Gryffondor comprit qu'il s'agissait d'un bourg moldu. Il y avait quelques voitures qui se faufilaient dans les ruelles. Harry se rappela soudain qu'ils étaient visibles aux yeux des moldus ce qui l'amena à s'élever dans les airs pour voler au-dessus d'une couche de nuages matinaux. Le Serpentard le rejoignit machinalement quelques secondes plus tard.
Plusieurs minutes s'écoulèrent. Harry commençait à vaciller d'épuisement. Il aurait voulu demander au Serpentard si leur échappé était encore longue, mais il n'osa pas. Le temps semblait s'être arrêté. Tout paraissait irréel. Etait-il seulement éveillé ?
Soudain, le Mangemort plonga dans la masse nuageuse. Harry se pressa de le suivre et c'est un paysage de rêve qu'il découvrit quelques secondes plus tard. Une petite maison de bois se trouvait tout au bout d'un chemin de terre. Une forêt se dessinait en arrière-plan tandis qu'un champ immense s'étendait devant la maison. Celle-ci possédait un petit pourtour d'herbe délimité par une clôture en bois. Tout était là. Simple mais parfait. C'était le genre de lieu dans lequel Harry aurait aimé vieillir, entouré d'une famille. Sa gorge se serra en pensant qu'il avait partagé ce rêve avec Pansy. Plus exactement, il avait l'impression de voler le rêve de Pansy.
En une fraction de seconde, tout avait basculé.
Il avait suffit d'une maudite fraction de seconde pour que Drago passe du statut de mari à veuf.
Un clignement de cils avait suffit.
Les yeux de l'Elu s'emplirent de larmes en imaginant Pansy rendre son dernier souffle d'agonie.
Elle était morte, seule.
Et pas une fois n'avait elle pu voir sa fille ou la prendre dans ses bras.
Les larmes roulèrent sur les joues du Gryffondor. La douleur lui broya la gorge et la poitrine. Harry posa pieds à terre et lâcha son balai pour étouffer un sanglot d'impuissance dans le creux de sa main.
Drago atterrit quelques mètres plus loin, au pied du petit escalier qui menait à la porte d'entrée. Le Mangemort tituba légèrement et ajusta sa prise autour du corps de Pansy. Sans un regard derrière lui, le Serpentard gravit les marches et poussa la porte d'entrée.
Harry avança lentement vers la maison, l'échine courbée. Il fit attention de ne pas marcher sur les tâches de sang qui recouvraient les marches de l'escalier et ses yeux tentèrent de s'ajuster à la pénombre de la maison avant que ses jambes ne le guident vers l'intérieur.
Les volets étant encore fermés, Harry laissa la porte ouverte pour avoir un peu de lumière. Il se trouvait dans un long couloir bordé de chaque côté par de nombreuses portes. Un bruit sourd attira l'attention du Gryffondor vers la première porte sur sa gauche qui était grande ouverte.
Harry entra dans la pièce qui s'avérait être un petit salon. Il repéra le Serpentard qui s'était assis par terre, dos contre le mur, près de la cheminée. Son visage était toujours blême, ses yeux inexpressifs et figés. Ses deux bras enlaçaient Pansy avec force. Harry s'avança prudemment vers lui et se laissa glisser contre le bord du canapé pour s'asseoir en face de Drago.
Harry soupira d'épuisement. Ses yeux se fermèrent tandis que son corps se mettait à trembler. Les larmes maculèrent à nouveau son visage dans un silence de mort. Dans son esprit, d'horribles tableaux macabres se succédaient. Tout cela s'était-il vraiment produit ?
Harry resserra son étreinte autour de la petite fille qui se mit à gémir plaintivement. Le Gryffondor ouvrit les yeux et couvrit le nouveau-né d'un regard triste et désolé. La petite fixa Harry pendant un long moment. Avec une infinie précaution, le Gryffondor fit glisser son index sur son visage. Ce contact eut pour effet de la faire pleurer, mais également de faire réagir son père pour la première fois. Celui-ci la regarda enfin. Harry cessa de la toucher et observa son père dont le visage était en train de se décomposer.
- Drago ? murmura le Gryffondor.
Les yeux du Mangemort se firent encore plus troublés. Harry prit son courage à deux mains et s'approcha de lui jusqu'à ce que ses genoux ne le touchent. Drago eut un hoquet de stupeur en voyant sa petite fille d'aussi près.
- Elle a besoin de toi, souffla Harry. Il faut que tu sois fort pour elle, ajouta-t-il en posant sa main sur la joue du Serpentard pour l'amener à un contact visuel.
- Dis-moi que ce n'est pas arrivé, supplia Drago d'une voix étranglée. Dis-moi que Pansy n'est pas morte ! éclata-t-il en sanglots.
- Je suis tellement désolé, dit le Gryffondor en pleurant à son tour. Tellement, tellement désolé.
- C'est moi qui aurais dû mourir ! Tout est de ma faute ! Si seulement Voldemort n'avait pas lu dans mon esprit, elle serait toujours là !
- On a fait tout ce qu'on a pu, tenta de raisonner le Gryffondor. Tu n'es pas responsable de sa mort. Ne te hais pas, je t'en prie.
- La vie est tellement injuste ! sanglota Drago en se cognant l'arrière de sa tête contre le mur. Pourquoi sommes-nous maudits ? Quelles fautes suis-je en train de payer ? Dis-moi !
- Je l'ignore, Drago, répondit le Gryffondor en posant sa main derrière la tête du Serpentard pour l'empêcher de se faire du mal. Tout ce que je sais, c'est que tu as une fille magnifique et que cela vaut la peine que l'on continue de se battre pour qu'elle puisse grandir dans un foyer qui la protège et qui l'aime.
Le Serpentard se calma un peu. Il regarda sa fille, puis le Gryffondor.
- A présent, c'est également ta fille, Harry. C'est ce que Pansy et moi voulions au cas où il arrivait malheur à l'un d'entre nous, expliqua-t-il d'une voix chevrotante.
Harry eut un sourire triste à l'égard de Pansy et de Drago. Il acquiesça silencieusement, une boule à la gorge. Son sourire s'effaça dans une grimace douloureuse. Il soupira longuement avant de parler à nouveau.
- Et maintenant ? Par quoi devons-nous commencer ? J'ignore les besoins d'un bébé, avoua le Gryffondor avec inquiétude.
- Ne t'en fais pas, soupira Drago. Pansy et moi nous étions vraiment préparés à l'accueillir. Je saurai te guider, termina-t-il en essuyant ses larmes.
Le Serpentard se mit alors debout, non sans difficulté, puis il quitta la pièce avec lenteur. Harry le suivit sans un mot. Le nouveau-né pleurait toujours et le Gryffondor tenta de le calmer en lui caressant le dos.
- Ça va aller, tu verras, lui murmura-t-il. On va bien s'occuper de toi.
Harry suivit le Serpentard dans la chambre d'en face. Ce dernier déposa Pansy avec délicatesse sur le lit. Ses bras furent ramenés le long de son corps, ses cheveux coiffés par les doigts soigneux de son mari, ses lèvres embrassées une dernière fois. Drago s'éloigna du lit en reniflant bruyamment. Il ouvrit un tiroir de la commode et en sortit deux grosses bougies bleues et une boîte d'allumettes. Les bougies furent posées de chaque côté du lit, sur les tables de nuit. Leur douce lumière apportèrent un sentiment éphémère d'apaisement aux deux sorciers, mais aussi à leur petite fille qui avait cessé de pleurer.
Ensemble, ils observèrent Pansy, comme s'ils cherchaient le moindre signe de vie en elle. Son visage était tellement neutre que cela en était effrayant. Rien à voir avec la jeune fille énergique et malicieuse qu'ils avaient connue. Harry sentit à nouveau une boule se former dans sa gorge. Il savait qu'ils n'avaient pas fini de pleurer Pansy. Jamais il n'aurait cru être affecté à ce point par sa mort. Imaginer ce que Drago pouvait ressentir n'en était que plus douloureux. La petite fille se mit à nouveau à geindre et à remuer. Drago détourna son regard de Pansy pour voir sa fille lové dans les bras du Gryffondor. Il se sentait tellement vide maintenant que ses bras ne portaient plus Pansy. Le Mangemort secoua la tête, les sourcils froncés et s'avança vers Harry.
- Je devrais avoir honte de moi…
Par ses mots, le Gryffondor comprit que Drago était revenu à la raison. Spontanément, il tendit le nouveau-né au Serpentard qui n'hésita plus à la prendre dans ses bras. De nouvelles larmes dévalèrent les joues du Mangemort tandis que ses yeux gris détaillèrent le visage poupon de son enfant.
- Ma fille, murmura-t-il, très ému. Ton papa t'aime très fort, dit-il en l'embrassant sur la joue. Et ta maman t'a également aimée, même si tu n'étais pas encore sortie de son ventre. Si seulement tu savais à quel point elle était impatiente de te voir…
Harry hoqueta, la gorge broyée par l'émotion. Il s'avança vers le lit et contempla le corps de Pansy pendant un long moment. Sa main se posa finalement sur le visage brûlé de la jeune femme. Sa peau n'était plus chaude. Sans savoir pourquoi, Harry se mit à penser à toutes les vacheries qu'ils s'étaient dits et cela le fit sourire.
- Merci, finit-il par lui murmurer en se rappelant qu'aucun d'eux ne seraient là sans ses idées et son ingéniosité. Je prendrais soin de ta fille.
Le Gryffondor retira sa main avec douceur et revint auprès du Serpentard qui n'avait cessé de parler à la petite. Harry se mit à sourire en constatant que le nouveau-né avait les yeux clairs et les cheveux blonds de son père.
- Quel nom vouliez-vous lui donner ? demanda le Gryffondor en posant une main sur l'avant-bras du Serpentard.
- Jade, prononça Drago avec fierté. Ce prénom te plaît ?
- J'aime beaucoup. Ça lui va bien.
Drago prit le temps de détailler le visage du Gryffondor en souriant.
- Je suis content que tu sois là, Harry.
Le Gryffondor perdit son regard dans celui du Serpentard avant de s'approcher et de l'embrasser furtivement. Les deux sorciers perdirent leur sourire et soupirèrent simultanément.
- Elle doit avoir faim, non ? demanda le Gryffondor en caressant un petit pied qui s'était échappé de la couverture.
- Donnons-lui d'abord son premier bain. Ensuite, on lui préparera un biberon de lait, expliqua le Serpentard en lui tournant le dos.
Les deux sorciers quittèrent la chambre et fermèrent la porte derrière eux…
Du côté de Poudlard, l'heure était au bilan. Des milliers de morts, des centaines de Mangemorts à transférer en prison en attente d'un procès, une centaine de blessés dans les deux camps et des dégâts matériels limités. La coupole avait efficacement protégé le château. Seule la tour des Gryffondor avait été réduite à l'état de gravats. Néanmoins, le reste de l'édifice pouvait encore héberger des personnes dans le besoin.
Il régnait une atmosphère étouffante à Poudlard. Une odeur putride flottait déjà dans le parc. Beaucoup de corps gisaient encore sur le sol, baignant dans leur sang ou à moitié grignotés par le feu.
Au sein du château, on s'afférait à trier les blessés. Ceux qui avaient besoin de soins d'urgence et ceux qui n'avaient que de simples blessures. Severus Rogue faisait partie des cas critiques. A première vue, il n'avait aucune blessure. Il paraissait simplement épuisé et à bout de souffle. Pourtant, son état s'empira dès qu'il descendit du dos du dragon que Bill Weasley dirigeait. Le Mangemort eut juste le temps d'expliquer qu'un sort l'avait touché au pied droit avant qu'il ne se mette à gémir de douleur en se tordant dans tous les sens.
Bill chercha Madame Pomfresh à l'intérieur du château et celle-ci se pressa de porter secours au professeur de potions. Il s'avéra que Severus Rogue avait été touché par le sort de « Gangrejambe » ce qui allait gangréner tous les tissus de sa jambe droite. Ce sort avait été créé pour faire mourir son ennemi dans d'atroces souffrances. En effet, une fois la jambe gangrénée, la mort des tissus suivaient son cours dans tout le corps. Le temps que Madame Pomfresh trouve l'origine de sa douleur, il n'était plus question de sauver la jambe du Mangemort mais bien de sauver sa vie. La gangrène progressait déjà au-dessus du genou, la peau prenant alors une teinte marron. Le seul moyen de stopper le sortilège était malheureusement d'amputer la partie du membre nécrosée. Le professeur avait finit par perdre connaissance…
De son côté, Hermione avait récupéré Joseph avant de retourner auprès de Ron. Ce dernier était entouré de toute sa famille excepté Bill qui était toujours dehors. Molly Weasley était en larmes et avait tout le mal du monde à ne pas prendre son fils dans les bras, tandis qu'un médicomage et un guérisseur s'afféraient à soigner le Gryffondor. Ce dernier avait été déplacé dans une salle de classe où une dizaine de blessés inconscients avaient été installés. D'autres guérisseurs et médicomages circulaient dans la salle, allant au chevet d'un patient à un autre.
Ils étaient venus en renfort dès que la victoire fut prononcée par le professeur McGonagall. Seulement, pour Ron, cela ne suffisait pas. Le guérisseur soupira longuement après un énième examen. Son regard impuissant ne fit que redoubler l'inquiétude des Weasley.
- Je vais être direct, commença le guérisseur d'une voix imposante, les chances pour qu'il se réveille sont quasi nulles. Bien que nous ayons réussi à faire repartir son cœur, l'activité électrique de son cerveau s'apparente à un coma de stade trois, c'est-à-dire qu'il ne réagit même plus aux stimuli douloureux. C'est très grave. C'est un coma profond. Il peut se réveiller dans quelques jours, dans quelques années ou mourir dans cet état suite à une complication. Tout ce qu'on peut faire, c'est le maintenir en vie en l'alimentant et en l'hydratant artificiellement. Il faudra également lui poser une sonde urinaire et s'assurer à ce qu'il n'ait pas d'eschare du fait d'un alitement permanent. (Molly Wealsey éclata en sanglots tandis que Ginny fondit en larmes dans les bras de Fred). Il lui faut une assistance médicale permanente. Dans tous les cas, il va falloir vous armer de patience. Pour le moment, nous attendons de voir si une quelconque amélioration survient et si son état ne s'améliore pas au bout de quelques années, vous pourrez alors faire une demande légale pour stopper les mesures médicales qui le maintiennent en vie.
- Ça suffit ! s'écria Molly. Mon fils a encore toutes ses chances de s'en sortir ! Il n'est pas question d'envisager cela, ni aujourd'hui, ni demain !
- Je comprends votre colère, madame, mais je dois vous expliquer la situation et toutes les options dont vous disposez.
La respiration haletante, Molly Weasley fixa le guérisseur d'un regard orageux avant qu'Arthur Weasley, son mari, ne passe un bras autour de sa taille pour la calmer. La famille remercia le guérisseur avant de reporter toute leur attention sur Ron. Chacun s'assit sur une chaise et posa une main sur le Gryffondor qui était allongé sur un lit de fortune.
Hermione, qui était restée en retrait pendant le pronostic du guérisseur, profita que ce dernier ne s'éloigne de la famille Weasley pour s'approcher de lui. L'homme aux cheveux gris et au visage pâle s'arrêta de marcher en la voyant arriver.
- Excusez-moi, monsieur, je m'appelle Hermione Granger. Je suis la petite-amie de Ron Weasley. J'ai entendu ce que vous avez dit tout à l'heure, mais puis-je vous demander ce que vous en pensez vraiment ? Quels sont ses réelles chances de se réveiller ? Avez-vous des statistiques ? S'il vous plaît, supplia la jeune femme.
- Si vous vous voulez vraiment mon avis : vous êtes encore jeune, s'impatienta le guérisseur. Partez avant que la situation ne vous ronge jusqu'à l'os. Il ne se réveillera pas…
Bien le bonjour à tous !
Je sais, je devais être de retour en juin, mais j'étais trop fatiguée pour ça. Néanmoins, cette fatigue en valait la peine car je suis enfin diplômée ! Les années d'études galères sont derrière moi et cela fait vraiment du bien !
A part ça, je n'ai jamais oublié cette histoire et je compte bien y mettre un point final. Ce chapitre est une remise en forme, donc excusez ses défauts.
En espérant que vous n'avez pas renoncé à lire la suite...
Bisous à tous et félicitations aux nouveaux bacheliers !
DarkPotter
