Bonjour ! Désolée de ce retard.

Merci à Solealuna, lil01, Arroganz, Flo, Safyra33, BONES-NCIS, Ficandbones, Low-BB, nath16, Lolita, Adle, TempBrennan, Nal et bones-univers.

Flo : Oh, si c'est ce qui te dérange, cette fic ne sera pas vraiment guimauve...tu verras peut-être. Euh, pour Angela...tu verras. Merci !

BONES-NCIS : Tu aimes le suspense ? Tu vas être servie ! Cette fic est faite pour ça.

Low-BB : Je crois que tu ne te trompes pas !

Lolita : Là désolée j'ai pas compris...

Adle : Frustrée ? C'est le but ! Il n'y a pas que moi, n'oublie pas !

TempBrennan : Eh oui !

Nal : Ah ah...suspense suspense...tu n'oserais pas fouiller dans l'ordi de ta soeur quand même ? Si ?

Bonne lecture !


Chapitre 2 : Autre message

Booth se réveilla enfin. Il porta la main à l'arrière de sa tête, qui lui faisait affreusement mal. Il gémit avant d'ouvrir les yeux. Une forme floue se dessina au-dessus de lui. Booth plissa les yeux. L'image devint plus nette. Un visage. Il plissa encore les yeux. Un visage familier, un visage de femme. Il retrouva enfin le nom de cette sublime créature : Bones.

«Bones ? murmura-t-il.

-Booth ? s'inquiéta-t-elle. Ça va ?

-Comme quelqu'un qui vient de recevoir un coup sur la tête fit-il en grimaçant. Que...que s'est-il passé ? Vous allez bien ?

-Oui, je vais bien. Je suis désolée, je pensais que vous...que vous n'étiez pas...vous...

-Excusez-moi, mais je ne comprends pas du tout ce que vous dites...

-C'est moi qui vous ai assommé» avoua-t-elle, un peu honteuse.

Un regard étonné s'afficha sur le visage encore grimaçant de Booth.

«J'ai reçu une lettre anonyme, qui avait été glissée sous ma porte. Une lettre menaçante. Alors quand je vous ai entendu...défoncer la porte, j'ai cru que c'était l'auteur de la lettre. Donc j'ai pris la poêle et je vous ai...assommé. Ça va ?

-Moyen-moyen...vous pouvez m'aider ?»

Brennan lui tendit le bras et il se releva avec difficulté. Elle le soutint jusqu'au canapé, sur lequel il s'assit. Elle partit quelques minutes, avant de revenir avec une poche de glace qu'elle posa sur l'arrière de la tête de Booth. Il grimaça.

«Dites donc, vous ne m'aviez jamais dit que vous frappiez aussi fort...»

Brennan sourit légèrement. Elle tamponna la blessure de Booth, puis elle mit du désinfectant sur la blessure, qui avait commencé à saigner. Booth poussa un petit cri, essayant d'éloigner la main de Brennan de sa tête.

«Booth, ne soyez pas aussi chochot...

-Je ne suis pas chochot, ça...AÏE ! Ça pique...

-Arrêtez de bouger, ça ira plus vite.»

Brennan finit de désinfecter la blessure puis elle mit un sparadrap sur la coupure. Booth se pencha en avant.

«Vous disiez que vous aviez reçu une lettre ? Vous voulez bien me la montrer ?

-Bien sûr, pourquoi ?

-J'en ai reçu une aussi. Merci, fit-il en attrapant la lettre.

-C'est pour ça que vous avez fait irruption chez moi comme ça ? Vous auriez pu appeler, non ?

-J'y ai pensé, mais mon portable n'avait plus de batterie...»

Booth commença à lire la lettre de Brennan.

Docteur Brennan, ou plutôt devrais-je dire...Bones ?
Peu importe qui je suis, c'est ce que j'ai à vous dire qui est important.
Vous êtes une femme très intéressante et vous observer est très instructif.
Vous vous levez le matin, telle que vous êtes, puis vous partez au travail en mettant vos sentiments entre parenthèses pour plus de professionnalisme et parce que c'est plus simple pour vous. Et l'agent Booth est là, espérant voir un peu plus de vous chaque jour, mais vous ne lui donnez rien et ne lui donnerez rien, n'est-ce-pas ? Parce que vous avez peur, vous avez peur de ce que vous pourriez ressentir pour lui…
Ah, ce que je m'amuse avec vous ! Enfin, vous
et Booth…à bientôt Tempérance...à très bientôt...

Il regarda Brennan.

«Booth ? Qu'est-ce que votre lettre disait ?

-Rien Bones, je...rien.

-Soyez honnête, Booth.

-Il me parlait de vous. Il disait que vous étiez seule et sans défense, une proie parfaite...j'ai eu peur pour vous, alors je suis venu. J'étais inquiet pour vous...j'ai pensé que peut-être...que peut-être il vous avait tuée» fit-il en la regardant droit dans les yeux.

Elle le regarda à son tour. La main de Booth se leva lentement pour se poser sur sa joue, la caressant timidement de son pouce. La main de Brennan monta elle aussi, se dirigeant vers la joue de Booth.

Mais, à la seconde où sa main blanche allait toucher la joue mate de Booth, elle la recula brusquement, comme si elle s'était brûlée. Elle se leva, soudain gênée par cette proximité, et partit dans la salle de bains en bafouillant quelque chose comme «je dois aller ranger ça».

Une fois dans la pièce, elle ferma la porte et s'assit sur un tabouret. Elle soupira. Qu'est-ce qui lui avait pris de faire ça ? Elle n'était pas censée avoir de relation plus que professionnelle avec un collègue. Oui, mais c'est Booth, se disait-elle. Pour elle, ça voulait tout dire. Pour la première fois depuis des années, elle se rendait compte qu'elle ne pouvait s'empêcher de vouloir avoir une relation plus que professionnelle avec Booth. Elle voulait rester son amie, sinon plus.

Elle comprenait soudain qu'elle ne pouvait pas lutter contre ça, que c'était plus fort que sa propre volonté. Même s'ils ne travaillaient plus ensemble, elle voulait garder Booth dans sa vie. Elle commençait même à imaginer ce que pourrait être sa vie si Booth n'était plus son partenaire. Plus de partenariat, donc plus de ligne, plus de règle stupide et surtout plus de risque à avoir un attachement émotionnel...stop.

Elle se faisait du mal inutilement, parce que ça n'arriverait jamais. Tout d'abord Booth ne voudrait jamais qu'ils cessent de travailler ensemble, et elle non plus. Ensuite, quand bien même pour une raison x ils arrêtaient de travailler ensemble, qu'est-ce qui lui disait que Booth voudrait bien la garder dans sa vie ? Après tout, elle était la scientifique froide, rationnelle et asociale enfermée dans son laboratoire 24h sur 24, qui avait pour meilleurs amis des squelettes. Alors que Booth...il était rempli de vie, d'enthousiasme, de bonheur, de sentiments, d'amour ! Comment pouvait-elle imaginer une seule seconde qu'il puisse s'intéresser à elle ? Le fait qu'ils se soient embrassés quelques années plus tôt ? Oui, mais ils avaient bu ce soir-là. Ça devait être dû à la tequila. Ou du moins c'était ce qu'elle espérait. Car la vérité était tout autre, et elle le savait. La vérité, c'était qu'elle avait peur. Cet homme avait raison : elle avait peur des sentiments qu'elle pourrait éprouver pour Booth. Avec lui c'était plus qu'une simple attirance sexuelle, plus qu'une simple aventure d'une nuit qu'elle aurait viré le lendemain. Et elle avait peur de ça.

C'est dans notre nature, nous avons peur de ce que nous ne connaissons pas. Nous sommes tous pareils, ouverts d'esprit ou totalement obtus, courageux ou lâche, nous avons tous une peur en commun : celle de l'inconnu. Car personne ne peut savoir ce qui se cache derrière ce qu'il ne connaît pas.

Brennan connaissait beaucoup de choses ; elle était capable de parler pendant des heures sur une multitude de sujets différents, de faire des discours anthropologiques plus longs qu'une conférence, mais il y avait un domaine où elle était totalement inculte : les sentiments. Les sentiments, et plus particulièrement l'amour. L'amour. Cette notion lui était totalement inconnue. Et elle avait peur de la découvrir. Elle savait au fond d'elle que ce qu'elle ressentait pour Booth était bien plus profond que ce qu'elle voulait bien admettre. C'était plus que professionnel, plus que de l'amitié. Et elle avait peur de mettre le mot «amour» sur ces sentiments.

Booth était resté sur le canapé, le regard perdu dans le vide. Il secoua la tête, reprenant ses esprits. Il s'interrogeait. Pourquoi Brennan était-elle partie ? L'intimité de ce moment avait dû...l'effrayer. Booth soupira. À quoi s'attendait-il ? C'était stupide de faire ça. Pourquoi avait-il fait ça ? Il se maudissait intérieurement. Il l'avait fait fuir, et maintenant, elle était partie. Booth pensait qu'elle ne lui parlerait plus avant un bon moment lorsqu'il entendit la porte de la salle de bains se rouvrir. Brennan s'approcha de lui :

«Vous devriez aller vous coucher Booth. Il est tard.

-Bones, je...je pense qu'il est plus prudent que je reste ici cette nuit. Tant qu'on ne sait pas qui nous a envoyé ces lettres et pourquoi...je crois que c'est plus prudent que je reste avec vous.»

Brennan se mordit la lèvre intérieurement. Exactement ce qu'elle craignait. Mais Booth avait raison : cet homme était potentiellement un danger, et il était plus prudent qu'il reste.

«Je suis désolée, mais ma chambre d'amis est temporairement inutilisable : la peinture dégage des vapeurs nocives.

-Ce n'est pas grave ; je prendrai le canapé.

-Booth, c'est ridicule. Je prendrai le canapé. C'est mauvais pour votre dos.

-Arrêtez Bones, c'est ridicule, c'est chez vous et...

-Ne discutez pas Booth. Allez vous coucher dans mon lit.

-À une condition : vous venez avec moi.»

Brennan le maudit intérieurement. Exactement là où elle ne voulait pas en venir. Mais elle n'avait plus le choix ; son raisonnement tenait la route.

«Très bien» soupira-t-elle, faussement lassée.

Brennan alla se changer dans la salle de bains pour se préparer psychologiquement à passer une nuit entière à côté de son partenaire sans trop penser à lui, ce qui n'allait pas être facile. Elle rêvait de lui presque toutes les nuits. Ses rêves variaient, tantôt de beaux rêves où ils finissaient heureux, tantôt d'horribles cauchemars où il mourait et où elle ne pouvait rien faire...

Elle priait sans même s'en rendre compte pour ne pas rêver de lui cette nuit ; en général elle se retrouvait serrant son oreiller comme si c'était Booth ou aux prises avec sa couette comme si c'était l'assassin de son partenaire. Qu'est-ce que ça serait si Booth était auprès d'elle...

Elle chassa ces pensées de son esprit et se rendit dans sa chambre. Elle sortit des vêtements d'un placard et le tendit à Booth :

«Tenez, mettez ça. Vous serez plus à l'aise pour dormir.

-Merci Bones. Comment vous avez eu ces affaires ? demanda-t-il, curieux.

-Vous me les aviez données à laver et vous n'êtes pas venu les reprendre, donc...» fit-elle en rougissant légèrement.

Booth remarqua qu'elle avait rougi mais ne le releva pas pour ne pas la mettre mal à l'aise. Elle se coucha dans son lit et éteignit sa lampe de chevet, fermant les yeux. Booth était toujours debout devant elle ; il l'admirait. Brennan s'en rendit compte et ouvrit les yeux, fixant Booth. Ce dernier sortit de sa semi transe et se dirigea vers la salle de bains. S'étant changé, il revint s'allonger dans la chambre. Brennan s'était endormie. Il s'allongea sans bruit en prenant garde de ne pas la réveiller. Il lui tourna le dos, résistant à l'envie de la prendre dans ses bras.

Le lendemain matin, Booth fut réveillé par la sonnerie exaspérante du réveil qu'il s'empressa d'éteindre. Il voulut se redresser mais son bras gauche était coincé sous quelque chose de chaud. Il ouvrit les yeux. Bones. Il entreprit de se dégager doucement, sans la réveiller. Cet objectif fut atteint un quart d'heure plus tard. Il se leva sans bruit et la regarda plusieurs minutes. Puis il sortit de la chambre sur la pointe des pieds, la laissant dormir un peu.

Lorsqu'elle fut sûre qu'il ne la regardait plus, elle ouvrit les yeux, qu'elle avait gardés fermés pour éviter d'être gênée par la position dans laquelle ils se trouvaient. Sans compter qu'elle s'était blottie contre lui et qu'elle avait juste eu le temps de se retourner avant qu'il ne se réveille. Elle attendit quelques minutes pour se lever. Une délicieuse odeur de café lui parvint aux narines et la décida à se lever.

Elle trouva Booth dans la cuisine. Il faisait griller des toasts.

«Bonjour Bones.

-Bonjour Booth.

-Bien dormi ?

-Oui, et vous ?

-Très bien. Vous voulez des toasts ?»

Brennan acquiesça et servit le café dans deux tasses. Booth posa l'assiette de toasts sur la table et ils prirent leur petit-déjeuner.

«À votre avis, qui a écrit ces deux lettres ? demanda Brennan.

-Un malade probablement, comme les dizaines d'autres fous qui envoient des lettres au F.B.I.

-S'il y en a tellement, pourquoi cette lettre-là vous a-t-elle fait peur ?

-Elle avait été glissée sous ma porte, donc l'auteur savait où j'habitais. Apparemment il en est de même pour vous. Il parle de la fête d'hier soir, donc il nous surveille, il sait ce qu'on fait. Il vous a suivie ce soir-là ; vous n'avez vu personne ?

-Non.

-Vous êtes sûre ?

-Oui Booth. Personne ne me suivait hier soir.

-Il vous connaît bien, et je pense qu'il me connaît aussi. Il doit nous surveiller depuis plusieurs semaines, peut-être même des mois.

-Vous pensez qu'il est dangereux ?

-Je ne sais pas Bones, mais en tout cas il en sait plus que la majorité des fous du genre. Il est potentiellement dangereux.

-Qu'est-ce qu'on doit faire alors ?

-On attend. Si on n'a plus de nouvelles, on oublie ; si on a un autre message, on verra.

-Ça me va.

-Bien.»

Ils finirent leur petit-déjeuner. Brennan débarrassa et commença à faire la vaisselle.

«Attendez Bones, je vais le faire.

-Vous avez fait le petit-déjeuner, donc je fais la vaisselle.»

Brennan commença à faire la vaisselle. Booth attrapa un torchon pour essuyer. Le téléphone de Brennan sonna.

«Vous voulez bien aller décrocher ?»

Booth s'exécuta.

«Booth.

- ! fut tout ce qu'il entendit comme réponse.

-Allô ? Qui est à l'appareil ?

-JE LE SAVAIS ! JE LE SAVAIS !

-Angela ? C'est vous ?

-Alors beau gosse, qui a fait le premier pas ?

-Mais de quoi vous parlez ?

-Laissez tomber. Passez-moi Brennan. Sauf si bien sûr, elle est trop occupée pour répondre...» fit Angela avec un sourire éclatant.

Booth mit le téléphone à l'oreille de Brennan, qui le retint avec son épaule.

«Angela ? Qu'est-ce qui se passe ?

-Je veux tout savoir ma chérie.

-À propos de quoi ?

-Ne fais pas l'innocente. Sur toi et Booth bien sûr !

-Quoi ? Je ne comprends pas de quoi tu parles.

-Vous êtes ensemble Brennie !

-Mais non !»

Brennan arrêta de faire la vaisselle et partit dans la chambre mettre les choses au point avec Angela. Booth sourit et finit la vaisselle. Lorsqu'il eut fini, Brennan revint dans la cuisine, raccrochant le combiné. Elle soupira. Son regard s'arrêta sur l'évier à présent vide.

«J'ai fini la vaisselle, fit Booth avec un sourire. Ça va ?

-Oui. J'ai mis les choses au sombre avec Angela.

-Au clair.

-Oui, c'est ce que j'ai dit. Il faudrait que nous...»

Elle fut coupée par la sonnerie de son portable. Un message. Elle l'ouvrit, pensant que c'était Angela.

Mais ce n'était pas Angela. Elle le sut à la seconde où elle lut le texte. elle pâlit quasi instantanément. Elle semblait à deux doigts de s'effondrer. Booth s'en rendit compte et la soutint. Il l'aida à s'asseoir sur le canapé avant de lui prendre délicatement le téléphone des mains. Il regarda l'écran et se figea sur place.

Un petit mot

Je vous ai écrit

Sur votre bureau

Je vous l'ai mis.

Booth passa son bras autour de l'épaule de Brennan, la serrant contre lui tandis qu'elle se blottissait contre lui.

«Booth...comment est-ce qu'il a eu mon numéro ? Et pourquoi moi ? Pourquoi moi ? Je ne fais même pas partie du F.B.I. et...

-Je ne sais pas Bones, je ne sais pas...chut...c'est un malade...il n'y a pas d'explication...

-Il sait où nous habitons...il a mon numéro...il nous surveille...mais qu'est-ce qu'il veut à la fin ? J'ai...j'ai peur...

-Je n'en sais rien Bones. Et...j'ai peur aussi.»


Alooors ? Qu'en pensez-vous ? Laissez une petite review et...à mardi prochain !