Tremblements, hausse drastique de température, sueur, crampes abdominales, vomissements, hallucinations et autres réjouissances.

Voici ce qui l'attendait…


Si Drago ressentait les premiers signes de manque lors de sa première séance d'interrogation le lendemain matin, il n'en montra rien. Le Mangemort ne voulait pas leur faire ce plaisir.

Avant l'arrivée des trois Aurors, le jeune homme avait passé la tête sous l'eau pour se rafraîchir la peau et enlever momentanément toutes traces de sueur. Il avait observé dans le miroir l'expression abattue de son visage pendant plusieurs minutes avant de se concentrer pour effacer toutes émotions de ses traits. Le jeune homme avait remis son masque de froideur. Glissant ses mains tremblantes dans les poches de son manteau, Drago marcha un peu dans sa cellule avant de s'immobiliser devant la petite lucarne.

Au-dehors, la ville était recouverte d'une fine couche de neige que les nombreux passants s'empressaient d'écraser sous leurs semelles frénétiques. Les contemplant du cinquième étage, Drago avait l'impression de voir des puces grouiller entre les poils d'une pauvre bête aux poils blancs.

C'est à ce moment que le jeune homme se rappela du jour où le Lord Noir avait apposé sa Marque des Ténèbres sur son bras. Il repensa à ce court instant où son regard s'était perdu dans les flammes tourmentées du feu dans la cheminée, à cet instant d'ultime préparation mentale afin de se soumettre au destin qu'on lui imposait. Il n'avait pas eu d'échappatoire. Drago avait choisi de vivre, quel qu'en soit le prix. Il n'avait pas voulu tuer, mais c'était le prix de cette vie maudite. A présent, le jeune homme avait l'impression d'être retourné à la case départ. A ce moment de calme avant la tempête.

Le Mangemort ne prétendait pas être quelqu'un de bien. Il ne se définissait pas comme une victime et assumait sa part de responsabilité dans les actes qu'il avait commis. Pour autant, était-il aussi monstrueux que Voldemort ? Le jeune homme secoua inconsciemment la tête. Drago réalisa avec dégoût qu'il serait probablement devenu aussi fou et défiguré que Voldemort si Harry n'avait pas été là pour empêcher son âme morcelée de s'assécher. Harry l'avait sauvé avec sa bonté, sa confiance, avec son amitié, puis son amour. Si seulement tout cela avait servi à quelque chose pensa le Mangemort avec colère. Tous ces efforts, toute cette énergie dépensée, tous ces risques, tous ces sacrifices, à quoi bon ? Il se retrouvait à nouveau piégé, comme un lion en cage. Etait-il pessimiste en pensant de cette façon ? L'homme serra les dents de haine en entendant la porte de sa cellule grincer à son ouverture.

Drago avait l'impression d'avoir passé sa vie à surmonter des épreuves. Il avait également la désagréable sensation d'avoir passé son temps à se soumettre au jugement sévère des autres : son père, Voldemort, les Mangemort, les Gryffondor, les Serpentard. Et à présent, il pouvait rajouter les Aurors et toute la population sorcière à sa liste. Il était si simple de juger en raisonnant sur un plan théorique, lorsque sa vie ou celle de ses proches n'était pas menacée. Néanmoins, Drago savait quel genre de personne il était. Contrairement à Harry, le Mangemort ne défendait aucun idéal. Il était profondément égoïste et n'aspirait qu'à vivre, si possible de la façon dont il avait envie. Il n'était pas prêt à mourir pour ses convictions. Etait-ce réellement répréhensible ? Combien d'hommes seraient réellement prêts à cela ? Drago doutait sincèrement qu'il existe autant de personnes ayant cette qualité que de partisans de la Lumière.

- C'est l'heure, fit le plus calme des Aurors. Tu vas nous suivre.

De retour dans la salle d'interrogatoire, Drago verrouilla son regard sur le verre d'eau qui était placé devant lui sur la table. Son manque de réactivité ne fit qu'agacer les Aurors qui interprétèrent l'attitude du Mangemort comme une énième preuve de son insensibilité et de sa dangerosité.

- Le moins qu'on puisse dire, c'est que tu ne semble pas surpris de te retrouver là, remarqua le plus discret des trois. Tu n'es même pas curieux de savoir pour quelles raisons nous t'avons arrêté ?

- Quelle différence cela ferait ? Je sais déjà que je serai condamné, peu importe la raison. D'ailleurs, n'est-ce pas tout ce qui compte pour vous ? répondit froidement le Mangemort en regardant l'Auror droit dans les yeux.

- Tu ne nous diras rien, pas vrai ? grommela le plus colérique, la voix parcourue de trémolos haineux.

- Pourquoi vous parlerais-je ? Vous pensez déjà tout savoir de moi.

- Nous t'écouterons simplement. Tu as ma parole, promit le plus calme en s'avançant dans son siège pour rajouter du poids à ses mots.

- Je n'ai pas à me justifier devant vous. Je n'ai de compte à rendre à personne si ce n'est aux gens que j'ai fait souffrir...

- Tu te crois au-dessus des lois peut-être ? ! cracha le plus colérique, ses yeux jetant des éclairs dans la direction du jeune homme.

- Quelles lois ? ! Celles que le gouvernement vient juste de remettre en place ? !

Suintante d'un reproche non formulé, la voix du Mangemort claqua tel un fouet dans la petite salle d'interrogatoire, sidérant momentanément les trois Aurors.

- C'est à cause de sorciers comme toi que le gouvernement est tombé, Mangemort, provoqua le plus colérique. Alors ne viens pas pleurer sur le fait qu'il n'existait plus aucune loi, pour quoi d'ailleurs ? Te protéger ? ! ricana-t-il avec délectation. C'est le monde à l'envers !

Drago serra les dents et ne prononça plus un mot. A quoi bon ? Pour quelle raison aurait-il dû se défendre ? Il était coupable et ne cherchait ni la compréhension, ni l'indulgence de ces personnes. Il n'y avait vraiment rien à dire.

Neuf heures plus tard, Drago fut ramené dans sa cellule. La fatigue s'abattit alors sur lui tel un raz-de-marée et le jeune homme tituba en direction de son lit avant de s'y étaler de tout son long. Depuis une demi-heure, les muscles de son ventre se contractaient douloureusement et le Mangemort devina que son véritable calvaire allait débuter dans les prochaines minutes.

Le souffle court, les mains parcourues de violents tremblements, le visage en sueur, Drago retira son manteau ainsi que son pull avant de se pelotonner dans un coin du lit.

Le Mal semblait se terrer dans ses entrailles. Drago imaginait une gueule de loup luisante de bave dont les crocs s'aiguisaient et s'allongeait lentement, souvenir douloureux des aiguilles que les Gryffondor avaient planté dans ses chairs dans la Salle sur Demande. Ce loup avait faim et il n'attendait qu'un signal de départ pour planter ses dents dans ses organes internes. Le Mal était en lui. Drago ne connaissait cette sensation que trop bien.

Au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient, Drago se rappelait peu à peu la nuit éprouvante qu'il avait passée auprès de Pansy lorsque celle-ci avait dû arrêter de se droguer. Pansy avait beau avoir été une femme forte, elle n'en était pas moins ressortie très affaiblie de cette nuit de sevrage. De plus, Drago savait que les symptômes pouvaient se manifester pendant deux semaines et cette idée ne fit qu'accentuer sa peur. Allait-il pouvoir tenir le coup ?

Une crampe se mit soudain à broyer ses entrailles et le jeune homme se plia en deux, le souffle coupé. Ses lèvres tremblèrent tandis qu'un râle d'agonie s'échappait des tréfonds de sa gorge. La seconde d'après, ses mâchoires se serrèrent convulsivement l'une contre l'autre et Drago tenta de se détendre en respirant par le nez. Ses joues se couvrirent alors d'une teinte pivoine tandis que son ventre se mettait à cracher des bouffées de chaleur vers sa tête. Le Mangemort avait l'horrible impression que sa peau était en train de cuire comme un œuf exposé au soleil de midi en plein été.

Cet état de souffrance se prolongea pendant onze heures, onze longues heures interminables pendant lesquelles Drago sentait qu'il était en train de perdre pied. Attaquée par cette gueule de loup, tourmentée par des angoisses de mort, sa raison se remplissait progressivement d'images irrationnelles.

En voyant Blaise apparaître au centre de sa cellule, le visage dépecé, les chairs à vif, le sang perlant sur le sol, Drago fut submergé par une vague nauséeuse. Ses jambes le portèrent jusqu'à la cuvette des toilettes où il rendit le contenu misérable de son estomac.

- Tu aurais dû me défendre, lui reprocha Blaise d'une voix dénuée d'émotion.

- Tu n'as pas su me protéger. Tu m'as laissé mourir toute seule, sanglota Pansy dans un coin de la cellule, petite masse informe et tremblotante dont la peau était incandescente par endroits et en cendres à autres.

- Non..., murmura le Serpentard, l'estomac à nouveau soulevé par un haut-le-cœur.

- Tu n'as jamais arrêté de me mentir ! Tu aurais mieux fait de te suicider. De cette façon, tu aurais causé moins de malheurs autour de toi et je ne serais pas mort ! enchaîna Harry le ton débordant de rage et de mépris.

Le Gryffondor faisait de rapides allers-retours dans la petite pièce, une seringue vide plantée dans le bras. Par moment, Drago avait l'impression que son visage se métamorphosait en celui du Lord Noir. Ecœuré, le jeune homme couvrit ses yeux de ses mains.

- Arrêtez ! ! s'écria Drago en se balançant d'avant en arrière à un rythme effréné. Vous n'êtes pas là ! Ce n'est pas réel !

- Détrompe-toi, Mangemort, nous avons toujours été là. A t'attendre. Tu as pris nos vies et maintenant, tu va les payer toutes, une par une, avec ta souffrance, Mangemort, expliqua un homme d'une trentaine d'années, un couteau planté dans la poitrine. Tu ne te souviens pas de moi, n'est-ce pas ? Laisse-moi te rafraîchir la mémoire...

Le Serpentard ne put s'empêcher d'ouvrir les yeux, à la fois terrifié et curieux de savoir à qui appartenait cette voix sifflante teintée par le désir de vengeance. Retenant un hoquet de stupeur, Drago vit sa cellule se transformer en un salon spacieux et sombre. Le souvenir était fragile, entouré d'un halot de brouillard vacillant.

Telle une chorégraphie morbide, la porte s'ouvrit en grinçant et un cortège silencieux de Mangemorts se faufila dans le salon. Drago se reconnut à peine. Il vacillait sous l'effet puissant du cocktail de drogues, un petit garçon mort dans les bras. Ses yeux étaient complètement vitreux, parasités par un bouclier de contentement.

- Dépose-le là, qu'on en finisse, ordonna MacNair en indiquant le canapé de son index. Et applique-toi pour qu'il ait l'air de dormir.

Pendant que les autres Mangemorts quittaient la pièce, Drago s'avança machinalement vers le canapé. A peine avait-il déposé l'enfant qu'un homme vêtu d'un pyjama bleu à rayures blanches apparut dans l'entrebâillement de la porte opposée à celle par où les Mangemorts étaient entrés.

- Qu'est-ce que... ? grommela l'homme en ouvrant la porte, la démarche rendue incertaine par le sommeil.

Ce dernier ne put terminer sa phrase. Il se figea dans l'entrée, ses yeux marqués par l'horreur braqués sur la silhouette chétive allongée sur le canapé. Toujours aussi hagard, Drago se contenta de l'observer un instant avant de se diriger vers la sortie, la mâchoire inférieure pendue dans le vide. Le Mangemort était incapable d'en penser quoi que ce soit. Son esprit était complètement vide.

- Salaud... Bande de pourris, murmura l'homme entre ses dents lorsqu'il comprit que son fils ne se réveillerait pas. Comment avez-vous pu ?

Emporté par un désir de vengeance fulgurant, celui-ci se précipita vers le tiroir du buffet et en sortit un couteau long et bien aiguisé. L'affrontement fut étrange, caractérisé par un silence de mort. Aucun des deux sorciers ne poussa de cri. L'homme tenta de planter l'arme blanche dans le dos du Mangemort mais ce dernier se retourna à la dernière minute en titubant. La voix de MacNair avait résonné dans ses oreilles.

- Tue-le, exigea le Mangemort dans une moue agacée.

Les mains étonnamment fermes, Drago retourna le couteau contre son agresseur qui étouffa un couinement lorsque la lame s'enfonça dans sa poitrine. En retirant le couteau, le jeune Malefoy écarquilla les yeux en voyant le sang gicler sur ses mains. Le contraste de couleurs était saisissant. Drago sentit une vague nauséeuse l'envahir un bref instant, le souvenir du corps de Blaise étendu sur le carrelage se superposant au cadavre de cet inconnu.

- Bouge-toi, bordel, gronda la voix de MacNair, aussi menaçante que le bruit sourd du tonnerre avant une tempête...

Le mirage s'estompa et Drago retrouva le décor lugubre de sa cellule. A présent, l'homme se tenait devant lui, le regard noyé de larmes.

- Teddy n'avait que trois ans. Il avait toute la vie devant lui. Tant de choses que je voulais lui montrer, tant de choses que j'aurais voulu lui apprendre. Tu lui as arraché son avenir ainsi que le mien.

Le petit garçon apparut soudain à côté de son père, toute trace d'innocence envolée de son visage d'enfant. Drago se força à le regarder dans les yeux, ce qui ne fit qu'accentuer son sentiment de culpabilité. Il ne méritait pas d'être père, se dit-il avec honte. Sa pensée dériva vers Jade. Envisager qu'on puisse tuer sa fille pour le faire souffrir était une idée insoutenable.

- Je suis désolé, se surprit-t-il à avouer en pleurant. Je n'ai jamais voulu vous ôter la vie. Je voulais seulement vivre à tout prix et protéger ceux qui comptent pour moi. Je sais que je ne suis pas quelqu'un de bien. Je le sais !

- Le savoir ne suffit pas. Il va falloir payer, rappela un jeune garçon aux cheveux blonds que Drago reconnut. Tu ne peux pas espérer vivre paisiblement après tout le mal que tu nous as fait. Tu as tué ma sœur sans la moindre hésitation. Tu te souviens d'elle ?

Le Mangemort hocha la tête, l'expression abattue et peinée. Il regarda la petite fille apparaître à côté de son frère tel un hologramme, la silhouette vacillante, le teint pâle. Drago se souvenait parfaitement d'eux : ces enfants avaient été ses premières victimes lors de sa mission-test. Même dans la mort, le garçon défendait sa soeur. Le jeune Malefoy ne put s'empêcher de se sentir encore plus misérable qu'il ne l'était déjà.

- Cette fois-ci, regarde-nous dans les yeux, murmura une petite fille dont le corps était en train de se matérialiser à côté du couple de frère et soeur.

Le visage luisant de sueur, les larmes dévalant ses joues, le corps tremblant de douleur, Drago découvrit l'ampleur de son égoïsme, l'étendue de sa monstruosité. Dans un silence pesant, la cellule du Mangemort se remplit peu à peu d'enfants, de nourrissons, d'adolescents, d'adultes, d'hommes et de femmes aux regards dépossédés de leur habituel éclat de vie. Toutes ces personnes étaient mortes de sa main. Elles se tenaient debout devant lui. Elles attendaient quelque chose que Drago ne pouvait pas leur rendre.

Malgré tout, le jeune Malefoy ne détourna pas le regard. Il les regarda tous avec attention comme s'il se prêtait à leur jugement. La douleur ne fit que s'accentuer dans sa poitrine, lui donnant l'impression que son cœur était une bombe sur le point d'exploser. Le jeune homme se sentait inexorablement attiré par la mort.

Les heures s'écoulèrent ainsi, hachées de contractions musculaires épuisantes, de vagues nauséeuses et de visions à la limite du réel et de l'imaginaire. Drago avait perdu toute notion du temps. Seule la douleur lui rappelait qu'il était encore conscient et bien vivant. Dans son délire, le jeune Malefoy avait retiré tous ses vêtements pour contempler chacune de ses cicatrices retourner à l'état de plaies béantes : les blessures qu'il s'était faites en tentant de sauver Harry de son tourbillon de terre (blessures qui avaient été soignées d'un coup de baguette magique par les Aurors à son arrivée en prison) et meurtrissures infligées par Neville et sa bande de Gryffondor. Drago était à bout. Physiquement comme psychologiquement.

Mais Drago n'était pas seul à vivre cet enfer. Par l'intermédiaire du pendentif, Harry pouvait ressentir sa souffrance. Le Gryffondor avait beau être plongé dans le coma, cela ne changeait rien à leur connexion. Sa peau s'était recouverte d'une fine pellicule de sueur tandis que ses muscles se contractaient par moment, à la merci de violentes décharges nerveuses. Ses paupières avaient fini par se plisser sous l'effet de la douleur.

Depuis deux heures, Hermione et Ginny avaient réussi à se rendre à son chevet. Inquiétées par la dégradation de son état, les deux jeunes sorcières avaient alerté le groupe de Médicomages qui s'occupaient exclusivement du cas Potter. Dépassés par la situation, ces derniers se contentèrent de lui administrer un puissant antidouleur avant de rejoindre Severus Rogue qui se trouvait dans le couloir, assis à côté d'Isabel et Fol'Oeil.

- Pourrions-nous vous parler en privé ? demanda le plus expérimenté des Médicomages.

- Par Merlin, vous n'avez pas bientôt fini ? grommela Fol'Oeil en se tortillant sur sa chaise dans une grimace. J'en ai plein le fessier d'attendre sur ces chaises moisies d'hosto.

Isabel leva les yeux au ciel d'exaspération face à l'attitude puérile de l'Auror. Quant à Rogue, il resta impassible et se contenta de suivre le groupe de Médicomage dans une chambre vide.

- Qu'a-t-il ? questionna le Mangemort à voix basse.

- C'est...incompréhensible, avoua l'un des Médicomages dans une moue frustrée. En trente ans de carrière, je n'ai jamais vu cela. Monsieur Potter souffre mais cette souffrance n'est pas originaire de son corps. Quelque chose le détruit mais de l'extérieur. Et pourtant les répercussions sont bien réelles de l'intérieur.

- Je m'apprêtais à aller au centre de détention pour prendre des nouvelles de Drago Malefoy. J'imagine que vous voudriez savoir s'il n'est pas responsable de l'état de Potter.

- C'est exactement ça. La drogue qu'il lui a injectée n'explique pas tout. Manifestement, il est question de magie noire.

Le Mangemort soupira de lassitude. Tous refusaient de croire à un amour sincère entre les deux sorciers. Il était plus simple de penser à une manipulation de la part du jeune Malefoy.

- Prévenez-moi si l'état de Potter s'aggrave, d'accord ?

- Entendu. Faites vite.

Laissant Isabel à l'hôpital, Rogue transplana avec Fol'Oeil au centre de détention. Dès leur arrivée, les deux Aurors sentirent que quelque chose d'inhabituel venait de se produire. Il était dix heures du matin et curieusement, la salle d'interrogatoire était vide.

- C'est quoi ce bordel ? ! éructa Fol'Oeil. Je croyais qu'ils allaient le cuisiner tous les jours ?

- Où sont-ils tous passés ? se demanda Rogue en fronçant les sourcils.

Les deux Aurors se précipitèrent en entendant des bruits de lutte et des hurlements en provenance de l'étage supérieur...


Cher lecteur,

Le temps passe si vite... Je m'excuse pour le retard et espère que l'attente n'a pas été trop dure. De mon côté, c'est avec plaisir que je vous livre ce nouveau chapitre. Pour le moment, je suis satisfaite par la tournure des évènements et par le rythme de l'histoire.

Vous vous lassez peut-être des rebondissements à la chaîne. J'imagine que ce serait légitime. Mais je ne peux m'en empêcher parce que cette fanfiction symbolise une période de ma vie que j'espère révolue, où la descente aux enfers ne s'arrêtait jamais. Alors que le pire semblait être passé, il y avait encore pire. Etre mis à l'épreuve, je sais vraiment ce que ça fait...

Bref, je parle toujours trop !

Musique d'inspiration : "Meds" la version acoustique de Placebo, "Meaning" de Cascadeur, "2+2=5" de Radiohead et "School Boy" d'Indochine.

J'espère que ce chapitre vous plaira et je vous dis à bientôt !

DarkPotter.