Bonsoir bonsoir ! Ce chapitre est posté plus tôt pour le Nouvel An, en cadeau de bonne année.

Alors pour commencer, bonne année à toutes et à tous !

Merci à Lex, Solealuna, nath16, Adle, Calan94, BONES-NCIS, TempBrennan et Arroganz.

Solealuna : C'est le but !

Calan94 : Tu serais prêt à le faire ? Casse-bonbons ? Tu exagères !

BONES-NCIS : Ne t'inquiète pas, on n'a pas l'intention d'arrêter !

TempBrennan : Oui il y a de quoi...

Bonne lecture et encore bonne année !


Chapitre 3 : Morbide découverte

Brennan se sépara de Booth, le corps encore légèrement tremblant.

«On devrait peut-être aller voir non ?

-Oui, vous avez raison.»

Les deux partenaires se levèrent et saisirent leur manteau. Brennan ferma à double tour. Ils prirent la voiture de Booth pour se rendre au Jefferson.

La voiture était silencieuse depuis un bon quart d'heure. Brennan brûlait – métaphoriquement bien sûr – d'envie de poser une question à son partenaire, mais elle semblait hésiter. Elle se décida enfin à briser le silence :

«Booth ?

-Oui ?» fit l'agent, tournant rapidement la tête pour apercevoir sa partenaire avant de reporter son attention vers la route.

Brennan resta silencieuse.

«Bones ?

-Booth...est-ce que vous pensez que cet homme va s'en prendre à nous ? demanda-t-elle, un peu d'inquiétude dans la voix.

-C'est déjà le cas, non ?

-Je veux dire...est-ce que vous pensez qu'il va aller plus loin ?

-Je ne sais pas Bones. Honnêtement je ne sais pas. Mais nous ne devons écarter aucune hypothèse.

-Je...et s'il y arrivait ?» demanda-t-elle timidement.

Le sang de Booth se glaça dans ses veines à la pensée que Bones...qu'elle soit...que sa partenaire soit...il ne parvenait même pas à le dire. Cette simple pensée l'effrayait. Non, ça n'était pas possible. Ça n'arriverait pas. Il ne laisserait pas faire une chose pareille. Il ne laisserait personne faire ça à sa Bones. Quiconque touchait ne serait-ce qu'à un seul de ses magnifiques cheveux auburn s'exposait à de fortes représailles. Il serait sans pitié si on faisait le moindre mal à cette femme magnifique qu'était sa partenaire.

Il profita du feu rouge pour regarder Brennan dans les yeux.

«Je vous promets que, tant que je vivrai, personne ne vous fera le moindre mal sans le payer au centuple. Je vous le promets Bones.

-Booth...promettez-moi une chose. S'il vous plaît, ne jouez pas au héros. Ne prenez aucune balle à cause de moi, ne mourez pas à cause de moi, ne faites rien de stupide pour me protéger. Ne faites pas votre mâle alpha. S'il vous plaît.

-Je...»

Booth savait qu'il ne pourrait jamais promettre ça. Jamais, au grand jamais. Il ne pourrait jamais voir quelqu'un tenter de la tuer sans se mettre instinctivement devant elle pour la protéger. Il ne pourrait pas s'empêcher de mourir pour elle si sa vie était menacée. Il ne pourrait jamais lutter contre son côté mâle alpha. Jamais. Il était né pour elle, pour la protéger, pour sacrifier sa vie pour elle s'il le fallait. C'était son rôle en tant que partenaire, en tant qu'ami, en tant que meilleur ami et en tant qu'agent du F.B.I. Il ne la laisserait jamais mourir. Non, pas elle. Surtout pas elle.

Il profita du passage au vert du feu pour éviter d'avoir à répondre à cette question plus qu'embarrassante.

Mais Brennan insista :

«Booth ?»

Booth se mordit la lèvre. Raté.

«Bones je...je ne peux pas vous faire cette promesse-là. Si je peux donner ma vie pour sauver la vôtre, je le ferai sans hésiter et je ne pourrai pas m'en empêcher, même avec toute la bonne volonté du monde. Je ne peux pas vous promettre ça. Je suis désolé Bones.»

Elle baissa la tête. Après quelques instants, elle la releva et fixa Booth silencieusement. Ce dernier sentait le regard de Brennan posé sur lui, et ça le gênait.

«Booth...dites-moi au moins que vous ne prendrez pas de risque inutile si jamais il s'avérait que cet homme est dangereux...ne prenez aucun risque inutile Booth.»

Brennan ne savait même pas pourquoi elle demandait ça à son partenaire. D'ailleurs, pourquoi l'appeler «partenaire» ? Il était plus que ça et elle le savait. Tellement plus que ça. Mais elle n'arrivait pas à trouver un mot pour définir cette relation. C'était...Booth, et ça voulait tout dire.

Peut-être demandait-elle ça par sollicitude. Mais la vérité était tout autre, et au fond d'elle elle le savait. La vérité c'était qu'elle avait peur. Mais pas pour elle, pour Booth. C'était une peur irrationnelle dans la mesure où Booth était plus à même de se défendre qu'elle, elle le savait ; mais elle avait tout de même peur.

«Je vous le promets Bones. Je ne prendrai pas de risque inutile.

-Merci Booth.»

Brennan ne prononça plus un mot, perdue dans ses pensées.


Arrivés au Jefferson, Booth et Brennan se dirigèrent vers le bureau de cette dernière sans dire bonjour à personne. Ils allaient droit au but : trouver le mot de ce malade.

Brennan s'arrêta dans l'entrée de son bureau, les entrailles tenaillées pas la peur. Booth, juste derrière elle, s'en aperçut. Ce qu'il détestait la voir comme ça, effrayée, perdue ! Il s'approcha doucement d'elle et posa délicatement la paume de sa main au creux de ses reins, lui montrant ainsi son soutien. Ils avancèrent vers le bureau. À chaque pas, la peur grandissait. Ils aperçurent enfin deux petits rectangles de papier pliés reposant sur le meuble de bois. Sur l'un d'eux, le nom de Bones y était inscrit. Sur le second, le smiley avec des yeux en cœur qui y était dessiné les narguait. Brennan se saisit du message qui lui était destiné et se mit à le lire, les mains tremblantes :

«Je vois que Booth a bien eu mon petit mot, étant donnée la manière dont il a fait irruption chez vous hier soir, tel un chevalier qui va sauver sa princesse en détresse ! Et l'inquiétude sur son visage...c'est tellement mignon !

J'ai aussi beaucoup apprécié la manière dont vous l'avez accueilli, à coups de massue !

Vous êtes une personne très intéressante, ma chère. Comment vous définir ? Rationnelle et insensible ? Froide et dure ? Aveugle en amour ?

On fera le point là-dessus très bientôt tous les deux, je vous le promets !

Au revoir ma chère...»

Elle tremblait maintenant de tout son être, ses yeux étaient remplis de larmes. D'abord ce psychopathe les observait, puis il se mêlait de leur vie et maintenant il se permettait de la traiter d'insensible sans cœur…et puis il y avait cette dernière phrase qui trottait encore dans sa tête. «Très bientôt». Elle avait donc la réponse à la question qu'elle se posait un peu plus tôt. Il avait bien l'intention de leur faire du mal ou du moins de passer des «simples» appels et messages à un contact physique bien réel.

Booth, pendant que Brennan lisait son mot, avait eu le temps de parcourir des yeux le contenu de l'autre. Ce qu'il avait lu ne lui plaisait pas :

«38° 54' 56'' N 77° 03' 23''W

On va bien s'amuser…»

Ces coordonnées GPS et cette dernière phrase pleine de sens ne présageaient rien de bon.

Il remarqua que sa partenaire n'avait toujours pas dit un mot. Il se rapprocha et vit que le papier qu'elle tenait dans les mains était humide. Il la saisit par les épaules et la tourna vers lui. Il mit avec toute la douceur du monde son index sous son menton et lui releva la tête. Elle le regarda, il la regarda. Leur échange silencieux dura un moment avant qu'elle ne baisse les yeux, honteuse de montrer sa faiblesse.

Booth, comprenant que tous ces pleurs venaient du message, le lui prit des mains. Il le lut rapidement et releva la tête. Il fulminait intérieurement. Ce salopard avait osé faire du mal à SA Bones. Elle n'était ni insensible ni froide, elle avait juste peur de s'ouvrir aux autres et d'être déçue. Il fallait la connaître avant de la juger.

«Ça va aller Bones, murmura-t-il en la prenant dans ses bras.

-Booth… chuchota-t-elle.

-Je sais, je sais.»

Ils restèrent comme ça une bonne minute, chacun profitant de la chaleur corporelle de l'autre, entre autres choses…

Ils se séparèrent, gênés :

«Et vous ? demanda Brennan, séchant ses larmes. Qu'y avait-il d'écrit ?

-Il donnait des coordonnés GPS» répondit Booth omettant volontairement de rapporter la dernière phrase. Elle avait déjà assez souffert pour la journée, alors s'il pouvait la ménager rien qu'un peu…

«Il veut qu'on se rende là-bas je suppose...qu'est-ce qu'on fait Booth ?

-Je ne sais pas…je pense que l'on devrait y aller mais seuls. Je ne pense pas qu'il y sera. C'est même sûr que non, sinon pourquoi nous donner sa localisation ? Et puis de toute façon j'ai mon arme.

-Oui, vous avez raison.»

Il y eut un silence. Brennan finit par le briser :

«J'ai peur Booth, murmura-t-elle, peur de ce que l'on va encore découvrir. Il joue avec nous...et pour le moment, il mène le jeu avec brio !

-Écoutez Bones, on va aller à cet endroit, et peu importe ce que l'on trouvera là-bas, tout sera bon à prendre comme indice. Ensuite, on le retrouvera et on l'arrêtera. Ça vous va ?

-Oui…» répondit-elle, un peu rassurée.

Booth la serra une nouvelle fois dans ses bras.

Ils repartirent de l'Institut, toujours sans un mot pour personne. Mais c'était sans compter sur Angela. Elle les avait vus de loin, enlacés dans le bureau, ce qui n'avait fait que confirmer l'idée qu'elle s'était faite la veille : il se passait quelque chose entre les deux «partenaires». Elle se précipita vers eux, criant leur nom.

Lorsque Booth et Brennan se rendirent compte qu'une Angela hystérique les coursait, ils piquèrent un sprint en direction du S.U.V. de Booth. Ils arrivèrent essoufflés à la voiture, entrèrent dedans et mirent les voiles. Il s'ensuivit une petite crise de fou rire. Quelle Angela tout de même !


Après deux heures de voiture à parler de la pluie et du beau temps, le duo de choc entra dans une forêt. Quelques centaines de mètres plus tard, ils aperçurent une vieille cabane de bois au milieu d'une minuscule clairière. Booth gara la voiture à la distance de sécurité et observa attentivement les alentours. D'un geste, il incita Brennan à rester dans la voiture. La tension était palpable. L'ex-soldat descendit du véhicule, les sens en alerte, arme au poing. Il avança lentement, à l'affût du moindre bruit, du moindre mouvement.

Après quelques minutes, il rangea enfin son arme, certain qu'il n'y avait aucun danger, et fit signe à l'anthropologue de le rejoindre.

Ils firent le tour de la cabane à la recherche de la porte. Plus ils avançaient, plus l'odeur âcre qui flottait dans l'air s'accentuait. Brennan ne reconnaissait que trop bien cette odeur. Pourtant elle ne dit rien à Booth, espérant se tromper. La porte de la cabane était ouverte, l'intérieur était noir, si noir que de dehors on ne pouvait rien voir. Ils entrèrent.

Booth et Bones restèrent abasourdis devant l'affreux «spectacle» qui s'offrait à eux. Six cadavres, parfaitement alignés, gisaient dans un liquide verdâtre comprenant leurs fluides et leurs entrailles. L'odeur était insupportable, même pour Bones. Ils se regardèrent, les yeux écarquillés. Ils n'avaient certainement pas prévu de trouver six cadavres baignant dans un liquide à consistance douteuse dans une cabane dans une forêt en se levant ce matin-là !

Booth n'en put plus, c'en était trop pour lui. Il sortit, pris de nausées. Il courut dehors et s'adossa à un arbre pour reprendre son souffle. Bones, qui avait mieux encaissé la mise en scène des corps, rejoignit Booth :

«Ça va Booth ?

-Ou-oui…oui ça va…

-Tenez je…j'ai trouvé ça accroché sur la porte... bégaya-t-elle en lui tendant un morceau de papier taché de sang.

«Maintenant vous savez...»


Alors alors ? Que pensez-vous maintenant ? Que se passera-t-il ?

Peut-être nous traiterez-vous de sadiques, peut-être pas...pas encore.

Review review review...on adore tous, nous écrivains, voir ces mots dans notre boîte mail !

Pour la suite on dit...vendredi ?