- On va s'arrêter là pour aujourd'hui. Repose-toi un peu. Prends le temps de bien réfléchir. Pense à ton enfant. Et tu me donneras ta décision finale demain matin. Allez, je te raccompagne à ta cellule...


La porte se referma doucement derrière lui. Drago vacilla, les paupières closes, la mine totalement défaite. Tant bien que mal, il réussit à s'accroupir sur le sol gelé de sa cellule, haletant, en proie à un malaise que seules les personnes qui ont tout perdu peuvent connaître.

Le son qui sortit de sa bouche fut pitoyable. Un gémissement d'impuissance, dénué de colère. Toucher le fond était une piètre expression pour décrire la gravité de sa situation. Si l'enfer se trouvait dans les entrailles de la Terre, Drago y était simplement déjà. Figé, à moitié mort, le jeune homme avait envie de vomir tant sa souffrance était sans commune mesure.

- Harry, putain, tu me manques..., sanglota le Mangemort avec désespoir.

Des hoquets douloureux et incontrôlables s'entrechoquaient à présent dans le fond de sa gorge, lui donnant une désagréable impression d'étouffer.

- Putain j'en peux plus. Pansy, pardonne-moi, mais je n'ai plus de force... Pas sans vous. C'est impossible. Je deviens fou...

Drago se surprit alors. Lui qui haïssait toutes les manifestations de foi, lui qui avait toujours détesté se soumettre aux autres, à présent, le voilà qui s'agenouillait tandis que ses mains se joignaient sur toute leur longueur, dans l'espoir que sa prière serait entendue.

- Dieu, si tu existes, je t'en prie, prends pitié de moi. Tout ce que je te demande, c'est que tu reprennes cette vie maudite. Je n'en veux plus. Pas au prix du sang et de la souffrance... (Le Mangemort reprit longuement sa respiration alors que ses lèvres retenaient un tout autre discours, un discours qu'il avait étouffé depuis trop longtemps. Ses suppliques sonnaient tellement faux à ses oreilles. A présent, le mensonge faisait trembler ses muscles d'une rage qu'il ne voulait plus garder en lui. Alors Drago lâcha prise...) Putain, je te déteste. JE TE DETESTE ! cracha Drago comme on vomit de la bile. POURQUOI TU M'AIDERAIS MAINTENANT ? ! TU N'AS AUCUNE CLEMENCE ! TU NE CONNAIS PAS LE PARDON ! TU N'AS MEME PAS PITIE DE MOI ! Putain, je te hais..., murmura-t-il, sa voix écorchée se brisant en fin de phrase.

Le jeune homme ferma les yeux un très long moment, se concentrant simplement sur les bruits de sa respiration. Il ne pouvait compter que sur lui-même. Il le savait bien. Il l'avait toujours su au fond de lui.

Un froid morbide s'insinuait lentement en lui, ondulant avec la sensualité d'un serpent étrangleur. Le chant de la Mort était si hypnotique, à la fois aérien et insistant. Promesse d'un apaisement éternel.

Les minutes défilaient et Drago se calmait peu à peu. C'est ici qu'il allait mourir. Le Mangemort prit le temps de s'habituer à l'idée jusqu'à ce que toutes pensées ne s'effacent, noyées dans un étrange bain relaxant.

Lorsque Drago ouvrit les yeux, c'est la pénombre qui l'accueillit. La pleine lune s'offrait pourtant à lui, prête à l'engloutir par la seule lucarne de la cellule. Le jeune Malefoy se redressa avant d'avancer lentement droit devant. Il s'immobilisa derrière la vitre balafrée de solides barreaux et scruta longuement la vie qui s'articulait au-dehors. Comme s'il avait besoin de se rassurer : le monde continuerait d'avancer sans lui.

Jade...

Une grimace déforma son visage. Drago recula de la lucarne et « ferma » son esprit. Déterminé à en finir, le Mangemort traversa la pièce sans un bruit. Ses yeux s'étaient fermés pour mieux ressentir la pierre sous ses pieds : froide, légèrement rugueuse, dure, douce, poussiéreuse, agréable. Un soupir de contentement en résulta. Le jeune homme prit tout son temps, simplement pour ressentir, pour se sentir en vie une dernière fois.

Sa respiration était lente, assurée, posée. Les battements de son coeur réguliers et puissants contre sa poitrine. Drago ouvrit les yeux et contempla son visage dans le miroir qui se trouvait juste devant lui. Il n'était plus qu'une ombre, la peau asséchée, sillonnée de longues cicatrices, les yeux striés de sang, cerclés d'horribles cernes marrons, les lèvres cornées et entaillées. Le Mangemort ressemblait à un vieillard mourant, défiguré par la maladie.

Toujours avec lenteur, ses mains commencèrent à glisser sur son visage. Drago ressentit le besoin de se toucher, de se redécouvrir une dernière fois. Il se dévêtit alors complètement et du plat de ses mains, il explora chaque parcelle de peau.

Lâchant prise, sa conscience baissa sa garde. Des flashs se mêlèrent peu à peu à ses sensations, venant déstabiliser son sentiment de paix intérieure.

La peau douce de Jade...

Ses yeux gris...

Son tout premier sourire...

- Non..., murmura Drago d'une voix plaintive. Laisse-moi partir...

Happé par un sentiment d'urgence, le Mangemort se regarda une dernière fois dans la glace avant de ramasser son pantalon et de l'attacher autour de son cou. Subitement, son coeur changea la cadence de ses contractions. Ses mains se mirent à trembler. Son souffle devint irrégulier. L'emprise de la Mort était en train de se dissiper, remplacée par un cocktail tout aussi redoutable : le doute.

Les mots de Seal refirent surface dans son esprit : « Pense à ton enfant. », « Tu te trompes. ».

C'est à ce moment précis que Drago eut un déclic. Le doute se dissipa aussi vite qu'il était arrivé et le jeune homme soupira de soulagement. Tout était enfin clair, limpide, évident. Son intuition l'avait toujours guidée dans la bonne direction, dans la seule et unique voie qui lui permettait de protéger sa fille. En se suicidant, Drago pensait justement à Jade.

Il pensait ne pas pouvoir faire confiance à Seal. En réalité, le problème ne venait pas de l'Auror mais du marché qu'il lui avait proposé. Seal avait raisonné en homme droit et non en homme désespéré, assoiffé par le désir de vengeance. Drago comprit à cet instant que sa plus grande peur était qu'on puisse s'attaquer à sa fille pour lui faire payer ses crimes. Un homme qui a tout perdu pourrait raisonner ainsi. Voldemort avait également raisonné ainsi. Reprendre sa façon de faire aurait été la manière la plus juste de le punir, lui qui s'était plié aux méthodes du Mage Noir.

Lui vivant, c'était assurer une vie pleine de dangers pour sa fille. Même s'il ne réclamait pas de droit de visites, il était persuadé qu'une personne mal intentionnée aurait fini par la trouver. Il fallait satisfaire la soif de vengeance de tous ces gens révoltés. C'était la seule et unique solution.

Drago soupira longuement avant d'attacher l'autre bout de son pantalon au robinet du lavabo. Il testa la solidité de leur jointure d'un geste brusque. Ses yeux se fermèrent alors, les visages neutres de tous ceux qu'il avait exécutés défilant rapidement dans son esprit. Un silence oppressant s'étira pendant plusieurs minutes, puis Drago s'autorisa ces quelques mots comme pour résumer sa vie à ce qui lui avait paru essentiel :

- Je suis sincèrement désolé... J'ai essayé... J'ai aimé...

Sa respiration se bloqua.

Et alors, Drago lâcha prise.

Ses genoux plièrent sous son poids...

J – 2 :

A l'aube,

Dans le parc de Poudlard...

La jeune femme avait le regard perdu au loin, quelque part entre ciel et terre. Un regard terne et fatigué. Hermione Granger s'autorisa un moment de vulnérabilité tandis que les souvenirs de la Bataille Finale affluaient une énième fois dans sa conscience. Elle n'avait pas besoin de balayer le parc de ses prunelles pour se rappeler de tout. Les images de cette horrible nuit étaient restées intactes dans son esprit. Mais plus encore, Hermione se souvenait parfaitement du bruit de l'explosion qui l'avait entraîné au fond d'un trou, en compagnie de Rogue et de Ron. Il ne passait pas un jour sans que ses oreilles n'entendent un grondement sourd en bruit de fond, le même qu'elle avait entendu pendant plusieurs minutes après l'impact.

Hermione courba l'échine tandis que ses pensées la ramenaient maintenant quelques heures plus tôt, au moment où elle avait été de retour à l'hôpital, déposée par Fol'Oeil. La nuit avait été particulièrement éprouvante...

- Bon, je repars, expliqua l'Auror, ses yeux fixant la chevalière d'or qui se trouvait à son auriculaire gauche sans un battement de cils.

- Pourquoi vous regardez votre chevalière ? demanda Hermione, piquée par la curiosité.

- Vous n'êtes pas sans savoir que je dois protéger les fesses de Rogue. Dans cette optique, je me suis arrangé pour que cette chevalière puisse me prévenir lorsqu'un danger le menace. Je ne vous aurais jamais ramené à l'hôpital sinon. Mais c'est plus simple d'être à côté de la personne pour le protéger, non ? C'est pourquoi, je préfère y retourner. Satisfaite de la réponse, Miss-Je-veux-tout-savoir ?

- Cela me convient. Merci. Je peux compter sur vous pour demain ? Viendrez-vous me cherche ? J'ai promis à Isabel de prendre le relai devant la marmite.

Fol'Oeil grogna en guise de réponse avant de transplaner. La jeune femme soupira longuement avant d'avancer dans le couloir. Elle avait l'intention d'aller voir Ron avant de passer la nuit au chevet d'Harry. La Gryffondor ne voulait pas qu'il soit tout seul.

S'armant de courage, elle poussa la porte de la chambre de Ron et se paralysa à l'entrée, happée par l'atmosphère de recueillement qui se dégageait de la pièce. Madame Weasley était assoupie dans les bras de son fils Charlie, dans un fauteuil assez large et confortable pour deux. Le jeune homme ne dormait pas pour autant. Il adressa un sourire compatissant à Hermione avant de le reporter sur sa mère. Arthur Weasley était assis de l'autre côté du lit de Ron, les bras ballants, une expression faciale oscillant entre apathie et abattement. L'homme semblait sous le choc, essayant vainement de concilier ses espoirs d'un avenir meilleur avec la pire des réalités. En retrait dans la pièce se trouvaient Bill et Fleur, profondément endormis, lovés dans les bras l'un de l'autre, sur une banquette qui était fixée contre le mur. A l'autre bout de la banquette étaient installés les jumeaux.

- Ginny est montée voir Harry, précisa Georges d'une voix apaisante.

- Où étais-tu passée ? questionna Fred en baillant.

- Je suis allée prendre l'air, mentit Hermione. Il fallait que je réfléchisse à tout ça. Il ne s'est rien passé entretemps j'espère ?

- Maman refuse le dialogue pour l'instant, expliqua Georges, le visage légèrement crispé par la peine. Elle n'en a pas la force. Les Médicomages l'ont mise sous calmants pour qu'elle puisse trouver le sommeil.

- Mais, tous les autres, nous savons déjà pris une décision, enchaîna Fred, la voix soudainement fragile et vacillante comme une flamme tremblante sous l'effet d'un courant d'air glacé. Nous ne ferons rien tant que l'état de Ron n'empirera pas. Tant qu'il ne souffre pas, on s'est dit que rien ne presse. On va se laisser du temps pour se faire à l'idée... surtout pour maman. Qu'en dis-tu ?

- Il est évident que tu as ton mot à dire, précisa Georges avec conviction. Il t'aimait tellement...

Hermione se sentit tout d'un coup submergée par la tristesse. Elle ne répondit pas tout de suite, se laissant le temps de retrouver contenance.

- Tu as le droit de pleurer, tu sais, dit Georges à voix basse. Si tu entendais Fred lorsqu'il va aux toilettes, oui je l'accompagne souvent, c'est une vraie fontaine, termina-t-il en souriant malicieusement tandis que son frère lui asséna un léger coup de poing sur le bras.

- Quand ce crétin parle de fontaine, il ne veut pas dire que je pisse comme un éléphant, hein, ajouta Fred en souriant, bien que ses yeux brillaient de larmes. Ne vas pas raconter à tout le monde que j'ai des problèmes de vessie !

Cela finit d'alléger l'atmosphère comme les jumeaux arrivaient si bien à le faire. Hermione éclata de rire avant de leur répondre.

- Rassure-toi, mes lèvres sont scellées. Pour ce qui est de votre décision concernant Ron, je ne peux qu'approuver. Il me semble que c'est la décision la plus raisonnable à prendre. Donnons-nous du temps. Bon, je vais rejoindre Ginny maintenant. Bonne nuit.

Après avoir embrassé Ron sur le front, la jeune femme s'éclipsa de la chambre et alla rejoindre Ginny qui était assise dans un fauteuil, le dos raide, le haut du corps penché en avant, ses longs cheveux roux pendus dans le vide. La jeune femme était appuyée sur ses coudes, un regard indéchiffrable braqué dans la direction de l'Elu. En entendant la porte s'ouvrir, elle s'éloigna légèrement du lit.

- Oh c'est toi, constata Ginny, l'air quelque peu soulagé. Je m'attendais encore à une infirmière. Qu'est-ce qu'elles sont chiantes dans ce service ! Elles te font toujours comprendre que tu n'es jamais là où il faut. Je suis sure qu'elles se battent pour s'occuper d'Harry...

- Tu as probablement raison, se contenta de répondre Hermione en s'installant dans le fauteuil inoccupé qui se trouvait à côté de celui de Ginny.

Un silence confortable s'installa entre les deux Gryffondor. Harry était simplement l'objet de leur contemplation et de leurs interrogations. Ginny finit par remuer un peu. Hermione comprit qu'elle s'apprêtait à lui parler.

- Tu sais, des fois je me demande ce que je fais là, à le regarder pendant de longues minutes pendant de mon frère est en train de nous quitter. C'est bizarre parce que ça m'apaise tout en me mettant en colère. Cela me rend triste aussi et parfois, je suis assez folle pour avoir de l'espoir.

- Tu n'es pas folle, rectifia Hermione à voix basse. On a tous besoin d'espoir pour continuer à avancer.

- Je pensais le détester pour toujours, continua Ginny en fronçant les sourcils. Après qu'il nous ait abandonnés de la sorte, deux fois en plus, pendant la guerre et après la Bataille Finale, je m'étais juré de ne jamais lui pardonner ça. Il savait que Ron allait très mal et il est quand même parti. C'était tellement lâche. Mais quand je le vois étendu là, totalement vulnérable et rongé par je ne sais quel mal, c'est plus fort que moi, je me dis qu'il a fait ce qu'il a pu et qu'il devait avoir ses raisons. Je me dis qu'il a toujours été quelqu'un de bien et je crois que je ne cesserais jamais de l'aimer... même si je sais que cet amour n'est pas partagé.

- Je comprends ce que tu ressens, enchaîna Hermione, le regard perdu dans le vide. Moi aussi, j'ai eu beaucoup de mal à accepter son départ après la Bataille Finale. J'étais en colère. J'aurais eu besoin de lui à mes côtés. Mais je comprenais aussi son besoin de partir loin de toute cette folie. Je me disais qu'au moins il avait peut-être trouvé la paix aux côtés de Drago et de son bébé. Aujourd'hui, quand je le vois comme ça, je ressens une immense tristesse. Je me dis que la vie est tellement injuste.

Ginny ne répondit rien. Elle se contenta de soupirer longuement, les yeux flamboyant de colère. La remarque de son amie flotta longtemps dans les airs avant de laisser place à d'autres réalités plus simples. L'estomac de Ginny se mit à grogner de douleur.

- Je n'ai pas encore mangé, expliqua-t-elle en regardant sa montre. Et toi ? (Hermione secoua la tête.) Je vais demander aux cuisines qu'ils nous montent deux plateaux-repas...

Une heure plus tard, les deux jeunes femmes avaient fini de dîner. Hermione reposa sa cuiller avec contentement.

- Qu'est-ce que ça fait du bien, commenta la Gryffondor en souriant.

- C'est vrai. On a de la chance que la nourriture soit bonne ici, répliqua Ginny en baillant. Bon, je vais rentrer dormir au Terrier avec Bill et Fleur. Percy nous y attend déjà. Tu ne veux pas venir avec nous ?

- Non, j'ai envie de rester auprès d'Harry ce soir.

- D'accord. Je te dis à demain dans ce cas. Bonne nuit, Hermione.

- Repose-toi bien, Ginny.

Une fois seule, Hermione se blottit confortablement dans son fauteuil, enveloppée dans une couverture en laine bien chaude. Ses yeux scrutèrent le visage de l'Elu pendant quelques minutes, suivant les courbes torturées de ses cicatrices. Les paupières du jeune homme tremblaient parfois, comme si ses yeux étaient tourmentés par des visions d'horreur. Le Gryffondor ne semblait jamais vraiment calme. Hermione avait même l'impression qu'il luttait sans cesse contre un mal invisible. Etre dans le coma ne changeait rien. Harry avait toujours dû se battre et Hermione pensait avec amertume qu'il devrait probablement se battre jusqu'à son dernier souffle.

- Pourquoi ? murmura-t-elle dans une grimace, les paupières lourdes, avant de partir dans le pays des songes...

Deux heures s'écoulèrent alors. Le sommeil de la Gryffondor était étonnamment paisible, sans cauchemar, sans couleur, sans bruit, sans pensée. Le néant. Hermione aurait bien aimé que cette nuit se poursuive ainsi, mais le destin, une fois de plus, se chargea de replonger la jeune femme dans les ténèbres. Il s'assura, une fois de plus, que son répit soit de courte durée.

Un bruit effroyable s'échappa de la gorge de l'Elu comme si ce dernier était en train de s'étouffer. Hermione se réveilla en sursaut et se retrouva debout en une fraction de seconde sans savoir comment elle avait fait pour se lever aussi vite.

- HARRY ? ! HARRY ! hurla-t-elle en attrapant les épaules de son meilleur ami.

Les moniteurs reliés au Gryffondor se mirent à sonner dans tous les sens et plusieurs voyants rouges se mirent à clignoter de manière erratique. Le corps d'Harry se contorsionna dans tous les sens.

- AU SECOURS ! ! s'écria Hermione en entendant des bruits de pas précipités dans le couloir.

Trois Médicomages et deux infirmières s'engouffrèrent dans la chambre, baguette en main. En larmes, Hermione recula contre le mur du fond, les mains plaquées sur son nez et sa bouche.

- MAIS, BON SANG, QUE SE PASSE-T-IL ? ! éructa l'un des Médicomages tandis qu'il essayait de maintenir le Gryffondor en place.

Tout le monde s'afféra maladroitement, dans la cacophonie et le désordre. Hermione comprit au fur et à mesure du temps qui passait qu'ils tentaient de faire bonne figure pour elle. La vérité est qu'ils n'avaient aucune explication, aucune solution pour aider Harry.

La jeune femme sentit ses forces la quitter. Des tâches blanches apparurent dans son champ de vision. Terrassée par le désespoir, elle se laissa glisser contre le mur, le corps secoué de sanglots incontrôlables.

- Harry, ne m'abandonne pas. Je t'en supplie. J'ai besoin de toi, implora-t-elle discrètement, espérant que l'âme du Gryffondor pouvait peut-être l'entendre.

C'est alors que tout devint silence. Plus un bruit. Plus un mouvement. Comme si le temps s'était suspendu. Hermione réalisa à l'expression abasourdie des soignants que quelque chose d'inédit venait de se produire. La jeune femme se redressa du mieux qu'elle put et retint un hoquet de stupeur en voyant qu'Harry avait les yeux ouverts...


Salut à vous, chères lectrices !

C'est avec du retard mais un grand dévouement que je vous poste ce chapitre. Suis-je pardonnée ? J'ai eu beaucoup de mal à écrire le début. Les mots ne coulaient pas de source.

J'espère que ces derniers évènements vous plairont et vous feront cogiter pour la suite...

A bientôt...

Votre fidèle DarkPotter