Bonsoir ! Désolée de ce retard, mais ma connexion internet n'était pas suffisante pour que je puisse poster. Je n'avais que mon portable pour avoir internet...bref.

Merci à Solealuna, nath16, T'Pau, Calan94, BONES-NCIS, aLexou2b, Adle, Low-BB, Arroganz, Angy et Mimimoon.

Solealuna : On règlera ça sur msn ok ?

nath16 : Je sais pas...à ton avis ?

T'Pau : Ça en dit même très long...mais tu verras, il y a mieux !

Adle : En es-tu bien sûre ?

Low-BB : Et même du très bon !

Arroganz : Tu verras bien...ne sois pas impatiente !

Mimimoon : Qui tu es pour dire ça, effectivement...toi qui nous as décrit une magnifique cabane aux cadavre bien dégueu...

Bonne lecture et merci à Calan94 pour la 50ème review !


Chapitre 6 : Panique

Sans perdre une seconde, elle enfila son manteau et se précipita dans le parking. Elle s'engouffra dans sa voiture et partit en direction du F.B.I.

À peine garée, elle se précipita vers le bâtiment.

Un des gardes l'arrêta :

«Madame s'il vous plaît, vos papiers.

-Je n'ai pas le temps ! Mon partenaire est en danger !

-Vos papiers s'il vous plaît» répéta l'agent.

Brennan sortit ses papiers. Dès que l'agent lui eut remis son badge, elle se précipita dans le bâtiment. Elle n'eut pas la patience d'attendre l'ascenseur et prit les escaliers, franchissant les marches quatre-à-quatre. Lorsqu'elle arriva enfin au cinquième étage, elle se précipita vers le bureau de Booth, bousculant même deux agents.

Lorsqu'enfin elle atteignit le bureau, il n'y avait que l'agent Bloom à l'intérieur. Elle se jeta sur elle, l'empoignant par le col :

«OÙ EST-IL ?

-Lâchez-moi !

-OÙ EST-IL ? RÉPONDEZ !

-Mais de qui parlez-vous docteur Brennan ? Lâchez-moi !

-BOOTH ! OÙ EST-IL ?

-Mais je...je ne sais pas il...

-VOUS NE SAVEZ PAS ! VOUS VOUS FICHEZ DE MOI !VOUS DEVEZ LE PROTÉGER ! LE PROTÉGER !»

Plusieurs agents regardaient attentivement la scène. Certains faisaient des commentaires, d'autres pariaient sur l'issue de la bataille.

«Il est parti ! À cause de vous ! C'est de votre faute si ce tueur veut s'en prendre à lui ! Moi il m'a dit d'attendre là et il est parti je-ne-sais-où !

-Ce n'est pas moi qui l'ai laissé s'en aller ! Vous êtes débile ou quoi ? VOUS DEVIEZ LE PROTÉGER ! LE PROTÉGER !

-Mais il ne doit pas être loin, il...

-VOUS NE COMPRENEZ PAS ! IL EST EN DANGER ! EN DANGER ! Si jamais il meurt...si je le perds...

-Ce n'est que votre partenaire, il...

-Ce n'est pas que mon partenaire ! C'est...»

Elle fut coupée par quelqu'un :

«Bones ? Mais que...»

Brennan se retourna, surprise. Elle lâcha immédiatement l'agent Bloom, qui réordonna sa tenue.

«Booth ! Enfin te voilà ! fit-elle, exaspérée. La prochaine fois tu diras au «docteur Brennan» de se calmer !

-Bones...qu'est-ce qui se passe ? demanda Booth sans se préoccuper de ce qu'avait dit Bloom.

-Booth tu la laisses me traiter comme ça ? s'écria la jeune femme, scandalisée.

-Sortez agent Bloom.

-Mais...

-TOUT DE SUITE !»

Booth avait crié. Bloom sortit, furieuse. Elle claqua la porte et les agents se dispersèrent, aucun ne voulant avoir affaire aux problèmes de cœur de Bloom.

Booth posa ses mains sur les joues de Brennan, encerclant son visage. Elle le regardait sans dire un mot, comme hypnotisée par ses yeux. Des larmes coulaient sur ses joues, larmes que Booth s'empressa d'essuyer avec ses pouces :

«Bones... murmura-t-il doucement.

-Booth...»

Ce murmure s'était échappé des lèvres entrouvertes de Brennan, qui n'avait pas bougé d'un millimètre.

«Ce...c'est vraiment vous ? dit-elle doucement, incrédule.

-Oui c'est moi Bones. Je suis là. Calmez-vous...

-Booth...Booth...»

Brennan se jeta dans les bras de Booth, en larmes. Ce dernier la serra dans ses bras pour la réconforter.

«Booth...Booth... murmurait-elle. J'ai cru que...vous étiez...qu'il vous avait...

-Chut...calmez-vous Bones. Je suis là, d'accord ? Je suis là, près de vous. Calmez-vous.

-Booth...il a dit que...nous...vous...

-Chut...calmez-vous et expliquez-moi.

-Il...a dit que...vous alliez...vous aviez disparu...j'ai eu peur...tellement peur Booth je...je ne voulais pas que vous disparaissiez...alors j'ai...je n'ai pas réfléchi et...je suis venue ici...l'agent Bloom elle...elle a dit que c'était ma faute et...

-Chut...tout va bien Bones...je suis là...chut...ce n'est pas votre faute...je vais bien...tout va bien...calmez-vous...»

Ils restèrent là, dans le bureau, tendrement enlacés. Brennan détestait apparaître aussi faible, surtout devant Booth, mais cette fois elle ne pouvait pas faire autrement, elle en avait besoin. Elle avait besoin de partager ça avec lui, il devait savoir. Et puis il était le seul à pouvoir la réconforter dans ces moments-là. Elle avait besoin de le sentir près d'elle, elle avait besoin d'être dans ses bras, tout contre son corps, tout contre son cœur. Ça lui donnait l'énergie pour se relever et continuer. Ce tueur la rendait nerveuse ; mais elle n'aurait pas su dire pourquoi. C'était...étrange, une sorte de certitude infondée venant d'elle-ne-savait-quel-recoin-de-son-esprit ; elle était certaine que ce qu'elle redoutait le plus au monde se produirait : Booth et elle se feraient enlever et...mourraient. Elle allait être enlevée, elle allait mourir. Mais cela ne lui faisait rien en comparaison de ce qu'elle ressentait lorsque dans sa tête se répétait la phrase Booth va être enlevé, Booth va mourir...

Elle se décolla de lui tout en restant dans ses bras. Ses yeux fixaient les prunelles de son partenaire ; ils semblaient les scruter, comme s'ils voulaient lire quelque chose dans les yeux de l'agent.

«Ne me laissez pas Booth...

-Je ne vous laisserai jamais, je vous le promets. Calmez-vous...»

Le téléphone de Booth vibra dans sa poche, mais il ne bougea pas.

«Booth ? Vous devriez répondre... suggéra Brennan.

-Ce n'est pas important ; ce n'est qu'un message. Je le lirai plus tard.

-Lisez-le, c'est peut-être important.»

Booth céda et sortit son téléphone. Un SMS. Il l'ouvrit.

«Comme c'est mignon...»

Son sang se glaça tandis qu'il cherchait du regard quelqu'un susceptible de lui avoir envoyé ce message. Mais il n'y avait personne. La personne la plus proche était un agent, agent dont il découvrit bientôt le visage. Green...

Son cerveau fit alors surgir une question : et si Green était le tueur ? Il était policier, il était blanc, avait autour de la quarantaine et...il correspondait au profil. Son cœur accéléra. Cela voudrait dire que...celui qui protégeait sa Bones, la femme qu'il aimait le plus au monde était celui qui voulait les tuer ? Il n'en savait rien, mais il se promit de garder un œil sur Green, et l'autre sur sa précieuse Bones.

Green s'apprêtait à entrer dans le bureau, mais un regard noir de Booth le fit reculer. Il flâna donc dans le couloir, attendant qu'on vienne le chercher.

Brennan fit pivoter Booth, qui se retrouva de nouveau dos à la porte. Elle était blottie contre son torse, agrippée à lui comme à une bouée de sauvetage. Et c'était ce qu'il était, une bouée de sauvetage au milieu d'une gigantesque mer agitée de peur et d'inquiétude.

«Booth ? appela-t-elle.

-Oui ?

-C'était qui ?

-Je...rien, mentit-il.

-Booth...je sais que vous mentez.

-Le...le tueur. Il nous voit.

-Quoi ?»

À ces mots, Brennan se décolla brusquement de lui et se libéra de ses bras. elle semblait paniquée ; ses yeux allaient d'un bout à l'autre de son champ de vision.

Booth, voyant son état, prit ses mains et entrelaça leurs doigts.

«Comment ça ? demanda-t-elle.

-Il nous voit et il nous entend probablement aussi.»

Brennan retira ses mains de celles de Booth pour entourer son cou de ses bras. Elle le regardait simplement, tandis que leurs souffles se mêlaient, que leurs bouches étaient proches l'une de l'autre...

Pendant ce temps, Sweets s'était approché de la porte du bureau. Il ne voyait que le dos de Booth et les bras de Brennan. Ils avaient l'air proches...ils devaient s'embrasser. Telle était la conclusion de Sweets.

Il se décida à interrompre ce moment et frappa à la porte. Lorsqu'elle le vit, Brennan s'éloigna instantanément de Booth. Sweets toussota pour que Booth remarque sa présence.

«Sweets ? Qu'est-ce que vous faites ici ?

-Je venais pour l'enquête mais...je pense que nous devrions parler de ce qui vient de se passer.

-Désolé, mais on doit aller voir Cullen. Vous venez Bones ? fit Booth en poussant doucement Brennan vers la porte. À plus tard !

-Agent Booth ! Agent Booth ! Je dois vous dire que...

-Plus tard Sweets, plus tard !» cria Booth tandis qu'il s'éloignait avec Brennan.

Le jeune psychologue soupira. Aurait-il un jour une explication sur ce qui venait de se passer ? Il n'en avait pas la moindre idée.

Perdu dans ses pensées, ils en avaien presque oublié la réelle raison de sa visite. Il avait une information de la plus haute importance à délivrer à l'agent Booth. Mais ce dernier avait déja presque atteint le bureau de Cullen ; le jeune psychologue piqua un sprint. Il arriva pile au moment où la porte se refermait. Il entra sans frapper, à bout de souffle :

«Monsieur, je...je...dois...vous dire quelque chose, soupira-t-il.

-Docteur Sweets ? Vous êtes sûr que ça va ? demanda le grand patron.

-Oui...monsieur...c'est juste que...j'ai couru...pfiou !

-Et vous vouliez nous dire quoi ?»

Sweets, après avoir repris ses esprits, se tourna vers Bones et Booth qui étaient restés près du bureau, l'un serré contre l'autre.

Il avait ce regard grave, ce regard qui ne signifiait rien de bon :

«Sweets ? interrogea Brennan, la peur au ventre.

-Oui...nous avons découvert des informations.

-Des informations ? Vous pourriez être plus précis Sweets ? s'exclama Booth, les nerfs à vif.

-Oui je...nous avons découvert qu'avant chaque meurtre le tueur s'adonnait à une sorte de jeu. Il s'amuse avec les futures victimes en les effrayant avec des messages puis il...il enlève l'homme et...et généralement cela se passe après le quatrième ou cinquième message et...enfin ce que je veux dire c'est que...

-C'est que vu que nous avons déja reçu cinq messages, je ne vais pas tarder à me faire enlever, c'est bien ça ? le coupa Booth.

-Oui» bégaya le psychologue désolé en baissant la tête.

Le rythme cardique de Bones n'avait cessé d'augmenter tout au long de la conversation. Elle s'y attendait mais elle avait nié l'évidence. L'accepter aurait été céder et ça, elle ne le voulait pas. Elle ne le POUVAIT pas, pour elle, pour Booth. Maintenant elle ne savait plus quoi faire. Booth allait se faire enlever, elle le savait, elle ne pourrait rien y faire, et ça la détruirait.

Elle se tourna vers Booth, appréhendant l'expression qu'elle allait déceler sur son visage.

Malgré les menaces, la certitude qu'il allait se faire enlever, probablement tuer, Booth ne ressentait rien. Peut-être une once de colère, de la haine. Il y avait également un peu de peur pour Bones parce que, s'il disparaissait, qui veillerait sur elle ? Qui allait la protéger ? Il se promit alors de tout faire pour rester avec elle, le plus longtemps possible, à tout jamais s'il le pouvait.

Parmi toutes les émotions qu'il ressentait, il avait décidé de ne rien laisser paraître, pour elle, pour SA Bones.

Sweets laissa Booth et Brennan digérer la nouvelle. Mais il n'avait malheureusement pas terminé. Il avait encore une chose à dire, une chose qui n'allait pas plaire aux deux partenaires...

«Si je puis me permettre une suggestion, ne serait-ce pas une bonne idée de...de vous séparer quelques temps ?

-NON !» s'écria Brennan.

Il n'était pas envisageable qu'elle soit séparée de Booth une seule seconde. Mais sa déclaration, empreinte de peur et d'angoisse, ne passa pas inaperçu. Cullen, Booth et Sweets se tournèrent vers elle, le premier interrogateur, le second inquiet et le dernier souriant légèrement.

En effet, le profiler s'attendait bien à cette réaction. C'était une des seules fois où il avait vu l'anthropologue faire preuve d'irrationnalité.

Brennan, consciente qu'elle n'avait peut-être pas eu la réaction la plus appropriée, s'expliqua :

«Ce que je veux dire, c'est que nous pourrons mieux veiller l'un sur l'autre si on reste ensemble et puis, de vous à moi monsieur Cullen, je ne pense pas que nous séparer changera grand-chose, le tueur doit s'être préparé à cette éventualité.

-Oui, je suis d'accord, répondit le directeur du F.B.I. Booth ?

-Oui, je pense que Bones a raison, l'union fait la force.»

Il avait prononcé cette dernière phrase en plongeant son regard, une fois de plus, dans celui de sa partenaire. Du chocolat dans une mer de saphir...

«Bon, eh bien si nous avons terminé, Bones et moi allons rentrer chez...elle, ajouta Booth, se retirant déjà en tirant doucement sa partenaire vers la sortie.

-Attendez ! s'écria Cullen. Je suis d'accord pour que vous restiez ensemble, mais je crois qu'il est préférable de vous attribuer un logement sécurisé. Allez voir l'agent Tony Curtis au deuxième étage, il vous donnera les clés et quelques instructions. De plus, les agents Bloom et Green vous protégeront.

-Très bien» marmonna Booth.

Il se fichait de l'endroit où il passerait la soirée tant qu'il était avec Brennan. En revanche, la présence des agents qui assuraient leur sécurité lui plaisait nettement moins. Il ne pouvait simplement plus les supporter.

Brennan pensait exactement la même chose. Elle regarda Booth et, comme toujours, ce regard suffit pour qu'ils se comprennent et ils hochèrent simultanément la tête.

Sitôt arrivés, Booth avait filé à la douche. Bones avait pris sa suite. L'eau chaude coulait sur sa peau. La vapeur d'eau tout autour d'elle lui prodiguait un sentiment de confort, de sécurité. Pourtant, elle avait par moment de petits frissons, causés par l'appréhension. Elle ne cessait de se demander ce qu'elle ferait, ce qu'elle deviendrait si Booth se faisait enlever. Refusant de penser à ça, elle sortit de la douche et rejoignit Booth dans le salon.

Il l'attendait, tenant deux verres de vin. Il tendit à Brennan l'un des verres en lui souriant. Un petit remontant ne leur ferait pas de mal !

Ils s'installèrent dans le salon et dégustèrent ce grand cru.

L'appartement du F.B.I. était composé de quatre chambres, un salon, une salle à manger, une salle de bains et une cuisine. Booth et Brennan avaient choisi leur chambre, et – coïncidence ? – ils étaient en face l'un de l'autre.

Bloom et Green avait pris les chambres qui restaient, de l'autre côté du loft. Ils montaient maintenant la garde en bas de l'immeuble sur la demande de Booth. Les deux partenaires étaient donc seuls et tranquilles.

Ils riaient bien, parlant de tout et de rien, comme si tous leurs problèmes, toutes leurs inquiétudes s'envolaient peu à peu.

Ils étaient assis tout les deux sur le canapé beige, se rapprochant de plus en plus. Leurs mains se touchaient presque, leurs regards se croisaient déjà. L'ambiance était parfaite.

Un bruit se fit entendre non loin d'eux, les faisant sursauter.

«Il y a quelqu'un ?» demanda Booth.

Il n'obtint aucune réponse. Il lut dans le regard de sa partenaire de la peur, et elle lisait la même chose dans les yeux de son partenaire. Les agents Bloom et Green n'étaient bien sûr pas là. Il voulut se saisir de sa veste pour prendre son arme lorsqu'il se souvint qu'il l'avait laissée dans sa chambre, située de l'autre côté du salon. Pour l'atteindre, il devrait passer devant la porte. Le bruit, une sorte de martèlement accompagné d'un souffle, se rapprochait. Booth prit Bones par le bras et ils reculèrent, encore et encore jusqu'à être acculés contre le mur. Là, ils tournèrent leur regard vers la porte, dans la crainte de ce qu'ils allaient voir...


Aloooors ? Vous en pensez quoi ? À jeudi prochain sans faute !