Bonjour !
Merci à nath16, Mimimoon, T'Pau, BONES-NCIS, Adle, Solealuna, angy et Calan94.
nath16 : Et...voilà !
Mimimoon : Qui a dit qu'on devait être gentilles ? Attends...c'est bien toi qui parles de corps dégueux ? Veux-tu que je te rafraîchisse la mémoire ? Au fait...tu voterais pour lequel ?
T'Pau : Oh oui, un rien. Juste ce qu'il faut quoi !
BONES-NCIS : Tu voterais pour lequel ?
Adle : Qui a dit que ça se finit mal ?
Solealuna : Ce n'est pas MA fiction mais NOTRE fiction ! Merci !
angy : Ah mais la mort ne prend pas en compte les desiderata des uns et des autres !
Calan94 : En quoi les saphirs appartiennent-ils au domaine culinaire ?
Bonne lecture à toutes ! (oh pardon, et à tous aussi)
Chapitre 7 : Beaucoup de peur pour peu de chose
Ils tournèrent leur regard vers la porte…
Elle s'ouvrit lentement, en émettant un grincement. Des bruits de pas se faisaient entendre. Booth et Brennan écoutaient toujours, silencieux, immobiles, effrayés. Booth s'était placé devant Brennan, (sur)protecteur.
Un homme entra. Un homme que Booth et Brennan ne connaissaient que trop bien. Il regarda curieusement les visages étonnés des deux partenaires, les interrogeant du regard. Booth et Brennan se regardèrent, soulagés, puis éclatèrent de rire. Cullen ne comprenait pas ce soudain changement de comportement :
«Euh...quelqu'un peut-il m'expliquer ce qui se passe ?
-Ce n'est rien monsieur, c'est juste que Bones et moi on pensait que c'était notre ravisseur qui venait nous faire on-ne-sait-quoi. On est un peu sur les nerfs... expliqua Booth.
-Oui, je comprends...désolé de vous avoir fait peur, répondit l'homme, souriant.
-Mais au fait, qu'est-ce que vous faites là ? demanda Brennan.
-Asseyez-vous» dit-il, reprenant son sérieux.
Les deux coéquipiers s'exécutèrent sans discuter, comprenant bien qu'un événement grave était survenu. Ils se regardèrent, le regard de nouveau empreint de peur, puis laissèrent la parole à Cullen :
«Si je suis ici, c'est parce que j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer. Un agent du F.B.I., l'agent spécial Megan Hates, devait passer dans vos appartements respectifs pour récupérer des vêtements et toutes les affaires dont vous pourriez avoir besoin. Sa visite à votre appartement, docteur Brennan, s'est passée sans encombre. Mais lorsqu'elle est arrivée chez vous Booth...elle est tombée, littéralement tombée, sur deux cadavres, un homme et une femme...»
Booth avait compris avant même que Cullen ne finisse sa phrase. Il s'était levé et avait pris sa tête entre ses mains. Il murmurait sans arrêt «c'est pas possible...c'est pas possible...c'est pas possible...»
«Je n'ai pas fini. L'équipe scientifique du F.B.I. a identifié les cadavres. Il s'agit de Mary Toringle et son mari Norman, mariés depuis six ans, deux filles de douze et quinze ans. C'étaient vos voisins de palier, je suis désolé. Ils ont à première vue été tués de la même manière que les autres victimes.
-Mais...mais pourquoi le tueur a-t-il mis les cadavres chez Booth ? demanda Brennan tout en jetant un rapide coup d'œil à Booth, qui était de plus en plus pâle.
-Attendez j'y viens...l'agent Hates a non seulement trouvé les corps, mais également un mot ensanglanté littéralement poignardé sur la porte de votre chambre, agent Booth.
-Et que disait ce mot ? s'enquit l'anthropologue tandis que son partenaire faisait les cents pas dans le salon en jurant.
-Il y avait l'adresse de l'appartement où nous nous trouvons et un message qui vous était directement adressé : «Vous voyez, je sais où vous êtes…»
Booth ressentait une immense culpabilité. Il était parti de chez lui, alors ce taré de psychopathe cinglé s'en était pris à ses voisins.
«Booth ? appela Brennan d'une voix douce.
-Quoi ? répliqua-t-il un peu plus sèchement qu'il ne l'aurait souhaité.
-Je sais ce que vous pensez...vous devez croire que c'est de votre faute, que si vous étiez resté chez vous, peut-être qu'il ne s'en serait pas pris à vos voisins...mais n'oubliez pas une chose Booth : avec ce genre de malade mental, rien n'est prévisible. Cet homme est fou. Et si ça n'avait pas été vos voisins, il aurait très certainement tué quelqu'un d'autre. Tout ce qu'il veut en faisant ça, c'est vous atteindre, alors ne lui faites pas ce plaisir d'accord ?»
Durant sa tirade, elle s'était rapprochée de lui, lentement, progressivement, calmement, jusqu'à lui poser une main sur l'épaule en signe de soutien. Il tourna la tête et lui sourit timidement.
Il était vraiment content de traverser cette épreuve avec sa partenaire. C'était une femme exceptionnelle qui savait toujours trouver les mots justes, même dans des domaines où elle disait ne rien connaître.
Il adorait partager ce genre de moments avec elle, leurs regards complices, leurs sourires en coin et leur clin d'œil...
Et comme d'habitude, dans ce genre de moments, une tierce personne venait toujours les déranger. Du bruit se fit entendre à côté. Cullen et Booth dégainèrent leur arme, tandis que Brennan reculait par réflexe.
Ça aurait pu être le tueur, ça aurait pu être une Angela hystérique, ça aurait pu être un Hodgins surexcité qui les aurait dérangés, mais la dernière personne qu'ils s'attendaient à voir était le jeune psychologue au sourire ironique qui venait de faire son entrée. Cullen et Booth rangèrent leur arme en soupirant, à la fois soulagés et énervés par l'apparition de Sweets.
«Sweets ! s'énerva Booth. Non mais qu'est-ce que vous faites là ? Vous êtes inconscient ou quoi ? J'aurais pu vous mettre une balle en pleine tête ! Non mais qu'est-ce que vous avez dans le crâne ?
-Calmez-vous agent Booth, je...
-Vous quoi ? Je vous ai pris pour le tueur moi !
-Je m'excuse agent Booth. J'aurais dû vous prévenir avant d'arriver.
-Qu'est-ce que vous faites là ?
-Lorsque j'ai appris pour les cadavres chez vous, je suis...ça ne va pas Booth ?»
En effet, Booth avait baissé la tête et regardait ses pieds depuis que Sweets avait dit «chez vous». Brennan se plaça face à lui, le regardant avec tendresse. Elle posa une main sur son bras, exerçant une légère pression dessus. Il releva la tête et leurs yeux se rencontrèrent. Dans ceux de Brennan, Booth lisait de la tendresse,de l'affection, un peu d'inquiétude et de la compassion. Dans ceux de Booth, Brennan lisait de la tristesse, du mal-être, de la confiance et une immense affection.
Ni Sweets ni Cullen n'osaient interrompre cet échange silencieux. Mais il fallait bien qu'une tierce personne vienne encore une fois les déranger ! Une troisième personne fit irruption dans la pièce et les interrompit. Il ne s'agissait pas du tueur, ni de Sweets, ni de Cullen, ni d'Angela hystérique, ni d'Hodgins surexcité. C'était tout simplement un agent Green au visage rouge et au souffle haletant.
Booth et Brennan s'étaient crispés en reconnaissant l'arrivant.
«Agent Green ? s'exclama Cullen. Mais que faites-vous là ? demanda-t-il en rangeant son arme pour la seconde fois.
-Green ? s'étonna Booth, qui n'avait eu que le temps de tourner la tête et de poser la main sur son arme.
-J'ai vu...individu...entrer dans...propriété...clôture...moi...précipité...ici... finit-il, à bout de souffle.
-Reprenez votre souffle agent Green, et recommencez.
-J'ai vu quelqu'un entrer dans la propriété en passant par-dessus la clôture, alors je suis venu voir.
-Euh...c'était moi, avoua Sweets, penaud. Je ne le referai plus, promis, dit-il en levant les mains devant les quatre regards noirs qui étaient fixés sur lui.
-À la bonne heure, grommela Green.
-Agent Green, commença Cullen, et si vous retourniez en bas pour veiller avec l'agent Bloom ? Il ne faudrait pas qu'elle soit prise par surprise parce que vous n'êtes pas là, n'est-ce pas ?»
Green acquiesça et repartit en grognant. Booth et Brennan se tournèrent vers Cullen et le remercièrent d'un regard.
«Bon, où en étions-nous ? Ah oui.»
Le visage du directeur du F.B.I. s'assombrit. Ceux de Booth et Brennan aussi, comprenant qu'il s'agissait d'une mauvaise nouvelle.
«Je suis désolé, mais je pense qu'il est préférable de...de vous séparer quelques temps.
-Ah non ! réagit Brennan.
-Monsieur, nous en avons déjà parlé et il semblait clair que... renchérit Booth.
-Directeur Cullen, le coupa Sweets, je suis d'avis que le docteur Brennan et l'agent Booth ne doivent au contraire pas être séparés.
-Pour quelle raison docteur Sweets ?
-C'est dans leur intérêt ! Psychologiquement ils seront énormément affaiblis si vous les séparez. Et puis de toute façon ça ne servira à rien. S'il a réussi à les retrouver ici, il les retrouvera n'importe où, qu'ils soient ensemble ou séparés. Une séparation ne peut leur être que néfaste étant donné la situation.
-C'est votre avis de psychologue ou d'ami ?
-Les deux.
-Je suis désolé, mais c'est la procédure. Vous auriez déjà dû être séparés.
-Alors pourquoi ne l'a-t-on pas été ? demanda Booth avec un demi-sourire.
-Parce que...eh bien c'est que... commença le directeur du F.B.I., embarrassé. Je...je n'ai pas...trouvé ça utile...
-Alors pourquoi ça le deviendrait ?
-Mais parce que...enfin...il a votre adresse il...il sait où...
-Où nous sommes ? termina Brennan. Il le savait déjà avant, ce point n'a pas changé.
-Mais il...il a tué des gens...
-Il l'avait déjà fait. Au moins six personnes, ajouta Booth.
-Il...oh et puis zut ! Je dois vous séparer, c'est comme ça, c'est tout, point barre !
-Directeur Cullen, je ne crois vraiment pas que c'est une bonne idée. Ça va énormément affecter leur système mental et les fragiliser, ce qui les rendra encore plus vulnérables aux attaques du tueur. De plus, le fait qu'ils soient séparés complique considérablement les choses pour vous : deux appartements sous haute sécurité, deux équipes d'agents, deux lignes téléphoniques sécurisées, deux fois plus de risques qu'ils soient enlevés. Il serait plutôt dans votre intérêt qu'ils restent ensemble.
-Vous croyez docteur Sweets ?
-J'en suis persuadé et convaincu.
-Bon...eh bien devant tant d'assurance de votre part, j'abdique...mais je n'aime pas ça, vraiment pas.
-Merci monsieur, fit Booth avec un regard franc pour remercier son directeur. Et...merci Sweets, dit-il avec un clin d'œil.
-Merci agent Cullen.
-De rien, je suis là pour ça. Je vais vous faire changer d'appartement.
-Pourquoi ? Il a su cette fois, il saura les autres fois aussi.
-Il a pu truffer cet endroit de micros. De plus, la surveillance sera plus importante et les précautions plus nombreuses. N'insistez pas, je ne changerai pas d'avis là-dessus. De plus, j'ai déjà pris les dispositions nécessaires.
-Bon... soupira Booth. On y va alors ? demanda-t-il en se tournant vers Brennan.
-On y va, répondit Brennan avec un sourire.
-Eh ! Et moi ?» se plaignit Sweets, les deux partenaires et Cullen s'en allant.
Booth se retourna.
«Vous ? Vous rentrez chez vous vous coucher !»
Il aurait bien dit «retournez chez votre mère», mais après le précieux coup de main amical que leur avait fourni le jeune psychologue ce soir-là, il lui devait au moins de le respecter.
Booth et Brennan entrèrent dans leur nouvel appartement. Il était plus petit que le premier, mais plus simple à protéger aussi. Il y avait deux chambres, un petit salon, une salle de bains et une petite cuisine ouverte sur le salon. On avait attribué une chambre à Booth et Brennan et l'autre à Green et Bloom. Mais dès que Brennan eut posé ses affaires dans la chambre, Booth déclara :
«Je vais prendre le canapé Bones.
-Quoi ? Pourquoi ? Nous sommes deux adultes responsables, nous pouvons tout de même partager un lit sans qu'il y ait de problème, vous ne croyez pas ?
-Euh...oui, bien sûr Bones, mais...
-Mais quoi ? demanda Brennan, levant un sourcil.
-Enfin c'est...gênant...
-Pourquoi ?
-Parce que euh...Bones on est...partenaires et...on ne doit pas...»
Devant un nouveau sourcil levé de Brennan, Booth céda :
«D'accord Bones. Je dors avec vous.
-Je ne vois vraiment pas ce qui vous posait problème, renchérit Brennan en sortant quelques affaires de son sac.
-Rien Bones, laissez tomber.
-Si vous le dites.»
Booth et Brennan sortirent tout ce dont ils avaient besoin pour la soirée et partirent se laver l'un après l'autre.
Pendant ce temps, un homme les espionnait par sa fenêtre, de l'autre côté de la rue. Il regardait à l'aide de ses jumelles Booth préparer le repas pendant que Brennan se douchait. Il sourit.
Je sens que je vais vraiment beaucoup m'amuser avec ces deux-là...ils ne sont pas comme les autres. Les autres étaient faibles en comparaison d'eux deux. Ça ne m'étonne pas du tout d'ailleurs, vu leur passé. Booth, ancien sniper de l'armée, formé, entraîné, l'un des meilleurs. Tempérance, fille de criminels, hébergée par des familles d'accueil pendant trois ans, a vécu des choses difficiles, excellente santé mentale et physique, beaucoup de stabilité, pas facile à atteindre, sauf peut-être par Booth. On dirait que c'est la seule chose qui l'atteint. Mais elle et moi savons très bien que c'est faux...
Sur cette dernière crise notable par un rire sadique et dément, il referma le dossier qu'il lisait. Un dossier sur Brennan, qui vint rejoindre celui de Booth sur ses genoux. Deux dossiers avec des photos, des témoignages, des rapports de police et des services sociaux, bref, tout un dossier sur chacun d'eux. Toute leur vie était décrite dans ces deux dossiers, avec beaucoup de détails...il savait tout d'eux. Il les connaissait par cœur. Et eux ne savaient rien de lui.
Mais tout cela allait bien vite changer. Il ouvrit un sac et prit un des revolvers qui s'y trouvaient. Il vérifia qu'il était en état de marche et le chargea...
Alors ? Je pense qu'à la fin de cette fic on fera un classement des fins les plus pourries...ça sera intéressant !
Laissez une review et à jeudi prochain !
