Bonsoir !

Merci à nath16, BONES-NCIS, adele, July, Mimimoon, Solealuna, Low-BB, Calan94 et angy.

nath16 : Dure ? Il y a plein d'autres personnes qui le sont plus...

BONES-NCIS : Un classement...ok on le fera. Les deux ? Haha on verra...

adele : Stressant ? Il y a pire...

July : Mais si mais si...si tu veux je t'apprendrai !

Mimimoon : Sweets ? Le pauvre...au fait c'est pas toi qui l'avais accusé ?

Low-BB : Pourquoi ? Tu sais pourquoi...

Calan94 : Insinuerais-tu qu'avant c'était pas fun ? Cette phrase c'est pas moi !

Bonne lecture !


Chapitre 8 : Psychopathe à l'attaque !

Booth et Brennan avaient dîné en tête-à-tête. Les agents Green et Bloom étaient dans leur chambre, à se disputer pour savoir lequel aurait le lit et lequel aurait le canapé. Finalement Green abdiqua devant la voix aiguë de Bloom et alla dormir sur le canapé. À ce moment-là, Booth et Brennan étaient dans leur chambre, sur le point de s'endormir. Ils étaient couchés, Brennan lisait un livre et Booth faisait des mots fléchés.

À un moment, Booth arrêta et posa son magazine sur sa table de chevet. Il se coucha, éteignant sa lampe de chevet. Brennan posa également son livre et éteignit sa lampe, plongeant la chambre dans le noir.

Pendant ce temps, de l'autre côté de la rue, Il continuait à les observer avec une paire de jumelles infrarouges. Il souriait.

Bientôt agent Booth, nous nous verrons en face...

Il se prépara une tasse de café pour rester éveillé.

Et ni l'agent Green ni l'agent Bloom ne pourront l'empêcher...pas même Tempérance. J'ai hâte de voir sa tête lorsqu'elle comprendra que j'ai son cher partenaire...

Il éclata une nouvelle fois de rire à cette pensée. Son rire n'était pas un rire, c'était une sorte de son strident qui vous glaçait le sang. Rien qu'à l'entendre rire, il vous faisait peur. Cet homme ne semblait pas humain. Et son rire l'était encore moins.


Au beau milieu de la nuit, Brennan se réveilla. Elle ne comprit pas tout de suite pourquoi. Mais lorsqu'elle vit Booth, le front en sueur, remuant, murmurant des choses incompréhensibles, elle oublia sa fatigue. Il devait faire un cauchemar. Elle se demanda quoi faire.

Soudain il murmura : «Bones...» Sa voix était remplie de tant de souffrance et de peine que les larmes montèrent aux yeux de Brennan. Elle décida de le réveiller et le secoua légèrement. N'observant aucune réaction, elle recommença, plus fort cette fois. Il ouvrit les yeux, le souffle haletant, le visage en sueur. Brennan alluma la lumière et posa sa main sur la joue humide de Booth, essuyant les larmes qui coulaient.

«Bones... murmura-t-il, la voix brisée.

-Oui Booth c'est moi, je suis là, calmez-vous, tout va bien.»

Elle ne se disait pas douée dans ce domaine, mais là, les mots lui venaient tous seuls, elle n'avait pas besoin de penser à ce qu'elle allait dire, ça lui venait naturellement.

«Bones... fit-il, la fixant d'un air incrédule. Bones... murmura-t-il, les larmes submergeant une nouvelle fois son visage.

-Booth calmez-vous...tout va bien je suis là...calmez-vous...»

Il se redressa et elle le serra dans ses bras. Son corps était agité de sanglots, et autant de larmes perlaient que de lames perçaient leur cœur. Ils restèrent plusieurs minutes ainsi, serrés l'un contre l'autre, se consolant l'un l'autre, se protégeant l'un l'autre, se réconfortant l'un l'autre. Pendant ce temps, quelqu'un n'en perdait pas une goutte...

Lorsque Booth fut calmé, il se sépara de Brennan et se plongea dans la contemplation des yeux azur de sa partenaire.

«Booth...vous voulez me raconter ?» demanda-t-elle au bout de quelques minutes.

Il acquiesça, les larmes revenant sur son visage. Il s'assit et, pour l'encourager, Brennan posa sa main sur la sienne.

«Je...on était chez lui et...il...vous...vous étiez...il vous avait...poignardée...vous étiez morte par terre et...lui il...il riait...»

Booth éclata en sanglots. Brennan fit ce que lui dictait son instinct – pour une fois – et le prit dans ses bras. Une de ses mains passait dans ses cheveux collés par la sueur tandis que l'autre faisait de douces allées-et-venues sur son dos. Il se calma au bout de quelques instants.

«Merci, murmura-t-il.

-De rien Booth, sourit-elle. Recouchez-vous et rendormez-vous.»


Le lendemain, Booth fut réveillé, pas par Brennan cette fois, mais par son portable, nettement moins agréable. Il décrocha avant que la sonnerie ne réveille Brennan.

«Booth... fit-il d'une voix à moitié endormie en bâillant.

-Agent Booth ? Ici le directeur Cullen. Je voudrais vous voir avec le docteur Brennan dans une heure au F.B.I. Vous y serez ?

-D'accord...» marmonna-t-il.

Il raccrocha avant de se tourner vers Brennan. Il ne put s'empêcher de sourire. Elle avait l'air si paisible quand elle dormait. Il s'en voulait de l'avoir réveillée Mais il dut se résoudre à interrompre son sommeil ; ils avaient rendez-vous. Il lui secoua doucement l'épaule pour la réveiller en douceur.

«Bones, murmura-t-il. Bones. Réveillez-vous s'il vous plaît.»

La dénommée Bones battit faiblement des paupières. Elle ouvrit les yeux, observant les alentours. Mais où était-elle donc ? Ah oui, l'appartement du F.B.I. Elle se redressa et vit Booth près d'elle. Elle sourit. Il sourit en retour, mis de bonne humeur par le sourire de sa «partenaire».

«Allez vous habiller ; je fais le petit-déjeuner, proposa Booth.

-Ah non Booth ! Vous avez déjà fait le repas hier soir , laissez-moi faire le petit déjeuner.

-Bon, d'accord» céda Booth.

Pendant qu'elle faisait les toasts, Brennan reçut un SMS.

«Alors, Booth est remis de ses petites émotions nocturnes ? Et vous Tempérance ?»

Son sang se glaça instantanément. Elle parcourut la pièce du regard, cherchant une caméra, un micro. Booth arriva quelques secondes plus tard. Elle était livide.

«Bones ? Ça va ?»

Elle tourna lentement la tête vers lui, sans quitter son portable du regard. Booth prit son visage entre ses mains pour qu'elle le regarde.

«Regardez-moi Bones. Qu'est-ce qui se passe ?

-SMS... fut tout ce qu'elle put dire.

-Il vous a envoyé un SMS, c'est ça ?»

Elle acquiesça. Booth lui prit doucement son portable des mains et lut le SMS. Il blêmit. Il s'assit difficilement sur le canapé, tentant de reprendre ses esprits. Brennan s'assit près de lui et posa la main sur son bras.

«Ça va Booth ?

-Je...oui je...prenons le petit-déjeuner et allons-y.»

C'est alors qu'une odeur de brûlé leur parvint de la cuisine. Ils tournèrent tous deux la tête vers la source de l'odeur et s'exclamèrent en chœur :

«Les toasts !»

Booth se précipita vers le grille-pain mais trop tard : les toasts étaient brûlés. Il regarda Brennan, elle regarda Booth, ils éclatèrent de rire.

«Bon ben c'est pas grave, on va boire un café et on y va, proposa Booth.

-Euh...je crois que j'ai oublié de mettre le café dans la cafetière, réalisa Brennan, baissant la tête. Et il ne nous reste que vingt minutes avant le rendez-vous...

-Bon, eh bien je vous achèterai un café en route ! Allez Bones, prenez votre manteau et on y va !»

Les deux partenaires rejoignirent Green et Bloom, qui les attendaient en bas, et partirent pour le F.B.I.


Booth, Brennan, Green et Bloom entrèrent dans le bureau de Cullen, dans lequel se trouvaient déjà Sweets, Camille et Cullen.

«Entrez, fit ce dernier. Asseyez-vous, je vous en prie.

-Pourquoi vouliez-vous nous voir monsieur ?

-Les docteurs Sweets et Saroyan vont nous exposer leurs découvertes sur le tueur et les victimes. Commencez, docteur Sweets.

-La seule chose que je peux ajouter, c'est que je pense que le tueur est devenu un tueur à cause d'un événement qui l'a énormément affecté, la mort d'un proche très certainement. Son modus operandi a changé depuis le début, il fait de plus en plus de mal à ses victimes. Il est de plus en plus cruel et sadique avec ses victimes. Il est complètement fou, mais passe pour un individu normal auprès de ses proches. On ne peut pas savoir que c'est un malade ; aux yeux de tous, il est parfaitement équilibré.

-Hyper rassurant, constata Booth.

-Quant à moi, fit Camille, j'ai du nouveau sur les cadavres des...»

Elle marqua une pause.

«Des voisins de Booth. Il les a tués de la même façon que les autres victimes, mais il ne les a pas torturés. Il a gravé quelque chose sur le ventre de la femme alors qu'elle était vivante.

-Quoi donc ? demanda Brennan d'une voix faible.

-Tempérance. Et il a gravé Seeley sur le ventre de l'homme. Il a...laissé un message dans le poing fermé de l'homme.»

Camille laissa quelques secondes à Booth et Brennan pour digérer le choc. Puis elle reprit :

«Le message...il disait «dans moins de deux jours agent Booth, dans moins de deux jours nous serons face à face»...»

Elle leur laissa à nouveau quelques secondes. Brennan s'était inconsciemment rapprochée de Booth et avait posé la tête sur son épaule, passant l'un de ses bras entre la taille de Booth et son bras droit. Booth avait passé son bras droit autour des épaules de Brennan, la rapprochant davantage de lui.

«Ne partez pas Booth, murmura-t-elle.

-Ne vous inquiétez pas, je ne partirai pas. Je ne vous laisserai jamais Bones, jamais.

-Merci...»

Ils reportèrent leur attention sur le directeur du F.B.I.

«Le tueur est très intelligent, reprit Camille. Il n'a laissé aucune trace ; aucune empreinte, pas d'ADN. On ne sait pas comment il est entré chez eux, ni comment il a su que leurs filles n'étaient pas là hier, un dimanche en pleine après-midi. On ne sait pas comment il s'est introduit dans l'immeuble, ni comment il s'est procuré l'arme qui lui a servi à tuer Norman.

-J'ai pour ma part, commença Cullen, reçu une lettre du tueur tout à l'heure.

-Que disait-elle ? demanda Booth.

-«Directeur Cullen, j'ai beaucoup de respect pour ce que vous faites, mais malheureusement toutes vos précautions ne suffiront pas à m'empêcher d'enlever et de tuer Tempérance et Booth. Ils disparaîtront et ils mourront à l'instant où je l'aurai décidé, ni avant ni après, et même vous ne pourrez pas m'en empêcher, même avec toutes les forces de police du pays. Sur ce, je leur dis à bientôt.»

-Mon dieu...» murmura Booth.

Il avait inconsciemment rapproché Brennan de lui, et elle s'était inconsciemment blottie contre lui. Ils échangèrent un regard empli de crainte et d'affection mutuelle, que seuls eux deux pouvaient comprendre. Les autres, autour, ne voyaient que deux personnes qui se regardaient. Ils étaient incapables de comprendre.

Pendant ce temps, Il écoutait avec grand intérêt la conversation qui avait lieu dans le bureau du directeur, avec ce sourire mauvais qui caractérisait son envie de pouvoir et de domination. Il était dans sa voiture, garé au bord de la route. Il n'attendait qu'une chose : ses victimes. Et il ne les laisserait pas filer.

Pendant ce temps, la réunion s'achevait. Booth et Brennan partirent, suivis de près par Green et Bloom. Camille repartit pour le Jefferson, Sweets pour son bureau, Cullen pour une réunion au sommet. Booth et Brennan allaient au Jefferson ; ils passeraient par la forêt, chemin plus discret selon Cullen.

Dans le parking, Green et Bloom intervinrent auprès de Booth et Brennan :

«Agent Booth ! Docteur Brennan !» appela Green.

Les deux partenaires se retournèrent.

«Oui agent Green ? fit Booth d'un ton sec et cassant.

-Je pense...Bloom et moi pensons qu'il serait plus prudent que vous voyagiez dans deux voitures séparées qui prendraient deux chemins différents afin de réduire par deux les risques qu'il vous tue ou vous enlève tous les deux.

-C'est absolument hors de question ! s'exclama Booth, fusillant Green du regard.

-Bon...dans ce cas, vous allez...prendre une voiture et Bloom et moi la nôtre ? proposa-t-il – légèrement – intimidé.

-Voilà, vous avez tout compris» lança Booth, plaçant son bras dans le dos de Brennan.

Il l'accompagna jusqu'à la portière, allant même jusqu'à la lui ouvrir, ce qui lui fit lever les yeux au ciel. Mais elle devait bien admettre que, d'une certaine façon, elle aimait ses petites attentions de mâle alpha. C'était agréable de se sentir protégée, aimée, de savoir quelqu'un aux petits soins pour elle, auprès d'elle, là pour elle. Et ça ne l'empêchait pas d'être forte et indépendante !

Elle devait admettre une chose : elle ne s'était jamais sentie aussi vulnérable qu'au moment où elle avait appris que le tueur allait enlever Booth. Et au fond d'elle, elle savait que ça arriverait.


La voiture venait de s'engager sur un chemin de terre, dans un sous-bois. Booth et Brennan gardaient le silence, l'un concentré sur la route et l'autre sur ses pensées.

Brennan regardait les arbres défiler à toute vitesse sur le bas-côté. En cette journée d'automne, les feuilles arboraient fièrement des couleurs vives et éclatantes, jaune, rouge, verte et orange principalement. Brennan adorait cette saison, elle la trouvait magnifique, colorée et pleine de promesses. Souvent, lorsqu'elle voulait réfléchir, elle allait dans les bois et s'asseyait sous un arbre, regardant les feuilles. Le SUV où se trouvaient les deux autres agents roulait à faible vitesse cinquante mètres devant.

Le silence devenant pesant, Booth engagea la conversation. Il savait très bien pourquoi Brennan restait silencieuse.

«Bones ?»

Brennan ne répondit pas, le regard dans le vide.

«Bones ? répéta-t-il un peu plus fort.

-Oh oui pardon je...je réfléchissais.

-C'est ce que je vois. Écoutez Bones, il ne faut pas vous en faire pour moi, d'accord ? Ce type est un malade, et tout ce qu'il souhaite, c'est nous déstabiliser, alors ne lui faites pas cette joie ! Vous vous rappelez ? Ce sont vos propres mots !

-Je sais bien mais...il est très fort ! Il sait où nous sommes à chaque instant, comme s'il nous suivait, il nous provoque avec des messages qui nous touchent tellement qu'on en vient à douter de nous-mêmes ! C'est comme s'il nous connaissait personnellement. Il nous observe à chaque instant, plus rien n'est secret pour lui, et nous on n'a plus de vie privée !

-Eh, calmez-vous Bones !

-Mais je n'en peux plus Booth ! Maintenant à chaque fois que je vais me brosser les dents je me demande si il m'observe, à chaque fois que je regarde par la fenêtre ou que je sors dehors je me demande de quel immeuble, par quelle fenêtre il me regarde ! Je n'ose même plus aller prendre une douche !

-Je sais Bones, mais je vous promets que toute cette histoire sera bientôt terminée. On va arrêter ce malade et on va le faire condamner pour le reste de sa misérable petite vie.

-Je me disais la même chose au début Booth, j'y croyais vraiment, mais plus on avance dans ce qui semble être un jeu pour lui, plus j'en doute ! Tout se passe exactement comme pour les autres victimes, il envoie ses lettres et...met ses menaces à exécution...

-Bones, écoutez-moi bien, commença Booth en arrêtant net la voiture, jamais je ne laisserai ce type m'enlever, vous enlever, nous tuer ! Jamais je ne laisserai ce malade faire du mal aux gens que j'aime, jamais je ne le laisserai contrôler la vie de qui que ce soit, JAMAIS ! Vous avez compris ?

-Je... bégaya-t-elle, je...votre volonté n'y changera rien Booth ! Vous le savez, je le sais, il va vous enlever c'est inéluctable ! Et moi je ne pourrai rien y faire...»


Alors alors ? Laissez votre avis, ne nous menacez pas et bonne nuit !

La suite on dit...jeudi prochain ?