Coucou !
Nouveau chapitre.
Dans une rue des Crocus, des bruits de pas résonnaient dans la nuit. Un homme grand,robuste, aux cheveux ébènes portait dans ses bras une jeune femme aux cheveux azur. Celle-ci commençait doucement à reprendre connaissance. Sa joue était collée contre un des pectoraux de l'homme. Elle ouvrit les yeux et vit le torse de cet homme qu'elle connaissait que trop bien. Elle se souvenait de ces bras protecteurs et de cette odeur de métal. Elle mit une main sur son pectoral gauche. Il s'arrêta et interrogea la jeune femme du regard.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demanda-t'elle encore un peu étourdie.
- La salamandre et le glaçon ont démoli ton université, t'as été assommée et la gamine t'as soignée, elle soigne les autres aussi, répondit simplement Gajeel avant de reprendre sa marche.
Toujours le même esprit de synthèse,constata intérieurement la bleutée.
- Natsu, grrrr…Je vais le massacrer, ragea Lévy.
- Va falloir que t'attendes ton tour pour ça, la bunnygirl s'en charge déjà. Et Titania arrive demain pour s'occuper des deux cons.
- Je vois, dit-elle, puis elle regarda autour d'elle. Et tu fais quoi là ?
- J'te ramène chez toi, crevette, expliqua le dragon slayer de fer.
- Tu sais où j'habite ? Demanda la mage des mots incrédule.
- La gamine.
Oui, c'est vrai. Wendy savait où vivait Lévy. Elle la logeait, lorsqu'elle venait à Crocus.
- Je peux marcher, tu sais ! Assura-t'elle.
- Tsss…T'as reçu un sacré choc pour une petite crevette.
Il ne change pas.Lévy en déduisit qu'il ne servait à rien d'insister. Au fond, elle voulait bien rester dans ses bras, elle était rassurée d'être ainsi contre lui après les événements de la journée. Ils arrivèrent à une petite maison de ville de trois étages. Le dragon slayer déposa Lévy devant la porte.L'un en face, ils affichaient tous les deux un air un peu gêné. Ils ignoraient quoi dire.
- Bon, ben…passe une bonne nuit crevette. Dit le brun en passant un une main dans ses cheveux.
Il tourna les talons, prêt à partir. Mais Lévy ne voulait pas qu'il parte, pas tout de suite.
- Tu vas pouvoir retrouver le chemin de Sabertooth ? Dit-elle tout fort.
Le brun se retourna.
- T'insinues quoi, crevette ?
- J'insinue que tu n'as aucun sens de l'orientation, que je vais t'expliquer comment y aller et que je t'offre à boire.
Elle ponctua sa phrase par un magnifique sourire, ancrant son regard noisette dans les yeux grenat de son interlocuteur, pleine d'espoir. Il hoqueta légèrement en entendant la proposition de la jeune femme.
- Ok…, ronchonna-t'il pour la forme.
Ils montèrent des escaliers jusqu'au second étage. La bleutée ouvrit une porte donnant sur un séjour avec une cuisine américaine. Les murs du séjour étaient recouverts de bibliothèques remplies à craquer de livres. Au centre de la pièce, il y avait un petit canapé orange et deux fauteuils autour d'une table basse. Des escaliers, dans le mur du fond, donnaient sur un étage.
- Installe-toi ! Je vais te prendre une bière, elles ne sont pas aussi bonnes que celles de la guilde, dit la bleutée.
- Hm…
Il s'installa sur le canapé, observant l'environnement de sa crevette. Il n'était pas étonné de trouver autant de livres, il en sourit même légèrement. Il retrouvait cette odeur de vieux papier mélangée au parfum florale de la belle mage des mots. Elle lui avait manqué. Levy, quant à elle, cherchait des bières dans son réfrigérateur. Puis elle découvrit l'état de sa robe, elle était sale et déchirée, irrécupérable. Elle se souvint qu'à l'époque de Fairy Tail de nombreuses robes avaient fini dans un piteux état. Elle se mit à rire.
- Hein ? Qu'est-ce qui te fait rire, crevette ? S'étonna le brun.
- C'est juste que…C'est Fairy Tail. Dit-elle avec un immense sourire.
Il lui rendit.
- Gihi.
Étrangement, Lévy était heureuse d'avoir eu un échantillon de l'ambiance de sa guilde, même si ce fut un véritable ouragan dans sa vie et tout cela en une journée. Elle apporta les bières sur la table et alla à une des étagères cherchant un plan pour expliquer au dragon slayer par où il devait passer pour rentrer. Elle le vit sur le haut, elle essayait de l'atteindre. Le ténébreux en la voyant afficha un sourire moqueur.
- Gihi, trop p'tite, Crevette ? taquina-t'il.
Alors qu'il allait se lever, elle tourna la tête pour lui répondre avec un beau sourire plein de défis. Puis elle fit apparaître des ailes et s'envola doucement, récupérant ainsi le document.
- Tu vois, j'ai grandi ! Lui dit-elle fièrement.
- Je vois, dit le brun.
Puis elle sentit un pincement au cœur, elle baissa la tête, des larmes commençaient à couler sur ses joues.
- Enfin, pas autant que je l'aurais espérée, murmura-t'elle.
Elle sentit des bras l'enlacer, puis elle se retrouva contre le torse de Gajeel. Elle aggripait avec ses mains fines le T-shirt du ténébreux, se laissant aller, sanglotant contre lui. Il caressait les cheveux de la belle avec une de ses mains, le menton posé sur son crâne.
- Désolée, je croyais que je tiendrais plus longtemps, dit-elle tout en pleurant.
Il ne dit rien, il ne fit que resserrer encore plus son étreinte avec son bras. Lévy se sentit rassurée par ce geste, se calmant peu à peu. Ils restèrent ainsi, sans rien dire, quelques instants. Seuls les reniflements de la jeune femme se faisaient entendre. Puis la mage des mots essuya ses larmes, le dragon écarta sa tête pour la regarder.
- Ce n'est pas ton genre de consoler les gens ? S'étonna-t'elle.
- Chais pas c'est à force de fréquenter les autres, répondit-il en rosissant légèrement.
L'image de Lily, Lucy ou bien Wendy enseignant comment faire des câlins pour consoler une amie au dragon slayer d'acier apparut dans la tête de la bleutée. Elle se mit à rire. Gajeel arqua un sourcil.
- Tu te fous de moi, là ? grogna-t'il.
- Non, pas du tout, répondit-elle avant de rire de plus bel.
Le brun pour le moins agacé par la réaction de la jeune femme défit son étreinte et s'assit à nouveaux sur le canapé, reprenant sa bière. Lévy se retrouva seule debout devant l'étagère, déjà en manque de cet instant, maudissant intérieurement son sens de l'humour et la susceptibilité du dragon slayer.
- Alors c'est par où Sabertooth ? Demanda-t'il froidement.
Elle ne répondit pas tout de suite, elle était embêtée, elle aurait aimée rester encore un peu dans ses bras. Les bras de l'hommes qu'elle avait aimé ou qu'elle aimait toujours. Elle était perdue, ce qu'elle ressentait en cette instant c'était juste son cœur cherchant à sortir de sa cage thoracique avec ses battements puissant et saccadés en la présence du dragon slayer. Ce sentiment lui permettait de se sentir vivante et de se dire que ce coeur n'avait finalement pas été brisé. Mais il lui fallait du temps pour remettre ses idées au clair, mais en avait-elle ?
- Tu reste à Crocus un peu ? demanda-t'elle.
Le brun la regarda avec un air interrogateur. Il s'attendait à une réponse à sa question, plutôt qu'à une nouvelle question.
- Non, Lily et moi, on repart demain matin. J'veux faire un quête de dix ans, dit-il.
Le cœur de Lévy rata un battement en entendant cette nouvelle. Une quête de dix ans, alors pendant dix, elle était sûre de ne plus le revoir.
- Dix ans, murmura-t'elle avec amertume.
Le ténébreux n'eut pas le temps de dire quoique ce soit que la bleutée mit ses bras autour de son cou puissant et cala sa tête dans le creux de d'un de ses épaules. Elle pleurait à nouveau.
- J'ai une chambre d'ami, dit-elle, je t'en prie reste ici. Je ne veux pas être toute seule cette nuit.
Il déglutit en entendant ces paroles. Elle n'imaginait pas ce qu'elle lui demandait, là.
- Lévy…, murmura-t'il surpris et touché par les mots de la belle. Tu préfèrerais pas la bunnygirl ou la gamine.
Lévy fit non de la tête et ajouta :
- Je veux que toi, mon partenaire d'examen, de mission et au conseil. Celui sur qui j'ai si souvent compté, dit-elle sanglotant.
Il mit ses deux bras autour de la jeune femme. Lui aussi avait toujours pu compter sur elle, sur son intelligence, sur son talent, sur sa détermination. Il posa sa tête contre son cou, humant son odeur si agréable de vieux papier et de fleur d'oranger. Lévy attendait la réponse avec crainte, elle ne voulait pas à nouveau ne plus le revoir pendant dix ans, alors si elle pouvait gagner sa présence pendant ne serait ce qu'une nuit. Elle ne le lâcherait pas cette fois.
- Ok…Crevette. Mais il va falloir que t'aille pioncer, t'es crevée.
Elle sourit, et acquiesça en hochant la tête.
- Merci, dit-elle en enfouissant son visage dans son cou.
- Crevette, tu compte rester longtemps comme ça, finit par dire le dragon embarrassé par la situation.
- Pardon, dit-elle en s'écartant.
Ils se faisaient face, même assis, il la dépassait. Il lui souriait, cela fit sourire la belle. Mais elle avait encore quelques larmes sur ses joues, il les essuya afin de ne voir que de la joie sur ce jolie visage.
- Je vais te montrer ta chambre, dit-elle.
Ils montèrent l'étage et arrivèrent à un palier où il y avait trois portes. Elle lui montra la chambre d'ami. La pièce était envahie par les livres. Il y avait un bureau et un lit double. Puis elle lui indiqua la salle de bain.
- Voilà, on est loin du faste de Sabertooth, dit-elle.
- T'en fais pas crevette.
Il partit en direction de la salle de bain. Lévy l'interpella, il s'arrêta tourna juste la tête sur le côté, regardant ainsi par derrière, pour savoir ce qu'elle voulait. .
- Gajeel ! Natsu a dit que tu l'aurais tué, c'est vrai ? Demanda-t'elle timidement.
Il baissa la tête ne regardant plus la bleutée et souffla.
- Oui…dit-il.
- Gajeel ! Tu n'es pas un meurtrier, il n'en valait pas cette peine, dit-elle d'une voix douce.
Il soupira alors que Lévy s'approchait de lui, il répondit :
- Mais toi, t'en vaux la peine.
Puis il s'enferma dans la salle de bain. La mage des mots resta un instant sur place comme pétrifiée par ces mots. Que voulait-il dire par là ? Elle sentait son coeur s'emballer à cause de cette phrase. Elle se ressaisit et descendit dans le salon.
Lorsque le brun sortit de la salle de bain en boxer, il vit la mage des mots monter les escaliers. Il y avait une odeur de brûlé. Il l'interrogea du regard.
- J'ai brûlé des affaires de Lliam, dit-elle en souriant.
Elle avait eu besoin d'exprimer sa colère.
- Gihi.
Elle partit à son tour dans la salle de bain, se déshabilla et alla sous la douche. Tandis qu'elle se lavait, elle ne pouvait s'empêcher de penser à ce qu'elle faisait. Pourquoi l'avait-elle invité ? Qu'est-ce qu'elle voulait ? Elle ne voulait pas ne plus le revoir durant dix ans. Son cœur se serrait à cette idée. Elle l'aimait encore, elle le savait au fond d'elle. Tu n'es plus une adolescente apeurée ! Se tança-t'elle. Il fallait qu'elle prenne une décision, maintenant. Elle sortit de la douche, s'essuya et mit une serviette autour d'elle. Puis elle sortit de la salle de bain.
Elle regardait la poignée d'une porte avec appréhension. Puis, après avoir pris une forte inspiration, elle se décida à la saisir, pour ouvrir la porte...
