Coucou !

Voilà, nouveau chapitre.

Merci à Marine pour son gentil commentaire, et merci aux autres bien sûr.

Comme d'habitude, j'espère que la suite vous plaira...


Dans une chambre d'un petit appartement de Crocus, le silence régnait. Une jeune femme aux longs azur tombant en cascade sur ses épaules restait debout sans bouger. Elle ne portait qu'une serviette. Les rayons d'une lune pleine éclairaient sa peau laiteuse. Elle irradiait cette lumière lunaire, faisant d'elle une fée des astres, fille de cette dame au visage pâle. Face à elle, un homme grand et musclé aux cheveux ébène hérissés assis au bord du lit la contemplait avec ses yeux grenat. Il ne portait qu'un boxer, ses mains croisées entre ses cuisses. Son regard était celui d'un dragon devant le plus beau trésor qu'il lui avait été donner de voir.

Elle l'approcha doucement avec toute cette grâce et cette délicatesse qui la qualifiait. Il redressa légèrement son dos, dénouant ses mains afin de les poser sur les hanches de la jeune femme. Celle-ci caressa la joue du brun tandis qu'il ne pouvait détacher son regard des magnifique orbes noisette de la belle. Elle frôlait de son autre main le corps parfaitement sculpté du dragon slayer, chaque partie de son torse était choyée par ce toucher rempli de tendresse. Elle trouvait le corps de cet homme doux et froid comme du marbre. Puis il posa une de ses mains calleuses sur la joue duveteuse de la jeune femme, l'incitant à avancer son beau visage du sien. Leurs lèvres s'effleurèrent pour se finir par se sceller. Deux langues se taquinèrent, se caressèrent et dansèrent ensemble dans un acte plein de désir, de fougue, de passion. La belle mage des mots entoura le cou de taureau du jeune homme avec ses bras fins. Un des bras puissants de l'homme plaqua le corps de la bleutée au sien. Puis enivré par le baiser, il s'allongea sur le lit en l'emportant, tout en continuant de l'embrasser. Elle était sous lui. Le couple s'échangèrent des caresses brûlantes de plus en plus téméraires. Ils séparèrent leurs lèvres, haletants. Le brun martelait le cou de la jeune femme de baiser, il humait le doux parfum de vieux papier et de fleur d'oranger. Les mains de la belle effectuaient un ballet de caresses sensuelles sur le dos du ténébreux. Elle soupirait avec lascivité. Cette odeur, ce toucher, ces sons électrisaient le dragon. Il suçait, léchait le cou menue de la jeune femme. Une main du brun empoigna une cuisse remontant à une fesse rebondie de la belle.

- Gajeel…J'ai tellement envie de toi. Susurra-t'elle d'une voix pleine de luxure dans le creux de son oreille.

Cette phrase fit croître l'excitation du brun. Il s'empara à nouveau des lèvres de la belle dans un baiser sauvage. Lévy massait le cuir chevelu du mage, s'agrippant à ses cheveux ébène. Elle ondulait sous lui, frottant son corps frêle à celui du ténébreux. Il ne contrôlait plus rien, il voulait…

- Non, j'peux pas, dit-il d'une voix rauque emplie de regrets après s'être séparé de la belle.

Il se leva brusquement se frottant le crâne d'une main, il regardait la fenêtre faisant dos au lit. Lévy, abandonnée, ne comprenait pas. Elle se sentait vraiment mal, elle s'agenouilla sur le lit, remettant sa serviette en place. Elle venait d'être rejetée comme ça, d'un coup, alors qu'elle avait bien sentit qu'il la désirait. Elle déglutit et commença à parler, hésitante :

- Je ne comprends pas, dit-elle timidement.

- T'es pas en état, répondit-il d'un ton sec sans même la regarder.

Lévy trouvait qu'il exagérait, elle sentait la colère monter en elle. Pour qui il se prenait ?

- Je sais mieux que toi ce que je veux, dit-elle avec autorité. Je te demande juste une nuit, c'est si compliqué ?! Ragea-t'elle.

Il lui faisait toujours dos. Il ne répondait rien. Elle le fixait en attendant une quelconque réaction, mais il ne fit rien, il continuait de regarder cette fenêtre. Elle sentait son cœur se serrer, elle ne pouvait en supporter plus.

- Je vois. Dit-elle en se levant. J'aurais mieux fait d'étudier le langage des plaques d'acier, puisque je ne suis toujours pas capable de comprendre le seul dragon slayer que je voulais comprendre, maugréa-t'elle en partant vers sa chambre, furieuse.

Dans sa chambre, elle alluma la lumière et mit rapidement un short et un t-shirt en guise de pyjama. Puis elle s'assit sur son lit, s'adossant au mur et pliant les jambes contre sa poitrine, et laissa couler quelques larmes. Lorsqu'elle entendit le dragon slayer de fer entrer dans la pièce, elle le regarda. Il était appuyé au mur face à la jeune femme, il restait silencieux, il gardait son air impassible. Il n'avait pas manqué à la mage des mots cet air là. Cet air qui ne disait rien, qui ne laissait transparaître aucun sentiment. Cet air qui lui avait empêché de dévoiler l'amour qu'elle éprouvait pour lui durant toutes ses années.

- Le seul homme que je veux, c'est toi ! C'était si terrible de me donner une nuit ?! Cria-t'elle.

- J'peux pas te donner une nuit. Répondit-il calmement.

Lévy essuya rapidement ses larmes et se relava pour lui faire face. Elle ancra son regard plein de rage dans celui, impassible, du ténébreux.

- Je n'ai pas vraiment beaucoup d'options puisque Monsieur est pressé de faire une quête de dix ans. Dit-elle avec hargne.

Il soupira.

- T'es pas ce genre de femme, dit-il. Tu ne te contentes pas que d'une nuit.

Elle était hors d'elle. Elle enrageait d'autant plus qu'il avait raison, elle n'était pas ce genre de femme, mais elle n'allait plus le revoir avant dix années. Elle se sentait comme une cocotte minute prête à exploser. Elle n'en pouvait plus après cette journée, la trahison, l'humiliation, la déception et maintenant le rejet, elle devait lâcher du lest et elle le fit.

- Tu ne comprends pas, je t'aime et cela depuis dix ans ! Comment ? Je n'en sais rien, ce que je sais, c'est que c'est la réalité. J'ai essayé de t'oublier, j'ai essayé de passer à autre chose, comme tu as pu le voire ce fut un échec. Je n'ai jamais eu le courage de te dire ce que je ressentais, parce que, oui, il faut du courage pour parler de sentiments à Monsieur cœur d'acier qui ne pensait qu'à la baston…

- Lévy…

- Je continue ! interrompit-elle en haussant la voix. Je suis tombée amoureuse de toi, je sais que c'est ridicule. Une intello, une crevette, tombée amoureuse de toi, le grand et fort Gajeel Redfox, je ne suis certainement pas une femme digne de toi ! Mais quelle femme arriverait à ta cheville ? Une Titania puissante aux atouts avantageux ? Une Mirajane au tendance sadique comme toi ? Désolée de ne pas être aussi désirable que les autres femmes de Fairy Tail, désolée d'être aussi petite, désolée de n'être pas aussi sexy que Lucy en bunnygirl, désolée d'être aussi naïve et gentille… Alors avec mon handicap, te demander une nuit d'amour ne me semblait pas si infernale que cela…

- Je ne me contenterais pas que d'une nuit, affirma-t'il.

Elle hoqueta en entendant cette phrase. Elle examinait l'homme qu'elle aimait. Il baissait les yeux, il n'était plus impassible comme à son habitude, il paraissait vulnérable. Un long silence envahit la pièce. Lévy se demandait si elle avait bien compris ce qu'il venait de dire. Elle n'osait pas répondre quoique ce fut. Elle craignait trop d'avoir mal compris, mais elle avait besoin d'une confirmation.

- Qu'est-ce…

- C'est compliqué Lévy, j'peux pas…

Il déglutit, il évitait le plus possible le regard de la belle mage des mots. Elle, elle le regardait avec plus d'intensité, jamais elle ne l'avait vu ainsi, si hésitant. À cette vue, le cœur de la linguiste battait encore plus fort, elle le trouvait encore plus beau ainsi. Elle posa délicatement une main sur son torse, il posa la sienne dessus, la caressant doucement. Elle sentait le cœur du dragon battre au même rythme que le sien.

-Tu ne peux pas quoi ? Demanda-t'elle.

- Je…J'peux pas me contrôler, dit-il d'une voix plus rauque qu'habituellement.

Elle ne comprit pas, elle avait senti qu'il l'avait désirée, si c'était de cela qu'il voulait parler. Et alors ? C'était ce qu'elle lui avait demandé.

- Gajeel, de quoi tu parles ?

Il expira fortement. Puis il tourna la tête pour regarder la bleutée dans les yeux.

- J'veux te mordre, Lévy.