Ben dites donc, quelle amabilité envers Green et Bloom ! Quelle pitié...

Merci à Mimimoon, Solealuna, Manooon, Lexou, July, Melissa, T'Pau, Calan94, BONES-NCIS (2 fois) et nath16.

July : Si si c'ets possible !

T'Pau : A ce point-là ? En même temps c'est vrai, on adore couper là ! Surtout que nous on sait la suite...comment tu te vengeras dis ?

Calan94 : Toujours gentil toi...surtout au lever...ne t'inquiète pas, niveau sadisme on est au point !

BONES-NCIS : Pour tout te dire...moi aussi j'adore la suite !

nath16 : Qui ça ? Eh oui, la suite...j'ai eu un petit problème avec ma clé USB donc retard !

Bonne lecture !


Chapitre 10 : Un simple avertissement

Brennan se réveilla. Elle ouvrit les yeux, s'attendant à être seule, par terre, au milieu des arbres. Mais elle était allongée dans quelque chose de confortable, de chaud. Elle n'était pas dans la forêt.

Lorsqu'elle ouvrit les yeux, son regard rencontra un mur blanc. Elle n'était décidément pas dans la forêt. Elle promena son regard autour d'elle. Une pièce blanche, lumineuse, chauffée. Elle baissa les yeux pour voir ses mains. Elle était dans un lit. Un lit d'hôpital.

Le F.B.I avait dû la trouver dans la forêt et avait probablement appelé une ambulance. Soudain l'inquiétude la saisit. Et Booth ? Il l'avait sûrement enlevé...il l'avait enlevé. Il était totalement impuissant et elle aussi, vulnérable, sans défense. Il l'avait forcément fait. Et elle s'y était préparée, d'une certaine manière.

Une odeur d'éther vint lui piquer les narines. Quelle horrible odeur. C'était peut-être aussi pour ça qu'elle n'aimait pas les hôpitaux.

La porte s'ouvrit soudainement, brisant le silence. Brennan tourna lentement la tête pour voir son visiteur. Le directeur Cullen du F.B.I. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais il leva la main pour prendre la parole :

«Comment vous sentez-vous docteur Brennan ?

-Fatiguée. Qu'est-ce qu'il y avait sur les fléchettes ? demanda-t-elle d'une petite voix.

-Un anesthésiant. Ça vous a endormie ainsi que l'agent Booth.

-Comment va l'agent Green ?

-Il est dans le coma, mais les médecins sont plutôt optimistes. Vous ne demandez pas comment va Booth ?

-Mais il...il a été enlevé non ?

-Euh...non docteur Brennan, fit-il en baissant la tête. Ça n'était qu'un avertissement.

-Quoi ? Qu'un...avertissement ? cria Brennan en se redressant brusquement. L'agent Bloom est morte et l'agent Green est dans le coma ! Vous appelez ça un avertissement vous ?

-Pas moi.»

Brennan fronça les sourcils. Le directeur appela une infirmière, qui passait par là avec un fauteuil roulant.

«Asseyez-vous là.

-Je n'ai pas besoin d'un fauteuil ! Je me sens bien !

-Docteur Brennan... soupira Cullen. Vous êtes docteur, vous connaissez les effets d'un anesthésiant, vous savez que vos muscles sont engourdis et que vous ne pourrez pas marcher avant une heure ou deux.

-Bon... soupira à son tour Brennan. D'accord.»

L'anthropologue insista pour faire rouler ses roues seule.

«Où est-ce qu'on va ?»

Cullen ne répondit pas. Il ouvrit la porte d'une chambre et entra, suivi de Brennan qui s'interrogeait de plus en plus.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle vit, allongé dans le lit blanc de la chambre, son partenaire, Booth ! Elle n'en croyait pas ses yeux. Elle n'avait pas cru le directeur Cullen lorsqu'il lui avait dit que Booth n'avait pas été enlevé. Maintenant elle était perdue.

«Booth ? fit-elle d'une petite voix en fronçant les sourcils. Mais que...»

Elle dévisageait Booth, tentant de comprendre pourquoi il était là. Est-ce que ça voulait dire qu'on avait arrêté le tueur ?

«Est-ce que...ça veut dire que vous avez arrêté le tueur ? demanda-t-elle d'une voix pleine d'espoir en se tournant vers Cullen.

-Le tueur n'avait pas l'intention de m'enlever cette fois.

-Quoi ? Mais alors pourquoi cette embuscade ?

-Pour vous faire peur, intervint Cullen. Il voulait vous faire encore plus peur, vous faire croire que c'était terminé, vous effrayer encore davantage.

-Mais pourquoi ? Qu'est-ce qu'il veut à la fin ? s'exclama Brennan, excédée. J'en ai assez...plus qu'assez. C'est insupportable cette attente.

-Vous faire peur, vous terrifier. Vous faire comprendre que même sous protection il peut vous avoir. C'est ce qu'il cherche, dit Sweets, entrant dans la chambre.

-Comment pouvez-vous être sûr qu'il n'a pas plutôt raté son coup ?

-Lorsque nous avons trouvé Booth, commença Cullen, il y avait ceci d'épinglé sur sa veste. Les médecins ont dit que vous étiez inconscients depuis environ deux heures lorsqu'on vous a trouvés.»

Brennan prit la pochette plastique que Cullen lui tendait. Elle contenait une feuille, sur laquelle étaient écrits quelques mots :

«Cette fois ne sera qu'un avertissement. Préparez vous pour la prochaine...»

L'anthropologue pâlit. Cullen comprit qu'elle et Booth avaient besoin d'être seuls et se dirigea vers la porte.

«Docteur Sweets ? Venez, on va essayer d'avancer.

-Directeur Cullen, je crois qu'il serait mieux que je reste pour...

-Docteur Sweets !» s'exclama le directeur sur un ton qui ne laissait pas place à la discussion.

Cullen fit un signe du regard vers les deux partenaires, les yeux exprimant clairement l'ordre qu'il avait donné au psychologue. Ce dernier sembla comprendre et quitta la pièce, suivi de près par le directeur du F.B.I.

Les deux partenaires se regardèrent, enfin seuls, et Brennan ferma les yeux. Elle était tellement soulagée que Booth soit toujours là. Elle pouvait encore le voir, encore lui dire toutes ces choses enfouies en elle. Elle pouvait encore le serrer dans ses bras, le regarder dans les yeux, rêver de lui.

Mais elle avait peur aussi. Une peur immense qui grandissait en elle : ce psychopathe ne leur avait laissé qu'un sursis. Et elle savait très bien que, lorsqu'il l'aurait décidé, il lui enlèverait Booth. Et elle ne voulait pour rien au monde revivre ces quelques secondes pendant lesquelles elle pensait qu'elle ne le reverrait plus jamais. Elle avait senti qu'on lui arrachait une partie d'elle-même, qu'on l'étranglait, qu'on la brûlait vive. Et, une seconde avant de toucher le sol, elle s'était rendu compte qu'elle allait amèrement regretter de ne jamais avoir avoué tous ses secrets à Booth. C'était comme si ce tueur lui donnait une seconde chance.

Mais plus elle y réfléchissait et plus cette seconde chance apparaissait comme une torture. Elle était très contente de revoir Booth sain et sauf, mais on le lui avait pris, on le lui avait rendu et on allait le lui enlever de nouveau. C'était inhumain. Et c'était le but de ce malade.

Booth se remettait petit à petit de ses émotions, même s'il ne pouvait pas arrêter de penser aux derniers événements. Il fallait dire qu'en à peine quelques minutes, il était passé par beaucoup d'émotions à la fois.

La peur. La peur de mourir, de ne plus jamais revoir celle qu'il aimait, de souffrir, de la perdre à jamais, qu'elle souffre, qu'elle meure...

Naturellement, la haine avait suivi. Il aurait voulu faire endurer à ce psychopathe fou les pires tortures. Il aurait aimé le voir souffrir, le voir grimacer, geindre comme un animal, le voir pleurer de toutes ses larmes et se voir lui sourire. Parce que cet homme, en menaçant la vie de sa Bones, avait mis sa vie en sursis. Et à la minute où Booth pourrait le toucher, ce tueur passerait un sale quart d'heure.

Il tourna la tête vers Bones et sourit. Elle était si belle, là, à la lumière du jour, pensive. Elle était comme dans ses rêves, elle était comme toujours, elle était parfaite ! Il n'y avait qu'une chose qui n'allait pas. Elle regardait droit devant elle, le regard vide, l'air triste...

Se sentant observée, elle tourna à son tour la tête vers Booth. Leurs regards se croisèrent. Mais elle remarqua que cette fois-ci, contrairement à d'habitude, il la regardait différemment, comme si...comme si il la redécouvrait, comme si c'était la première fois qu'il la voyait. Il avait cet air émerveillé, surpris et apparemment déconnecté de la réalité. Un peu gênée, elle détourna le regard et reprit sa contemplation du plafond.

Elle fut interrompue par Booth :

«Bones ? Est-ce-que tout va bien ?

-Oui... répondit-elle, n'ayant pas vraiment écouté la question.

-Ça, ça veut dire non ! C'est à cause de l'incident qu'il y a eu ?

-De l'incident ? Je crois que vous ne comprenez pas bien la position dans laquelle je me trouve Booth ! J'ai cru que...j'ai vraiment cru que je n'allais jamais vous revoir !

-Pour moi non plus ce n'est pas facile ! Moi non plus je ne pensais plus jamais vous revoir ! Et je sais bien que c'est dur mais je suis toujours là Bones.

-Oui mais pour combien de temps...

-Je ne sais pas, je... commença-t-il.

-Moi non plus Booth, mais ce que je sais par-dessus tout c'est que je ne supporterai pas de vous perdre une deuxième fois. Je ne pourrai pas je...je...» avoua-t-elle, la voix tremblante, les larmes commençant à dévaler son beau visage triste.

Le simple sanglot devint une longue plainte de souffrance, la petite larme se fit ruisseau.

Booth ne supportait pas de la voir dans un tel état, si frêle, si désemparée. Il enleva sa perfusion et les diverses électrodes qui étaient fixées sur son torse, sortit de son lit d'hôpital, s'assit sur celui de sa partenaire et la prit dans ses bras, tendrement.

Elle sanglotait contre lui, évacuant ainsi sa peine. Il lui caressait doucement le visage, avec amour, lui murmurant des mots doux.

«Tout va bien, je suis là, je ne pars pas, je ne pars plus, je reste avec vous...»

Elle se sentait si bien là, contre lui. Sa chaleur corporelle l'envoûtait, ses paroles la berçaient.

Puis les images de ce qui s'était passé refirent surface et elle pleura de plus belle, agrippant avec force le tee-shirt de Booth.

Il comprit que son chagrin ne partirait pas de sitôt. Il la prit donc plus confortablement dans ses bras. Il allait la soulever par le bassin pour la déplacer et ainsi avoir plus de place quand la porte s'ouvrit...sur Sweets et Cullen.

Sweets allait parler mais les mots restèrent bloqués au fond de sa gorge. Il écarquilla les yeux, convaincu que ce qu'il voyait n'était qu'un leurre mais non, c'était bien là, bien réel : Brennan et Booth se faisaient un câlin et Booth avait sa main sur la hanche de Brennan et...

STOP ! Booth, Brennan, ensemble, pas possible, il avait dû rater un épisode. Il examina la scène de plus près, cherchant une explication parce que il y en avait forcément une !

Il regarda Cullen, l'interrogeant du regard, mais ce dernier souriait bêtement.

Cullen ne remarqua pas tout de suite que quelque chose se passait. À vrai dire, il était assez préoccupé par tout cette histoire et ce qu'il avait à dire aux deux partenaires n'allait pas être facile à annoncer, ni à entendre d'ailleurs.

Ce ne fut qu'en remarquant la mine effarée du jeune psychologue qu'il regarda à son tour son agent.

Il passa dès lors par deux états : la surprise de les voir enlacés et la joie de...de les voir enlacés.

«Eh ben c'est pas trop tôt» se dit-il en souriant de toutes ses dents.

Booth et Brennan ne savaient pas vraiment quoi faire, ni quoi dire. Ils regardaient les deux arrivants, un peu gênés.

Au bout d'une dizaine de secondes, le silence devint pesant et Booth crut bon d'essayer de se justifier :

«Euh...ce n'est pas ce que vous croyez...c'est juste... bégaya-t-il.

-Mais oui, c'est pas du tout ce que l'on croit... murmura Cullen, à deux doigts d'exploser de rire.

-Agent Booth... commença Sweets.

-Docteur Sweets, nous nous passerons de vos réflexions, déclara Cullen, que les remarques du jeune homme énervaient au plus haut point.

-Monsieur ? demanda Booth en prenant légèrement ses distances avec Bones, qui réajustait sa blouse d'hôpital.

-Oui, j'ai une...chose à vous dire...»

Devant l'air sérieux et grave de son supérieur, Booth comprit que le tueur fou avait encore envoyé une de ses lettres. Mais pour ne pas effrayer Brennan, il s'abstint de tout commentaire.

Ce dont il ne se doutait pas, c'était qu'elle avait compris à la minute où le directeur du F.B.I. avait fait son entrée...

Ils se regardèrent un instant, puis Brennan saisit la main de son partenaire avant de s'adresser à Cullen :

«Il a envoyé un message c'est ça ?

-Oui je suis désolé...

-Et que dit-il, ce message ?» demanda Booth tout en dessinant de petits cercles sur le dos de la main de Brennan.

Cullen sortit un petit morceau de papier chiffonné de sa poche, enfermé dans une pochette plastique. Il le prit avec précaution, regarda Booth et Brennan d'un air navré, hésita puis commença sa lecture :

«Maintenant vous savez à quoi vous attendre, vous savez que n'importe où où vous irez, je vous retrouverai.

Dites-moi Tempérance, ça fait quoi de voir la personne à qui vous tenez le plus vous échapper ?

Et vous Booth, ça fait quoi de savoir que bientôt vous ne LA reverrez plus jamais ? Plus de câlin, plus de regard...

L'amour ne peut rien contre moi...souvenez-vous en !

Au plaisir de vous revoir...»

Il releva la tête pour voir leur réaction. Ils paraissaient indifférents, cachant très bien leurs émotions.

Ils avaient peur, pour eux et pour l'autre. Ils étaient unis dans la peur.

«Bon, nous allons de nouveau vous changer d'appartement. Préparez-vous, une voiture passe vous prendre dans moins d'une heure.

-Mais monsieur...

-Écoutez Booth, je fais tout mon possible pour que ce malade ne vous trouve pas et là, le mieux que je puisse faire c'est vous changer d'appartement.

-Euh...si je puis me permettre Monsieur... osa Sweets.

-Allez-y.

-Je n'en reviens toujours pas de ce que je vais dire mais...ce type est fort et il a raison sur un point : partout où ils iront, il les attendra, alors changer de logement n'y changera rien.

-Soit, mais que suis-je sensé faire ? Rien ? Certainement pas ! Et le changement de logement nous donnera le temps de trouver une solution durable. Booth, docteur Brennan ?»

D'un commun accord, ils hochèrent simultanément la tête, mais l'un comme l'autre savaient très bien que Sweets, pour une fois, avait raison. Ils ne seraient en sécurité nulle part, pas tant que ce psychopathe serait dans la nature.

Pourtant, ils durent se résigner à s'habiller et à quitter l'hôpital à bord de la voiture du F.B.I., faute d'autre solution. Mais une seule question trottait dans leurs deux têtes : «À quand la prochaine fois ?»


Alors alors ? Contents ? Ou pas ? Reviewez s'il vous plaît et...à lundi j'espère !