Coucou, avant dernier chapitre,
Merci pour les reviews.
Réponses :
Alors, Lisette, déjà merci pour ton commentaire détaillé,fort sympathique et de t'être égarée chez moi... En ce qui concerne Wendy, j'ai, en réalité, pensé que lorsqu'elle venait, le fiancée de Lévy n'était pas forcément présent, vu qu'ils ne vivaient pas ensemble. Je me suis dit qu'il profitait de la présence d'une amie de Lévy pour la laisser seule avec elle, entre filles, et s'adonner à des activités sans sa "bien-aimée". Donc dans ma petite tête, Wendy ne l'avait pas rencontré avant...
Mais avec l'annonce des fiançailles et la venue en nombre des amis de Lévy, il était bien obligé de se montrer...
Et bien voilà... bonne lecture ! En espérant que ce chapitre vous plaise...
Heureuse…Oui, la jeune femme aux cheveux azur était heureuse…Elle avait une envie irrépréhensible d'afficher un sourire niais. Ce matin, en s'habillant, elle remit même un ruban noir avec une fleur à cinq pétales couleur rose, couleur de sa jolie robe à fine bretelle. Cela faisait des années qu'elle n'avait pas réutilisées un de ces accessoires. Elle se sentait vivante. Pourquoi autant de bonheur ? Déjà, il y avait l'aveu de l'homme qu'elle aimait depuis tant de temps. Ensuite, elle avait réussi après moult supplications à empêcher le dragon slayer de fer de partir en mission pour dix ans. Et enfin, l'accord passé avec la guilde prévoyait que les mages qui avaient participé à la destruction des bâtiments universitaires, ce qui incluait Gajeel, aidaient à la reconstruction afin d'alléger la note de réparation des guildes. Le ténébreux allait donc devoir rester à Crocus le temps du chantier. Comment décrire ce qu'elle ressentait en cet instant ? Elle ne pouvait pas. Malgré l'avortement de ses fiançailles, malgré le cataclysme originellement Natsuesque qu'avait subi l'université, malgré le petit incident honteux de ce matin, son cœur était rempli de bonheur. Tandis que le vent jouait avec les méandres de sa chevelure, elle discutait tranquillement avec ses amies, attablées à la terrasse d'un salon de thé librairie que la linguiste affectionnait particulièrement. Lucy portait tendrement le petit Kay endormi contre elle. Wendy, accablée par la fatigue due au soin qu'elle avait dû prodiguer durant la nuit, était ravie de s'asseoir. Charuru heureuse de pouvoir savourer un thé digne de ce nom avait pris forme humain, ayant l'apparence d'une jeune femme qui ne manquait pas d'attirer les regards masculins. Yukino et Minerva s'étaient jointes à elle. La tigresse brune avait dû user de beaucoup de moyens de persuasion pour faire admettre au dragon de lumière que oui avoir fait un rugissement du dragon sacré de lumière ayant causé un trou béant dans un mur était un acte de destruction et que, par conséquent, il devait, lui aussi, se plier à cet accord. Erza, en digne meneuse d'hommes, s'était proposée pour diriger le chantier et pour assurer le bon déroulement des travaux. Rogue avait, quant à lui, exempté de sanction, étant donné qu'il n'avait pas participé aux échanges musclés des autres mages masculins. Il gérait donc la guilde en l'absence de son jumeau, le flegme du dragon de l'ombre devenait légendaire, provoquant une pointe de jalousie chez la constellationniste de Fairy Tail qui rêvait qu'un jour son dragon se contrôlât un peu plus souvent. Rogue, lui, restait d'un stoïcisme à toutes épreuves, excepté lorsque l'on touchait à Frosh, à sa femme et certainement à son…
- Yukino ! Tu es enceinte, c'est merveilleux ! S'enjoua Lucy. Et toi, tu le savais Wendy ?
- Je l'ai senti, dit lentement la bleue un peu patraque.
- N'en voulez pas à Wendy-sama, je lui ai demandé de ne rien dire, dit la constellationniste de Sabertooth vêtue d'une légère robe blanche à ruban bleu pâle.
- Alors un bébé dragon ? Demanda Charuru.
- Peut-être, je ne sais pas encore, répondit la blanche.
- Tu le seras bien assez tôt, répondit la blonde dans un ton empli d'expérience.
La mage des mots fut interpellée par cette phrase.
- Que veux-tu dire par là Lu-chan ?
- Eh bien lors de ma troisième semaine de grossesse, j'ai dévorer le feu de la chaudière
- Sérieusement ! S'étonnèrent les jeunes femmes.
- Oui et bien sûr c'était en hivers, heureusement que Natsu est vite rentré de mission.
- Alors tu mangeras de l'ombre ? Demanda la belle brune aux courbes plantureuses soulignées d'une robe kimono courte mauve avec des fleurs rose.
- Seulement si c'est un dragon, précisa Wendy.
- Toi, Lévy t'auras intérêt à prendre des couverts en bois, ricana Lucy.
La bleutée se raidit et s'empourpra immédiatement.
- Ce…C'est…C'est un peu tôt po…pour parler de ça, bredouilla la bleutée embarrassée.
- D'après ce que j'ai vu ce matin, vous êtes bien parti pourtant, taquina la blonde.
- Lu-chan ! S'indigna Lévy.
Les jeunes femmes rigolèrent tandis que la petite linguiste se ratatinait sur elle-même par honte.
- Il ne m'a même pas mordu, ronchonna Lévy en faisant mine de bouder.
- Encore heureux, sinon même l'arrivée d'Erza n'aurait pas pu vous interrompre, dit Lucy.
Lévy leva la tête, intriguée par la phrase de son amie.
- Comment ça ? Demanda Minerva un sourire en coin.
- Eh bien, commença Lucy gênée. Après que Natsu m'ait mordue, il est devenu incontrôlable, dit vaguement la blonde.
Les femmes regardèrent Yukino pour avoir une quelconque confirmation.
- Rogue aussi ne s'est plus contrôlé, dit-elle doucement toute rougissante.
- C'est-à-dire ? insista Minerva, toute ouie aux propos des deux femelles de dragon slayer.
- Je crois qu'on l'a fait toute la nuit et le lendemain, dit Lucy.
- Tant que cela ! S'étonna la bleutée un peu inquiète.
Les deux constellationnistes hochèrent la tête afin d'acquiescer.
- M…mmais…comment cela ? bégaya la mage des mots rouge.
- Oui, c'est ce qui arrive, il se produit une telle concentration hormonale, le dragon slayer dépose son odeur sur sa femelle en lui faisant l'amour jusqu'à plus soif, informa la dragon slayer céleste froidement, bien trop fatiguée pour être honteuse.
Lucy sortit un gloussement.
- Vu que le tien est le plus endurant, ça promet pour toi, dit-elle à la doctorante.
- Finalement, je devrais peut-être accepter les avances de Sting, dit Minerva pensive.
Lévy, elle, ne savait pas trop quoi dire, elle comprenait mieux les hésitations du mage de fer. Puis elle ouvrit la bouche…
- Mais vous, vous n'êtes pas du même gabarit que moi, s'inquiéta-t'elle, Yukino fait du karaté, Lucy avec ta magie tu t'es renforcée…moi, je suis qu'une…
-…Une crevette, finirent les femmes en riant.
La jeune femme aux cheveux azur cacha son visage dans les mains, envahie par la honte et l'inquiétude.
- Ne t'en fais pas Lévy-chan, dit doucement Wendy. Pour un dragon, il n'y a rien de plus important que de protéger son âme sœur.
- Puis tu verras ce sera la meilleure nuit de ta vie, dit Lucy sur un ton coquin.
- Enfin, si tu arrives à la vivre, précisa Charuru d'un ton sec.
- Oui, c'est vrai qu'avec le chantier, il n'aura pas de moment à lui, comprit Lévy, en plus Erza ne le laissera pas une minute…
- Ça tu peux compter sur elle, dit Lucy avec compassion.
La bleutée fit un long soupire déchirant plein de désespoir, voyant dans quelle impasse elle se trouvait…
Les filles avaient réussi à rassurer Lévy, bien qu'elles furent la cause de ses angoisses. Elles allèrent rejoindre le chantier pour y découvrir un champs de ruine. Ils n'y étaient pas allés de main morte, c'était certain. La jeune mage aux cheveux azur avait apporté un paquet, un fraisier du meilleur pâtissier de Crocus, elle devait bien cela à Erza après le traumatisme de ce matin, puis la linguiste avait une idée en tête... Elle remarqua la mage chevalière prenant très à cœur son travail de chef de chantier, habillée d'une combinaison orange et d'un casque, elle s'évertuait à vérifier avec sérieux et zèle que le sol fut bien nivelé. Happy, Lily et Lector encourageaient, quant à eux, leurs partenaires respectifs. Lily un sifflet à la bouche donnait la cadence de travail, Happy motivait avec des « aye sir » criés à tout va. Et Lector persuadait Sting d'avancer en répétant des « Sting-kun peut les faire mieux que les autres ». Finalement, il ne manquait que Juvia pour aider son Grey-sama. L'aile C était complètement détruite, Lucy souffla en voyant ce carnage.
- Ils vont en avoir pour des mois, dit-elle.
Lévy haussa des épaules avec un grand sourire.
- Oui, je sais, dit-elle enjouée avant d'avancer vers la mage au cheveux écarlates.
Les cinq femmes la regardaient avec un sourire en coin comprenant parfaitement ce qui la rendait si heureuse. Lévy arriva près d'Erza.
- Euh…Erza !
Cette dernière fit un geste autoritaire de la main, signe de ne plus avancer, inspecta de loin les travailleurs, voyant qu'ils continuaient malgré les nouvelles venues, elle fut rassurée. Elle sourit gentiment à son amie.
- Qu'y a-t'il Lévy ? Demanda-t'elle.
- Je t'ai apporté ceci, dit-elle en ouvrant la boîte.
Les yeux de la mage aux armure scintillèrent en voyant l'incroyable chef d'œuvre que lui tendait son amie.
- C'est pou…pour moi ? Bégéya-t'elle excitée.
Oui, dit Lévy, qui posa le paquet sur la table où était enroulés les plans.
La bleutée lui tendit une cuillère qu'elle accepta volontiers.
- Vois-tu c'est le meilleur pâtissier de Crocus qui l'a fait et si tu l'aimes, je pourrais te donner…
- hmmmmmm, fit la mage aux armure dans un râle de jouissance, en prenant une bouchée.
- …l'adresse. Finit la bleutée satisfaite de l'effet que provoquait le gâteau.
La rouge écarquilla ses yeux remplis d'étoiles.
- Vraiment ? Où est-ce ? S'enquit-elle avec empressement.
- Eh bien, je pourrais te le dire en échange d'un petit quelque chose, dit la mage des mots d'une manière faussement innocente tout en regardant son homme.
Erza comprit immédiatement qu'il y avait anguille sous roche, elle fronça les sourcils.
- Chercherais-tu à m'acheter Lévy ? Gronda-t'elle avec suspicion.
- T'acheter ! Moi ! S'offusqua la jeune femme d'une manière un peu trop théâtrale. Non, je voudrais juste que tu accordes à Gajeel disons… trois jours de repos…
- Tiens, tiens, tiens, et tu crois qu'un fraisier suffira à empêcher ce nigaud de faire son travail.
- Pas un fraisier, l'adresse de la pâtisserie, et puis j'ai déjà prévenu le pâtissier de t'en préparer cinquante sur mon compte bien sûr, précisa la bleutée. Tu imagines, tous ses fraisiers abandonnés, si personne ne venait les chercher, ajouta la bleutée en faisant mine d'être attristée par le terrible sort des cinquante pâtisserie potentiellement orphelines.
La mage chevalière posa ses main sur les hanches, le dos droit et hocha le tête, considérant un instant son amie.
- Tu es très forte, affirma-t'elle.
- Ça veut dire oui ? demanda Lévy avec des yeux de chat battu et une petite moue.
- Je lui accorde trois jours pas un de plus, si tu ajoute les livres de mon choix dans ta bibliothèque.
- Ça marche, dis la petite mage en tendant la main.
- Bien marché conclu, dit la mage chevalière en serrant cette main.
- Oh ! Et les livres, qui t'intéresseront, sont dans l'étagère de la chambre d'ami, précisa la linguiste avec un sourire coquin.
A cela, la mage chevalière ne put répondre qu'avec un sourire. Puis préférant savourer son fraisier en toute tranquillité et récupérer ses frères, elle avança auprès des travailleurs.
- Ça ira pour aujourd'hui, annonça-t'elle simplement avec autorité avant de prendre le gâteau et de partir précipitamment.
La bleutée vit que son homme, vêtu simplement d'un bermuda gris, marchait nonchalamment en sa direction. Elle souriait encore, son cœur battait tellement fort. Elle l'accueillit en ouvrant ses bras et en se pendant au cou du dragon slayer, non sans se tancer un instant, car elle savait que Gajeel n'appréciait guère ce genre de manifestation en publique. Mais à son grand étonnement, il répondit à l'étreinte. Puis il la souleva en plaçant un de ses bras puissants sous ses fesses, permettant ainsi à la jeune femme d'être à sa hauteur. Ils s'embrassèrent tendrement.
- Tu as changé dragon ? S'étonna-t'elle.
- Non, j'ai grandi, répondit-il.
Ils se souriaient, ils étaient dans leur bulle. Cette bulle qu'ils avaient déjà commencée à créer, il y avait quelques années de cela, mais que ni l'un ni l'autre n'avait osée fermer afin d'avoir l'autre rien que pour lui, ils en étaient près à présent. N'était-ce pas incroyable ? Dix années, dont trois à ne pas parler de ce sentiment qu'ils ressentaient l'un pour l'autre et sept à ne plus se voir, et en une journée, tout avait changé radicalement. Lévy appelait cela l'effet Fairy Tail, un cataclysme et le soleil brillait deux fois plus tout de suite après. Elle se disait que peut-être étais-ce mieux d'avoir été séparés, car elle avait pu créer sa propre vie, devenir la femme qu'elle voulait, seule. Certes, il y avait ce fiasco qu'était son fiancé. Mais au fond, même s'il avait été un homme bien cela aurait été un fiasco. Elle n'en aimait qu'un, rien n'était plus sûr pour elle, il n'y avait plus de trouble, plus d'errance dans son coeur…uniquement cette certitude. Cependant, qu'il était commode qu'il fut un dragon tout de même, pensa-t'elle tandis qu'elle lui caressait le visage, car elle savait qu'il partageait entièrement ce sentiment. Peu de femmes pouvaient avoir cette certitude et elle en savourait d'autant plus sa chance. Elle avait toujours su prendre les choses du bon côté, gardant ainsi sa mine enjouée, mais elle devait avouée qu'en l'occurrence qu'elle avait beaucoup de mal à voir les mauvais côtés, c'était pour cela qu'elle ne pouvait que sourire. Le brun mit fin au silence, regardant la belle dans les yeux…
- Dis crevette ! Je devrais me méfier, t'es une vraie manipulatrice, dit-il.
- Gihi, fit-elle imitant son amour afin de montrer sa sournoiserie. Je n'ai fait que donner à cinquante pauvres fraisiers un palais capable de les apprécier à leur juste valeur, ajouta-t'elle avec innocence.
- T'as des projets pour ces trois jours alors ?
- Eh bien ! dit-elle en regardant en l'air faisant mine de réfléchir. Devenir ta compagne pour toujours, proposa-t'elle.
- Tsss…J'ai une idée, dit-il avec un sourire carnassier.
Il partit en direction du groupe portant toujours Lévy.
- Eh la gamine ! Interpella-t'il Wendy sous le regard interrogateur de la bleutée. J'ai besoin toi…
