Bonjour !
Merci à Manooon, July-bOnes, Solealuna, Mimimoon, BONES-NCIS, nath16 et Calan94 (2 fois).
July-bOnes : Eh oui ^^
Solealuna : Comment ça ?
Mimimoon : On est deux, n'oublie pas. Tu es toute excusée !
BONES-NCIS : Je suis tout à fait d'accord !
nath16 : Mais non, mais non ! Juste ce qu'il faut !
Calan94 : On fait comme ça ! Eh oui, nous aussi on adore ^^
Bonne lecture !
Chapitre 13 : Valse des sentiments
Tempérance était toujours dans la salle de bains, adossée au mur, les yeux clos. Elle ne pouvait penser à autre chose qu'aux paroles de Booth, qu'à cet aveu. Cela faisait tellement longtemps qu'ils attendaient ça, et elle avait tout gâché en s'enfuyant ! Elle avait eu peur, ça pouvait arriver, mais pas à elle, elle n'avait jamais peur.
Elle ressentait la même chose que lui. Elle l'aimait, elle n'en doutait plus. Ce qu'elle sentait au fond de son cœur, cet amour si fort, cette puissante force qui la guidait chaque jour, cette chaleur qui la faisait tenir, elle l'avait accepté.
D'ailleurs, elle n'aurait pas pu vivre, survivre sans lui. Elle en était devenue complètement dépendante, accro. Elle ne l'avouerait jamais, mais elle avait du mal à supporter ne serait-ce qu'une seconde son absence. C'était totalement irrationnel, mais l'amour qu'elle ressentait aussi pour lui l'était également. Et c'était justement ce qui était beau et fort dans ce sentiment : il n'obéissait pas à la raison, non, il était plus fort que la raison. Mais la raison avait toujours le dernier mot avec elle, et cette fois ne ferait pas exception à la règle.
Elle avait réussi à le garder pour elle tout ce temps parce que passer ses journées avec Booth faisait son bonheur. Au fur et à mesure qu'ils se côtoyaient, elle avait eu besoin de plus et, comme pour répondre à sa demande, Booth et elle s'étaient rapprochés, passant de collègues à amis, et d'amis à...à quoi au juste ?
Elle l'aimait, ça elle en était sûre, mais l'aimait-elle suffisamment ? L'aimait-elle comme lui l'aimait ? Non, pas autant. Booth...il était capable de se donner tout entier, de tout faire pour elle. Et elle...elle non. Elle n'était pas capable de ça. Pas maintenant, pas pour un sentiment, quel qu'il soit, même l'amour. Ce déséquilibre créerait forcément un malaise, chez lui ou chez elle ; et ça leur ferait forcément du mal, tôt ou tard, à elle mais surtout à lui. Jamais elle n'oserait lui faire du mal, il méritait mieux, il méritait une femme qui lui donnerait tout son amour, sans réserve, sans aucun doute. Et elle n'était pas sûre de pouvoir y parvenir un jour.
Et si elle tentait tout de même le coup et que cela ne fonctionnait pas ? Elle le perdrait pour toujours, elle le perdrait lui, son amour, et même très certainement son amitié. Elle perdrait à tout jamais ce qu'elle avait de plus précieux au monde. Et ça, elle ne le voulait pas.
Comment ferait-elle pour vivre sans lui ? Ça, elle en était absolument certaine, elle ne pourrait pas. C'était impossible. Sa vie sans Booth c'était...c'était métaphoriquement un désert. Comme avant qu'elle ne le rencontre. Un désert glacial, comme le continent antarctique.
Mais que devait-elle faire alors ? Si elle acceptait, elle prenait le risque de le perdre, et de le blesser. Si elle ne tentait pas le coup, ça serait la même chose.
Mais pourquoi lui avait-il avoué ses sentiments là, comme ça. Il n'aurait pas pu attendre que tout cela soit fini, qu'elle soit enfin prête ?
Je l'aime, il m'aime, alors pourquoi tout est aussi compliqué ? Pourquoi est-ce si difficile de choisir ? Mais ai-je vraiment un choix à faire ? Je l'aime, il m'aime, alors qu'est-ce que j'attends ?
Je suis sûre que si Angela avait été là, elle m'aurait crié «fonce !»
Brennan mourait d'envie d'aller le rejoindre, de lui hurler le «moi aussi» qui lui brûlait les lèvres depuis maintenant des lustres, et de sauter dans ses bras comme elle l'avait si souvent rêvé, d'embrasser cette bouche tant convoitée...
Elle ne pouvait faire qu'une chose en cet instant : pleurer. Pleurer parce que l'homme qu'elle aimait était à portée de main, à quelques pas, à quelques mètres qu'elle se refusait de franchir, bloquée par ces peurs. Alors elle pleura ; larme solitaire devint torrent, soupir devint plainte, peine devint douleur.
Booth n'avait pas bougé ; il était resté sur le pas de la porte, ne comprenant pas vraiment ce qui venait de se passer. Elle était partie en courant, elle avait fui, elle l'avait fui, lui.
Mais pourquoi ? Qu'avait-il fait ? Était-ce ce qu'il avait dit, ce qu'il lui avait enfin avoué ?
Il pensait qu'elle l'aimait, il s'était trompé. Il l'avait effrayée.
Et maintenant ? Il ne savait plus quoi faire…
Il devait aller lui parler, lui expliquer calmement qu'il n'était plus question pour lui de lui cacher ce qu'il ressentait à son égard. Il devait lui dire que si elle l'aimait, alors tant mieux, mais que si elle ne l'aimait pas alors tant pis, elle n'avait qu'à oublier ce qu'il avait dit, et ils continueraient comme avant.
Mais il savait très bien que jamais plus rien ne serait comme avant si elle le repoussait. Il avait si peur qu'elle le rejette, si peur d'entendre ces cinq mots qui hantaient ses cauchemars les plus noirs : «je ne vous aime pas...».
Les vibrations de son portable dans la poche de son pantalon coupèrent court à sa réflexion. Machinalement, il saisit son portable, appuya légèrement sur le bouton vert, et prononça le conventionnel :
«Allô ?»
Booth n'eut pour réponse qu'un ricanement rauque et sadique :
«Qui est à l'appareil ? demanda-t-il étonné.
-Dommage, vous y étiez presque...»
Puis son interlocuteur raccrocha sans un mot de plus. Booth regarda l'écran de son téléphone, qui affichait «Anonyme-Numéro masqué».
Pourtant il savait très bien qui était cet inconnu, c'était ce psychopathe, ce malade qui avait attenté à la vie de Brennan et à sa propre vie, qui les harcelait et les effrayait.
Booth, ne perdant pas une seconde, appela le standard du F.B.I. pour faire tracer l'appel. Il aurait pu aller voir sa partenaire d'abord mais il n'osait pas, par peur de ce qu'il pourrait entendre, de ce que Brennan pourrait lui dire.
On le fit patienter quelques secondes, puis il donna son code d'identification d'agent spécial. Le traçage de l'appel du tueur prit quelques minutes :
«Alors ? demanda Booth, de plus en plus impatient.
-Euh...
-Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
-D'après la géolocalisation satellite, la personne que vous cherchez se trouve...au même endroit que vous...
-Quoi ? Mais c'est impossible...quelle est la marge d'erreur de l'appareil ?
-Une dizaine de mètres, agent Booth.»
«Il est dans l'immeuble, il est ici» pensa Booth en raccrochant.
Tout était clair maintenant : le tueur était là pour eux, pour lui, pour l'enlever. Mais contrairement à ce qu'il avait pensé, là il avait une longueur d'avance ! Il se précipita vers la porte et lui donna deux tours de clef avant de bloquer la poignée avec une chaise.
Puis il retourna dans la salle à manger, cherchant du regard sa veste avec laquelle il avait laissé son arme.
Il la trouva reposant sur un fauteuil. Booth allait prendre son neuf millimètres quand un grand bruit sourd attira son attention.
Le bruit venait de la salle de bains...où était enfermée Brennan.
Mais comment avait-il pu l'oublier ? Il avait pensé à fermer toutes les issues, à prendre toutes les précautions nécessaires, mais il avait complètement oublié la fenêtre de la salle de bains...
Il avança en direction de la salle de bains, pas-à-pas, en prenant soin de ne pas faire de bruit pour ne pas avertir le meurtrier de sa présence. Son visage, livide, inquiet, crispé, était tourné vers cette porte. Cette porte de salle de bains, qui était également la seule barrière entre Brennan et lui...
Son cœur battait la chamade. Ses tempes battaient, ses mains étaient moites, la sueur sur son visage se faisait de plus en plus présente, mais il avançait toujours. Son esprit échafaudait des centaines de scénarios quant à ce qui s'était passé ou se passait encore dans cette salle de bains. Il imaginait toutes les possibilités : Bones blessée, agonisante, morte, évanouie...il savait que la mort était peu probable, mais il n'écoutait plus sa raison à ce moment-là. Seule Bones comptait, tout le reste n'était rien à côté d'elle. Elle était tout.
Il arriva enfin devant la porte. Il posa son oreille sur la porte. Ne percevant aucun bruit suspect, il en déduisit qu'il s'était certainement trompé, que Brennan avait simplement dû faire tomber quelque chose. Il avait eu peur pour rien.
Soulagé, il l'appela :
«Bones ? Bones vous êtes là ?»
N'obtenant aucune réponse, son inquiétude revint, toujours plus forte.
Booth enfonça la porte, arme au poing...et découvrit le corps de Brennan sur le sol, sans connaissance, une vilaine coupure barrant son front...
Chapitre un peu plus court, mais on a ce qu'on a ! Prochain chapitre...je ne sais pas quand, on doit finir des modifications ! Alors n'oubliez pas la review, ça nous motivera...on essaiera pour dimanche ou lundi maximum.
