Bonjourvouuuuh
Vous allez finir par me trouver d'un ennui mortel à me répéter mais merci ! Merci merci et encore merci *coeur et paillettes*
J'adore répondre à vos reviews qui sont tellement.. aww vous avez de l'intérêt pour le récit et c'est juste trop génial ! (Au passage Daxy, commentaire en Guest : nope il ne leur a pas dit - pour le moment? héhé) D'ailleurs merci d'aimer ce Newt un peu caractériel et ce Thomas qui ne se laisse pas faire!
Alors certains se sont demandés : oui, j'aime Teresa. En tout cas la mienne et j'espère que ce chapitre vous le prouvera ;) ça me plaisait d'en faire cette meuf avec un caractère de furie! Et Brenda... désolée pour ses fans inconditionnels ! J'ai tiré à la courte paille pour l'assistante et c'est tombé sur la trait... la pote de Jorge *sourire sourire*
Bref, le chapitre : Cette fois, si je vous dit que Newt ne peut pas échapper à la confrontation avec Thomas?
On va voir si vous aimez toujours les étincelles ;)
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Retourner dans la salle de réunion prit quelques minutes à Newt. Il n'en revenait toujours pas que Brenda ait tenté une telle « approche » - encore que – mais surtout, que Thomas soit resté sagement caché dans sa cabine durant tout le temps de l'incident fâcheux.
Le blondinet se demandait s'il était plus énervé ou mort de honte à cause de… de quoi au juste ? Bordel, sa relation avec ce garçon commençait décidément très mal. Dommage qu'il faille qu'il passe les prochaines semaines de sa vie collé à lui et aux trois autres. Comme leur ombre.
Définitivement, alors qu'il regagnait la petite fête, il se dit qu'il allait devoir avoir une conversation avec le chanteur avant que quoi ce soit de dramatique n'arrive. Il n'avait aucune patience et aucun sens de la concession mais s'il ne mettait pas rapidement de l'eau dans son vin, la situation risquait de vite leur échapper.
Quand il rejoignit les autres, il fut soulagé de voir que Brenda n'était plus là. Une chose de moins dont il avait à se soucier pour l'instant. En revanche, il ne put que voir Thomas lever sa coupe de champagne dans sa direction, comme pour porter un toast, avec un sourire presque machiavélique. Damn.
Tout ce que Newt put penser à ce moment fut de se demander comment le garçon aussi gentil et calme qui lui avait tendu un briquet pouvait être aussi… aussi quoi, d'ailleurs ? Newt avait ouvert les hostilités après tout. Involontairement, certes…
« Newt, tu peux voir avec Thomas pour booker la séance d'enregistrement de fin de semaine ? » fit soudain la voix de Janson quelque part au-dessus de son épaule.
Non seulement le blondinet revint sur terre (bon sang, depuis combien de temps était-il figé au milieu de la pièce ?) mais une tornade d'expressions déferla sur son visage : la surprise se peignit d'abord, puis la panique, la curiosité et enfin, un certain soulagement. L'idée de se retrouver seul avec le brun l'enchantait peu mais d'un autre côté, il allait pouvoir résoudre la situation plus vite que prévu.
Le jeune agent acquiesça dont lentement et chercha à nouveau Thomas du regard mais ce dernier avait disparu. Il ne fallut que quelques secondes à Newt pour comprendre qu'il l'attendait déjà près de la porte.
Ignorant ses joues qui le brûlaient soudainement, Newt le rejoignit et ouvrit la porte sans le regarder. Il lui fit signe de sortir et son Newt taquin intérieur se retint de lancer un acide « les dames d'abord ».
Se retrouver dans ce long couloir lui apparut très vite comme une aventure bizarre. Tout était désert et silencieux et, tout en regardant fixement devant lui, il réfléchissait à la meilleure manière d'amener le sujet, guidant Thomas, parfaitement conscient que ce dernier marchait calmement à ses côtés.
« On dirait que je me retrouve sur le marché, finalement. »
Newt eut beau chercher, il était certain que ce n'était pas lui qui avait entamé la conversation. Génial, Thomas l'avait devancé. Allez savoir pourquoi, cette idée le rendit encore plus morne.
Thomas regardait, lui aussi, résolument droit devant lui, imperturbable, les mains fourrées dans la poche ventrale de son hoodie noir. Il ne se tourna pas une seule seconde vers le blondinet, même lorsqu'ils entrèrent enfin dans l'ascenseur (bordel, depuis quand c'était aussi petit ces boites ?) et Newt se força au calme.
« Oui. Félicitations, » répondit-il, un peu brusquement, lui-même tourné vers les portes dans une attitude raide. C'était maintenant ! « Ecoute, je crois qu'on est partis sur… »
« Oh, pas la peine de t'excuser, » fit Thomas, toujours aussi calmement.
Newt ne put s'empêcher d'hausser un sourcil. Haut. Très haut. En fait, ses paroles si calmes ne détendirent pas le blondinet du tout. Au contraire, elles eurent l'effet inverse, rendant le jeune agent encore plus nerveux. Heureusement – ou pas – le chanteur décida de développer :
« J'ai bien compris. Tu penses que ce qu'on fait est mauvais. Une soupe commerciale de plus, que tu vas devoir te résoudre à vendre à des adolescentes. Très bien, » reprit Thomas, déterminé. Et froid, cette fois.
« Pas du t… » commença aussitôt Newt, sur la défensive.
Mais ses mots moururent au bord de ses lèvres et ce fut au tour de Thomas de hausser un sourcil.
Après tout, n'était-ce pas un tout petit peu ce qu'il pensait ? Ou ce qu'il avait dit ? Il ne savait pas exactement mais il n'aimait pas que Thomas pense qu'il puisse avoir ce genre d'opinion. Il n'avait jamais eu l'intention d'être méchant et la réaction du brun l'échauffait légèrement.
Il pivota vers lui et découvrit d'ailleurs son air sceptique qu'il garda quand il repartit du même ton froid :
« Alors tu penses que je suis un crétin sentimental pathétique, qui écrit des chansons mièvres et désespérées ? »
Cette fois, Newt était vraiment plus qu'agacé et il n'arrivait même pas à savoir exactement pourquoi. Il allait lui répliquer qu'il ne le connaissait pas, et qu'il pouvait clairement voir que, s'il était un crétin, il ne faisait pas dans le sentimental, - tout ça avec un de ses habituels sourires sarcastiques… mais impossible. Non seulement il était trop énervé pour sourire, mais Thomas le coupa encore une fois dans son élan (non mais c'était pas possible d'être aussi borné !)
« Comme je t'ai dit, pas la peine de t'excuser. Les autres ne sont pas au courant, de toute façon. »
Cette réponse fit bouillir Newt, déjà à cran, et le blondinet en plaça enfin une, d'un ton sec :
« Alors quoi ? On va passer les prochaines semaines à se faire des sourires hypocrites dans l'ascenseur ? Le grand méchant agent insensible et le mélodramatique chanteur victime de… »
Stop, stop, stop ! Newt se pinça l'arête du nez, tout en se giflant mentalement. Il avait préféré se taire parce qu'il commençait à dépasser les bornes. Thomas était son client, il ne pouvait pas se permettre de la jouer aussi… soap opera. Il allait devoir prendre sur lui et pas s'emporter dès que le brun lui tendait la perche, mince !
« Disons que je te propose juste de s'en tenir à quelque chose de strictement professionnel, » répliqua Thomas sans broncher.
L'ascenseur s'arrêta à cet instant et les portes s'ouvrirent alors qu'il ajoutait :
« Je pense que ça devrait aller, non ? Rien de trop sentimental pour le grand méchant agent insensible, pas vrai ? »
Puis il planta Newt qui resta quelques secondes dans l'ascenseur, fulminant. On aurait dit que Thomas venait de le gifler, alors qu'il avait dit ça avec ce détachement déconcertant. Comme s'il n'en avait rien à foutre, mine de rien… Ce fut suffisant pour que Newt jaillisse de l'ascenseur, bien décidé à le faire taire une bonne fois pour toute. Il voulait que ce type, qui le provoquait avec une sérénité horripilante dans ce stupide regard noisette adorable, se la ferme ! Et puis ses yeux n'avaient rien d'adorables, bon sang ! Ils étaient démoniaques, ouais.
« Très professionnel comme commentaire ça, » siffla le blondinet en atteignant la porte du studio d'enregistrement. « Tu devrais peut-être écrire une chanson stupide sur un amour à sens unique d'un chanteur envers son agent ? » Suggéra-t-il.
Puis il disparut dans le studio sans vérifier si Thomas le suivait. Il était trop occupé à se mordre la langue d'avoir laissé sa colère parler pour lui.
Attrapant l'agenda qui gisait à côté des tables de mixages, il prit trois longues respirations. Il pouvait entendre Thomas, à côté de lui, qui n'avait rien répondu à ses piques. Très bien. C'était peut-être mieux. Cela avait déjà escaladé beaucoup trop vite.
Le blondinet pivota finalement vers le brun mais quand il leva son regard, Thomas fixait résolument les instruments de l'autre côté de la vitre. Newt s'éclaircit la gorge mais le chanteur ne fit pas plus attention à lui.
« On a un créneau jeudi matin à onze heures. On peut programmer vos trois premières chansons, » énonça-t-il d'une voix aussi monocorde que possible, comme si de rien n'était.
Thomas ne le regardait toujours pas et la tension dans les épaules de Newt avait du mal à disparaitre. Il allait avoir besoin d'un paquet de cigarettes entier.
« On va aussi réenregistrer le single Grievers de votre EP et lancer la campagne de pub avec. Je dois passer un coup de téléphone pour prévoir la séance photos en fin de semaine. »
Thomas se tourna enfin (victoire, alleloujah my dear looord), s'appuyant contre la console de mixage, tout en croisant les bras. Ce type arrivait à dégager une nonchalance infernale que Newt ne lui aurait pas enviée en temps normal. Mais là, il le crispait trop pour qu'il arrive à la jouer aussi calme.
« Va pour jeudi, » répondit simplement le chanteur.
Newt se surprit à essayer de déchiffrer son air mais ne trouva pas grand-chose. Ce qui était sûr, c'était qu'il n'exprimait plus d'animosité. Il décida d'en profiter pour poursuivre :
« Je dois aussi faire une étude du produit pour donner une direction artistique aux photos et un cadre au clip vidéo. Des idées ? »
Thomas haussa les épaules et décroisa les bras.
« C'est une chanson assez sombre, » encouragea Newt, décidé à le faire parler.
C'était tellement horripilant ! Ce garçon ne pouvait pas se taire une seule seconde quand Newt voulait lui envoyer sa façon de penser dans les dents, mais quand il avait besoin de lui, il n'y avait plus personne. Le blondinet se demanda si Thomas faisait ça exprès, pour l'emmerder.
« Sombre, ouais, » répondit Thomas.
Victoire, cria une voix au fond de Newt à nouveau. Enfin… En tout cas, il allait continuer à la jouer professionnel. D'un geste désordonné de l'agenda envers le brun, il l'encouragea à développer. Mais rien. Respire, Newt, respire.
« Si j'ai bien compris, ça parle de ces… grievers qui traquent ce garçon et qui se nourrissent de son espoir ? » Continua le blondinet, choisissant ses mots avec soin.
Et faisant un effort surhumain pour rester de marbre. En temps normal, il aurait prononcé ces mots en pleurant de rire, à Minho, assis sur un canapé à manger de la junk food et en déplorant la sortie d'un nouveau « tube » musical.
Mais ce n'est pas lui qui se mit à sourire. Ce fut Thomas qui eut l'air soudain plus satisfait que jamais. Satisfait et… légèrement narquois. Newt voulut arracher ce sourire de là, aussi craquant soit-il.
Craquant ? Newt mais qu'est-ce que…
« Alors tu les as vraiment écoutées ? Les chansons… pas trop mélodramatiques à ton goût ? C'est que ça a dû être une vraie torture, » compatit faussement le brun.
Ok. Newt préférait quand Thomas se taisait finalement. Le blondinet contrôla donc son tic nerveux, celui de la paupière qui traduisait son impatience… et un simple « THOMAS ! » exaspéré lui échappa. Bordel de… ce garçon ne lui facilitait pas les choses. Thomas trouva d'ailleurs amusant de le voir essayer de garder son calme mais il n'avait pas l'air suicidaire au point de pousser Newt dans ses derniers retranchements. Sage.
« Désolé. Je suis seulement bon à écrire des chansons d'amour défaitistes. Va falloir te débrouiller pour la direction artistique, j'imagine, » déclara-t-il, recroisant les bras dans un auuuutre haussement d'épaules.
Autant la réponse en elle-même pouvait être exaspérante, autant le ton léger que le brun avait adopté apaisa le courroux de Newt. Quelques secondes passèrent, où tous deux se jaugèrent du regard. Puis, soudain, comme dans le genre de scènes clichées que Newt trouvait si pathétiques, tous les deux ouvrirent la bouche et prononcèrent exactement les mêmes mots, en même temps :
« J'avais pensé à un labyrinthe. »
Newt détesta instantanément le nouveau sourire malin de Thomas, qui s'élargit en voyant que le blondinet rougissait. Oui, parce que, allez savoir pourquoi mais, dans la panique, ou la haine dévorante (toujours plus, Newt, toujours plus,) ses joues s'étaient mises à le brûler, ridiculement.
Il détourna vivement le regard et se concentra sur l'agenda pour noter le nom du groupe au jeudi. Ensuite, après avoir compté jusqu'à dix dans sa tête, il s'éclaircit à nouveau la gorge et reprit :
« Ça pourrait mettre en valeur le côté oppressant de la poursuite et annoncer directement l'image du groupe. J'ai pensé que le design du logo pourrait aussi tourner autour de ça… »
Il sentit que Thomas acquiesçait et se demanda quand est-ce que ses joues allaient cesser de le brûler.
« Très bien. Jeudi alors, » marmonna-t-il en le reconduisant hors du studio.
Le trajet inverse dans l'ascenseur mit ses nerfs à rude épreuve à nouveau. Thomas avait retrouvé son air calme et si Newt ne se trompait pas, il avait même un fin sourire, de temps à autre.
Quand les portes s'ouvrirent enfin au huitième étage, Newt sentit la délivrance arriver. Il glissa une main dans sa poche, dans un geste impulsif qui lui allait si bien, et attrapa une de ses cartes professionnelles alors que Thomas sortait de l'ascenseur et se tournait vers lui pour l'attendre.
Mais Newt ne trouva rien à dire d'intéressant lorsque leurs iris noisettes et ambrés se croisèrent et il fourra simplement la carte dans la main du garçon, tout en appuyant sur le bouton du rez-de-chaussée. Il était vaguement au courant qu'il agissait comme un demi-attardé, vu le haussement de sourcils dubitatif du chanteur mais les portes se refermaient déjà – heureusement.
Quand il alluma sa cigarette sur le trottoir aux pieds du building, deux minutes plus tard, le blondinet put enfin se rendre compte à quel point il avait été tendu jusque-là et il grogna de frustration alors que la fumée s'échappait loin de lui dans l'air froid de Manhattan.
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« Newt, je te jure que si tu ne raccroches pas ce téléphone immédiatement, je mange la dernière cuisse de poulet. »
« Je vous rappelle demain matin, huit heures ! Encore désolé du dérangement ! HE TERE… NON ! SALE MONSTRE ! »
« J'avais dit immédiatement ! »
Vous vous demandez ce qu'il vient de se passer ? Et bien il était vingt-deux heures et Newt avait rendez-vous avec Teresa, parce que le lundi c'était toujours session intensive de le-début-de-semaine-c'est-trop-dur-alors-on-se-fait-un-soutien-moral-devant-des-séries-de-merde.
Normalement, elle, Minho et lui se retrouvaient tour à tour dans un appart ou l'autre, pour pleurer d'avoir retrouvé des collègues toujours plus stupides ou fous, récupéré des dossiers terribles ou passé tout simplement une journée atroce. La règle numéro 1 était de ne surtout pas rapporter ledit travail en question à la maison (seulement d'en parler et de s'en plaindre) et la règle numéro 2 consistait à manger des choses toutes plus malsaines les unes que les autres. Ce soir-là au menu : cuisses de poulets frites à la sauce mexicaine méga grasses, glace au chocolat et des litres de sodas. Pour Newt, la mal-bouffe était sacrée. On ne plaisantait pas avec ça.
Oui, Newt était de ce genre de petits enfoirés qui mangent mal mais, à cause des nerfs, ne grossissent pas. Jamais.
Et là, Newt avait désobéi à la règle numéro 1. En revenant du travail, après un après-midi ENTIER passé au téléphone pour mettre en place le tournage du clip décisif pour la promo, il avait encore dû appeler un studio photo pour prévoir un shooting en accord avec le thème et l'esthétique pour le vendredi et… ça lui avait pris des heures et de nombreux appels d'un spécialiste à l'autre. Et des soupirs vraiment agacés de Teresa.
Minho étant encore en voyage de noce jusqu'au vendredi, ils étaient seuls. Et Teresa encore plus, puisque Newt était suspendu à son téléphone infernal. Et ça ne lui avait pas plu, du tout. Alors, forcément, elle avait trouvé refuge dans la nourriture, jusqu'à ce coup en traitre immonde !
« J'te déteste bordel ! Minho est vraiment un meilleur meilleur ami que toi ! » Siffla Newt en balançant son smartphone loin du canapé, tel un gamin en plein caprice.
« Minho est à Mexico, en train de convoler avec Sonya mais vas y, appelle-le pour te plaindre ! » Lui répliqua Teresa en attaquant la glace, pas effrayée une seconde. « Je suis sûûûûre qu'il sera ravi que tu le déranges pendant qu'il fait subir des outrages à sa nouvelle épouse pour une cuisse de poulet ! »
Newt la fusilla du regard et lui arracha le pot de glace des mains.
« Et puis s'il était là, il te dirait que j'avais parfaitement le droit de faire ça, » reprit-elle en plantant sa cuillère dans le chocolat, quand même. « Compte tenu du fait que tu as passé la soirée à travailler, ce qui est interdit le lundi soir… »
« J'ai… »
« Tttchut ! » L'empêcha de protester la brunette. « On a dit que c'était interdit même pour toi et ton stage de cinglé ! Sinon, tu vas finir par nous faire un burn out ! »
Cette fois, le blondinet ne dit rien et se contenta d'une moue bougonne, tout en fourrant rageusement une cuillère de glace dans sa bouche.
Elle avait raison bien sûr… Mais avec ces nouvelles responsabilités, Newt ne pouvait pas faire le moindre faux pas. Il allait peut-être y laisser sa peau, ses nuits de sommeil déjà courtes, mais il avait la chance de lancer sa carrière… ça valait le coup, non ? De se tuer au tra…
« C'est pour ton bien Nerdy ! Tu te tues ! C'est n'importe quoi ! Tu ne joues même plus de piano ! » Le sermonna finalement Teresa en reprenant le pot des mains fines du garçon. « D'ailleurs, tu pourrais peut-être m'expliquer pourquoi tu étais encore plongé dans ton taff ? Et pourquoi tu faisais une tête d'enterrement en arrivant ? Je croyais que tu avais enfin un contrat intéressant qui commençait aujourd'hui ! »
Ce fut plus fort que lui, Newt laissa échapper une longue plainte bruyante et s'avachit sur le canapé de la jeune femme. Il était au bout du rouleau et elle venait de le lui rappeler avec maestria.
Aussitôt, la brune reposa la glace et attira le jeune homme vers elle, le forçant à pivoter dans le canapé pour l'allonger et poser sa tête sur ses genoux, puis elle entreprit de lui caresser les cheveux.
Newt ne dit rien, fermant simplement les yeux. C'était un des rares gestes d'affection que Newt autorisait à Teresa, PARCE QUE, justement, c'était Teresa et qu'il la connaissait depuis des années, et qu'elle arrivait à le détendre sans se mettre à le toucher de partout. Elle se contentait de lui gratouiller le crane, et Newt se contentait de ronronner sans trop faire de bruit.
Après quelques secondes, Newt rouvrit donc les yeux et contempla le plafond d'un air morne. Teresa l'observait du dessus, l'air suspicieux et concerné, comme si elle savait que le blondinet cachait quelque chose et que ça le rongeait. Elle le connaissait trop bien, alors Newt parla.
Il lui raconta comment il avait engagé The Maze Runner, comment il avait insulté leur chanteur à la faveur de la nuit, le soir du mariage, sa découverte terrifiante le dimanche, et sa journée – surtout la matinée – absolument désastreuse, si on ne comptait pas le fait qu'il avait décroché son premier contrat.
Le blondinet parlait avec animation, ferveur, en faisant de grands gestes avec les mains, parce que c'était toujours comme ça quand Newt était enflammé par son sujet et Teresa l'écoutait, imperturbable. Une quinzaine de minutes plus tard, il avait tout résumé et ses mains retombèrent sur son ventre mollement. Il se sentait vidé, mais aussi soulagé. La jeune femme, elle, semblait réservée, jusqu'à ce qu'elle parle enfin :
« Si j'avais été toi, j'aurais au moins accepté la proposition de Brenda. Ça t'aurait détendu ! »
Newt grogna. Cette fille était impossible !
« C'est ça ouais ! Un petit coup dans les toilettes… classe ! » Commenta Newt, exaspéré.
Teresa lui sourit malicieusement. Elle n'avait pas parlé sérieusement évidemment, et le blondinet finit par sourire à son tour.
« Enfin, ce qui est sûr, c'est que vu comme tu l'as braqué, tu ne risques pas d'avoir un petit coup où que ce soit avec Thomas, » reprit la brune, fidèle à elle-même.
Son éclat de rire, quand elle reçut un coussin en plein visage couvrit le grognement frustré de Newt.
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Oui, promis, c'est bien une fiction NEWTMAS haha et j'espère que vous ne vous lasserez pas de les voir se fritter encore un peu mais c'est nécessaire :)
Rassurez-vous, des signes de rapprochements arriveront plus vite que vous ne le croyez et possiblement quand vous ne vous y attendrez pas !
J'espère que Teresa redore son blason ici à vos yeux *-*
En attendant, je vous dis à très vite,
et j'ai hate de vous lire ! *-*
Oh et pour les lecteurs de Hell of a first day, Greenie, le premier OS bonus sort demain, stay tuned ;)
Robin, no hood.
