Salut tout le monde *-*
Et merci, merci, merci, encore pour toutes vos fabuleuses reviews, et les nouveaux favs et follows, vraiment, wow ! Je n'ai pas le temps aujourd'hui de répondre aux reviews de Hell of a first day, et les toutes dernières de cette fic alors je le fais demain, promis mais je voulais vous lancer le chapitre ! Juste merci par contre, parce qu'elles sont géniales ! (Bienvenue Khaalane d'ailleurs *-* et Daxy, t'auras tes réponses dans le chapitre suivant hihi sauf le frustré ;) lui-même ne sait pas exactement !)
Bref, je vous souhaite une bonne lecture et on se retrouve en fin de page !
Robin (:
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Le mardi et le mercredi avaient été, pour Newt, deux des pires journées de son stage. Et s'il était honnête, peut-être même de son existence. Après s'être couché à deux heures du matin sur le canapé de Teresa, le lundi, il s'était réveillé à six pour attaquer la journée. Une journée pendant laquelle il avait couru d'un bout à l'autre de Manhattan et d'un studio à l'autre pour vérifier que les décors et costumes étaient prêts, tout ça suivi à la trace par Brenda. Il avait l'impression d'être Meryl Streep dans le Diable s'habille en Prada, sauf que, s'il se souvenait bien, l'assistante de Streep ne passait pas son temps à essayer de s'insinuer dans son caleçon… Loin d'avoir été refroidie et visiblement très confiante à propos de ses charmes, la jolie assistante multipliaient les attaques et Newt avait carrément dû se cacher dans un placard à balais en allant chercher son café, le mercredi matin. Il avait essayé de lui faire comprendre, rien n'y faisait ! Tant que Janson ne l'appelait pas auprès de lui, elle le suivait comme son ombre. Une ombre perverse qui minaudait et qui en voulait à ses sous-vêtements.
Le mercredi, outre la partie de cache-cache, avait été réservé aux réglages techniques du studio (quels instruments utiliser pour telle chanson par exemple) et son seul réconfort avait été de voir que c'était Alby qui se chargeait de l'aspect technique de la chose. Entre les deux jours, il avait seulement dormi deux heures, trop occupé à étudier l'univers du groupe, faire des tentatives de design pour un logo, refuser celles proposées par un graphiste NUL – pourtant payé plus cher qu'un mois de loyer entier de l'appartement de Newt… et bref.
Quand il s'écroula dans son lit, le mercredi, trois heures du matin largement passées (il avait essayé de corriger l'intro d'une des chansons qui sonnait mal au niveau de la guitare), Newt était au bord de ce que Teresa avait appelé le burn-out. S'ajoutait à cela le stress de revoir le chanteur et de soumettre ses idées au groupe et ses nerfs étaient prêts à lâcher ! Finalement, se faire violer derrière la photocopieuse par une Brenda déchainée était peut-être moins dangereux que tout le reste…
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Birds flying high, you know how I feel. Sun in the sky, you know how I feel. Reeds drifting on by, you know how I feel. It's a new dawn, it's a new day, it's a new life for me. And I'm feeling good…
Sept heures et Newt grognait en se retournant sous sa couette, aplatissant son oreiller sur sa tête. Non, il ne feelinguait pas « good » après trois heures de sommeil alors Muse pouvait se taire et son portable cesser de sonner.
Une minute… Le réveil de Newt à sept heures, ce n'était pas Muse…
En une fraction de seconde – le temps de réaliser son erreur – Newt se catapulta du lit, littéralement horrifié. Il avait raté son réveil de sept heures (celui avec Franz Ferdinand). Celui-là, c'était celui des jours tranquilles, celui de dix heures (oui, dans sa vie de mec de vingt-trois ans surbooké, une grasse matinée revenait à dormir jusqu'à dix heures… une minute de silence s'il vous plait.)
Le problème c'était qu'il aurait dû être en train d'arriver au taff à cette heure-là… Dans des gestes paniqués et fébriles qui manquèrent de lui faire lâcher son téléphone quatre fois, Newt appela Alby, tout en fonçant dans la salle de bain.
« Newt ? » Fit la voix tranquille de son ami au bout de deux tonalités.
« Me suis pas réveillé ! » S'égosilla le blondinet d'une voix rauque du matin. « J'arrive dès que je peux ! Désolé, désolé ! AÏE ! »
« Hé Newt relax ! Et c'était quoi ça ? » S'inquiéta son ami.
« Je me suis cogné avec le pommeau de douche ! » Répondit misérablement Newt en se tortillant pour sortir de ses fringues de la nuit.
De l'autre côté du combiné, Alby éclata de rire.
« On a rendez-vous à onze heures, j'peux gérer l'installation tout seul, tu m'as envoyé un mail cette nuit ! Essaye de te réveiller sans te tuer et ramène-toi quand tu seras prêt ! Tout va bien… »
La voix du garçon avait beau être apaisante, quand Newt ouvrit les robinets, il avait envie de se mettre des claques.
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Si le blondinet avait regretté de ne pas être habillé en businessman le matin de la signature du contrat, quand il dérapa sur le sol en granit du hall ce jour-là, c'était pire. Il s'était glissé dans un slim en jean foncé tellement étroit que ses jambes paraissaient interminables et la chemise blanche qu'il portait sous son pull gris n'était même pas repassée. Le col dépassait avec les plis qui allaient avec et ses manches remontées ne l'étaient même pas à la même hauteur (l'une au milieu de l'avant-bras, l'autre au-dessus du coude). Ses bottines n'étaient pas lacées et il avait failli se rétamer en sortant de l'ascenseur. Ajoutez à cela ses cheveux blonds qui avaient séché en vrac à la faveur du vent froid matinal et on pouvait le dire… Newt était fichu comme l'as de pique. C'était dans ce genre de moment qu'il donnait raison à Teresa concernant son attitude de nerd.
Il était onze heures tapantes quand il rentra littéralement dans la porte du studio dans un « boum » sourd, après s'être trop précipité. Le panneau pivota aussitôt, alors que le blondinet laissait échapper un petit cri de douleur et il tomba en avant. Pour se cogner à nouveau.
Son crâne heurta douloureusement l'épaule de quelqu'un (juste après une porte en bois, ça fait toujours du bien) et il bascula malencontreusement, poussant par la même occasion l'obstacle sur qui il s'écrasa.
« Désolé Alby, » geint le pauvre Newt en se massant la tempe.
Il ouvrit aussitôt les yeux, prêt à se relever (parce qu'il était à moitié avachi sur le pauvre garçon, sur le sol en moquette du studio) mais au lieu de ça, il se figea brutalement.
Son sang se glaça dans ses veines quand ses yeux ambrés accrochèrent le regard noisette.
OhmerdemerdemerdemerdeMERDE !
Newt ne venait pas de percuter un de ses collègues et meilleurs amis. Il venait de s'écrouler sur Thomas qui l'observait avec de grands yeux écarquillés. Est-ce qu'il était en colère ? Surpris ? Sonné ? Newt ne voulut même pas le savoir et se releva à la vitesse de la lumière, sitôt le choc passé.
Ses joues et sa nuque furent bientôt noyées par une vive chaleur qu'il essaya de repousser en se débarrassant de sa sacoche mais le résultat était peu concluant. Le blondinet réalisa seulement que les rires fusaient autour d'eux. Il baissa à nouveau les yeux sur le chanteur qui se relevait prudemment et marmonna un :
« Désolé » crispé.
C'était quoi cette putain de manie d'essayer de se saboter toutes les deux minutes avec ce garçon ?
« Je vous avais dit qu'il était pressé de venir bosser avec vous, pas vrai ? » Fit soudain la voix d'Alby quelque part à sa droite.
Pour le bien de leur amitié, Newt se retint de tout sarcasme. Il détestait être mortifié et il détestait être aussi maladroit. Et il détestait saboter chaque approche de Thomas. Par contre, il adorait le cardigan rouge lie-de-vin qu'il portait sur son tee-shirt noir.
« Heu Newt, je sais que tu dors peu ces derniers jours mais il est temps de te réveiller là, quand même, » fit encore la voix d'Alby.
Le blondinet s'arracha aussitôt à sa vision et prit un soin extrême à se détourner le plus possible de Thomas qui l'observait avec un air pour le moins… perplexe.
« Je dors (Newt mima des guillemets en prononçant ce mot) deux heures par nuits en moyenne et je viens de me prendre une porte dans la gueule Al', » répliqua Newt, exaspéré.
Il adressa quand même un sourire à son pote et lui tapota sur l'épaule en passant devant lui. Il franchit la porte qui menait de l'autre côté des tables de mixages et de la vitre, là où se trouvaient les instruments et les trois musiciens, et les salua.
« Désolé pour le retard… » soupira-t-il en essayant du mieux qu'il pouvait de ne pas avoir l'air d'avoir les traits trop tirés.
« Techniquement t'es à l'heure ! Alby nous a dit que tu passais tes nuits à préparer cette séance d'enregistrement et nos séances photos et… tout ça, » lança Ben, rayonnant.
Newt eut un sourire maigre en entendant le tout ça. S'ils savaient qu'il passait chaque seconde de son existence à s'occuper du moindre détail du lancement de leur carrière…
« C'est rien, c'est mon taff, » déclara-t-il simplement. « D'ailleurs j'ai fait une correction sur l'intro de The Glade… » Ajouta aussitôt le blondinet.
Là, il abandonna les garçons et s'approcha de la première guitare qui lui tomba sous la main. Après avoir passé la sangle, il reprit aussitôt les accords originaux que Ben était censé jouer, sous l'œil attentif de tout le monde et leur jeta un regard pour vérifier qu'ils suivaient. En vérité, tout le monde avait le regard braqué sur lui.
« Je trouve que ça sonne bizarrement. J'avais pensé à ça… » Expliqua Newt.
Aussitôt, il rejoua la même séquence en changeant sensiblement un accord. Quand il eut finit, il les observa à nouveau et se sentit affreusement nerveux en ne voyant aucune réaction venir. Génial. Il avait encore tout faux.
Puis Ben brisa le silence :
« Mec mais c'est exactement ça ! Depuis qu'on l'a composée, on se demande ce qui cloche ! C'est génial ! »
Pour la première fois de la matinée, et même des derniers jours, Newt eut un sourire rayonnant. Epuisé, mais vraiment satisfait.
« Bon, alors je pense qu'on peut commencer ! » Lâcha-t-il en rendant sa guitare à son propriétaire.
Peut-être qu'il allait finir par y arriver. Finalement…
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« C'est très bien ! On retourne sur le refrain ! Thomas, approche toi un peu plus des micros, j'ai besoin de plus de retour… »
Newt n'écoutait que distraitement Alby donner des directives au groupe, à présent enfermé dans la cage de verre, lorsqu'il appuyait sur le bouton qui permettait à lui et Newt de communiquer avec eux. Thomas leva un pouce pour signifier qu'il avait compris, et Newt retourna à son carnet de croquis.
Depuis une heure, les prises de sons s'enchainaient et il se prenait toujours la tête sur le stupide logo. Alby avait fini de monter la version définitive de Grievers et le blondinet l'avait mailé immédiatement aux studios photo et vidéo. Une bonne chose de faite.
Si seulement il pouvait arriver à quelque chose à présent ! Son dos commençait à lui faire mal mais il refusait de s'asseoir derrière les tables de mixage pour mieux voir les musiciens en cas de besoin et ses dessins ne ressemblaient plus à rien. Mais il restait coute que coute derrière Alby.
Il voulait un labyrinthe simple, rond, et imbriquer les lettres M et R dedans… mais si un designer payé une fortune n'était pas foutu de donner un résultat, il avait peur d'être complètement inutile. Pourtant, il voulait y arriver, il voulait…
« J'entends les rouages de ton crane d'ici, » déclara soudain Alby.
« Je suis en train de me prendre la tête sur leur logo ! On peut pas commencer la campagne de pub sans ce foutu dessin ! » Grogna Newt en raturant une énième tentative.
« Le croquis que t'as sorti y'a dix minutes était excellent. Faut toujours que tu cherches la petite bête, » se moqua son ami alors que les garçons recommençaient à jouer.
En réponse, Newt offrit une exclamation de dédain étouffée et recommença à tracer un cercle. Il était au courant qu'il était trop perfectionniste mais ça n'était pas nouveau sous le soleil.
« Ils se débrouillent drôlement bien. Ben est super doué avec cette guitare, et Thomas a eu voix très juste ! »
Newt répondit à nouveau par un bruit plus que par des mots, trop concentré, la langue entre les dents, les sourcils froncés.
« La chanson est un peu triste à mon gout mais la mélodie est entraînante… » Poursuivit Alby en faisant pivoter son siège vers son ami.
Toujours rien du côté du blondinet.
« Thomas porte vachement bien sur lui, je suis sûr qu'il va avoir une tonne de groupies. »
Silence concentré.
« J'ai couché avec ta mère, elle a adoré. »
C'est à ce moment que Newt décida de se reconnecter avec la réalité et de répondre :
« C'est une question de doigté, ouais. »
Alby écarquilla de grands yeux subitement avant d'exploser de rire.
« Avec ta mère ? » S'exclama-t-il en hurlant de rire.
QUOI ? Newt haussa les sourcils si haut qu'ils disparurent sous ses cheveux. Son pote avait pris trop de drogues de bon matin, ou quoi ?
« Ben, super doué en guitare ! » Reprit Newt, consterné par l'attitude de son ami. « Le doigté… »
« Magique ! » Le coupa Alby avant de se retourner face aux tables de mixage en essuyant une larme.
« Tu veux bien m'éclairer deux min… »
Mais avant que le blondinet puisse réellement demander de plus amples explications à son pote, la porte s'ouvrit et Brenda fit irruption dans la pièce. Instinctivement, Newt s'agrippa au bouton de son slim, dans un geste de défense primaire.
« Salut boss, » s'exclama-t-elle d'un ton enjoué en venant ébouriffer ses cheveux (déjà explosé par son réveil précipité). « Ouh, on a la tête sauvage du matin, » ronronna-t-elle affectueusement.
Brrreeeeeh, Newt faillit frissonner de dégout ou de peur et évita soigneusement le regard d'Alby qui souriait comme un dément à ses consoles de mixages. L'enflure.
« Janson m'envoie chercher Thomas, il dit qu'il doit parler avec lui d'une histoire d'avance, » dit ensuite l'assistance en se détournant pour s'approcher de la vitre.
Newt était au courant, et ne put s'empêcher de grogner quand Brenda poussa un soupir de bonheur indécent à la vue du brun. Compte tenu de la situation difficile dans laquelle vivait les deux frères, Thomas étant notamment obligé de travailler des nuits entières par semaines, le label leur faisait une avance, afin qu'il puisse lâcher son job tout en pouvant continuer à vivre.
D'un pas raide, le jeune agent s'approcha de la console et enclencha le petit bouton :
« On arrête tout dix minutes. Thomas, Janson veut te voir, » expliqua le blondinet.
Les instruments s'arrêtèrent dans un concert de notes envolées et Brenda s'approcha de Newt pour chuchoter :
« Huuum… J'adore quand t'es tout autoritaire comme ça. »
Manque de bol, le micro était encore ouvert et Thomas avait un sourire narquois lorsqu'il passa de l'autre côté de la vitre pour les rejoindre. Newt le fusilla du regard et Brenda attrapa aussitôt le bras du chanteur, tel un oiseau de proie.
Sans demander son reste, elle l'entraina vers la porte et Newt, fronçant les sourcils, allait lui emboîter le pas mais Brenda se retourna en minaudant :
« C'est bon boss, je m'occupe de ton petit protégé. »
Et dans sa bouche, ce mot sonnait carrément obscène. Comme Newt n'avait pas de raison particulière d'abandonner le studio – après tout, il restait stagiaire et Janson s'occupait de tout ce qui parlait d'argent, évidemment – il se contenta de plisser les yeux et de regarder les deux sortir de la pièce d'un air sombre.
Sur le pas de la porte, Thomas se retourna un instant et, sans doute mû par l'inspiration du saint esprit de je-suis-un-petit-enfoiré, il posa sa main dans le dos de Brenda, avant de la faire glisser jusqu'au creux de ses reins tout en envoyant un clin d'œil au blondinet.
Quand la porte se referma, Newt était à deux doigts de briser son crayon gris dans ses doigts.
« Hé Newt, tu refais ce truc nerveux avec ton œil là… Tu devrais t'asseoir et souffler deux minutes, » fit la voix d'Alby, derrière lui.
Mais tout ce que voulait faire Newt à cet instant, c'était sortir de la pièce et d'aller casser les genoux de… Brenda.
« Aaargh ! » S'énerva finalement le blondinet, et il se laissa tomber sur la chaise à côté d'Alby, dépité.
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« Tu veux en parler ? » Interrogea le régisseur, trois heures plus tard, alors qu'ils revenaient de leur pose déjeuner.
« De ? » Répondit Newt, intrigué, en jetant le papier de son sandwich dans un poubelle avec plus de fureur que ça ne le méritait.
« T'as passé la pause à faire la gueule et j'te parle pas de la fin de la séance d'enregistrement. J'ai dû rassurer les garçons pendant un quart d'heure en leur disant qu'ils faisaient un excellent travail et que ta tronche de mec antipathique n'avait rien à voir avec eux ! » Expliqua le garçon, d'un air sévère.
Newt s'arrêta au milieu du trottoir, interdit. Alby n'avait pas l'air fâché après lui, plutôt soucieux. Un air qu'il voyait désormais sur le visage de ses amis presque à chaque fois qu'il les voyait.
Peut-être que Teresa avait raison.
Newt décida de se laisser tomber sur la chaise d'une terrasse de Starbucks devant laquelle ils étaient et poussa un long soupir. Inquiet par ce revirement de situation, Alby s'assit aussitôt à côté de lui.
« J'te reconnais plus, Newt. T'as des sautes d'humeur tout le temps, t'es à cran… Enfin, on est tous au courant que t'as un caractère de merde, » ajouta Alby en riant un peu pour détendre l'atmosphère. « Mais d'habitude tu fais des blagues, t'envoies des répliques cinglantes à tour de bras, tu te marres comme un con en t'étranglant… »
« Merci Alby, j'ai pigé l'idée, » répondit Newt d'un ton morne.
Il sentait tout de même un petit sourire se dessiner sur ses lèvres, parce qu'Alby savait toujours comment lui remonter le moral. Sans s'apitoyer ou en faisant dans les sentiments. Parce que Newt détestait ça.
« Ce que je veux dire, c'est que si ce taff te plait pas, tu devrais le laisser à quelqu'un d'autre. Tu fais de l'excellent travail mais c'est pas la peine de te tuer. Tout le monde a vu que tu étais prometteur, ils te trouveront autre chose… »
« Tu comprends pas, » marmonna Newt en sortant une cigarette. « C'est mon premier contrat, je dois réussir quelque chose de bien avec ce groupe ! C'est ma carrière qui peut se lancer ou… »
« Peut-être, » coupa Alby calmement. « Mais t'es déjà en train de faire quelque chose d'excellent ! Tu pourrais peut-être t'autoriser à dormir un peu, histoire de pas te taper des crises de panique en te réveillant en retard, ou d'envoyer péter tout le monde… »
« Je fais vraiment ça ?... » Répondit misérablement Newt.
« J'ai cru que t'allais égorger Brenda quand elle est sortie du studio. Je sais qu'elle en veut à ton pantalon mais je ne suis pas sûr qu'elle mérite une exécution sommaire ! » Déclara Alby en plaisantant.
« C'est à ce qui se trouve dans mon pantalon qu'elle en veut. Et puis c'est pas elle. C'est pas ça ! J'en veux de ce travail ! C'est juste que j'ai mal commencé et que je suis épuisé… »
« Oh non ! »
Alby tapa du plat de la main sur la table, ouvrant grand les yeux comme s'il venait de comprendre quelque chose. L'entreprise coupa Newt dans l'élan de ses plaintes et le fit sursauter.
« Me dit pas que t'es encore sur cette histoire de faux départ avec Thomas ? »
Une fraction de secondes, Newt songea à protester, que non, pas du tout, mais ça ne servait à rien. Au lieu de ça, il s'enorgueillit et répondit en se cachant derrière sa cigarette (Newt, le mec le plus mauvais de la terre à cache-cache).
« Mais je l'ai insulté ! Et pas qu'une fois ! Il pense que je suis un connard qui se moque de sa musique et… »
Et ça m'fait chier ! Voulut ajouter le blondinet mais il s'abstint.
« Et quoi ? Ton boulot c'est pas d'être leur groupie, c'est d'être leur agent ! Donc si t'as du mal avec le côté cœur, paillettes, licornes et trompettes, tant pis ! » S'emporta Alby. « Suffit juste de la jouer professionnelle et de les encourager ! Tu m'as dit toi-même que t'étais content qu'ils soient passionnés par ce qu'ils faisaient ! T'as pas besoin de plus ! Tu dois les aider à vivre leur rêve, pas à vendre de la barbe à papa ! »
Newt faillit lâcher sa clope devant le speech emporté du technicien. Puis il éclata de rire, de bon cœur. Alby avait l'air tellement enflammé quand il s'y mettait que c'était presque comique ! Mais surtout… Alby avait raison. Et Newt, mauvais caractère ou pas, n'était pas de mauvaise foi et détestait s'apitoyer sur son sort. Il se calma finalement et reprit, plus sérieusement :
« Je sais. C'est juste que ce type me déteste, je le sens. J'ai peur que ça affecte le travail. Tout est une question de relationnel et vu comme c'est parti… »
« Bah… tu comptais pas passer tes soirées avec lui devant un dîner aux chandelles de toute façon, non ? » Interrogea Alby.
Devant l'air sceptique de Newt, il reformula :
« J'veux dire… tu comptais pas te faire inviter à mcdo et coucher avec lui, pas vrai ? »
Les deux garçons éclatèrent de rire.
« J'aime quand tu parles romance et poésie, » approuva Newt en finissant sa clope avec un regard franchement amusé.
Pourtant, elle lui laissa un goût indéniablement amer, longtemps après qu'il l'ait fumée.
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Hihihi
Voilà, c'était le dernier chapitre où il ne se passe pas grand chose entre nos deux bestioles :3 (bon, ok, y'a quand même un coup, mais pas dans les toilettes haha, un coup en traitre)
Newt s'est, de toute façon, fait recadré par ses amis, Minho va rentrer et... je ne vous en dis pas plus à propos de Thomas mais j'ai juste déjà hate de vous envoyer le chapitre suivant haha disons juste qu'on va changer de régime et débloquer tout ça ;)
J'ai hate de savoir ce que vous pensez de celui-ci ! Newt et Thomas vous plaisent sous ce nouvel angle et ça me fait tellement plaisir *-*
Je vous dit à très vite! D'ailleurs j'envoie l'OS bonus 2 d'ici mardi pour HOAFDG ! Oh et je vous rappelle que la fréquence de mes publications est indiquée sur ma page profil pour ceux qui me demandent (: et bien sûr, je réponds à vos reviews demain *-*
A bientooot !
