Salut vous *-*

MERCI vous ! Vous êtes trop, mais alors trop adorables mon cerveau efzaohvraioujgfrehiopl devant vos reviews ! Merci de me suivre, de me mettre dans vos favs et vous me donnez envie de vous donner encore plus quoi !

Alors ce chapitre, on a enfin un rapprochement (je ne vous dis pas s'il est a) positif b) négatif c) mauve avec des rayures pailletées) et j'ai très hate de voir vos réactions *-*

Il y a aussi des bouts de paroles de chansons qui seront en anglais que j'ai inventé mais la traduction se trouvera en fin de chapitre avec les notes habituelles (les termes sont très importants, c'est pour ça ;) hihi)

Et bonne nouvelle : Newt a pu faire dodo et remercie les lecteurs d'avoir plaidé sa cause dans les reviews (mais genre le pauvre quoi)

Voilà, bonne lecture *-*

x

Ce matin-là, Newt se réveilla à l'heure, après suffisamment d'heures de sommeil pour que son corps ne le trahisse pas. Si on ne compte pas le linteau de porte qu'il se prit dans l'épaule en calibrant mal sa sortie de chambre et qu'il insulta copieusement. Il savait qu'il avait rendez-vous à dix heures devant un studio photo à Brooklyn et que les garçons étaient conduits sur place par un chauffeur qu'il avait engagé lui-même la veille en rentrant du travail. Lui, en revanche, devait prendre le métro et la tâche était ingrate.

Pourtant, quand il s'engouffra dans les tunnels suburbains, il était plutôt de bonne humeur. Alby avait réussi à lui remonter le moral la veille et le fait qu'il n'ait pas eu à faire une nuit blanche de plus était un plus non négligeable. Peut-être que la journée allait même bien se passer. Il n'y avait pas de Brenda dans le studio photo où ils avaient rendez-vous, non ? Non.

Debout, appuyé contre la barre du métro, Newt sortit donc les paroles que lui avait remises Thomas, la veille, des prochaines chansons à enregistrer. Ils devaient s'occuper des trois suivantes le lendemain, samedi, et Newt n'avait même pas encore eu le temps d'y jeter un œil. Ni à la musique qu'il avait prévu de jouer sur son piano pour se faire une meilleure idée. Son pauvre clavier… Il le délaissait tellement que si le pauvre objet avait eu son mot à dire, il l'aurait surement plaqué depuis longtemps.

La première chanson sur laquelle il tomba en ouvrant sa besace était visiblement très pop, intitulée Keep running et Newt ne fut pas choqué d'y découvrir des paroles chargées d'espoir et de… guimauve. Bref. Ça allait plaire au public ciblé. Et s'il voulait ne pas être de mauvaise foi, c'était même très bien écrit et joli. Mais c'était Newt, autant ne pas abuser.

Il passa rapidement à la deuxième chanson, quand le métro se retrouva à trois stations de son arrêt. Kill me, please. Avant même d'attaquer la lecture, Newt fronça les sourcils. Voilà qui semblait charmant, et adorablement joyeux. Mais le blondinet commença à lire, parce que c'était ton travail… pour se figer brutalement, à peine arrivé au milieu du premier couplet.

With your fair hair, amber eyes,

Always trying to apologize

As I lay dying, I agonise.

What the… Newt écarquilla les yeux et le bout de ses doigts se leva inconsciemment pour toucher ses propres cheveux blonds qui tombaient sur ses yeux ambrés. « Pas la peine de t'excuser », lui avait dit Thomas, lundi. Mais pourquoi est-ce que ces mots lui revenaient stupidement en tête ?

Involontairement, Newt déglutit et poursuivit sa lecture, jusqu'à arriver au refrain.

So you said « Kill me, please, kill me! »

There wasn't any more trust.

So you said « Kill me, please, kill me! »

And I remember the end of us.

« Kill me, please, kill me! »

How could you not see?

That you were the one killing me.

O-kay… Newt arrêta de lire immédiatement et se rendit compte que son pouls crépitait désagréablement dans sa gorge. Qu'est-ce qu'il venait de lire, bordel ? Il avait l'impression d'être brusquement entré dans un morceau terriblement intime de la vie du chanteur. Le blondinet ne pouvait se défaire du sentiment qu'il n'aurait pas dû lire ça.

Il ne savait pas pourquoi il s'était immédiatement identifié à ces paroles mais le refrain avait de quoi faire froid dans le dos. Nerveux, le garçon attendit quelques secondes avant de replonger dans sa lecture. C'était ridicule, il n'avait pas fait de mal à Thomas au point de le faire agoniser ! Il n'y avait aucune raison d'avoir une réaction aussi… épidermique. Tout ce qu'il y avait à savoir c'était qu'une garce avait visiblement mené la vie dure au chanteur, ou qu'il avait une imagination débordante et sordide et…

Your slender hands playing on me…

Marking my body.

But you said « Kill me, please, kill me. »

Cette fois, Newt froissa la feuille dans sa main fine d'un geste incontrôlable et préféra ranger le bout de papier. Non mais quel idiot ! Qu'est-ce qui lui prenait !

Tellement absorbé par ses états d'âmes, Newt faillit manquer son arrêt et sorti en titubant à moitié de la rame, se cognant à deux ou trois passants au passage. Mais il n'y faisait pas vraiment attention. Il était trop abasourdi. C'est qu'une stupide chanson, Newt, calme-toi, merde !

Heureusement, l'air de Brooklyn, à dix heures, au mois de Novembre, était glacial et le ramena les pieds sur terre. Ses joues cessèrent de le brûler et il resserra son trench-coat autour de son slim et son pull en bravant la froideur du matin, en direction du studio.

Ce n'était qu'une chanson ! Une foutue chanson !

Alors pourquoi est-ce qu'il sentit son cœur s'alourdir lorsqu'il aperçut Thomas et le reste du groupe, sur le perron du studio ? C'était une question pertinente, et ses jambes qui refusaient de le porter brusquement ne semblaient pas avoir de réponse.

A peine Newt se retrouva à portée de voix que celle de Chuck lui parvint. Le garçon lui fonça dessus avec un grand sourire et lui colla un cappuccino géant de chez Starbucks dans les mains. Appâter le blondinet avec de la caféine… C'était une idée de génie et Newt, malgré le sentiment de malaise qu'il avait ressenti encore deux minutes plus tôt, gratifia Chuck d'un sourire reconnaissant. Ensuite, il le suivit jusqu'aux autres et leur adressa un signe de main un peu vague.

Newt n'aimait pas serrer la main des gens quand il pouvait l'éviter. En l'occurrence, ils s'étaient serrés la main le jour de leur rencontre, c'était suffisant. Et ils étaient trop étrangers pour s'étreindre. Et comme la seule autre solution qu'il avait trouvée avait été de tomber littéralement sur Thomas… Ouais, un signe de mains c'était bien.

Newt remarqua d'ailleurs que Chuck s'était tu et que les cinq garçons se regardaient à présent dans le blanc des yeux, dans un silence presque gênant. Bon, il était temps de briser la glace et…

« Désolé pour hier, j'avais eu une nuit un peu courte et beaucoup de pression ! Je vais essayer d'être plus agréable aujourd'hui, » lâcha le blondinet en prenant un air dégagé.

« C'est bon mec, te prend pas la tête avec ça, on est très reconnaissants, » fit aussitôt Ben avec chaleur.

Ce garçon semblait toujours content de tout, voire enjoué, et Newt ne put s'empêcher de lui sourire. Thomas choisit ce moment pour se racler la gorge et Newt pivota vers lui, ce qu'il avait pris soin d'éviter depuis le début. Il était emmitouflé dans un anorak noir qui lui remontait jusqu'au nez. Nez rougi par le froid. Et il fronçait les sourcils en regardant Newt le… regarder. Merde.

« C'est la première fois que vous faites ça ? Séance photo et tout ? » Interrogea le blondinet par-dessus son café en se détournant.

Les quatre acquiescèrent de concert et le coin de la bouche du jeune agent s'écorna :

« Rien de compliqué. Soit beau et tais-toi, c'est leur motto. On va vous maquiller… »

« Maquiller ? » S'enquit Winston, l'air soudain terrifié.

« Ouais, enfin, ne vous inquiétez pas pour votre virilité. C'est surtout pour corriger votre teint. Ensuite on vous habille et vous faites tout ce que Jorge vous dira. J'vous préviens, c'est un artiste, alors il est un peu spécial mais sa vision des choses est excellente ! »

Devant les quatre regards paniqués, Newt se mit à jubiler intérieurement. C'était marrant de voir ces petits nouveaux dans le milieu et, alors qu'il grimpait les marches du perron, il ne put s'empêcher de rajouter :

« Si on a un peu de chance, il arrivera même à vous rendre presque beaux. »

Et sa plaisanterie décongela un peu l'atmosphère.

-x-

Si Newt n'était pas amateur de contact du genre « serrer des mains », imaginez à quel point il était crispé quand cette grande folle de Jorge l'attira contre lui pour poser deux grosses bises, à la française, sur ses joues. Le photographe était le stéréotype du gay efféminé jusqu'à l'overdose. Parfois, Newt trouvait ça un tantinet embarrassant.

Lui-même n'avait jamais défini son orientation sexuelle mais il avait déjà été attiré par des garçons et ce genre-là ?... Définitivement pas son type. Newt n'aimait pas ces mains baladeuses et cette attitude familière outre mesure. Heureusement, contrairement à Brenda, Jorge n'avait pas manifesté la moindre envie de le violer dans un coin du studio donc le blondinet prenait sur lui.

« A-do-rable ! Je vois ce que tu voulais dire avec le côté ténébreux Newtie (pitié, pas ce surnom…) ! Mais ce grand là… » ajouta Jorge en pointant Ben avec un regard carnassier. « On va s'occuper de toi et de tes cheveux soyeux blondie ! »

Là-dessus il attrapa une mèche de cheveux blonds et les examina avec un air extatique qui fit comprendre à Newt qu'il était temps qu'il vole au secours des garçons qui avaient l'air d'avoir atterris dans la cinquième dimension. Il haussa les épaules avec un petit sourire en coin qui signifiait clairement je vous avais prévenu et les entraina dans un salon design où se trouvaient les ateliers de maquillage de Jeff et Clint, les deux coiffeurs-maquilleurs du studio. Et si Jorge était un cliché ambulant, les deux garçons, à peine plus vieux qu'eux, étaient extraordinairement discrets. Newt les aimait bien, toujours très pros. Tout comme il appréciait Beth, la styliste et petite amie de Clint.

Alors qu'ils installaient les garçons devant les consoles de maquillage, cette dernière surgit d'ailleurs et entraina aussitôt Newt pour « l'aider à se décider à propos de la couleur d'une cravate ». Newt essaya de ne pas se laisser faire par son tic nerveux et songea affectueusement à Minho, cet enfoiré qui revenait dans la nuit de sa semaine au soleil.

« Tu m'envoies Thomas et Chuck d'abord Jorge, » dit-elle de sa voix douce et claire, avant de disparaitre dans la pièce à côté.

Newt se retrouva aussitôt dans une explosion de fringues. Des portants, des piles et des tables entières de vêtements.

« On part sur des tons gris et bleus, c'est froid mais sobre et très classe, » expliqua Beth en montrant les quatre tas séparés qu'elle avait mis de côté. « Mais on a choisi une cravate pour Winston et on n'arrive pas à se décider si on part sur du gris foncé ou du blanc comme les bretelles de Thomas. Sa chemise est… »

Mais Newt refusait d'écouter parler de couleur de cravate parce que ça ressemblait à une vaste blague alors il attrapa la cravate grise que Beth tenait dans une main et, avec un regard torve, lui signifia que la question était tranchée.

La jeune femme avait l'air contente du choix et embraya très vite sur le fond blanc et le fond vert qui avait posé beaucoup de soucis le matin même. Newt l'écouta patiemment, hochant la tête de temps en temps bien que ses considérations à ce propos soient peu vastes et il ressortit son carnet pour se remettre à dessiner le motif du labyrinthe qui ne quittait plus son esprit. Assis sur une table, ses longues jambes ramenées en tailleur sous lui, le blondinet coinça sa langue entre ses dents, comme à chaque fois qu'il avait l'esprit occupé.

Il finit par trouver une version qui lui plaisait et se mit à dessiner avec tant de concentration qu'il n'entendit pas la porte s'ouvrir, plus tard.

« J'aime beaucoup celui-là. »

La voix dans son dos le fit sursauter et il tourna vivement la tête pour se retrouver nez à nez avec Thomas, dont les mains étaient posées à plat sur la table, juste derrière Newt. Le chanteur s'était visiblement penché par-dessus son épaule pour…

« On t'a jamais dit qu'espionner les gens c'était grossier ? » Fit le blondinet, un peu sèchement en plissant les yeux et ramenant le carnet contre sa poitrine dans un geste protecteur.

Thomas se redressa et croisa les bras tout en haussant les épaules.

« C'est le logo de mon groupe, pas vraiment un secret d'état, » remarqua-t-il avant de se détourner.

Et Newt se gifla mentalement d'être à ce point sur la défensive. Tout ce qu'il venait de gagner, c'était que le brun s'était totalement désintéressé de lui pour récupérer les vêtements que Beth lui tendait. Elle l'envoya dans une cabine avant de se tourner vers Chuck et Newt sauta de sa table pour observer Thomas disparaitre derrière un des rideaux.

Jeff et Clint avaient choisi de le maquiller à peine et de rendre ses cheveux bruns indomptables encore plus indomptés.

Et comme il n'avait plus la tête à dessiner et que Chuck était occupé avec Beth et que retourner dans l'autre pièce avec un Jorge surexcité et que… Newt était en train de se chercher un prétexte pour aller roder près des cabines ! Mais se l'avouer était hors de question.

Nerveusement, il attrapa le gobelet de café vide et… oh, il était vide et… oh, la poubelle se trouvait de l'autre côté de la pièce, juste après les cabines !

Le jeune homme sauta aussitôt sur l'occasion et se glissa entre les portants discrètement, jusqu'à passer devant les rideaux en prenant son temps. Il pouvait entendre le bruit de froissement des vêtements et celui d'une boucle de ceinture et... il en rata son jeté de gobelet qui tomba bruyamment à côté de la poubelle. Oh tiens, un abruti !

Se maudissant au centuple, le blondinet entreprit de ramasser l'objet et le fourra sans cérémonie, d'un geste un peu rageur, au fond de la poubelle vide, puis tourna les talons, décidé à fuir, puisque, de toute façon, il n'avait rien de vraiment intéressant à faire là.

« Foutues bretelles, » grogna à cet instant précis la voix de Thomas.

Et Newt se figea, tendant l'oreille. Quoi qu'il se passe dans la cabine à côté de lui, ça avait l'air sportif et Thomas grognait régulièrement. Le blondinet sentit aussitôt une étrange chaleur s'emparer de sa nuque et il se sentit rougir.

« Reste pas planté là comme un crétin et vient m'aider, » ajouta alors la voix du chanteur.

Et cette fois, Newt eut l'impression que son estomac faisait un saut-périlleux. Sa gorge s'assécha brutalement. Comment, que, quoi, hein ?... Pardon ?!

« Newt, je t'ai entendu, » continua Thomas, exaspéré, depuis l'autre côté du rideau. « Rapplique ! »

Cette fois, pas de doute, à moins qu'une de ses chaussettes ne s'appelle Newt aussi, c'était à lui qu'il parlait. Et il en était encore plus mortifié. Et énervé parce qu'il n'avait aucune raison d'être mortifié.

Le jeune agent décida donc de repousser pêle-mêle ces sentiments inappropriés et de se recomposer fièrement un air supérieur mais son plan foira lamentablement à l'instant où une main décidée jaillit du rideau pour se refermer à l'aveuglette sur la manche de son pull, là où elle était remontée sur son coude, et le tirer sans cérémonie dans la cabine.

Newt n'était pas adroit. Mais alors là, c'était encore pire que tout et si Thomas ne l'avait pas tenu en place, il lui serait rentré dedans sans ménagement. Laissant échapper une exclamation surprise, Newt se dégagea ci-tôt qu'il retrouva son équilibre.

Il se rendit compte, alors, à quel point ces cabines étaient petites et à quel point la chemise de Thomas était… grise. Puis que Thomas lui tendait ses bretelles, l'air presque amusé. Cela eut le mérite de le tirer pour de bon de son état d'hébétude totale.

« T'es pas très vif, comme mec, » lâcha le brun en lui tournant le dos pour se mettre face au miroir.

Et Newt retint un grognement rentré agacé. Tout le monde sur terre se plaignait toujours de la vivacité de Newt, de son hyper activité stressante, de sa nervosité… Et Thomas ne le trouvait pas très vif.

« Je t'emmerde, » répliqua Newt en entreprenant de démêler les bretelles.

« Charmant, » commenta simplement Thomas.

Newt commença aussitôt à clipper l'attache arrière sur le jean noir de Thomas, non sans mal. C'était vrai qu'elles étaient chiantes, ces putain d'attaches. Il fronça les sourcils et essaya d'ignorer le fait qu'il était obligé de se coller dans le dos du chanteur.

« T'as lu les chansons que je t'ai données ? » Interrogea brusquement le brun.

Newt fit un effort surhumain pour ne pas lever le regard vers le miroir mais ses mains se mirent à trembler légèrement à l'évocation du souvenir du métro. Il s'éclaircit la gorge et répondit un simple :

« Ouais. »

Mais la réponse n'eut pas l'air de satisfaire Thomas qui poussa un soupir bref, accompagné d'un :

« Et ? Pas de commentaires ? D'envie de suicide ? De… »

« Et rien du tout, » cingla Newt, vraiment décidé à ne pas s'aventurer là-dedans une fois de plus.

Il sentait que le chanteur voulait l'amener quelque part et il refusait de le suivre sur ce terrain-là. Pas encore à s'insulter à moitié. Ni quoi que ce soit. Non. Il parvint enfin à clipper l'attache et attrapa les deux bretelles pour les faire passer de l'autre côté de Thomas.

Quand il fut foudroyé sur place. Le brun lui attrapa les mains au moment où Newt les faisait glisser sur son torse et Thomas se retourna, sans les lâcher, coinçant ses poignets entre eux. Mais qu'est-ce qu'il faisait ? Newt sentit son ventre se tordre à nouveaux dans tous les sens et le chanteur ouvrit la bouche, tout en contemplant les doigts de Newt.

« T'as les mains fines. »

Your slender hands playing on me…

Merde. Newt ne put s'empêcher de déglutir bruyamment, et, l'instant suivant, quand son cerveau se reconnecta, il dégagea ses poignets et envoya deux petites claques sur le dos des mains de Thomas. Son estomac faisait le grand huit et ses joues le brûlaient furieusement. Et ça l'exaspérait au plus haut point.

« Putain mais à quoi tu joues ! » Siffla-t-il la voix plus rauque qu'il ne l'aurait voulu.

Thomas leva les yeux vers lui, - il était vraiment à peine plus petit – et ses iris chocolat fondirent sur les siens. Il haussa un sourcil, avec sa nonchalance habituelle et Newt ignora ses genoux qui tremblaient. Les sales traitres.

« A rien. »

Il avait dit ça d'un ton neutre et continuait à le dévisager avec intensité et Newt avait de plus en plus de mal à rester droit et soutenir son regard. Et Thomas voulait décidément l'achever.

« C'est juste moi ? Ou bien t'es comme ça avec tout le monde ? » Interrogea-t-il sans broncher.

« Comme ça comment ? » Ne put s'empêcher de répondre Newt, mal à l'aise.

Il n'aimait pas la direction que prenait leur conversation, ni le fait qu'ils soient collés de la manière la plus étrange qui soit.

« Je sais pas. Que ma musique te dégoute, je veux bien, mais ma personne toute entière, c'est dingue… »

Thomas avait dit ça d'un ton détaché mais Newt perçut les légères vibrations dans sa voix.

Pourquoi lui disait-il une chose pareille ? Est-ce qu'il avait vraiment l'air aussi antipathique ? Parce qu'aux dernières nouvelles, ce n'était pas lui qui avait qui avait jeté de l'huile sur le feu ! Il n'avait pas essayé de l'emmerder en draguant Brenda ouvertement. Ou en répondant aux avances de cette dernière. Ou en agissant bizarrement. Ou…

« Entre toi et moi, je suis pas certain que t'y mettes beaucoup du tien, » déclara Newt, les sourcils froncés.

« Parce que toi oui ? » Répliqua Thomas, visiblement piqué.

« Est-ce qu'on va vraiment jouer à qui a commencé ? » Fit le blondinet de mauvaise grâce.

« Je sais pas. Tu m'as pas l'air très joueur, » dit Thomas, sceptique, à présent.

Cette fois, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase et Newt attrapa le poignet du chanteur à la volée, rapprochant leurs deux corps de l'infime espace qui jouait encore entre eux.

« Tu ne me connais pas alors arrête de prétendre le contraire ! »

D'abord dans l'ascenseur, maintenant là… Newt fulminait. Et Newt avait très chaud. Thomas aussi visiblement puisque, pour la première fois depuis qu'il le connaissait, il avait l'air beaucoup moins sûr de lui. Son regard s'était enflammé.

« Je ne demande que ça, » répondit Thomas, sans chercher à récupérer son bras, l'air presque gêné. « Te connaître… »

Et là, sans trop savoir pourquoi, Newt posa une question sortie de nulle part. Peut-être parce que Thomas montrait un moment de faiblesse. Peut-être parce qu'il voulait vraiment savoir, et son ton n'était d'ailleurs plus agressif du tout :

« Pour qui est-ce que tu as écrit Kill me, please ? »

Mais ce n'était visiblement pas la question à poser. Le regard de Thomas se voila brutalement et il eut l'air blessé, ou furieux. Newt ne savait pas. Le chanteur se dégagea simplement de son étreinte et le repoussa hors de la cabine brusquement. Quand il referma le rideau d'un coup sec, il le gratifia simplement d'un :

« Je peux finir de m'habiller seul, merci. »

Et Newt resta planté là, comme un idiot, le cœur au bord des lèvres.

x

Hé.hé.hé voilà voilà…

Donc, déjà :

La traduction en français des paroles (Vous avez le droit de pas les trouver bien haha, c'est moi qui les ai créées pour le besoin de la fic, en reprenant le thème du livre Kill me, please, Tommy, please. Et bordel, ça rend toujours mieux en anglais haha)

Avec tes cheveux blonds, yeux ambrés,

Toujours à tenter de t'excuser

Pendant que je suis mourant, que j'agonise.

Alors tu as dit « Tue-moi, s'il te plait, tue-moi »

Il n'y avait plus de confiance.

Alors tu as dit « Tue-moi, s'il te plait, tue-moi »

Et je me souviens la fin de nous.

« Tue-moi, s'il te plait, tue-moi »

Comment n'as-tu pas vu,

Que tu étais celui qui nous tuait ?

Tes mains fines qui jouaient sur moi…

Marquant mon corps.

Mais tu as dit « Tue-moi, s'il te plait, tue-moi. »

Sinon bah dites-moi ! Qu'est-ce que vous pensez qu'il s'est passé ? Pourquoi ces paroles ? Comment trouvez-vous la réaction de Newt et ce petit moment « physique » ? J'me suis dit qu'il était temps *-*

Maintenant je stress de savoir ce que vous en pensez. Et désolée pour tous les nouveaux persos secondaires !

Je vous dis à méga vite (déjà demain pour l'OS bonus 3 de HOAFDG)

Robin qui vous kiffe !