Bonsoir !
Je suis désolée, je poste un peu tard, mais j'ai passé toute la soirée à écrire une partie du chapitre 19 et à en parler avec honey'l...donc voilà, je ne poste que maintenant :D
Merci à Solealuna, calou7, July-bOnes, T'Pu (T'Pau je suppose), anon, Harmonie-Dream, Calan94 et nath16.
calou7 : Nous !
July-bOnes : Une coïncidence ? Je ne crois pas aux coïncidences !
T'Pu : Faut pas exagérer quand même...
anon : Des nouvelles de Booth ? Euh...pas avant le chapitre 19, désolée ! Mais tu verras, ça vaut le coup d'oeil ;)
Calan94 : Je crois que tu ne seras pas déçu à la fin du chapitre 19...on a adoré l'écrire (et la lire !) avec ta soeur :DDD
nath16 : Torture ? Moi ? Noooon ! A peine :))
Bonne lecture !
Chapitre 17 : Synthèse
«Je crois que c'est le complice de celui qui a enlevé Booth...»
Dans la cuisine, tout le monde ouvrait des yeux ronds.
«Vous êtes sûre docteur Brennan ?
-Il vient de dire qu'il a appelé...
-Ça ne prouve rien. Reposez-vous ; on va faire quelques recherches sur Sweets. On vous tient au courant. Ne vous fatiguez pas.
-Je vais bien et je...»
Elle sentit soudain sa vue se troubler et ses jambes s'affaiblir. Elle dut se rattraper à l'évier pour ne pas s'effondrer sur le sol. Elle s'assit lentement, tenant sa tête dans ses mains.
King s'agenouilla près d'elle.
«Vous avez peut-être une commotion cérébrale. Je vais vous emmener à l'hôpital, fit-il en passant son bras autour de sa taille pour la relever.
-Non, je vais bien...je n'ai...pas besoin de médecin...je dois retourner à l'Institut...analyser les preuves...je dois retrouver Booth...» murmura-t-elle en se relevant difficilement.
Elle retomba au sol presque immédiatement, mais heureusement le bras de King adoucit sa chute.
«Ne discutez pas, vous avez besoin de voir un médecin. L'ambulance est en bas, allons-y.»
Brennan céda et partit avec King, laissant Garrett et Cullen seuls.
«Ça se tient tout à fait directeur. Le docteur Sweets suit l'enquête, il aurait pu placer des micros, des caméras...
-Faites une enquête discrète sur lui. Appelez le Jefferson et dites-leur de venir ici. Vous avez sécurisé le périmètre ?
-On a laissé Kort et Travis en bas pour surveiller l'entrée de l'immeuble monsieur.
-Racontez-moi ce qui s'est passé en détail.
-On a reçu un appel à 20h03 sur le portable de King.
-De qui ?
-Une voix masculine. Je pensais qu'il s'agissait de Booth mais en fait ce n'était pas le cas.
-Qu'est-ce qu'il a dit ?
-Je crois que le docteur Brennan ne va pas très bien...vous devriez monter.
-C'est tout ?
-Oui. Après il a raccroché.
-Décrivez sa voix.
-Plutôt grave mais...je pense qu'il chuchotait. Il avait une voix...elle ressemblait à un sifflement. Ce bruit n'avait pas l'air humain c'était...une sorte de…de…de voix de fou échappé d'un asile.
-En tout cas c'est un fou qui a suffisamment les pieds sur terre pour enlever un agent du F.B.I... déclara Cullen, un peu dubitatif.
-Je vous assure monsieur.
-Je vous crois. Ramenons le docteur Sweets au F.B.I. et surveillons-le discrètement. Voyons ce qu'il fait ou dit et regardons ce que donne l'enquête sur lui.
-Bien monsieur.»
King s'assit sur la chaise de la chambre, tandis que Brennan parlait avec l'infirmière.
«Je vous assure, c'est ridicule, je vais bien. Je peux rentrer chez moi.
-Non mademoiselle Brennan vous...
-Docteur, corrigea Brennan.
-Non docteur Brennan, vous devez rester en observation pour la nuit. Vous avez reçu un violent choc à la tête et vous avez peut-être une commotion cérébrale. Dans ces conditions, vous devez rester à l'hôpital au moins douze heures.
-Je sais ça ! Mais je vais bien et mon partenaire lui est entre les mains d'un psychopathe complètement cinglé et pervers ! Je dois le retrouver rapidement alors je me fous totalement de cette commotion cérébrale !
-Calmez-vous, la colère peut déclencher...
-Je sais mais moi tout ce qui m'importe c'est mon partenaire !
-Soyez raisonnable docteur Brennan, soyez rationnelle. La meilleure solution pour vous, c'est de rester cette nuit pour être en forme demain.
-Mais la solution la plus rationnelle c'est d'aller travailler maintenant pour pouvoir le retrouver le plus tôt possible !
-Vous n'arriverez à rien si vous vous effondrez sur votre bureau. Alors reposez-vous cette nuit et vous pourrez repartir demain sans risque pour votre santé.
-Docteur Brennan, intervint King, je pense que c'est plus raisonnable. Et de toute façon, il n'y a pas de corps, donc votre présence n'est pas indispensable à l'Institut Jefferson.
-Bon, d'accord...je reste ici cette nuit. Mais ça ne m'empêchera pas de réfléchir à ça.
-Très bien... soupira l'infirmière avant de quitter la chambre.
-Vous pouvez partir agent King ?
-Avant, je dois prendre votre déposition.
-Je vous ai déjà dit ce qui s'était passé... fit-elle en soupirant, excédée.
-Oui, mais pas en détail. Or j'ai besoin des détails.
-Très bien...» fit-elle, levant les yeux au ciel.
Elle se replaça dans son lit, se raclant la gorge avant de commencer.
«Je commence par où ?
-Racontez-moi tout ce qui s'est passé à votre connaissance depuis que le F.B.I. vous a conduits dans votre nouvel appartement.»
Brennan se mordit la lèvre pour ne pas pleurer, se remémorant sa conversation avec Booth. La dernière vraie discussion qu'ils avaient eue. Et c'était à propos d'elle. D'eux. Et c'était elle qui y avait mis fin. Elle.
«On a parlé.
-De quoi ?
-Du tueur, de nous, de tout et de rien...
-Et ensuite ? Vous avez dîné je suppose ?
-Non, on n'en a pas eu le temps.
-Pourquoi cela ?
-On s'est...disputés, fit Brennan en se souvenant de son départ dans la cage d'escalier puis de sa fuite dans la salle de bains.
-Oh... murmura King, lançant un regard désolé et compatissant à Brennan.
-Je...à ce propos...à ce moment-là j'ai...j'ai reçu un SMS du tueur.
-Intéressant. Pouvez-vous me prêter votre téléphone s'il vous plaît ?
-Oui bien sûr. Il est dans la poche de mon manteau, là.
-Merci. Continuez.
-Après, je suis allée dans la salle de bains et je me suis…évanouie.
-Endormie, évanouie ou sédatée ?
-Je ne sais pas. Comment le pourrais-je ?
-Très bien, poursuivez.
-Ensuite on est allés se coucher. Le lendemain, on a passé la journée à regarder des films. En fin d'après-midi, votre collègue, l'agent Jameson, est venu nous informer du crime qui avait eu lieu.
-Jameson ?
-Oui. Puis, une fois qu'il fut parti, nous nous sommes mis d'accord pour que je prenne mon bain pendant que Booth préparait le repas. J'en suis sortie une heure plus tard. Après que Booth est venu me chercher, il a voulu appeler les agents. Mais ils n'ont pas répondu. Il avait l'air paniqué. Il a dit que le tueur était dans l'immeuble et qu'on devait faire attention. Il m'a donné une arme et on est allés fermer la porte...
-Quelle heure était-il ?
-Environ...huit heures, peut-être un peu moins.
-D'où tenait-il cette arme ?
-Je ne sais pas. Je suppose qu'il en avait deux.
-L'agent Booth n'a qu'une arme de service et le F.B.I. n'a laissé aucune arme dans l'appartement. D'où venait cette arme ?
-Mais je n'en sais rien ! Il a pu s'en acheter une.
-On va faire analyser les armes pour savoir d'où elles proviennent. Continuez.
-Après on a fermé les fenêtres et Booth a reçu un appel de Sweets.
-Que se sont-ils dit ?
-Je ne sais pas. À un moment, Booth a élevé la voix, mais je n'ai pas écouté. Je suis sortie de la pièce au début de leur conversation.
-Pourquoi cela ? Le tueur rôdait, n'avez-vous pas trouvé imprudent de vous isoler ?
-Si mais nous avions vérifié qu'il n'était pas dans l'appartement. Donc...il n'y avait aucune raison de s'inquiéter.
-Continuez.
-Quand je suis entrée...je n'ai même pas eu le temps d'allumer la lumière...quelqu'un m'a assommée...je suis tombée par terre...on m'a rattrapée et j'ai perdu connaissance...
-Vous avez vu votre agresseur ?
-Non, il faisait trop noir.
-Vous pourriez le décrire ?
-Non. Mais il devait être plus grand que moi et c'était sûrement un homme.
-Pourquoi dites-vous ça ?
-Il a frappé fort, et j'ai senti que son coup a atteint ma tête avec un angle qui détermine qu'il est plus grand que moi d'au moins dix centimètres, ce qui est de plus peu courant pour une femme.
-Moui, fit King, peu convaincu.
-J'ai aussi senti une odeur forte...vous savez, l'odeur de ces eaux de toilette pour homme qui coûtent cher. Celle-là avait une odeur de...de citron ou en tout cas d'un agrume.
-Intéressant ça, déclara l'agent en prenant en note cette observation.
-Vous connaissez la suite.
-Oui. Merci docteur Brennan, je vais vous laisser maintenant. Reposez-vous et à demain. Je reste devant votre porte si vous avez besoin de moi.
-Pourquoi ? Vous feriez mieux de repartir au F.B.I. pour enquêter !
-Le directeur Cullen estime que vous avez besoin d'une protection.
-Je n'ai PAS besoin de protection ! s'écria-t-elle, indignée.
-Vous n'avez pas le choix docteur Brennan. À demain.
-À demain, agent King» marmonna-t-elle.
King quitta la chambre. En sortant, il faillit bousculer une jeune femme, qui s'apprêtait à entrer.
«Bonsoir mademoiselle. Vous êtes ?
-Angela Montenegro.
-Que faites-vous ici mademoiselle...Montenegro ?
-Je viens voir Tempérance Brennan. Elle est bien dans cette chambre, non ? Et vous, qui êtes-vous ?
-Agent King, F.B.I. Je vais vous demander de partir.
-Pourquoi ? Je veux la voir !
-J'ai ordre de ne laisser entrer personne sans autorisation.
-Autorisation ? Autorisation de qui ? C'est ma meilleure amie, on travaille ensemble, je veux la voir !
-Vous devez avoir l'autorisation du directeur Cullen pour la voir, je suis désolé mademoiselle.
-Laissez-moi passer !
-Tant que vous n'avez pas d'autorisation, je ne peux pas vous laisser entrer dans cette chambre.
-Laissez-moi entrer ! Vous n'avez qu'à lui demander, elle me connaît !
-Même.
-Demandez à votre fichu directeur alors ! Il me connaît lui aussi ! Venez avec moi, on va l'appeler.
-Je ne dois pas quitter mon poste.
-Qu'est-ce qu'il vous faut alors ? Qu'il vienne vous dire que je peux entrer dans la chambre de ma meilleure amie et collègue ?
-Par exemple. Mais une simple autorisation écrite suffira.
-Vous rigolez j'espère ? Demandez à Brennan, elle me laissera entrer !»
Après beaucoup d'insistance d'Angela, King consentit à aller demander à Brennan.
«Mais avant, je dois vous fouiller pour vérifier que vous n'avez pas d'arme.
-Vous plaisantez j'espère ?
-Absolument pas, répondit-il sur son ton le plus sérieux. Ce tueur est très dangereux et rien ne me prouve que vous n'êtes pas sa complice !
-Sa complice ? Non mais je rêve là ! Où est-ce que vous avez eu votre diplôme de flic ? Regardez, fit-elle en lui mettant sa carte du Jefferson sous le nez, regardez, c'est marqué là, je travaille à l'Institut Jefferson dans le département «Anthropologie» dirigé par le docteur Brennan !
-Calmez-vous mademoiselle, ou j'appelle mes collègues.
-Posez-moi des questions sur elle si vous voulez, je la connais...ou sur Booth si vous préférez.
-Ça ne prouve rien, répliqua King. Le point fort de ce tueur, c'est justement qu'il sait beaucoup de choses sur eux. Il aurait très bien pu vous faire la leçon juste avant.»
Angela roula des yeux.
«Vous n'en avez pas marre là ? Demandez à Brennan !
-Bon...d'accord. Mais vous restez derrière, vous n'entrez pas.»
L'artiste roula une nouvelle fois des yeux, mais elle recula.
«Ok...» soupira-t-elle.
King frappa à la porte.
«Entrez !»
Il ouvrit la porte.
«Agent King ? s'étonna Brennan. Qu'est-ce que vous faites là ?
-Excusez-moi de vous déranger à cette heure docteur Brennan, mais il y a ici une jeune femme qui tient absolument à vous voir. Elle dit s'appeler Angela Montenegro. C'est une jeune femme brune, la trentaine, plutôt jolie, avec de grands yeux en amande et...
-Angela ? Faites-la entrer tout de suite !
-Vous êtes sûre docteur Brennan ?»
Recevant un nouveau regard noir de la jeune femme, ce dernier inclina la tête et s'écarta de la porte pour laisser entrer Angela. Puis il referma la porte, restant à l'intérieur de la chambre.
Un grand silence suivit. L'anthropologue et l'artiste le fixaient, d'une façon qu'il trouvait curieuse.
«Quoi ? finit-il par demander bêtement, ouvrant des yeux ronds comme ceux d'un poisson.
-Vous avez l'intention de rester là pendant toute la conversation ? réagit Angela.
-Oui» répondit-il sans la moindre gêne.
Angela leva les yeux au ciel devant le culot de l'agent.
«Agent King, vous pouvez sortir ? demanda Brennan, énervée.
-Non docteur Brennan. Déjà que je n'aurais pas dû laisser mademoiselle Montenegro entrer...
-Je suis en sécurité avec elle, je la connais. Sortez. Je vous appellerai si jamais j'ai un souci.
-Vous êtes sûre ?»
Brennan roula des yeux.
«Oui.
-Bon...»
King quitta la chambre. Angela soupira de soulagement.
«Ouf...j'ai cru qu'il ne me lâcherait jamais ! Tu sais que ce type pense que je suis une complice de ce tueur cinglé ?»
Cette phrase arracha un petit sourire à Brennan.
«Alors ma chérie, comment ça va ?» demanda l'artiste en s'asseyant près d'elle et en posant sa main sur celle de sa meilleure amie.
Alors ? Qu'en pensez-vous ?
